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Vie du parti

Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 12:30

logo PCF62 Préambule


Le congrès « d'étape » des 18,19 et 20 juin ne suscite que peu d'intérêt pour les communistes. Les délais trop courts, l'absence de possibilité statutaire d'amendements sur une base commune et de dépôt de textes alternatifs renforce le désintérêt des communistes.

Le parti et ses militants ont vécu de manières diverses et contrastées, les résultats des élections régionales mais le constat général est celui démobilisateur d'un nouvel affaiblissement de l'influence communiste dans notre pays.

Le départ de certains responsables du CN de différentes sensibilités renforce encore ce sentiment d'autant que la question de l'effacement du PCF ou de sa dilution dans le front de gauche aiguise encore ce sentiment de malaise face à une direction qui ne semble plus croire à la perspective d'un parti communiste influent dans notre pays pour changer de société.

Les changements de stratégie électorale incessants et ses multiples échecs depuis la présidentielle de 2005 renforce le fossé qui se creuse entre la base et la direction.

Les choix stratégiques à court terme, les changements successifs de nos modes de fonctionnement depuis Martigues sont au vue de l'expérience à chaque fois un échec ne permettant plus d'instaurer une confiance entre les militants et la direction.

Les stratégies purement électorales doublées de l'absence d'un projet communiste de transformation de la société capitaliste n'aide pas les communistes dans leur action quotidienne de terrain.

Actions et rassemblement autour d'un projet communiste sont d'autant plus nécessaires qu’avec la crise les contradictions du capitalisme s’aiguisent.

C'est pourquoi partant du constat, que chacun peut faire, de l'absence de projet communiste dilué dans une « visée communiste » incompréhensible pour les militants, nous soumettons une résolution collective qui doit permettre d'instaurer un vrai débat démocratique d'ici le congrès statutaire de juin 2011.

Cette résolution appelle les communistes à travailler à un projet communiste dont ils sont orphelins face la crise du capitalisme qui peut si nous n'y prenons garde renforcer les peurs et le fatalisme et engendrer au niveau européen une politique du « talon de fer » qui ramènerait toute l'Europe aux pires heures de son histoire.

Ce qui doit et peut rassembler la famille communiste dans son ensemble c'est d'abord et avant tout rompre avec une conception « électoraliste du rôle du PCF » dans la société française afin de bâtir un projet de société débarrassé de l'exploitation de l'homme par l'homme.


Faire vivre et renforcer le PCF


Au 34ème congrès, un grand nombre de communistes se sont exprimés pour des textes qui portaient l'exigence de faire vivre et renforcer le PCF et s'inscrivaient dans la théorie marxiste. Ils ont ainsi permis que soit clairement prise en compte la volonté des communistes de poursuivre le PCF, conformément l'assemblée des militants de section de décembre 2007. Avec force, par cette victoire de décembre 2007, la majorité des communistes a rejeté la métamorphose.

Cette volonté ne doit plus être remise en cause aujourd'hui. Il est de notre responsabilité de la faire vivre dans les conditions actuelles de la lutte des classes.

Le « congrès » des 18, 19 et 20 juin prochains permettra-t-il d'avancer dans ce sens ? La réponse n'est pas écrite d'avance.

Ce congrès dit d'étape doit permettre de faire le point sur la mise en oeuvre  de l'orientation stratégique du Front de gauche, d'ouvrir la réflexion sur les échéances électorales à venir, d'adopter une  feuille de route  sur les transformations de notre parti, de procéder au changement de secrétaire national.

Nous partageons l'avis de nombreux camarades, et notamment la déclaration des 7 secrétaires fédéraux: les délais impartis pour ce congrès ne permettent pas le débat nécessaire en profondeur dans le Parti.

Nous l’avons dit dans le préambule, ce congrès est un déni de démocratie, tout est fait pour que les communistes ne s'en mêlent pas !

Pourtant, au travers de ce congrès d'étape, des décisions vont être prises qui pèseront lourd pour l'avenir du PCF. Nous appelons donc les communistes s'en mêler de toutes les manières possibles pour qu'un véritable débat s'installe sur tout ce qui est décisif aujourd'hui pour la transformation révolutionnaire de la société, pour construire une issue face au capitalisme ravageur.

Le texte « Faire vivre et renforcer le PCF » reste pour nous une référence toujours d'actualité. Dans ce congrès précipité nous souhaitons pointer les questions essentielles, permettre que les débats des communistes, depuis les conférences de section jusqu'au congrès national, actent les décisions permettant de faire vivre et renforcer le PCF.


La crise et ses effets


Chacun constate autour de lui les ravages d'une crise née de la logique du profit capitaliste, crise que les gouvernements de tous les pays d'Europe s'accordent à faire payer aux peuples. Cette crise confirme ce que nous savons du capitalisme : le capitalisme est un système prédateur, générant des crises cycliques au détriment des peuples, porteurs de menaces pour la paix dans le monde.

Une analyse détaillée de la société, de ses mutations, de ses violences, du désespoir, du repli sur soi, de l'abstention populaire grandissante, mais aussi des résistances, des solidarités, des potentialités d'interventions citoyennes s'impose.

