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Services publics

Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 06:30
A l’horizon 2010, Nicolas Sarkozy envisage de transformer La Poste en société anonyme, de l’introduire en Bourse, de la vendre aux capitaux privés. Pour le gouvernement, cette privatisation est un prélude à l’ouverture du marché du courrier en 2011, recommandée par les directives européennes. Derrière les mots, le projet est connu : réduction du nombre de bureaux et des horaires d’ouverture, mise en cause de la péréquation et de l’égalité tarifaire, des personnels et de leur statut, augmentation du prix du timbre, abandon des missions de service public de La Banque Postale, pour drainer l’épargne populaire vers la spéculation et livrer le service public de la communication au marché et à la spéculation.

La Poste, les communications : un bien commun

La communication, l’échange postal entre personnes ne sont pas des marchandises mais un droit inaliènable pour chaque personne et pour l’intérêt général. Dans les quartiers populaires, les zones rurales, partout, La Poste est un lien. Elle est utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises les commerçants et les artisans.

Les Françaises et les Français y sont attachés. Au lieu de discréditer La Poste depuis des années et de la priver des moyens d’assurer ses missions, on devrait s’attacher à répondre aux attentes des usagers. Les communistes portent des propositions pour qu’elle s’améliore et devienne un modèle de gestion moderne pour l’efficacité sociale, la coopération, la démocratie, le financement de l’économie et pour l’Europe postale.

Mais pour moderniser, il faut avoir encore une Poste. Alors réunissons-nous largement et mobilisons-nous dans l'unité, partout en France, contre la menace de privatisation.

Seule une mobilisation de l'opinion publique pour empêcher la privatisation de La Poste pourra faire reculer le gouvernement. Solidaire des salariés de La Poste, le PCF d'Hénin-Beaumont réaffirme son opposition au projet de loi gouvernemental et relaiera toutes les initiatives du comité départemental contre la privatisation de La Poste notamment pour qu'Hénin-Beaumont prenne part au grand référendum citoyen pour La Poste prévu le 3 octobre prochain.
Par David NOËL - Publié dans : Services publics - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 06:30
Le président de la République nous a habitués à des mensonges plus gros les uns que les autres, sur lesquels les médias mettent trop rarement l’accent. En 2007, alors candidat à l’élection présidentielle, il voulait sauver la télévision publique en augmentant la part réservée à la publicité : en 2008, conseillé par TF1, il supprime la publicité sur France Télévisions. Toujours candidat, il promettait d’être le président du pouvoir d’achat et d’aller « chercher la croissance avec les dents » : on sait ce qu’il en est advenu !

Le 18 décembre dernier, concernant la Poste, il n’a pas hésité à accumuler les mensonges. Selon lui, le changement de statut du groupe était inévitable, il n’y pouvait rien, puisque l’Union européenne avait décidé l’ouverture totale à la concurrence des services postaux. Premier mensonge : oui, il y pouvait quelque chose, puisque la dernière directive postale (publiée en février 2008) a été votée par les représentants de son gouvernement au sein du Conseil des ministres de l’Union européenne. Deuxième mensonge : l’ouverture à la concurrence n’implique pas nécessairement l’ouverture du capital, encore moins la privatisation, rien dans les directives européennes n’y oblige. Troisième mensonge : l’ouverture du capital serait indispensable pour résorber les dettes de la Poste. Faut-il rappeler au Président que France Télécom n’a jamais été aussi endettée que lorsqu’elle a perdu son statut de société publique ?

Mais le plus gros des mensonges remonte à l’année 2004 : alors ministre de l’économie et des finances, Nicolas Sarkozy jurait, la main sur le cœur, que jamais l’entreprise Gaz de France ne serait privatisée. Quatre ans plus tard, sous sa présidence, l’État ne possède plus que 35 % du capital de GDF-Suez. Comment pourrions-nous le croire lorsqu’il nous assure que, malgré la transformation en société anonyme, le capital de La Poste restera à 100 % public ?

