Préambule
Le congrès « d'étape » des 18,19 et 20 juin ne suscite que peu d'intérêt pour les communistes. Les délais trop courts, l'absence de possibilité statutaire d'amendements sur une base commune et de
dépôt de textes alternatifs renforce le désintérêt des communistes.
Le parti et ses militants ont vécu de manières diverses et contrastées, les résultats des élections régionales mais le constat général est celui démobilisateur d'un nouvel affaiblissement de
l'influence communiste dans notre pays.
Le départ de certains responsables du CN de différentes sensibilités renforce encore ce sentiment d'autant que la question de l'effacement du PCF ou de sa dilution dans le front de gauche aiguise
encore ce sentiment de malaise face à une direction qui ne semble plus croire à la perspective d'un parti communiste influent dans notre pays pour changer de société.
Les changements de stratégie électorale incessants et ses multiples échecs depuis la présidentielle de 2005 renforce le fossé qui se creuse entre la base et la direction.
Les choix stratégiques à court terme, les changements successifs de nos modes de fonctionnement depuis Martigues sont au vue de l'expérience à chaque fois un échec ne permettant plus d'instaurer
une confiance entre les militants et la direction.
Les stratégies purement électorales doublées de l'absence d'un projet communiste de transformation de la société capitaliste n'aide pas les communistes dans leur action quotidienne de
terrain.
Actions et rassemblement autour d'un projet communiste sont d'autant plus nécessaires qu’avec la crise les contradictions du capitalisme s’aiguisent.
C'est pourquoi partant du constat, que chacun peut faire, de l'absence de projet communiste dilué dans une « visée communiste » incompréhensible pour les militants, nous soumettons une résolution
collective qui doit permettre d'instaurer un vrai débat démocratique d'ici le congrès statutaire de juin 2011.
Cette résolution appelle les communistes à travailler à un projet communiste dont ils sont orphelins face la crise du capitalisme qui peut si nous n'y prenons garde renforcer les peurs et le
fatalisme et engendrer au niveau européen une politique du « talon de fer » qui ramènerait toute l'Europe aux pires heures de son histoire.
Ce qui doit et peut rassembler la famille communiste dans son ensemble c'est d'abord et avant tout rompre avec une conception « électoraliste du rôle du PCF » dans la société française afin de
bâtir un projet de société débarrassé de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Faire vivre et renforcer le PCF
Au 34ème congrès, un grand nombre de communistes se sont exprimés pour des textes qui portaient l'exigence de faire vivre et renforcer le PCF et s'inscrivaient dans la théorie marxiste. Ils ont
ainsi permis que soit clairement prise en compte la volonté des communistes de poursuivre le PCF, conformément l'assemblée des militants de section de décembre 2007. Avec force, par cette
victoire de décembre 2007, la majorité des communistes a rejeté la métamorphose.
Cette volonté ne doit plus être remise en cause aujourd'hui. Il est de notre responsabilité de la faire vivre dans les conditions actuelles de la lutte des classes.
Le « congrès » des 18, 19 et 20 juin prochains permettra-t-il d'avancer dans ce sens ? La réponse n'est pas écrite d'avance.
Ce congrès dit d'étape doit permettre de faire le point sur la mise en oeuvre de l'orientation stratégique du Front de gauche, d'ouvrir la réflexion sur les échéances électorales à venir,
d'adopter une feuille de route sur les transformations de notre parti, de procéder au changement de secrétaire national.
Nous partageons l'avis de nombreux camarades, et notamment la déclaration des 7 secrétaires fédéraux: les délais impartis pour ce congrès ne permettent pas le débat nécessaire en profondeur dans
le Parti.
Nous l’avons dit dans le préambule, ce congrès est un déni de démocratie, tout est fait pour que les communistes ne s'en mêlent pas !
Pourtant, au travers de ce congrès d'étape, des décisions vont être prises qui pèseront lourd pour l'avenir du PCF. Nous appelons donc les communistes s'en mêler de toutes les manières possibles
pour qu'un véritable débat s'installe sur tout ce qui est décisif aujourd'hui pour la transformation révolutionnaire de la société, pour construire une issue face au capitalisme ravageur.
Le texte « Faire vivre et renforcer le PCF » reste pour nous une référence toujours d'actualité. Dans ce congrès précipité nous souhaitons pointer les questions essentielles, permettre que les
débats des communistes, depuis les conférences de section jusqu'au congrès national, actent les décisions permettant de faire vivre et renforcer le PCF.
