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JC & syndicalisme étudiant

Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 06:30

logo-Unef.gif Pour la 6ème année consécutive, l’UNEF rend publics les résultats de son recensement des pratiques illégales des universités en matière de droits d’inscription. Le constat est sans appel : 26 universités sont aujourd’hui dans l’illégalité en matière de droits d’inscription et s’exposent à des recours contentieux1 et 2 universités ayant des pratiques à la limite de la légalité. Si la proportion d’établissements ayant des pratiques illégales s’est stabilisée par rapport à l’année dernière (29 universités hors-la-loi en 2009), le travail de l’UNEF mené depuis 2005 a permis le recul des pratiques visant à faire payer des frais d’inscription illégaux à la totalité des étudiants.


32 % des universités font de la résistance !


Le palmarès des universités hors-la-loi se resserre autour d’un « petit club » d’universités bien connues pour leurs pratiques illégales. Grenoble 2, Aix-Marseille 2 et 3 qui ont été par le passé condamnées par la justice figurent à nouveau cette année dans le classement pour des pratiques illégales et des mauvaises pratiques.

Si l’action de l’UNEF a permis de mettre quasiment fin aux frais d’inscription illégaux  obligatoires pour tous les étudiants 7 universités maintiennent ce type de pratiques en faisant payer des frais supplémentaires lors de l’inscription administrative (Nancy 1 et 2, Nice, Perpignan, Compiègne, Lille 1 et Besançon). La pratique consistant à instaurer des frais de dossiers dans des masters est elle aussi en recul par rapport aux années  précédentes. Alors qu’en 2009 près de 30% des universités hors-la-loi étaient pointées pour ce type de pratique, elles ne sont plus que 18 % aujourd’hui (Paris 2, La Réunion, Le Mans, Lyon 2 et 3).


De nouvelles pratiques pour contourner la législation


Au-delà des « traditionnels » frais supplémentaires exigés aux étudiants lors de l’inscription administrative et frais de dossiers, les établissements concernés ne reculent devant rien pour dissimuler leurs pratiques ou contourner la réglementation. L’obligation de s’inscrire dans un « diplôme d’université » aux droits d’inscription libres en plus de l’inscription au sein du diplôme national aux droits réglementés est une nouvelle pratique. 3 universités couplent obligatoirement à des diplômes nationaux des diplômes d’universités (Toulouse 1, Strasbourg et Caen). D’autres universités (Aix-Marseille 3, Lyon 3 et Bordeaux 4) ont fait le choix de mettre en place des pratiques à la limite de la légalité en proposant pour de nombreux masters l’inscription à un diplôme d’université avec un contenu de formation qui relève du diplôme national (cours de méthodologie, modules de préparation à l’insertion professionnelle…). La pratique la plus répandue reste celle des prestations pédagogiques douteuses. 9 universités font payer des frais supplémentaires pour des prestations qui doivent être inclues dans la formation relevant du diplôme national (Grenoble 2, Lyon 3, Paris 1, Paris 12, Mulhouse, Clermont 1, Paris 2, Le Mans,  Aix-Marseille 2).


Valérie Pécresse doit faire respecter la loi... et faire respecter ses engagements !


Malgré ses engagements et la condamnation de ces pratiques à la rentrée dernière, Valérie Pécresse n’a pas pris ses responsabilités et fait cesser les pratiques illégales ainsi l’on retrouve dans le palmarès 2010 14 universités déjà épinglées en 2009 pour les mêmes pratiques : Grenoble 2, Nancy 1, Lyon 3, Mulhouse...

Valérie Pécresse doit aller au-delà des rappels à la loi incantatoires et mettre un terme définitivement à ces pratiques. Il est de sa responsabilité d'exiger de l'ensemble des universités concernées la suppression définitive des frais illégaux et le remboursement immédiat des sommes déjà engagées par les étudiants, au besoin en saisissant les tribunaux administratifs par l’intermédiaire des recteurs.