Plus que jamais, il importe de défendre le service public postal. Membre du Comité national contre la privatisation de la Poste, Attac France participera à toutes les actions qui seront menées pour mettre en échec le projet présidentiel de privatisation.

Attac France,
Montreuil, le 22 décembre 2008
Par David NOËL - Publié dans : Services publics - Communauté : Les antilibéraux
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 06:30
Nicolas Sarkozy a annoncé le 18 décembre dernier le changement de statut de La Poste en société anonyme, tout en précisant que celle-ci resterait financée par des fonds publics. Son annonce soudaine brûle ainsi la politesse aux organisations politiques, syndicales et associatives invitées le lendemain à l’Elysée. Quelle piètre image donnée au dialogue social par le chef de l’Etat lui-même !

Face à la crise financière qui décrédibilise de fait le recours aux marchés financiers, le Président de la République continue dans son objectif de privatisation contre toute raison. En promettant de solliciter les seuls capitaux publiques, qui Nicolas Sarkozy croit-il tromper ? Chacun sait qu’une fois le changement de statut effectué, tous les outils juridiques seront en place pour livrer le secteur public préféré des français aux appétits voraces des financiers.

Ce numéro de bonneteau ne trompe personne. Aux cotés des usagers et du personnel, le PCF est déterminer à faire capoter cette nouvelle manœuvre qui n’a qu’un but : mettre fin au service public postal. La Poste doit rester et restera un service public.
Par David NOËL - Publié dans : Services publics - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 06:30
Les communistes étaient mobilisés, samedi, pour défendre La Poste. Samedi matin, David Noël et plusieurs camarades de la section d'Hénin-Beaumont du PCF ont distribué plusieurs dizaines d'exemplaires de Liberté 62 aux usagers de La Poste. Notre hebdomadaire fédéral appelait à la manifestation l'après-midi, à Arras et consacrait un dossier au combat contre la privatisation de La Poste.
Avec notre journal, nous avons distribué de nombreux autocollants "Privatiser La Poste, faut être timbré !", en appelant les usagers à les coller sur leur boîte aux lettres. Cette opération menée à La Poste principale rue Robert Aylé, à l'agence du rond-point des villes jumelées et à l'agence de Beaumont nous a permis d'échanger avec des citoyens qui refusent très majoritairement toute privatisation de La Poste, à l'image de cette dame, rencontrée devant la poste principale qui nous confiait : "La privatisation, je sais ce que c'est. Je travaille dans une banque qui a été privatisée il y a plusieurs années. Du jour où nous avons été privatisés, nous avons perdu tous nos avantages, oui, nous avons tout perdu. Ils ne pensent qu'à la rentabilité et les clients le paient autant que nous !"
Au moment où la crise économique démontre la faillite du système ultra-libéral, le projet du gouvernement et de la direction de La Poste d'ouvrir le capital de l'entreprise publique ne peut s'expliquer que par la volonté de casser encore plus les services publics, de briser la résistance des salariés, de brader les fleurons de nos services publics aux intérêts privés.
Dans l'après-midi, David Noël et plusieurs militants communistes héninois se sont rendus à Arras où avait lieu la grande manifestation départementale du collectif pour la défense des services publics.
De nombreux élus et responsables politiques étaient présents pour une manifestation qui a rassemblé plus d'une centaine de personnes dans les rues d'Arras.
Parmi les manifestants, on remarquait au premier rang Catherine Génisson, députée d'Arras et Première Secrétaire Fédérale du PS 62 nouvellement désignée par les militants socialistes ainsi que Jean-Claude Danglot, secrétaire fédéral du PCF 62 et sénateur du Pas-de-Calais.
 
