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Présidentielles

Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 06:30

Jean-Luc-Melenchon-a-Marseille-14-04-12.jpgREPORTAGE - Devant ses partisans réunis sur une plage à Marseille, l’eurodéputé a prôné "la république sociale". La veille, il s’était posé comme un "inéluctable" recours à gauche.

La Méditerranée à sa droite, une marée de drapeaux rouges devant lui et un discours fleuve. Après la Bastille et Toulouse, voici Marseille où Jean-Luc Mélenchon a tenu à montrer sa force. Le long de la plage du Prado, des dizaines de milliers de personnes (plus de 100.000 selon les organisateurs) sont venues écouter la nouvelle coqueluche des sondages. "C’est le mistral gagnant", sourit Éric Coquerel, son conseiller. Un message en tout cas avant dimanche et ce que Mélenchon appelle "l’attroupement de la Concorde" de Nicolas Sarkozy et le "rassemblement du Bois" de François Hollande. "Le donner à voir est très important. On va leur montrer qu’il y a plus grand qu’eux", avertissait vendredi le candidat du Front de gauche.

"Dès le 7, la finance attaquera la France"

Après quelques mots à la gloire du métissage et au bonheur d'"être mélangés", le natif de Tanger a déroulé l’un de ses thèmes du jour : la république sociale. "La VIe République doit être la république sociale", lance, depuis son pupitre, cet admirateur de Jaurès. S’adressant "aux ouvriers et aux ouvrières" comme d’autres s’adressent aux "travailleurs" et aux "travailleuses", Jean-Luc Mélenchon a promis l’extension de leurs droits. Pour "mettre fin à l’Ancien Régime de la monarchie absolue du patronat dans l’entreprise", il propose un droit de vote des représentants du personnel en cas de licenciement collectif ou de restructuration et un "droit de préemption" en cas de cession ou de liquidation de l’entreprise. Un peu plus tôt, Pierre Laurent avait, lui aussi, mis en garde les "puissants" : "Depuis la Bastille, le spectre de la Révolution française hante à nouveau l’Europe des privilégiés." Raillant "Mme Parisot" qui "a le cou qui la gratte", le patron du PCF la rassure, à sa manière : "Cette fois, nous leur laisserons la tête mais nous plumerons tout le reste."

Persuadé que, quel que soit l’élu du 6 mai, "dès le 7, la finance attaquera la France", Mélenchon se présente comme celui qui organisera "la lutte implacable pour rendre les coups". Où ? Dans la rue, si ce n’est au pouvoir. "Pendant que François Hollande est là et qu’il ne bouge pas, nous, on avance", se félicitait récemment Mélenchon. De là à le dépasser… "Si on avait 15 jours de plus, on serait sûr d’être au deuxième tour", assure son bras droit François Delapierre, rêvant d’un Sarkozy qui "dévisse" et d’un second tour Hollande-Mélenchon. Mais voilà, le premier tour est dans sept jours. Alors, dans son camp, on imagine déjà la suite.

"Avant dix ans, le Front de gauche sera au pouvoir"

L’avenir a parfois les couleurs du passé. Au Front de gauche, la référence au Front populaire devient de plus en plus présente. Si la gauche gagne, "la victoire électorale sera suivie d’une mobilisation populaire", comme en 1936, a expliqué Mélenchon vendredi, lors d’un déjeuner avec la presse. Et comme en 1936, il ne voit pas ses alliés communistes truster les places de ministres dans un quinquennat Hollande. Au Front de gauche, "personne n’ira au gouvernement ou alors des renégats", tranche-t-il.