Dans le cas contraire, l’UNEF et les étudiants concernés porteront les cas litigieux devant les tribunaux administratifs afin que cessent des pratiques illégales qui durent depuis trop longtemps. Saisis par l’UNEF, ces derniers ont notamment condamné cette année les universités de la Réunion et de Bordeaux 4, permettant de mettre un terme à ces pratiques illégales et de rembourser les étudiants.

L’UNEF demande à la ministre que la réglementation des diplômes d’universités soit reposée. Il n’est pas acceptable que les universités jouent sur l’ambigüité pour imposer aux étudiants des formations complémentaires payantes dont le contenu devrait être intégré au sein des diplômes nationaux.

L'UNEF refuse que les frais d'inscription illégaux soient une réponse au sous-financement des universités. Les engagements d’augmentation du budget de l’enseignement supérieur doivent se traduire par une augmentation des dotations de fonctionnement des universités afin de leur donner les moyens de fonctionner sans recourir à des expédients illégaux. L’UNEF sera aux côtés des universités réclamant les moyens de fonctionner notamment à l’occasion du prochain débat budgétaire.

Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 06:30
Depuis plusieurs semaines, un mouvement de grève des loyers a été entamé dans les résidences universitaires de la métropole lilloise. Jour après jour, le mouvement prend de l'ampleur pour réclamer un réengagement de l'Etat dans les CROUS pour garantir des conditions d'existences dignes aux étudiants. Les étudiants communistes, branche étudiante du MJCF sont une des forces à l'initiative de ce mouvement de grève soutenu par le PCF.



Babouse-Crous.jpg La situation des Centres Régionaux des Œuvres Universitaires et Scolaires (CROUS) se dégrade année après année. Les conséquences se répercutent sur le coût des services rendus par le CROUS ainsi que sur la qualité de vie des étudiants : augmentation de 40 centimes en 7 ans du coût du ticket de restaurant universitaire (il est aujourd’hui à 2,90 €), augmentation de 2,24 % du loyer en 2009/2010 et d’au moins 4 % pour 2010/2011, modification des critères d’attribution des bourses, insalubrité croissante des résidences universitaires...

 « La faute à qui ? Au désengagement de l’État ! »

La ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, par le biais du CNOUS, incite les CROUS à fonctionner sur « fonds propres », c’est à dire grâce aux recettes de fonctionnement, autrement dit l’argent des étudiants. Pour résumer, l’État se désengage progressivement du CROUS et ce dernier augmente progressivement ses tarifs.

Face à cela, les étudiants en résidence s’organisent collectivement en arrêtant de payer leurs loyers. L’objectif est d’obtenir un réengagement massif de l’État pour garantir un service public de qualité. Il y a actuellement plus de 400 grévistes recensés des loyers à Lille (chiffre en constante augmentation) et le mouvement tend à prendre ailleurs en France.

Face à l’urgence sociale et à la précarité grandissante, c’est un ras-le-bol général des étudiants qui se manifeste.

Quatre revendications principales émergent :

- pas d’augmentation de loyers à la rentrée 2010
- le ticket de Resto-U à 2,50 € (revenir à 50 % de financement Etat)
- la rénovation et la construction massive de logements sociaux étudiants à bas loyers
- l’augmentation des bourses de 20 % et le doublement du nombre de boursiers

« Nous appelons tous les étudiants en résidence universitaire à suspendre le paiement de leur loyer pour exiger un réengagement massif de l’État. »

Mouvement soutenu par : La Fédération des Étudiants en Résidence Universitaire de France (FERUF) de Lille, l’Union des Étudiants Communistes (UEC) et l’Union Nationale CGT-CROUS
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 06:30
Nos camarades de SUD Etudiant Artois ont mis en ligne sur leur blog une pétition pour donner le nom de Robespierre à un amphithéâtre de l'université d'Artois, à Arras. Le PCF d'Hénin-Beaumont soutient cette initiative et relaie cette pétition que nous vous invitons à signer. 