Du côté des socialistes, Pierre Ferrari, Secrétaire National du MJS et Conseiller Municipal d'Hénin-Beaumont était accompagné d'Anne-Sophie Taszarek, militante du MJS et de nombreux autres élus et militants socialistes : Laurent Duporge, Maire-Adjoint de Liévin et Conseiller Général, Michel Talbot, Secrétaire de la Section PS d’Arras ou encore Cédric Dupond, Secrétaire de Section et Maire-Adjoint de Beaurains.
Le PCF avait également mobilisé de nombreux élus et responsables fédéraux : Dominique Watrin, Adjoint au Maire de Rouvroy et Vice-Président du Conseil Général du Pas-de-Calais, Bruno Troni, Maire et Conseiller Général de Billy-Montigny, Cathy Apourceau-Poly, Adjointe au Maire d'Avion et Conseillère Régionale, Bernard Staszewski, Maire d'Evin-Malmaison, Hervé Poly, membre du Bureau Fédéral, Jean-Jacques Guillemant, Secrétaire de section d'Arras et Adjoint au Maire de Beaurains, Edmond Bruneel, Secrétaire de section de Montigny-en-Gohelle et Conseiller Municipal ou encore Jean-Claude Rachenne, Adjoint au Maire de Drocourt et syndicaliste à la CGT-PTT.
Les communistes se félicitent du succès de la mobilisation de samedi et appellent le gouvernement à renoncer à ses projets de privatisation qui ne peuvent qu'aboutir à une nouvelle casse du service public.
Par David NOËL - Publié dans : Services publics - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 06:36
Les syndicats se retrouvent unis comme aux plus beaux jours pour empêcher la privatisation de la Poste. Ils feront grève le 23 septembre. Les partis de gauche trouvent enfin la voie d’une riposte forte au projet du gouvernement appuyée sur une pétition commune. Quelque chose se lève en cette rentrée qui pourrait bousculer l’autosatisfaction présidentielle et enrayer l’offensive libérale conduite par l’UMP.

Cette conjonction des forces peut faire plier le gouvernement parce qu’elle vise en premier lieu l’opinion publique. La Poste est inscrite au plus profond dans la vie du pays. Elle est toujours celle qui relie les hommes, celle dont on s’inquiète quand elle déserte un village et qu’elle prive d’un coeur battant, celle qu’on réclame quand, habitant un grand quartier populaire, on la veut près de chez soi.

C’est toujours elle qui distribue au coin de la rue les maigres pensions des personnes âgées, où l’on va garnir le livret d’épargne d’un petit ou retirer les paquets de Noël. Elle reste porteuse de missions de service public, même si elle les écorne parfois, destinées à tous, donc garanties d’abord aux plus modestes.

Qu’en resterait-il si elle était privatisée avec pour tâche première de garantir des dividendes copieux à des actionnaires ? Rien ou des apparences tout au plus, des fantômes. A force de tailler dans les coûts et les effectifs, de « regrouper » et de « rationaliser », elle désertera des territoires. L’égalité tarifaire sera battue en brèche et la majorité des usagers devenus des clients paieront toujours plus cher.

Toutes les privatisations de services publics se concluent de la même façon. Le dernier exemple est celui de l’énergie avec l’irrésistible ascension des tarifs du gaz et, à proportion, des bénéfices...

On pourrait faire le bilan de la privatisation de France Télécom, de celui des banques... Il y a loin des berceuses qui nous sont fredonnées avant l’entrée des actionnaires privés aux refrains des marchés financiers, devenus décideurs.

Le sujet met sur le tapis des enjeux majeurs pour l’avenir. Doit-on se soumettre aux impératifs capitalistes dans la mondialisation, avec les déréglementations en tous genres, le primat de la concurrence ou du profit, ou bien faut-il oser réclamer la disposition commune des biens communs vitaux, l’accès égal pour tous aux droits à l’éducation, à la santé, à la communication, à la connaissance, le partage des richesses et des savoirs ? Faut-il choisir comme moteur de la société l’intérêt général ou le profit des multinationales ? Ce débat secoue la gauche.

L’hésitation parcourt en souterrain le Parti socialiste. Comment prétendre changer la vie et améliorer le sort du plus grand nombre sans contredire les dogmes principaux des marchés financiers ? De là naissent les gymnastiques de positionnement, les artifices sémantiques sur le mot libéral et les querelles de boutiques.