Nous considérons que nous vivons une étape nouvelle de l'affrontement de classe, une contre offensive du capitalisme visant à porter au paroxysme l'exploitation de l'homme et la marchandisation de toute l'activité humaine.


L'Union Européenne, outil du capital, carcan pour les peuples


Depuis l'Euro jusqu'à la Grèce, il apparait de plus en plus clairement que l'Union européenne est l'outil privilégié du capital pour imposer sa dictature. La possibilité de la transformer semble de plus en plus impossible aux peuples qui font l'amère expérience que les institutions européennes sont les instruments du capital contre leur souveraineté nationale. Sans dépassement de ce carcan, l'Europe sociale est plus que jamais un leurre !

Ouvrir une perspective crédible, c'est dire qu'un gouvernement qui voudrait prendre des mesures vraiment à gauche devra se soustraire aux lois et traités européens, en commençant par quitter la zone euro.

Qui plus est, la privation pour les parlements nationaux de voter librement leur budget est un nouvel abandon de souveraineté suicidaire pour la France. Le PCF demande un référendum sur cette question essentielle du vote du budget de la nation.


Il est temps de (re)parler du socialisme


Nous ne pouvons pas limiter notre horizon aux institutions présentes et à tenter de réformer le capitalisme . Il n'y aura pas d'issue à la crise sans une rupture complète avec le système capitaliste sans mise en place d'un nouveau mode de production conduisant à un nouveau type de société. Battre le capitalisme, c'est reprendre le drapeau du socialisme pour le XXIème siècle, définir d'une manière identifiable, lisible et accessible pour tous ce que pourrait être une nouvelle société débarrassée de l'exploitation de l'homme par l'homme. Ce chantier du socialisme doit s'ouvrir rapidement. Les jeunes communistes nous ont montré courageusement la voie à leur congrès de ce printemps.


Des éléments de réflexion pour savoir où en est le PCF


Tout d'abord une analyse détaillée de la dernière séquence électorale s'impose. On nous dit que le Front de gauche s'ancre et s'enracine, que sa démarche est un succès. Mais notre parti a perdu la moitié ses élus régionaux et nous ne sommes pas parvenus réellement à incarner le vote sanction contre la politique du pouvoir, ni le relais politique des luttes. Dans plusieurs régions, des communistes reconnus ont du céder la place à des partenaires moins légitimes aux yeux de la population. Le Front de gauche a-t-il contribué à renforcer le poids de PCF dans la société ou au contraire à effacer notre parti ? A-t-il ouvert une perspective de changement ?

Il faut répondre à ces questions avant de valider la poursuite de cette stratégie ou d'y renoncer si elle s'avère mortifère pour le PCF.

Les communistes ont aussi besoin de savoir où en est leur organisation. Au-delà du nombre d'adhérents, combien de fédérations, sections, cellules ? Quelle implantation dans les quartiers populaires, les entreprises publiques et privées, quelle sociologie des adhérents et des dirigeants ? Quels efforts réels, quelles expériences pour faire vivre et renforcer le PCF ?

Nous constatons que plus d'un an et demi après le 34 ème congrès, et malgré ses décisions, il n'y a pas eu de travail réel de la direction sur ces questions. Cette situation ne saurait perdurer.

Alors que ce congrès se propose d'entamer un nouveau chantier de transformation du parti, quel bilan tirons-nous des décisions de Martigues, particulièrement de l'abandon des cellules ?

Les transformations évoquées s'inscrivent-elles dans la continuité de ce congrès daté comme le congrès du renoncement ou veut-on en finir au contraire avec cette idéologie de  la fin du PCF ?Il est plus que temps d'en discuter franchement.


Reconstruire l'organisation communiste pour le combat de classe d'aujourd'hui


Le PCF paie un lourd tribut aux renoncements et abandons idéologiques des 15 dernières années.

La disparition des cellules a laissé beaucoup d'adhérents dans l'abandon et favorisé l'éloignement des dirigeants des préoccupations populaires. Nous passons trop souvent plus de temps à travailler avec les partenaires de nos alliances électorales qu'à développer nos propres initiatives avec nos adhérents en direction des populations.

Notre expression publique et nos actions sur les grandes questions d’actualité - retraites, sécurité sociale, licenciements - sont souvent incompréhensibles ce qui n’aide ni à notre renforcement ni à la lisibilité de notre parti.

Notre organisation s'est considérablement affaiblie dans les entreprises et les quartiers populaires. Malgré tout cela, beaucoup de communistes ont continué à faire vivre autour d'eux une organisation communiste de base et c'est un atout important pour l'avenir.

Alors que le peuple est sous les coups d'un combat de classe violent, il a plus que jamais besoin d'un parti communiste organisé et vivant, qui prenne des positions claires et initie des luttes mobilisatrices. Il faut rassembler alors que le capitalisme divise, faire réfléchir quand les médias obscurcissent, libérer les pensées et les actes...