Le candidat voit loin : "Avant dix ans, le Front de gauche sera au pouvoir. Si je dis cela, ce n’est pas par arrogance", assure-t-il, mais parce qu’il y a une "pente des événements" qui met le modèle néolibéral dans "une impasse absolue". Et naturellement, Mélenchon se pose en "recours". Si le PS gagne, "on aura un François Hollande chevauchant une mer déchaînée avec un esquif qui n’est pas paré pour le grand large", pronostique Delapierre, filant la métaphore du capitaine de pédalo. En attendant un hypothétique naufrage, Mélenchon pourrait alors continuer sa lutte ailleurs. Avec une candidature à l’Assemblée dès juin prochain ? "Peut-être, on en discute", a lâché Mélenchon qui, jusqu’à présent, a toujours nié cette possibilité.

Légende photo : Jean-Luc Mélenchon a réussi une nouvelle démonstration de force, samedi à Marseille. (Reuters)


Source : Arthur Nazaret, envoyé spécial à Marseille - Le Journal du Dimanche
Samedi 14 avril 2012

Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 06:30

Sondage-CSA-BFM-TV-RMC-20-Minutes.jpg

Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 10:30
Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 10:30
Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 12:30

Couverture-Nouvel-Obs-12-04-12.jpgCette semaine, le Nouvel Observateur fait couler son encre, en essayant de trainer le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, dans des eaux bien fétides, chargées des éléments de langage communs au FN et au Medef contre Jean-Luc Mélenchon.

Nous imaginons bien le légitime dégoût que cela ne manquera pas de provoquer auprès des lecteurs d'un hebdomadaire qui, en se trompant d'adversaire, en utilisant contre le candidat du Front de gauche des propos de caniveau, commet bien plus qu'un dérapage journalistique, qu'une erreur politique. Nous sommes là devant une sale opération électoraliste qui déshonore autant ceux qui l'ont commandé que ceux qui l'ont exécuté.

Oui mais voilà. Avec l'irruption citoyenne qui caractérise notre campagne, le pilonnage du Nouvel Observateur contre le Front de gauche fait déjà parti d'un vieux monde. Il n'est pas très beau à voir. Nous avons d'autres horizons, notamment les dizaines de milliers de visages rassemblés à la Bastille, au Capitole, et samedi sur la plage du Prado à Marseille. Ils sourient quand cela fait grimacer le Nouvel Observateur. C'est triste pour un titre dont les engagements passés trouvent un écho avec l'esprit de Résistance incarné aujourd'hui par le Front de gauche. En nous insultant, le Nouvel Obs se manque d'abord à lui-même.


Olivier Dartigolles,
Porte-parole du PCF et co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon

Par PCF - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 12:30
Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 10:30

Melenchon-et-Laurent-a-Grigny.jpgSi leur candidat a déjà dit qu’il ne participerait pas à un gouvernement Hollande, les communistes hésitent sur la stratégie à suivre.

Le déplacement ne figurait pas à son agenda, mais Pierre Laurent n’a pas pu résister. "J’ai voulu participer à la fête", glisse le secrétaire national du PCF, le regard tourné vers la tribune toulousaine d’où s’exprime Jean-Luc Mélenchon. Ce jeudi, sous une pluie fine, le chef du PCF écoute le candidat du Front de gauche s’en prendre à Sarkozy, à son mandat "de souffrances", "de grossièreté" et "d’abaissement de la patrie". "Je n’ai pas besoin d’être mis en avant pour me sentir bien", tient à préciser Pierre Laurent, qui n’avait pas non plus parlé à la Bastille, mais qui s’exprimera samedi prochain lors du grand rassemblement marseillais.

Devant lui, la place du Capitole est rouge de monde, les drapeaux s’agitent, L’Internationale retentit. Les symboles sont de retour. "Nous sommes fiers de cette campagne, de nous comme du candidat. Il exprime bien la colère. Parfois les communistes trouvent qu’il en rajoute, avec des paroles à l’emporte-pièce, mais c’est sa façon de faire", relève la présidente du groupe communiste au Sénat, Nicole Borvo, une des oratrices de la soirée.