robespierre A l'attention de Monsieur le Président de l'université d'Artois

Il s’agit du devoir d’une université que de savoir reconnaître au delà des passions l’influence d’une figure historique locale à la dimension internationale. Maximilien Robespierre, arrageois de naissance et de cœur, est sans conteste le personnage historique le plus connu de la ville d’Arras. Si le nom de l’Incorruptible a été la raison au cours des XIX° et XX° siècles de passions houleuses, de déchirures mortifères, toutes dues à des réappropriations politiques de son œuvre, la situation depuis quelques années s’est apaisée :

- Création d’un Lycée Robespierre
- Commémorations du 250ème anniversaire de sa naissance

Il est également important pour une université de province de mettre en valeur les personnages représentatifs de son histoire, comme c’est le cas avec Adam de la Halle. De nombreuses personnes en visite à Arras, dans notre université, s’étonnent qu’aucun bâtiment, aucun amphithéâtre ne porte le nom de Maximilien Robespierre. Il s’agit là d’un véritable manque.

C’est en ce sens que l’Université d’Artois, pôle d’Arras, doit accorder une place particulière en son sein à Maximilien Robespierre. Il existe deux amphithéâtres sur le pôle de l’Université d’Artois – Arras, dont les noms ne sont pas en lien direct avec l’histoire de cette ville, à savoir Winston Churchill et Jean Monnet, dont on ne discute pas par ailleurs du rôle capital qu’ils ont joué au cours de l’histoire.

Nous ne demandons pas aux signataires de cette pétition de partager l’appréciation qui est la nôtre concernant Maximilien Robespierre. Pour nous, initiateurs de cette demande, Robespierre eut, entre autres mérites, d’être :

- Celui qui fut un des fondateurs de la République.
- Celui qui agit pour que la devise « Liberté, Egalité » soit complétée par « Fraternité », devise qui devint celle de la République, jusqu’à nos jours.
- Celui qui combattit et obtint l’abolition de l’esclavage en France.
- Celui qui, le premier comme responsable politique, se prononça pour l’abolition de la peine de mort.
- Celui qui se prononça contre la guerre et contre le militarisme.
- Celui qui instaura le « maximum » des prix, ce qui dans les temps de crise que nous connaissons, n’est ni une utopie ni un fantasme.
- Celui qui agit pour la Constitution de 1793, première Constitution républicaine de notre pays.
- Celui qui resta dans le cœur et dans la mémoire des hommes comme « l’Incorruptible », et à ce titre salué par tant de républicains, au nombre desquels nous ne mentionnerons que Jean Jaurès.

Répétons-le, ces mérites que nous reconnaissons à Maximilien Robespierre, comme les mérites que nous reconnaissons à d’autres personnages historiques de la Révolution française, également fondateurs de la République et porteurs de ses valeurs, nous ne demandons à personne d’autre qu’à nous mêmes l’honneur de les porter.

Nous demandons donc en toute justice que le nom de Maximilien Robespierre soit donné à l’un des amphithéâtres du campus d’Arras de l’université d’Artois.

Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 08:30
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /Déc /2008 06:30
Cher Père Noël, toi qui es habillé de rouge,

Cette année Père Noël j’ai été sage et pourtant j’ai peur de ne pas avoir beaucoup de cadeaux. Parce que là Père Noël, c’est la crise alors déconne pas ! L’an dernier je voulais que mes parents ne soient pas obligés de travailler plus pour vivre, mais maintenant soit ils sont au chômage technique parce que leurs entreprises gardent les bénéfices pour les actionnaires, soit ils travaillent le dimanche !