Revitaliser nos organisations de base, cellules et sections, pour qu'elles mènent au quotidien et dans la proximité la bataille idéologique, les combats pour la solidarité, la justice, la paix, le mieux vivre doit devenir une priorité pour notre parti et sa direction.


A l'offensive pour les échéances électorales à venir


Renouvellement de la moitié des conseillers généraux en 2011, présidentielles et législatives en 2012, ces échéances sont d'abord des moments privilégiés pour aller au débat avec la population, faire connaître nos idées et propositions, travailler à l'influence du PCF dans notre pays. Ces élections, au caractère majoritaire et uninominal, nécessitent que le PCF présente ses propres candidats sur la base d'un projet de société et d'un programme populaire de rupture.

L'histoire a montré que le renoncement à notre propre autonomie n'a jamais profité au changement et au peuple. C'est pourquoi, nous sommes favorables à une candidature présentée par le PCF aux élections présidentielles de 2012.

Cette candidature ne peut être soumise à l'obtention d'un consensus de nos éventuels partenaires d'autant que nous savons que cette démarche est vouée d'avance à l'échec par les prétentions personnelle de Jean-Luc Mélenchon.

Sortons immédiatement de ce piège pour ne pas répéter celui des collectifs anti-libéraux qui nous a conduit au pire échec électoral de l'histoire du parti. Faisons preuve de lucidité car nous savons d'avance qu'il n'y a aucun accord possible sur ce point avec Jean-Luc Melenchon.

Il est au contraire de notre responsabilité de mettre en débat une candidature communiste à disposition du mouvement populaire pour faire progresser le rapport des forces quel que soit le résultat de l'élection.

Dans tous les cas, alors que des discussions ont lieu avec le PG et autres, nous demandons que le principe d'une candidature communistes aux élections présidentielles de 2012 soit mise en débat au congrès d'étape.


Rassembler les communistes


Des centaines de communistes ont quitté ces dernières années leur parti faute d'y trouver l'écoute, le respect et la possibilité d'agir. D'autres partagent nos valeurs mais restent observateurs faut d'une identité claire et enthousiasmante du PCF.

Nous nous adressons franchement à eux en leur disant qu'il n'y a pas d'issue sans un formidable effort des communistes pour se libérer des renoncements et adaptations et ensemble faire vivre dans les conditions présentes leur organisation et leur projet.

Le 90ème anniversaire du PCF peut être le moment de ce rassemblement des communistes pour une nouvelle étape de leur histoire.

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 10:30

Place-du-Colonel-Fabien.jpg Une déclaration de 5 secrétaires fédéraux du PCF


L’exécutif national du PCF a fait voter par le Conseil national des 27 et 28 mars 2010 la tenue d’un congrès extraordinaire les 18, 19 et 20 juin prochains. Le CN du 16 avril devra en acter les modalités.

Il est d’ores et déjà annoncé que l’on fera le point sur « la mise en œuvre » de l’orientation stratégique du Front de gauche, que l’on ouvrira la réflexion sur les échéances électorales à venir, que l’on adoptera une « feuille de route » sur les transformations de notre parti, que l’on procédera au changement de secrétaire national. Tout cela fait beaucoup pour un congrès « d’étape » : en réalité, c’est l’ordre du jour d’un vrai congrès qui est prévu, alors qu’au 34e congrès, il n’était alors question, à cette occasion, que de procéder au remplacement de la secrétaire nationale.

Nous sommes soucieux de la vie démocratique de notre parti. Nous savons que l’organisation d’un congrès du parti pour que la discussion parte de nos organisations de base (cellules, sections), nécessite du temps, si l’on veut vraiment qu’il se déroule dans des conditions démocratiques, avec la participation réelle des communistes à la réflexion et à l’élaboration de la décision.

C’est impossible avec le calendrier proposé, alors même que les résultats obtenus lors des élections régionales soulignent la nécessité d’un débat approfondi sur les choix stratégiques et les contenus.

Les communistes en expriment le besoin dans les fédérations et les sections. Sans le temps nécessaire, les communistes auront l’impression que l’on tranche à leur place.

On ne peut pas, pour nous, dire, de manière aussi caricaturale que dans le rapport du dernier Conseil National, que le Front de gauche s’ancre et s’enracine, que sa démarche est un succès, alors que notre parti perd la moitié de ses élus et que nous ne parvenons pas réellement à incarner le vote sanction contre la politique du pouvoir, ni le relais politique des luttes !

Nous sommes, entre autres, confrontés au défi d’une abstention populaire massive. La reconquête de l’électorat populaire, l’action en direction du monde du travail, doivent être vraiment au centre de nos préoccupations.
L’analyse de la société, de ses mutations, de ses violences, du désespoir, du repli sur soi mais aussi des résistances, des solidarités, des potentialités d’interventions citoyennes, celle des recompositions politiques et de nos rapports aux autres formations de gauche, et au mouvement social, celle du rôle et de la place du PCF dans ce contexte est indispensable et mérite de prendre le temps nécessaire, d’autant que la tentation demeure chez certains d’utiliser le Front de gauche pour avancer dans le sens de l’effacement du PCF.