La crise et ses effets
Chacun constate autour de lui les ravages d'une crise née de la logique du profit capitaliste, crise que les gouvernements de tous les pays d'Europe s'accordent à faire payer aux peuples. Cette
crise confirme ce que nous savons du capitalisme : le capitalisme est un système prédateur, générant des crises cycliques au détriment des peuples, porteurs de menaces pour la paix dans le
monde.
Une analyse détaillée de la société, de ses mutations, de ses violences, du désespoir, du repli sur soi, de l'abstention populaire grandissante, mais aussi des résistances, des solidarités, des
potentialités d'interventions citoyennes s'impose.
Nous considérons que nous vivons une étape nouvelle de l'affrontement de classe, une contre offensive du capitalisme visant à porter au paroxysme l'exploitation de l'homme et la marchandisation
de toute l'activité humaine.
L'Union Européenne, outil du capital, carcan pour les peuples
Depuis l'Euro jusqu'à la Grèce, il apparait de plus en plus clairement que l'Union européenne est l'outil privilégié du capital pour imposer sa dictature. La possibilité de la transformer semble
de plus en plus impossible aux peuples qui font l'amère expérience que les institutions européennes sont les instruments du capital contre leur souveraineté nationale. Sans dépassement de ce
carcan, l'Europe sociale est plus que jamais un leurre !
Ouvrir une perspective crédible, c'est dire qu'un gouvernement qui voudrait prendre des mesures vraiment à gauche devra se soustraire aux lois et traités européens, en commençant par quitter la
zone euro.
Qui plus est, la privation pour les parlements nationaux de voter librement leur budget est un nouvel abandon de souveraineté suicidaire pour la France. Le PCF demande un référendum sur cette
question essentielle du vote du budget de la nation.
Il est temps de (re)parler du socialisme
Nous ne pouvons pas limiter notre horizon aux institutions présentes et à tenter de réformer le capitalisme . Il n'y aura pas d'issue à la crise sans une rupture complète avec le système
capitaliste sans mise en place d'un nouveau mode de production conduisant à un nouveau type de société. Battre le capitalisme, c'est reprendre le drapeau du socialisme pour le XXIème siècle,
définir d'une manière identifiable, lisible et accessible pour tous ce que pourrait être une nouvelle société débarrassée de l'exploitation de l'homme par l'homme. Ce chantier du socialisme doit
s'ouvrir rapidement. Les jeunes communistes nous ont montré courageusement la voie à leur congrès de ce printemps.
Des éléments de réflexion pour savoir où en est le PCF
Tout d'abord une analyse détaillée de la dernière séquence électorale s'impose. On nous dit que le Front de gauche s'ancre et s'enracine, que sa démarche est un succès. Mais notre parti a perdu
la moitié ses élus régionaux et nous ne sommes pas parvenus réellement à incarner le vote sanction contre la politique du pouvoir, ni le relais politique des luttes. Dans plusieurs régions, des
communistes reconnus ont du céder la place à des partenaires moins légitimes aux yeux de la population. Le Front de gauche a-t-il contribué à renforcer le poids de PCF dans la société ou au
contraire à effacer notre parti ? A-t-il ouvert une perspective de changement ?
Il faut répondre à ces questions avant de valider la poursuite de cette stratégie ou d'y renoncer si elle s'avère mortifère pour le PCF.
Les communistes ont aussi besoin de savoir où en est leur organisation. Au-delà du nombre d'adhérents, combien de fédérations, sections, cellules ? Quelle implantation dans les quartiers
populaires, les entreprises publiques et privées, quelle sociologie des adhérents et des dirigeants ? Quels efforts réels, quelles expériences pour faire vivre et renforcer le PCF ?
Nous constatons que plus d'un an et demi après le 34 ème congrès, et malgré ses décisions, il n'y a pas eu de travail réel de la direction sur ces questions. Cette situation ne saurait
perdurer.
Alors que ce congrès se propose d'entamer un nouveau chantier de transformation du parti, quel bilan tirons-nous des décisions de Martigues, particulièrement de l'abandon des cellules ?
Les transformations évoquées s'inscrivent-elles dans la continuité de ce congrès daté comme le congrès du renoncement ou veut-on en finir au contraire avec cette idéologie de la fin du PCF
?Il est plus que temps d'en discuter franchement.
Reconstruire l'organisation communiste pour le combat de classe d'aujourd'hui
Le PCF paie un lourd tribut aux renoncements et abandons idéologiques des 15 dernières années.
La disparition des cellules a laissé beaucoup d'adhérents dans l'abandon et favorisé l'éloignement des dirigeants des préoccupations populaires. Nous passons trop souvent plus de temps à
travailler avec les partenaires de nos alliances électorales qu'à développer nos propres initiatives avec nos adhérents en direction des populations.