Ça craint Père Noël, comment tu veux que je bosse dans ces conditions ? Pour moi aussi c’est ça l’avenir ? Je voudrais aussi quelques profs en plus pour nos bahuts. Il y a un ministre aigri qui a supprimé pleins de postes et nous on se retrouve à 38 par classes. Résultat : moins de bonnes notes = moins de cadeaux ! C’est pas cool ça Père Noël, tout le monde ne peut pas étudier dans le privé et avoir les cadeaux qui vont avec. Et puis s’il te plait Père Noël, empêches-les de tout le temps taper sur les jeunes !

Sérieusement, Père Noël on en a marre de la répression, des contrats précaires et d’être traités de glandeurs par le gouvernement ! On a besoin de bonnes conditions d’études, de pouvoir nous cultiver, aller à des concerts, au cinéma, faire du sport, mais tout est privatisé ! Père Noël, il est temps de changer la société ! Les jeunes de ce pays ont besoin comme les autres d’être autonomes, d’avoir de bonnes conditions d’études, de vie, de travail. Pour ça il nous faut de nouveaux droits : on veut pouvoir se déplacer facilement, avoir notre mot à dire sur la gestion de nos lycées, nos universités, nos entreprises ! On en a marre que tout soit fait pour du fric et rien pour les humains ! Et puis comment tu vas faire pour m’amener mes cadeaux si La Poste n’est plus là pour les livrer ? Il va falloir qu’on te paye plus cher pour le même service ? Me dis pas que tu vas licencier des lutins et soustraiter toute ton activité ?!? Je veux que le Père Noël reste un service public !

Merci d’avance.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 06:30
Les militants des Jeunesses Communistes étaient vendredi soir aux portes du lycée Pasteur pour distribuer le dernier tract du MJCF 62 consacré à la réforme du lycée.

David Noël, secrétaire de section, et plusieurs militants de la section d'Hénin-Beaumont du PCF étaient présents à leurs côtés.

Les lycéens ressentent bien les effets des 11 200 suppressions de postes de l'année dernière contre lesquelles les Jeunes Communistes s'étaient battus : classes surchargées, options supprimées, profs inexistants dans certaines matières... Aujourd'hui, la situation est telle que des lycéens se retrouvent sans affectation à la rentrée ou que dans certains lycées, des élèves doivent se partager une table pour trois élèves.

La situation devrait encore empirer à la rentrée 2009 avec 13 500 suppressions de postes programmées et, en tout, 80 000 suppressions de postes d'ici 2012. C'est un immense plan social que vit l'Education Nationale depuis l'arrivée de la droite au pouvoir.

La réforme des lycées, si elle suit les conseils du rapport Pochard, va aboutir à la suppression de nombreuses filières et à un enseignement au rabais avec moins d'heures de cours et moins de matières obligatoires, un dispositif qui creuse les inégalités entre les territoires, les lycées, les élèves... Un dispositif qui éloigne encore plus les jeunes de leur émancipation. 

Les Jeunes Communistes seront nombreux dans la rue à Lens, le 6 décembre, pour sortir des logiques du capitalisme et exiger de nouveaux droits pour les jeunes.

- Droit à la citoyenneté : Les Jeunes Communistes se battent pour que le lycée puisse être un endroit d’émancipation citoyenne, ou le lycéen puisse construire son opinion et ses idées tout en exerçant ses droits citoyens. Pouvoir s’exprimer, exprimer son option, pourvoir afficher, débattre... C’est un droit et un devoir qui forme à la vie futur du citoyen...

- Droit de choisir son parcours de vie : Les Jeunes Communistes réclament un véritable droit de choisir son parcours de vie, de choisir la filière et l’orientation qui nous plaise sans avoir de contrainte financière ou de place. Trop souvent, les jeunes sont forcés de prendre la filière qu’on leur propose. Nous voulons que chacun puisse librement choisir la filière de son choix sans contrainte de place ou d’argent...

- Droit à une éducation de qualité : Contrairement à Darcos, les Jeunes Communistes ne veulent pas d’une éducation au rabais. Nous pensons que l’éducation est le fer de lance de la société, c’est du niveau de formation de sa population que dépend le développement économique et social d’un pays. Nous voulons donc un véritable enseignement qui puisse permettre notre émancipation...