La gauche de transformation sociale n’est pas épargnée par l’impératif de renouvellement. Le PCF ne peut plus penser une société et un monde si profondément bouleversés durant les vingt dernières années avec les logiques d’hier.
Par PCF - Publié dans : Services publics - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /Juil /2008 06:24
Les étapes préalables au vote de la fusion par les actionnaires des deux sociétés ont désormais été franchies. Gaz de France et Suez sont aujourd’hui prêts pour soumettre à leurs actionnaires leur projet de fusion qui donnera naissance à une entreprise nommée GDF-Suez. Le 16 juillet prochain les assemblées générales des actionnaires des deux entreprises devront voter la fusion et le 22 juillet ce nouveau groupe énergétique sera côté en bourse.

Le PCF considère que rien ne justifie ce mariage au regard de l’intérêt de la France, des usagers et des entreprises, ni au regard d’une politique énergétique européenne profitable à tous. Au contraire elle porte des risques graves. Cette fusion permet aux actionnaires privés de mettre la main sur un fleuron industriel public pour le mettre au service de la satisfaction des exigences de rentabilité financière et non pas pour répondre aux défis de sécurité d’approvisionnement de notre pays, dépourvu de ressources gazières. Cette fusion ouvre la voie à la privatisation de l’exploitation du nucléaire dans notre pays et de l’amplification de la « guerre économique » avec EDF !

La libéralisation/privatisation du secteur énergétique, enclenchée depuis 2000, génère pour l’ensemble des usagers domestiques et industriels une hausse substantielle de la facture énergétique provoquée certes, en partie, par l’augmentation des coûts d’approvisionnement mais aussi par la volonté politique d’aligner les tarifs administrés gaz sur les prix du marché et par la hausse importante des dividendes versés aux actionnaires. La nouvelle demande d’augmentation des tarifs du gaz de 9,5%, demandée par Gaz de France et repoussée pour le moment par le gouvernement, s’inscrit dans cette logique qui vise à rendre la mariée la plus belle possible, pour les actionnaires, dans la perspective d’un mariage annoncé.

Cette fusion qui oblige ce nouveau groupe à se délester d’un certain nombre d’actifs industriels, au nom de la « concurrence libre et non faussée », installe l’Europe de l’énergie dans une nouvelle période d’incertitude alors que les enjeux et les défis à relever nécessitent de la stabilité industrielle pour procéder aux investissements nécessaires et donner confiance aux entreprises de cette filière industrielle. Le dépeçage de Suez, avec la sortie du pôle environnement de ce nouveau groupe, pour permettre de réaliser cette fusion à parité, montre que les répercussions économiques et sociales dépassent largement le seul secteur de l’énergie. Cette fusion, contrairement aux discours se voulant rassurant des patrons, va avoir de graves répercussions sociales avec une pression accrue sur l’emploi dans le cadre d’une recherche de synergie industrielle et de mutualisation des compétences.

Le PCF considère que d’autres choix sont possibles et nécessaires. Le PCF se prononce pour une politique énergétique européenne ambitieuse. Il réaffirme son attachement à un puissant secteur public de l’énergie, et à son développement. Il avance des propositions, en appui sur les réalités, que la France devrait défendre notamment à l’occasion de la présidence de l’Europe.

Pour le PCF il faut passer d’une Europe de la concurrence à une Europe de l’énergie.
Dans ce sens il avance 5 propositions :


Concernant la politique européenne :

- Appliquer le principe de subsidiarité aux questions d’organisation. Chaque pays pourrait dès lors, en toute indépendance, s’organiser comme il le souhaite notamment en ayant la possibilité de sortir des contraintes imposées relatives à la concurrence, pourvu que les orientations européennes, les finalités, définies par les chefs d’Etat et le parlement européen, constituent le fil rouge des actions entreprises. En quelques sortes, construire l’Europe, non pas à partir des moyens (concurrence), mais à partir des finalités et des objectifs économiques et sociaux à atteindre.