Notre expression publique et nos actions sur les grandes questions d’actualité - retraites, sécurité sociale, licenciements - sont souvent incompréhensibles ce qui n’aide ni à notre renforcement
ni à la lisibilité de notre parti.
Notre organisation s'est considérablement affaiblie dans les entreprises et les quartiers populaires. Malgré tout cela, beaucoup de communistes ont continué à faire vivre autour d'eux une
organisation communiste de base et c'est un atout important pour l'avenir.
Alors que le peuple est sous les coups d'un combat de classe violent, il a plus que jamais besoin d'un parti communiste organisé et vivant, qui prenne des positions claires et initie des luttes
mobilisatrices. Il faut rassembler alors que le capitalisme divise, faire réfléchir quand les médias obscurcissent, libérer les pensées et les actes...
Revitaliser nos organisations de base, cellules et sections, pour qu'elles mènent au quotidien et dans la proximité la bataille idéologique, les combats pour la solidarité, la justice, la paix,
le mieux vivre doit devenir une priorité pour notre parti et sa direction.
A l'offensive pour les échéances électorales à venir
Renouvellement de la moitié des conseillers généraux en 2011, présidentielles et législatives en 2012, ces échéances sont d'abord des moments privilégiés pour aller au débat avec la population,
faire connaître nos idées et propositions, travailler à l'influence du PCF dans notre pays. Ces élections, au caractère majoritaire et uninominal, nécessitent que le PCF présente ses propres
candidats sur la base d'un projet de société et d'un programme populaire de rupture.
L'histoire a montré que le renoncement à notre propre autonomie n'a jamais profité au changement et au peuple. C'est pourquoi, nous sommes favorables à une candidature présentée par le PCF aux
élections présidentielles de 2012.
Cette candidature ne peut être soumise à l'obtention d'un consensus de nos éventuels partenaires d'autant que nous savons que cette démarche est vouée d'avance à l'échec par les prétentions
personnelle de Jean-Luc Mélenchon.
Sortons immédiatement de ce piège pour ne pas répéter celui des collectifs anti-libéraux qui nous a conduit au pire échec électoral de l'histoire du parti. Faisons preuve de lucidité car nous
savons d'avance qu'il n'y a aucun accord possible sur ce point avec Jean-Luc Melenchon.
Il est au contraire de notre responsabilité de mettre en débat une candidature communiste à disposition du mouvement populaire pour faire progresser le rapport des forces quel que soit le
résultat de l'élection.
Dans tous les cas, alors que des discussions ont lieu avec le PG et autres, nous demandons que le principe d'une candidature communistes aux élections présidentielles de 2012 soit mise en débat
au congrès d'étape.
Rassembler les communistes
Des centaines de communistes ont quitté ces dernières années leur parti faute d'y trouver l'écoute, le respect et la possibilité d'agir. D'autres partagent nos valeurs mais restent observateurs
faut d'une identité claire et enthousiasmante du PCF.
Nous nous adressons franchement à eux en leur disant qu'il n'y a pas d'issue sans un formidable effort des communistes pour se libérer des renoncements et adaptations et ensemble faire vivre dans
les conditions présentes leur organisation et leur projet.
Le 90ème anniversaire du PCF peut être le moment de ce rassemblement des communistes pour une nouvelle étape de leur histoire.
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Une
déclaration de 5 secrétaires fédéraux du PCF
Les résultats sont honorables. Ils
confirment la pertinence de nos choix de congrès. Mais ils indiquent aussi des limites à dépasser.
Dans un communiqué intitulé « Faire revivre le Front
de gauche », République & Socialisme fait part de son souhait de rejoindre le Front de gauche et d’intégrer son comité de liaison permanent.
Le PCF a appelé lors de la Fête de l’Humanité à la relance d’un «
immense débat d’idées à gauche » sur le projet qui doit constituer l’alternative à la politique de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?
Réunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front
de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.
La Fête de l’Humanité qui avait lieu du 11 au 13 septembre au Parc de la
Courneuve a, cette année, battu un record d’affluence. 600 000 personnes (soit 20 % de plus qu’en 2008) ont arpenté les allées de la fête pour débattre, écouter les concerts, déguster les
spécialités locales, aller à la rencontre des militants du PCF et apporter leur soutien au journal l’Humanité.
Le PCF et le NPA constatent les ravages provoqués par la crise globale du
système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l’Europe et le Monde. Ils dénoncent la vague de
licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de
Versailles.
Une délégation PCF conduite par Marie-George Buffet, a rencontré la
semaine dernière Bernard Thibault et d’autres représentants syndicaux de la CGT, au siège national de la confédération syndicale à Montreuil.
Cher(e) Camarade,
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