- Droit d’étudier dans de bonnes conditions : Là où la droite supprime des postes et coupe tout financement de l’éducation nationale, les Jeunes Communistes demandent de bonnes conditions d’apprentissage avec des classes à tailles humaines, des moyens pour que chaque élève puisse avoir les moyens de réussir... Car on ne naît pas cancre ou bon élève, et les inégalités sociales sont déterminantes dans les différences de réussite scolaire... A long terme c’est une réforme complète de l’Éducation Nationale qu’il faudra construire, avec les profs, les lycéens, les parents d’élèves, les syndicats, les chercheurs...

Pour contacter les Jeunes Communistes du Pas-de-Calais : http://mjcf62.canalblog.com/ et mjcf62@hotmail.fr
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 06:29
En cette période d’inscription des nouveaux étudiants à l’université, l’UNEF, première organisation étudiante, publie son classement 2008 des universités hors la loi.

Après trois années de campagne contre les pratiques illégales des universités en matière de droits d’inscription, l’UNEF avait obtenu à la rentrée universitaire 2007 la suppression des frais d’inscriptions illégaux et le remboursement des étudiants dans 64 établissements suite à une intervention de Valérie Pécresse.

Or, un an après, de nombreuses universités continuent à faire payer les étudiants plus qu’ils ne le devraient, selon l’étude du syndicat : 35 universités soit 40% d’entre elles se retrouvent cette année encore hors la loi en imposant aux étudiants le paiement de frais supplémentaires à ceux fixés nationalement et s’exposent à des recours contentieux devant les tribunaux administratifs selon l’étude national que le syndicat vient de publier.

Celles-ci réclament, en toute illégalité, des « frais complémentaires » en plus des droits de scolarité nationaux fixés par le ministère de l’enseignement supérieur ne correspondant à aucune disposition pédagogique particulière ou clairement identifiée, mais qui peuvent s’élever à plusieurs centaines ou plusieurs milliers d’euros selon les cas.

Six universités se détachent du lot en demandant des droits complémentaires dépassant mille euros (Aix Marseille 3 : 16 000 €, Reims : 9 600 € ; Lyon 3 : 7500 € ; Amiens : 6 021 € ; Chambéry : 2 000 € ; Grenoble 2 : 1 749,03 €). Ces dérives donnent lieu à une sélection sociale accrue à l’entrée de certains diplômes et s’opposent au principe de l’égalité des chances.

Les universités justifient ces frais par leurs difficultés financières et par la participation de l’étudiant aux services liés à la vie estudiantine. « Payer un droit complémentaire pour la culture, la vie étudiante, ou la bibliothèque revient donc à payer deux fois le même service » a expliqué Elise Bertrand, étudiante à la faculté des lettres à Nice au journal "Le Patriote".

Cette pratique abusive aggrave la précarité étudiante, dans un contexte où les frais nationaux ont augmentés de 4,3 % en moyenne sur tous les cycles, que l’inflation est de 3,3 % alors que les aides pour les étudiants ne sont revalorisées que de 2,5 %. En résultent une baisse du pouvoir d’achat des étudiants et une dégradation de leur situation sociale.

Contre la précarité étudiante, la section d'Hénin-Beaumont du PCF met à votre disposition la lettre type de demande de remboursement des frais d'inscription illégaux proposée par l'UNEF.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : Les antilibéraux
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 06:46
Il y a quelque chose de pourri au royaume capitaliste. La crise des jeunes, leur mal vivre est sans précédent. Nous sommes la génération qui allons vivre moins bien que celle de nos parents. Le sens de l’Histoire comme progression des conditions de vie est brisé. C’est pour nous une période de régression qui s’annonce. Petit boulot, mal logement, discrimination… sont d’autant de coup porté à nos vies auquel s’ajoute la perte progressive du pouvoir d’achat, auquel s’ajoute une précarité grandissante avec son lot de mal vivre et d’aliénation. Cette situation fait des jeunes une cible plus facile pour les tenants du pouvoir, une cible qu’il s’agit de compresser, de pressurer. Depuis 2002, la jeunesse a été une des principales cibles de la droite au pouvoir. Contrat jeunes, LMD, loi Fillon, CPE, LRU, rapport Pochard…