La question de la perspective politique d’ici 2012 comme celle de l’indépendance du Parti sont toujours autant posées.

Tenir un congrès bâclé et organisé dans la précipitation donnerait comme signe en direction des communistes, dans cette situation complexe et difficile pour le Parti, celui que les choix stratégiques et la ligne politique ne seraient que l’affaire de quelques initiés.

Aussi, nous demandons le report du congrès « d’étape » de manière à permettre l’implication réelle des communistes. C’est une nécessité pour la cohésion et le renforcement du Parti.

D'autre part, un congrès en décembre 2010, année du 90ème anniversaire du congrès fondateur du PCF, aurait une forte portée politique pour réaffirmer l'attachement très majoritaire des militants communistes de poursuivre le PCF dans les conditions actuelles de la lutte des classes.

L’urgence, c’est bien aujourd’hui de mettre le parti en ordre de marche pour la bataille des retraites, de mettre toutes nos forces dans le combat idéologique sur ce sujet. Avec la gravité de la crise et de ses conséquences pour notre peuple, notre parti doit être à l’offensive dans tous les domaines notamment celui de la réforme des collectivités territoriales.

Notre peuple a besoin d’un parti communiste rassemblé dans l’action, plus que jamais à l’écoute des préoccupations populaires, bref, d’un parti révolutionnaire dans la France du XXIe siècle.


Sylvain Dalla Rosa, secrétaire de la fédération des Ardennes
Hervé Poly, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais
Frédéric Bernabé, secrétaire de la fédération de Haute-Saône
Eric Jalade, secrétaire de la fédération du Tarn
Alain Bolla, secrétaire de la fédération du Var

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 06:30
Yves-Dimicoli.jpg Les résultats sont honorables. Ils confirment la pertinence de nos choix de congrès. Mais ils indiquent aussi des limites à dépasser.

Nous avons fait le choix du Front de gauche, non comme organisation politique, mais comme première esquisse d'un rassemblement qui, pour pouvoir être plus populaire, large et transformateur, a besoin de l'apport original et autonome du PCF.

L'expérience confirme qu'on ne peut s'en tenir à ce Front tel qu'il est aujourd'hui. Elle confirme aussi que, si nous avons eu raison de conserver le PCF, il nous faut le transformer pour que, dans la nouvelle phase qui s'ouvre, il prenne l'initiative et déborde tous les conservatismes, populismes et charlatanismes à gauche en organisant l'action avec des propositions.

Ce n'est pas la « forme parti » qui est dépassée, mais la forme actuelle des partis, bureaucratique, centralisée, délégataire et présidentialiste qu'il faut dépasser.

Le succès de la gauche auquel nous avons contribué est net, mais ambivalent.

En 2012, il est possible de battre Sarkozy et la droite, mais cela, pour l'heure, avec un PS qui gauchit son discours mais demeure sur des options social-libérales.

Cela concerne surtout l'utilisation de l'argent avec un double consensus droite-PS :

-    Le premier consiste à diaboliser l'endettement public, alors que tout dépend de ce à quoi il sert.
-    Le second consiste à faire silence sur l'enjeu du crédit, des banques, de la BCE.

Si on ne brise pas ce double consensus, alors la gauche échouera à nouveau et notre modèle social sera dynamité.

La reconnaissance qu'il faut respecter la diversité à gauche, y compris en paroles dans les rangs du PS, nous invite à prendre des initiatives fortes en ce sens, au lieu de raboter nos propositions et de ne pas les développer dans l'action.

C'est nécessaire et urgent car les dirigeants européens renforcent l'austérité en réponse aux excès d'endettement public.

La BCE, les États ont mobilisé beaucoup d'argent pour relancer les mêmes pratiques qui ont conduit à la crise. D'où la croissance lente, le chômage massif et l'insuffisance des recettes publiques face à ces énormes dépenses avec, à la clef, le creusement des dettes publiques et la spéculation sur leur  risque d'effondrement à partir des pays les plus vulnérables.
Il faut donc absolument changer l'utilisation du crédit bancaire et de l'argent public.

La victoire de la gauche doit servir à progresser dans ce sens, sans attendre 2012 et pour une vraie alternative en 2012. Ou alors à quoi servira-telle?

Nous avons commencé à faire avancer l'idée d'un pôle financier public à partir de l'intervention populaire sur le crédit dans les régions, avec des Fonds publics régionaux.

Cette proposition, on ne l'a pas faite seulement pour agiter des idées. Il faut, maintenant, s'en servir et l'expérimenter en grand dans les luttes, au plus pré des gens.

Attention, en effet, à ne pas lâcher les luttes parce que nous allons entrer à nouveau en congrès. Et attention à ne pas couper non plus la riposte à Sarkozy, dans des fronts partiels sans cohérence, de l'avancée vers un nouveau projet qui, conçu alors au sommet et à minima, serait dépourvu de crédibilité.