- Mettre en place au niveau Européen une centrale unique d’achat gaz commune à l’ensemble des pays permettant ainsi de disposer des moyens politiques nécessaires pour négocier avec les pays producteurs de gaz et leurs entreprises d’Etat. Cette centrale d’achat constituerait la première pierre à la construction d’une agence Européenne de l’énergie permettant de dépasser la concurrence pour favoriser les coopérations industrielles.

- Engager la négociation pour une nouvelle directive énergie qui tire les enseignements et procède à une évaluation sérieuse, des politiques de privatisation et de déréglementation de ces dernières années, pour ouvrir de nouvelles voies permettant de répondre aux défis écologiques, sociaux et économiques.

Concernant le nouveau groupe GDF-Suez :

- Définir le contenu du contrat de service public qui liera l’Etat et le nouveau groupe GDF-Suez sur la base d’obligations et d’engagements correspondant aux besoins des usagers et des entreprises. Le PCF demande que soit engagée sans attendre les consultations dans ce sens avec l’Etat, les élus, les organisations syndicales, les associations de consommateur.

- Octroyer aux salariés, du nouveau groupe, des droits nouveaux, leur permettant de disposer de pouvoirs réels pour peser sur les choix stratégiques et industriels de cette nouvelle entreprise.

Le PCF demande la mise en place au niveau national d’une commission pluraliste pour la transparence des tarifs. Le PCF accorde tout son soutien aux organisations syndicales engagées dans un bras de fer avec les directions sur l’emploi, la nature du projet industriel et le champ sur lequel s’appliquera le statut des IEG. L’énergie est une des priorités de la présidence française. Le PCF entend mettre à profit cette échéance pour faire grandir le débat et contribuer à toutes les convergences d’action possible sur cet enjeu majeur pour la France et pour l’Europe.

Le PCF appelle l’ensemble des citoyens de ce pays à appréhender les enjeux énergétique et à s’approprier les questions politiques qui se posent dans le cadre de la fusion GDF-Suez.
Par PCF - Publié dans : Services publics - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 07:52
« L’État ne descendra pas en dessous de 70 % du capital. (…) Il n’y aura pas de minorité de blocage, donc pas de privatisation. »
Voici les propos définitifs de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie et des Finances qui commentait ainsi, sur France 2 le 27 mai 2004, la loi réformant le statut d’EDF-GDF au soir d’une journée d’action des syndicats de l’énergie. 80 000 salariés avaient manifesté à Paris. Rappelons qu’il était initialement prévu que l’État ne conserve que 50 % des deux entreprises publiques. Quelques jours plus tôt, le 19 mai 2004, présentant le projet de loi devant l’Assemblée nationale, le ministre avait précisé : « Compte tenu de l’importance de ces deux entreprises pour la mise en oeuvre de la politique énergétique de la France, Gaz de France et Électricité de France, de surcroît en raison de la forte composante nucléaire de son parc de production, ne seront pas privatisés. Elles resteront des entreprises publiques majoritairement détenues par l’État, qui continuera à définir, en liaison avec les entreprises, leurs orientations stratégiques. »


Le même Nicolas Sarkozy soutient aujourd’hui la fusion Suez-GDF qui privatise GDF et réduit la part de l’État à 34 %...

Suite à l'annonce de la fusion Suez-GDF, nous appellons vivement à une large mobilisation contre ce projet qui fait du Gaz une vulgaire marchandise.
Le service public de l'énergie se verra désormais directement concurrencé par un "mastodonte privé" aux mains des actionnaires de Suez, ce qui induit de gros risques sur la qualité du service et sur les prix.

D'ores et déjà, GDF vient de lancer une campagne de publicité proposant des offres groupées gaz + électricité. Attention à l'arnaque ! Les prix proposés dans le cadre des ces offres groupées seront les prix du marché et sont amenés à grimper en flèche...
La section communiste d'Hénin-Beaumont invite tous les Héninois et Beaumontois à prendre garde aux offres alléchantes qui leur sont faites et à rester aux tarifs régulés d'EDF.  