Une des logiques poursuivies par toutes ces réformes : précariser les jeunes au maximum, les modeler à accepter le système capitaliste dans sa version néolibérale. Et cela avec l’idée de se servir dès maintenant des jeunes comme appui pour précariser l’ensemble de la société. Mais aussi de gagner la bataille dans la durée, car en habituant les générations successives à l’idée de vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens. En habituant les générations successives à accepter la logique du chacun pour soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. Heureusement, si les jeunes sont parmi les plus touchés par la politique libérale, ils sont aussi ceux qui ont marqué le plus leur résistance à ce projet.

Le volet bac de la réforme Fillon et le CPE en sont les meilleurs exemples. Cela prouve que les jeunes réussissent à faire reculer le gouvernement quand ils arrivent à faire partager leur préoccupation à l’ensemble de la société. C’est-à-dire que lorsque les jeunes font la démonstration que les attaques qui leurs sont faites servent a attaquer l’ensemble de la société elle-même, ils sont en capacité de lancer des mouvements victorieux. Comme nous l’écrivions lors de notre congrès : « La jeunesse est une période de formation de la personnalité d’un individu. C’est une période où l’on essaie des choses, on se trompe, construit des projets. La jeunesse, c’est aussi une nouvelle génération qui entre en société, avec ses propres aspirations, son propre vécu. Elle a constitué par le passé, et continuera dans l’avenir à être ce groupe social qui plus que les autres renouvelle la société. Il faut donner les moyens aux jeunes d’inventer ce qu’ils seront demain, et quelle société ils veulent construire. »

Notre ambition n’est pas l’accompagnement des besoins du marché. C’est de « commencer par les fins », mener une politique qui réponde aux besoins et aux aspirations concrètes des jeunes et des citoyens. Donner les moyens à la jeunesse, c’est lui donner les moyens de s’épanouir, de se projeter dans l’avenir, mais aussi de bâtir la société de demain.

Lire la suite sur le site des Jeunes Communistes
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 07:05
Mercredi 16 juillet s'est tenu le dépouillement des bulletins de vote pour les élections des représentants étudiants au CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche). Le CNESER est l'organe représentatif de la communauté universitaire. Ses compétences touchent à tout ce qui concerne l'élaboration, la conservation et la transmission du savoir en France. Il est présidé par le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Le CNESER est composé de 60 membres parmi lesquels se trouvent 11 représentants des étudiants, élus au suffrage indirect par les élus étudiants en conseils centraux (CA, CEVU, CS) de toutes les universités et grandes écoles de France. Le renouvellement de ce collège étudiant se fait tous les deux ans à la proportionnelle à la plus forte moyenne.

L'UNEF conforte sa place de première organisation étudiante de France avec 38,2 % des suffrages et 5 élus (774 voix), la FAGE, en recul, obtient 19,5 % des voix et perd un élu (394 voix, 2 élus), l'UNI obtient 13,1 % et gagne un élu (265 voix, 2 élus), la Confédération Etudiante 12,2 % et 1 élu (247 voix) et PDE 10,5 % et 1 élu (212 voix).

Avec 6,5 % et 131 voix, la liste SUD-Etudiant / FSE n'emporte donc pas de siège à seulement 5 voix. C'est d'autant plus dommage que la tête de liste et le second suppléant sont des camarades de fac et de vrais militants qui sont de toutes les manifestations et que je revois régulièrement sur Lille.