Alors, décidons d'une grande initiative nationale sur l'utilisation de l'argent, en liaison avec tous les dossiers sociaux, en partant de l'enjeu pratique des Fonds publics régionaux pour un  nouveau crédit permettant de faire reculer les prélèvements financiers sur les richesses produites et promouvoir la base « Emploi-Qualifications-Salaires » des prélèvements pour les services publics et la protection sociale.

Pour préparer cette initiative, organisons une ou deux journées de travail, non seulement avec les élus régionaux, mais aussi avec les animateurs de section.

De même, décidons d'une grande initiative européenne. Il y a besoin d'une convergence des luttes en Europe contre l'austérité et pour des financements articulés aux besoins populaires.

Il faut rendre intolérable par les peuples de gauche le fait que les gauches refusent de répondre à l'exigence d'un autre crédit en Europe.

Outre qu'il faut changer la fiscalité et mettre en cause le pacte de stabilité, il faut aussi aider les gens à ne pas avoir peur de l'endettement public. Encourageons les, à partir de leurs luttes, à exiger d'utiliser cet endettement pour développer toutes les capacités humaines et à ce qu'il soit soutenu directement par la création monétaire de la BCE.

Apprenons à nous servir de nos propositions pour aider les gens à en expérimenter l'utilité pour leurs luttes. C'est cela qui rendra incontournable une candidature communiste rassembleuse pour 2012 que j'appelle de mes vœux.
Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 06:30
Dans un communiqué intitulé « Faire revivre le Front de gauche », République & Socialisme fait part de son souhait de rejoindre le Front de gauche et d’intégrer son comité de liaison permanent.

Le Parti Communiste Français se réjouit de cette démarche qui conforte sa volonté de voir le Front de Gauche continuer de s’élargir.

Ci-dessous, le texte du communiqué de République & Socialisme :



Faire vivre le Front de Gauche

Après le succès de la fête de l’Humanité où les échanges et les débats furent forts riches, il convient aujourd’hui de mettre en pratique ce qui inlassablement a été un des principaux leitmotivs de cette fête « Faire vivre et élargir le Front de Gauche ». Pour sa part, République et Socialisme a démontré sa capacité et son souhait d’être véritablement partie prenante de celui-ci.

République et Socialisme réaffirme sa volonté d’être (au même titre que GU issu du NPA) intégré dans le comité de liaison du Front de Gauche.

Pour être pérennisé le Front de Gauche doit davantage s’enraciner auprès des couches populaires, c’est pourquoi nous souhaitons que s’engage le plus rapidement possible des discussions non seulement avec les organisations du FDG mais aussi avec tous ceux qui souhaitent travailler à une véritable alternative au social libéralisme, sans sectarisme, ni hégémonisme et dans la diversité de ses composantes.

C’est à cette seule condition que le Front de Gauche pourra démontrer sa capacité à être un espoir pour les couches populaires. Etre sur le terrain des luttes, mais aussi permettre un débouché politique à ces luttes ; les 2 étant intimement liés. Il nous faut travailler tous ensemble à des réponses concrètes et des propositions politiques adaptées. Les propositions de loi déposées par les députés communistes et du PG nous semblent être un bon socle de départ.

République et Socialisme réaffirme sa volonté de construire un socle commun et de participer aux listes d’union dans le plus grand nombre de régions pour poser les jalons d’une véritable politique ambitieuse notamment en matière d’emplois, d’enseignement, de formation, de culture et d’environnement.

République et Socialisme rappelle son souhait de faire triompher la Gauche.
Par PCF - Publié dans : Vie du parti - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 06:30
Le PCF a appelé lors de la Fête de l’Humanité à la relance d’un « immense débat d’idées à gauche » sur le projet qui doit constituer l’alternative à la politique de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?

Pierre Laurent : Parce qu’il est urgent de sortir la gauche de l’enlisement et de rompre avec le spectacle désolant dans lesquels certains font tout pour l’enfermer. La gauche n’a ni besoin du Modem, ni de primaires pour 2012, encore moins de combats de chefs pour relever la tête, elle a besoin d’un projet clair et mobilisateur qui, à l’inverse de la politique de Nicolas Sarkozy, apporte des réponses aux urgences populaires et à la crise.

Les forces humaines et militantes, les idées, les énergies existent à gauche pour faire émerger ce projet. Encore faut-il les mobiliser, organiser leur travail commun, et non pas passer son temps à les désespérer.

Comment comptez-vous concrétiser cet appel ?
Le site des ateliers : www.lesateliersdelagauche.fr

Pierre Laurent : Nous proposons d’ouvrir partout des ateliers du projet. Nous proposons à nos partenaires du Front de gauche de les co-organiser, avec pour objectif de construire sur des plateformes partagées un front encore élargi qui puisse porter dans les mobilisations sociales, dans les prochaines élections régionales, et demain au niveau du pays tout entier une politique apte à contrer les logiques libérales. Nous proposons d’ouvrir toutes grandes les portes de ces ateliers aux acteurs du mouvement social, aux syndicalistes, aux responsables associatifs, aux intellectuels de toutes disciplines, qui , comme nous, cherchent l’issue. Nous proposons d’inviter l’ensemble des forces de gauche et écologistes à cette confrontation de projets. Et on verra qui veut rassembler sur des choix aptes à construire de réelles majorités alternatives.