Dans cette affaire, l''Etat sacrifie donc un secteur indispensable au bien être de la population en le livrant à la rapacité des actionnaires. Un moyen comme un autre de renflouer les caisses publiques après les 14 milliards d’euros d’allégement de l’impôt sur les fortunes, de suppression des impôts sur les successions et de cadeaux divers...
Décidément, avec Nicolas Sarkozy, c'est : "Les cadeaux aux patrons, aux salariés l'addition !"

Les communistes d'Hénin-Beaumont prendront pleinement part aux luttes pour un grand service public de l'énérgie et un GDF 100% public sans oublier de rappeller que les plus à même de prendre les décisions pour GDF et pour l'avenir énérgétique des Français ne sont pas les actionnaires mais bien les salariés qui font tourner l'entreprise au quotidien.
Par David NOËL - Publié dans : Services publics - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /Août /2007 08:15
Delize-service-minimum.jpg Je pense que les usagers confondent trop souvent retards réguliers de trains et grèves à la SNCF ! En 2006, à la SNCF, la moyenne de jour de grève par an n’atteint même pas une journée par Cheminot ! Par contre, combien pouvons nous compter de trains par jour qui arrivent en retard ? Et pourquoi ces retards (dans la région 315 trains supprimés en juin 2007 contre 165 en juin 2006) ?... Voilà les véritables questions à se poser !

Simplement afin d’augmenter la « productivité », la Direction SNCF augmente les cycles de maintenance pour l’entretien des trains  et des voies, les interventions sur les incidents sont beaucoup plus longues, cela dû à une perte d’effectifs à vitesse TGV, des contrôleurs souvent agressés, etc…

Malheureusement tous cela empire depuis plus d’une décennie, notamment depuis que la Droite est au pouvoir !
Il faut savoir qu’à la SNCF comme dans toute entreprise, après de longues négociations sans réponses significatives, la grève devient le dernier moyen pour se faire entendre. Si les cheminots se mettent en grève, ce n’est sûrement pas pour le plaisir de perdre de l’argent, mais pour de véritables raisons liées à leurs conditions de travail et au bien être des usagers.

Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d’organiser un véritable débat télévisé à 20H00 entre le ministre des transports et des cheminots afin de débattre devant la population des conditions de travail (à savoir : un salaire entrant inférieur de 3% au SMIC,  8,7% de cotisations en plus que le régime général afin de bénéficier d’un départ en retraite à 55 ans, sachant que les agents SNCF travaillent 365 jours/an, 24H/24, et 7jours/7 pour assurer un véritable service public) ? Comment expliquer le manque considérable de moyens humains et surtout financiers pour le maintien et le développement du réseau ferré ? Qu’advient-il du FRET SNCF ? Pourquoi les TER transportant les salariés et étudiants payant des abonnements ne roulent que peu voire pas du tout les jours de grèves, alors que les TGV ne subissent aucune perturbation ? Quelle est la logique et la réponse à toutes ces questions ?

Il est totalement honteux de savoir que le contribuable usager ou  non, paye des impôts redistribués aux grandes entreprises privées sous formes de zones franches, d’avantages fiscaux, d’aides diverses… Or le réseau ferré se dégrade totalement, le gouvernement fait la sourde oreille et tente de faire taire par tous les moyens les cheminots qui luttent pour de meilleures conditions de développement du rail, pour leur avenir et le bien être à juste prix des usagers.

Après le service minimum, nous passerons à la privatisation de la SNCF comme en Angleterre avec le prix du billet qui triplera, des déraillements et des retards de trains multipliés…Est-ce que le service minimum va régler tous ces problèmes ? Evidemment non !
Et après ? À qui le tour de ne plus pouvoir se faire entendre ? Quelle belle démocratie !