SUD Etudiant et la FSE ont immédiatement réagi à ces résultats par un communiqué demandant l'annulation d'un scrutin visiblement entâché de plusieurs cas de fraudes.

Il faut rappeler que ces élections se font par correspondance : le matériel de vote n'est pas envoyé par des moyens sécurisés par le ministère (ni même en recommandé). Au cours de la campagne, plusieurs élu-e-s sur les listes SUD étudiant ou FSE ont vu leurs boîtes aux lettres fracturées, et beaucoup d'autres n'ont tout simplement pas reçu leur matériel de vote (devant ainsi solliciter un nouvel envoi auprès du ministère que nos élu-e-s n'ont jamais reçu).

D'autre part, lors du dépouillement (dont les résultats sont donnés université par université), il semblerait que de nombreux bulletins des élu-e-s SUD ou FSE ne soient pas arrivés jusqu'au ministère, alors qu'ils avaient été envoyés à temps.

Lors de la période de campagne, plusieurs cas de boîtes aux lettres fracturées d’élu-e-s SUD ou FSE avaient été recensés et plusieurs élu-e-s avaient été contraints de solliciter l’envoi d’un deuxième matériel de vote (pour cause de non-réception du premier). Lors du dépouillement, on a ainsi pu constater que l’on avait parfois les deux bulletins des élu-e-s concernés sur les tables du dépouillement. Dans ces cas de doublons, les bulletins ont été conservés par le ministère, et seul ce ministère et la justice peuvent y avoir accès. Mais les fraudes ne s’arrêtent pas à ces cas.

Dans plusieurs universités, les élus SUD Etudiant et FSE ont découvert que tous les bulletins envoyés n’avaient pas été comptabilisés lors du dépouillement : s’agit-il d’une interception postale lors de l’envoi ? S’agit-il d’une interception lors de l’arrivée des bulletins au ministère ? Nous ne pouvons, en l’état actuel des choses, le savoir de manière exacte.

Enfin, le troisième cas de figure est le plus frappant. Dans certaines universités, des élu-e-s n’ont pas été en mesure de voter, et ont donc conservé leur matériel de vote intact. Or, leur vote a été comptabilisé lors du dépouillement. Il s’agit donc ici non seulement d’une usurpation d’identité, mais aussi d’un usage de faux puisque cela suppose que les auteurs des faits aient été en mesure d’éditer le matériel de vote.

De fait, des organisations présentes au CNESER ont reconnu que le scrutin était entaché de fraudes.

Reste à souligner un fait important : la liste du syndicalisme étudiant de lutte SUD / FSE a su rassembler au-delà des villes où SUD Etudiant et la FSE sont implantés. Alors que l'UNEF perd 3 % des voix, passant 41,8 % des suffrages à 38,2 %, la liste SUD / FSE gagne 3 points et passe de 3,5 % à 6,5 %. Avec 131 voix contre 68 en 2006, la liste SUD / FSE double quasiment son nombre de voix. C'est la preuve de la force croissante du syndicalisme de lutte, engagé contre la loi LRU, et du courant de sympathie qui l'accompagne et doit continuer de croître de manière unitaire.
 
SUD Etudiant et la FSE ont annoncé qu'ils présenteront un recours rapide au ministère (garant légal de la bonne tenue du scrutin) pour demander l'annulation de ces élections du fait de la non-sincérité du scrutin.

Un refus de réponse de la part du ministère serait une nouvelle marque de discrédit sur ce scrutin : nous attendons donc que la Ministre prenne ses responsabilités en annulant ces élections au plus vite, et en sollicitant d’elle même la justice pour que la lumière soit faite sur les responsables de ces agissements.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 15:17
undefined Les militants du PCF et de la JC étaient hier matin aux portes du lycée Pasteur pour une distribution d'un tract des Jeunes Communistes contre les suppressions de postes.