Où et quand auront lieu ces ateliers ?

Pierre Laurent :
Nous voulons les démultiplier dans toute la France. Nous tiendrons une dizaine d’ateliers de dimension nationale au mois d’octobre (voir ci-dessous). Dès la fin octobre, nous tirerons un premier bilan d’étape national de ce travail. Le 24 octobre, lors de notre Conseil national, nous rendrons également publique notre offre politique nationale pour les élections régionales.

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 06:30
Réunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.

Elles souhaitent tout d’abord contribuer aux mobilisations nécessaires contre la politique de Nicolas Sarkozy, politique de casse de l’emploi et des services publics, de régression du pouvoir d’achat, de chasse aux migrants, de remise en cause des droits démocratiques et d’alignement sur les politiques libérales et sociales libérales qui dans le monde, tournent le dos aux besoins humains et aux équilibres écologiques.

Elles ambitionnent de proposer un autre choix résolument à gauche. Le résultat du Front de Gauche aux Elections européennes confirme qu’il y a une attente dans notre peuple pour cela et que c’est possible. Rien ne peut détourner de la nécessaire construction, la plus rapide possible, d’une alternative réelle aux politiques libérales et capitalistes, d’une véritable proposition de gauche ayant vocation à construire des majorités d’alternative à la droite dans notre pays.

Elles condamnent les tentatives de recomposition au centre autour d’alliances avec le MODEM qui sont vouées à l’échec, fondées sur la seule idée d’un front anti Sarkozy, incapables de proposer un programme alternatif à la politique de la droite et faisant, de fait, disparaître la gauche.

Elles condamnent tout autant l’organisation de primaires en vue des élections présidentielles qui nient la richesse de la diversité à gauche, enferme celle-ci dans une concurrence des egos bien loin des préoccupations de la majorité de la population en butte aux conséquences de la crise économique, en particulier des licenciements.

Ces constructions politiques délétères ont pour issue la victoire durable, électorale et idéologique, de la droite comme le prouve amplement la situation en Italie. Elles sont l’aboutissement logique du glissement progressif des politiques libérales et sociales-libérales suivies toutes ces dernières années en Europe et en France.

Il y a urgence à construire de véritables réponses à la hauteur de la situation !

Les organisations du Front de Gauche, le PCF, le PG et la GU sont déterminées à mettre toutes leurs forces dans la construction des mobilisations sociales face à Nicolas Sarkozy et au MEDEF, à prendre toutes les initiatives pour construire une véritable alternative de rupture avec le capitalisme libéral.

Elles décident déjà, en conséquence :

- la création d’un « Comité de Liaison Permanent » du Front de Gauche permettant une coordination suivie de son activité au service d’un travail consistant à ancrer sa démarche dans les luttes et dans les urnes, pour poursuivre ce qui a été engagé au moment des élections européennes

- de contribuer activement à la votation citoyenne du 3 octobre sur l’avenir de la Poste

- d’organiser de grandes campagnes publiques sur les urgences sociales et écologiques de l’heure, à partir des trois propositions de lois des parlementaires du PCF et du PG et de l’affirmation d’une réponse écologique et sociale conséquente lors du sommet de Copenhague sur le changement climatique

- d’ouvrir immédiatement un chantier pour élaborer une plate forme partagée du Front de Gauche, contenant les grands axes de l’alternative de rupture nécessaire face à la droite et des propositions d’urgence permettant de répondre aux exigences populaire, aux dégâts de la crise capitaliste et du productivisme.

Les trois partis conviennent d’une première réunion de ce Comité de liaison dès la semaine prochaine afin de détailler, préciser et mettre concrètement en place ces premières décisions. Bien sur, ils devront prendre au cours des réunions à venir du comité de liaison toutes autres initiatives nécessaires aux objectifs du Front de Gauche ; en particulier sur les moyens de porter leur plate forme partagée dans les luttes et les débats publics.

Paris, le 25 septembre 2009.
Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 10:30
La Fête de l’Humanité qui avait lieu du 11 au 13 septembre au Parc de la Courneuve a, cette année, battu un record d’affluence. 600 000 personnes (soit 20 % de plus qu’en 2008) ont arpenté les allées de la fête pour débattre, écouter les concerts, déguster les spécialités locales, aller à la rencontre des militants du PCF et apporter leur soutien au journal l’Humanité.

Alors que Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du Parti Communiste Français lançait un appel à toute la gauche pour débattre d’un projet à gauche, 1 450 nouvelles adhésions au PCF ont été réalisées, dont 56 % de jeunes de moins de 25 ans. C’est 40 % de plus que lors de la dernière fête de l’Humanité.

Des jeunes, mais aussi des militants syndicaux, des militants associatifs se sont donnés rendez-vous au Parc de la Courneuve.

Depuis janvier, le PCF a réalisé 5 000 adhésions. A la fin de l’année, il aura réalisé près de 40 % d’adhésions en plus par rapport à 2008.