Alors, ne vaut-il pas mieux que les usagers luttent avec les cheminots pour obtenir un véritable service public avec un service maximum ?
Par Alain LECLERCQ - Publié dans : Services publics - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /Sep /2006 11:30
Les beaux tableaux et les beaux graphiques projetés en boucle dans les journaux télévisés de TF1 pour montrer tout l'intérêt d'une fusion qui fera de GDF-Suez le premier groupe gazier du monde ne tromperont personne.

En réalité, et les salariés de GDF qui ont voté à plus de 93 % contre le projet de fusion l'ont bien compris, l'objectif du gouvernement est idéologique.

L'existence des services publics est insupportable aux yeux des idéologues libéraux nourris des idées d'Hayek et de Friedman qui peuplent les instances européennes, les cabinets ministériels et la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy.

Pour des raisons électoralistes et tactiques, Nicolas Sarkozy a hésité un instant avant d'encourager les députés UMP à voter la loi de privatisation de GDF.
Mais à l'exception de quelques députés gaullistes comme Dupont-Aignan, toute l'UMP sera derrière le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre - qui veut inscrire son nom dans l'histoire comme réformateur libéral aux côtés de Thatcher, Reagan et Raffarin - aujourd'hui, à l'Assemblée Nationale, pour brader GDF aux capitalistes dont la première préoccupation sera évidemment d'augmenter les prix du gaz pour faire du profit, au détriment des consommateurs.

Ce passage en force gouvernemental, à moins d'un an d'élections majeures qui auraient été l'occasion de débattre des services publics et notamment de la création d'un grand service public de l'énergie, est parfaitement anti-démocratique.

En cas de victoire de la gauche en 2007, les députés devront immédiatement abroger ce projet de loi et renationaliser EDF et GDF.

En attendant, les députés communistes se battront pied à pied à l'Assemblée Nationale et ont déposé plusieurs milliers d'amendements pour mettre le gouvernement devant ses contradictions et informer les citoyens du danger de la marchandisation de l'énergie.

La mobilisation des salariés de GDF et Suez le 12 septembre prochain, à l'appel de leurs syndicats, sera un moment essentiel dans le combat pour empêcher la privatisation de GDF.

Vous pouvez encore signer en ligne la pétition des député-e-s communistes et républicains pour exiger du gouvernement qu'il retire le projet de loi de libéralisation du secteur de l’énergie et de privatisation de Gaz de France.
http://www.pcf.fr/actu.php?id_actu=97
Par David NOËL - Publié dans : Services publics - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 09:55
Le 15 août prochain, les tarifs d'EDF augmenteront de 1,7 %. Cette nouvelle hausse représenterait une hausse mensuelle d'environ un euro par foyer.

Le lendemain de cette annonce, l'action d'EDF a grimpé de 5 % à la Bourse de Paris... Les actionnaires, qui sont comblés par la progression du chiffre d'affaires d'EDF (+ 19,2 % sur le deuxième trimestre 2006) n'ont décidément pas les mêmes priorités que les usagers.

 

Encore une fois, l'augmentation des tarifs de l'électricité s'attaque au pouvoir d'achat des familles et notamment des plus modestes.

 

Les communistes condamnent cette nouvelle hausse, qui est évidemment liée à l'ouverture du capital d'EDF et donc à la marchandisation de l'énergie.

EDF est une entreprise rentable, qui n'avait nul besoin d'entrer en bourse. Ses bénéfices devraient être réinvestis dans l'amélioration des installations, les recherches sur les énergies nouvelles et les salaires des agents en maintenant les prix au plus bas plutôt que d'aller servir les profits de quelques actionnaires.

En 2007, si la gauche remporte les élections présidentielles, EDF et GDF devront redevenir les services publics qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être et un coup d'arrêt devra être porté à la marchandisation de l'énergie voulue par les libéraux de Paris et de Bruxelles, qui comble les actionnaires sans se préoccuper du pouvoir d'achat des citoyens.
Par David NOËL - Publié dans : Services publics - Communauté : Parti Communiste Français
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