Solidaires des enseignants nombreux à être en grève hier, les militants communistes d'Hénin-Beaumont  condamnent les suppressions de postes qui frappent notre académie et qui touchent cette année encore le lycée Pasteur.

Avec 7 postes et demi en moins à la rentrée 2008, les conditions de travail des enseignants et des élèves se dégradent au lycée Pasteur comme dans de nombreux établissements du secondaire.

Dans de nombreuses régions de France, des mobilisations se développent dans les lycées face aux conséquences concrètes de la politique de la droite au pouvoir. Les causes de ces mobilisations, qui passent parfois par la grève (dans les Yvelines, Paris ou Aude par exemple), sont surtout les suppressions de postes décidées par le gouvernement, qui entraînent la disparition de nombreuses classes, filières ou options.

Au lycée Pasteur, ce sont 7 postes et demi qui doivent être supprimés à la prochaine rentrée !

Dès la rentrée, Nicolas Sarkozy avait donné le ton, par sa « lettre aux éducateurs ». Cette lettre était fondée sur un projet de société clair : celui d'une droite qui défend des intérêts contraires à ceux de la majorité des lycéens.
Étaient prévus dans cette lettre :
. Moins de postes et de moyens alloués à l'Éducation nationale.
. Plus de sélection et de plus en plus tôt.
. Toujours pas d'avancée réelle vers un contenu émancipateur des enseignements.

La logique de ce projet produira un système éducatif aussi injuste qu'inefficace pour l'immense majorité d'entre nous. Une de ses premières manifestations a été la loi LRU (ou loi Pécresse) qui, malgré une mobilisation d’ampleur des étudiants et des lycéens à l’automne, aura pour conséquence essentielle la soumission de nos universités aux intérêts privés.
 
Suppressions de postes : la droite a fait son choix entre rentabilité immédiate et droit à une éducation de qualité pour toutes et tous !

11200 postes dans l’Éducation nationale seront supprimés à la rentrée prochaine. Il est donc tout à fait logique qu’en conséquence, les dotations horaires globales par lycées (DHG) soient dramatiquement maigres. Résultat : des classes, des options indispensables, parfois des filières entières disparaissent.
 
APRÈS AVOIR « VENDU » LES UNIVERSITÉS, LE GOUVERNEMENT VEUT S’ATTAQUER À NOS LYCÉES.

Il y a quelques jours a été publié le rapport Pochard. Sous couvert de l’amélioration des conditions de travail des enseignants, le résultat est une série de recommandations dans la droite ligne de la loi Pécresse, c’est-à-dire la soumission de l’éducation nationale aux intérêts du patronat et l’élitisme social qui en découle.
Ce que voudrait dire l’application du rapport Pochard :

. Comme pour les universités, une plus grande autonomie qui signifie clairement désengagement de l’État et renforcement des inégalités entre lycées. Le recrutement de certains personnels et l’évaluation des enseignants se fera donc par un chef d’établissement aux pouvoirs très renforcés.

. Les moyens de l'Éducation nationale seront avant tout concentrés lycée par lycée sur le « socle commun de connaissances » né de la loi Fillon de 2005, qui avait fait manifester à l'époque des centaines de milliers de lycéens. Pour la majorité des jeunes que le capitalisme destine à l'exploitation par la minorité qui a accès aux enseignements élitistes et aux écoles privées payantes, il ne sera toujours pas question d'émancipation mais d'être envoyé sur le marché du travail avec pour seul acquis de savoir lire, écrire, compter et cliquer, bref assez pour appliquer des consignes, mais trop peu pour revendiquer efficacement des avancées sociales.

Pour riposter à la pluie des suppressions de postes et aux logiques financières qui guident la politique éducative du gouvernement, organiser tous ensemble la mobilisation est indispensable. Si tu as besoin d'aide dans ton lycée, pour organiser une assemblée générale, imprimer un tract... n'hésite pas à contacter le Mouvement Jeunes communistes.

Tract JC 18-03-08
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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