Avec ses 135 000 adhérents, le Parti Communiste Français confirme qu’il est la troisième force politique de France, derrière l’UMP et le Parti Socialiste. Vous aussi, rejoignez-nous !

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 06:30
Le PCF et le NPA constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l’Europe et le Monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de Versailles.

La situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L’ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de cette crise du système capitaliste. Le NPA et le PCF condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de continuer son offensive antisociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, réduction massive de l’intervention publique au travers de la loi RGPP… Dans le même temps, de nombreuses luttes se poursuivent, en particulier dans les entreprises, que l’on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, autour de la poste, des mobilisations fortes ont lieues tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Face à cette offensive, le PCF et le NPA pensent qu’il est urgent de contribuer aux luttes et à l’union la plus large autour des salariés pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les revenus, la défense et le développement de tous les services publics, mais aussi et d’abord le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite .

Fort de ces convergences sur l’analyse de la crise du capitalisme et sur la nécessité de s’y opposer, le NPA et le PCF veulent travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Dans le même temps, ils proposent d’oeuvrer au rassemblement le plus large autour d’un projet en rupture avec le capitalisme, alternatif aux orientations du pouvoir actuel.

Concernant les élections régionales :

Le NPA propose au PCF de constituer des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers. Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, il propose que ces listes avancent un plan d’urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics…). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d’Europe Ecologie.

Le PCF, dans la poursuite et l’élargissement de la démarche du Front de Gauche, entend construire à partir d’une réflexion sur les contenus d’une politique alternative, un rassemblement majoritaire permettant de mettre en œuvre de véritables politiques de gauche. Pour les élections régionales, dans cet esprit, il appelle à tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, a créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans et à renforcer dans ces assemblées l’influence et l’autorité d’élues et d’élus au service de tels projets. Il insiste sur la nécessité de ne poser aucun préalable à la recherche de l’unité de celles et ceux qui dans leur grande diversité à gauche souhaitent un changement de politique et des pratiques qui mettent l’intérêt général au dessus des intérêts partisans.

Le PCF et le NPA décident de poursuivre leurs contacts avec la volonté d’aboutir aux accords les plus utiles à leurs concitoyens et aux changements politiques dans notre pays. La discussion se poursuivra notamment dans un groupe de travail sur les contenus dont le cadre sera définit ultérieurement.

- Parti Communiste Français
- Nouveau Parti Anticapitaliste

La délégation du PCF était conduite par Pierre Laurent accompagné de Patrice Bessac, Jacques Chabalier et Francis Parny.

Paris, le 6 juillet 2009.
Par PCF - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 06:30
Une délégation PCF conduite par Marie-George Buffet, a rencontré la semaine dernière Bernard Thibault et d’autres représentants syndicaux de la CGT, au siège national de la confédération syndicale à Montreuil.

La réunion, qui a eu lieu le lendemain de l’annonce faite par TOTAL de supprimer 555 postes de travail malgré leurs profits de 13,9 milliards en 2008, fut un moment de réflexion commun sur la situation de crise économique et sociale actuelle. Elle a également permis de discuter de la prochaine mobilisation syndicale unitaire du 19 mars dans laquelle le PCF a confirmé sa présence pour « apporter son soutien aux manifestants et faire connaître ses propositions ».

Ces réflexions seront approfondies dans l’avenir afin de créer des convergences fortes sur différents sujets tels que la « critique de la politique menée par le pouvoir, le rôle de l’Etat, l’avenir des services publics, les droits des salariés » ou sur la situation en outre-mer. Bien que celle-ci ne soit pas transposable en métropole, elle a montré le « chemin d’unité » dont les mouvements sociaux et politiques de gauche ont besoin. Sur ce dernier point les deux leaders ont voulu montrer leur solidarité avec le leader du LKP guadeloupéen, Elie Domota, en dénonçant l’enquête judiciaire dont il est l’objet.
Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 06:30
Cher(e) Camarade,

Avec qui mener le combat après le 34ème congrès du PCF ?

Avec tous ceux qui veulent que le PCF demeure une force politique nationale capable de rompre avec le modèle de société capitaliste, une force politique capable de diriger la France pour construire un autre modèle de société : le communisme du 21ème siècle. Il y a des attentes fortes dans de nombreux milieux sociaux, syndicaux et intellectuels.

Les forces existent pour régénérer le PCF. Des dizaines de milliers de communistes pourront ré-adhérer. Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes des classes populaires ont plus que jamais leur place comme adhérents. La préparation du congrès a mis en lumière des potentialités immenses. Il nous faut tendre la main à tous les communistes, sans a priori, en prenant appui sur le fait majoritaire, en menant avec conviction le débat et le combat politique et idéologique, en prise avec les réalités de la vie.

Il est important de préciser un certain nombre de choses qui sont liées au congrès.

- Les refondateurs qui s’appellent maintenant « communistes unitaires » ont décidé d’avoir un pied dedans et un pied dehors. Organisés depuis octobre 1989, avec Charles Fiterman, ils mènent le combat depuis 20 ans pour réduire le PCF à une organisation politique de second plan. Ils se sont mis à découvert en annonçant leur vrai objectif : créer une autre force politique. Mais ils n’ont surtout pas pris le risque de se compter lors des votes des 29 et 30 octobre. L’initiative du 13 décembre, à la Défense met à jour leur méthode : créer des fractures pour handicaper au maximum le PCF. Il faut également se rappeler que les refondateurs ont toujours été partie prenante des choix stratégiques et associés aux postes à responsabilités depuis le congrès de Martigues, en 2000. Il y a une continuité, malgré les déclarations et les apparences, de leur engagement au 30ème, 31ème, 32ème, 33ème et peut-être même indirectement au 34ème congrès.

- Robert Hue dit que la mutation s’est heurtée « à une culture communiste enfermée, consciemment ou inconsciemment dans un modèle politique inadapté et conservateur ». Il annonce son départ du conseil national en confirmant qu’il met en cause la forme « parti » et en dénonçant le fétichisme du mot communisme. Il va jusqu’à nous sermonner en assurant que la gauche plurielle ce n’était pas si mal que cela ! Avec ce que dit Robert Hue, nous ne sommes pas loin du grand parti unique de la gauche dont rêve le Parti socialiste.

- Il faut regarder de près les propositions faites au conseil national par Marie-George Buffet et la direction sortante. Avec les élus de la liste conduite par Marie-Pierre Vieu, ceux qui sont favorables à la poursuite de la mutation et à la création d’une autre force politique sont toujours majoritaires à la direction nationale alors qu’ils sont minoritaires dans le parti.

- Nous étions en droit d’attendre de la part de Marie-George Buffet des explications, des mises au point, voire des prises de distance avec les refondateurs et ceux qui veulent poursuivre la mutation. Il n’en est rien. C’est le silence dans lequel on ressent une certaine gêne et la marque d’un mépris pour les représentants des deux textes alternatifs qui ont obtenu 40 %. La logique du tri sélectif  pour la désignation des délégués au congrès a servi la soupe aux refondateurs et aux huistes, gayssotisés. On l’a vu à la commission des candidatures et dans les votes des listes pour marginaliser ceux qui refusent les abandons, les reniements opérés depuis 15 années.

J’ai dit que nous étions au milieu du gué (endroit d’une rivière où l’on peut passer sans perdre pied).

A la fois, il y a le chemin parcouru depuis Martigues. N’oublions pas le rôle pionnier de la fédération du Pas-de-Calais pour mettre les pieds dans le plat, avec à sa tête, pour commencer, Rémy Auchedé et surtout, ensuite, Jean-Claude Danglot.

A la fois, il reste énormément à faire. Nous devons examiner de manière précise et détaillée, département par département, au vu des résultats d’octobre, comment engager à la base, dans les fédérations, une stratégie de reconquête, pour que le PCF revive et retrouve ses couleurs. Nous avons à réfléchir à des initiatives publiques interdépartementales.

A l’impossible nul n’est tenu. Le chemin à parcourir devient plus exposé mais peut-être plus productif. La question n’est pas de savoir si nous avions raison. La question clé, c’est le respect de la souveraineté des communistes. Nous devons tenir notre ligne de conduite, sans naïveté, avec lucidité devant toutes les chausses trappes qui seront sur notre route. Ce congrès a redonné l’espoir. Ne boudons pas notre plaisir. En même temps nous sommes mieux en mesure d’apprécier la situation, les rapports de forces et les enjeux liés à l’appareil et à l’équipe dirigeante. Notre potentiel est immense. Faisons-le fructifier avec soin dans le respect de la diversité territoriale et personnelle. Les communistes doivent être unis dans l’action mais pas dans l’abstraction, avec comme objectif central, l’engagement militant pour un parti communiste de combat.

Comment mener le combat ?

Ne nous laissons pas voler les votes des 29 et 30 octobre. Notre socle, notre ligne de mire, notre crédibilité, notre légitimité : c’est d’exiger en permanence le respect de la souveraineté des communistes.

Nous devons renforcer notre cohésion issue de l’épreuve du congrès. La vie nous donne raison. Poursuivons, en appréciant que le temps peut nous être compté, en étant mobilisés dans les mois qui viennent, pour la préparation du prochain congrès afin d’atteindre l’objectif que les communistes reconquièrent leur parti jusqu’à la direction nationale.

Nous devons battre dans la vie, dans les luttes, la ligne réformiste d’abandon et de reniement en travaillant d’arrache-pied les idées neuves d’un projet révolutionnaire pour la France du 21ème siècle. Dans notre démarche nous portons la modernité. A nous de surprendre toujours avec l’objectif d’unir les communistes dans l’action avec la passion du débat.

Ce chantier commence dès maintenant. Je vais faire au début de l’année des propositions dans ce sens. Il serait bien d’en parler, d’échanger pour les suites à donner.

Reçois, Cher(e) Camarade, mes fraternelles salutations.

André GERIN
Député Maire PCF de Vénissieux
Le 29 décembre 2008
Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti
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