Passés de plus de 21 % à la présidentielle de 1969 à moins de 2 % en 2007, les communistes se sont choisi un ex-PS pour relever leurs couleurs. Certains, au PCF, y ont vu le signe d’un effacement. "On sortira de cette campagne avec un PCF plus dynamique et plus en forme qu’il n’y est entré", rétorque Pierre Laurent. Le gros score qui leur est promis change la donne.

"Nous sommes autonomes des socialistes"

En cas de victoire de Hollande, le Front de gauche pourrait se diviser. Mélenchon a prévenu : il n’entrera pas dans un autre gouvernement que le sien. Le PCF est moins catégorique et attend les législatives pour se prononcer. "Ce n’est pas sur le programme de François Hollande qu’on ira au gouvernement", prévient le successeur de Marie-George Buffet, qui ne veut pas d’une politique d’austérité. Sur le smic, sur l’Europe, sur la fiscalité ou sur la reprise en main du secteur bancaire, il n’y a "pas le compte", souffle Laurent depuis des semaines. "Avec un tel niveau électoral, le PCF n’a plus besoin d’être dans un gouvernement PS pour être une force qui compte à gauche. Notre force est d’autant plus importante que nous sommes autonomes des socialistes", plaide François Delapierre, directeur de campagne de Mélenchon. "De ce qu’ils nous disent, je pense qu’ils n’iront pas. Sur des questions fondamentalement stratégiques, il vaut mieux qu’on soit d’accord", souligne Éric Coquerel, conseiller spécial de Mélenchon.

"Plutôt le Front populaire que les années Jospin"

"Une première réflexion sur l’après". Voilà le menu d’un long et discret séminaire tenu le 12 mars dernier par les principaux dirigeants du parti. "Actuellement, l’option c’est plutôt le Front populaire que les années Jospin", explique Éric Corbeaux, l’un des participants. Un autre décrypte : "Peut-être qu’il vaut mieux un soutien critique qui s’appuie sur un fort mouvement social plutôt qu’une participation au gouvernement. Cette ligne est très majoritaire dans la direction du parti." Il ajoute : "Trois ministres dans le gouvernement Jospin, cela n’a pas servi à grand-chose. On ne se laissera pas piéger, on n’ira pas au gouvernement pour décevoir les gens." Position sincère ou astuce pour faire monter les enchères, forts des 13 % à 15 % de Mélenchon? Qui sait.

Hasard du calendrier, peu après la fin de ce séminaire, Pierre Laurent rencontrait François Hollande à l’Assemblée nationale. Une deuxième rencontre "privée", après celle qui a eu lieu dans un café parisien dans les jours suivant la victoire du socialiste à la primaire. Ont-ils cette fois-ci parlé de l’après? "On a juste échangé sur nos campagnes respectives", assure Pierre Laurent. Rien de plus. Évidemment.

Légende photo : Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, et Jean-Luc Mélenchon, dimanche 1er avril au meeting de Grigny. (Reuters)


Source : Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche
Dimanche 08 avril 2012

Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 12:30
Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 06:30

programme-FDG.jpgDéclaration des économistes du PCF


De prétendus éléments de chiffrage du programme du Front de gauche ont été avancés dans divers journaux, dont « Le Monde ». Très discutables, ils cherchent à accréditer l'idée que ce programme serait irréaliste, voire dangereux.
 
Ils montrent surtout que leurs auteurs font fi de la nouvelle logique sur laquelle la mise en œuvre de ce programme permettrait d'embrayer, rompant avec les cercles vicieux de la croissance financière et du chômage, à la racine de l'emballement des déficits et des dettes.
 
On amorcerait, au contraire, les cercle vertueux d'un nouveau type de croissance tirée par la sécurisation et la promotion de l'emploi, de la formation, des revenus du travail et de remplacement et une grande expansion des services publics, en France et dans ses régions, en Europe.
 
Faisant reculer tous les gâchis de capitaux et écologiques, grâce à l'intervention des salariés et des citoyens pour changer les gestions d'entreprises, elle mobiliserait l'argent des profits, des fonds publics et du crédit bancaire pour réaliser de grands objectifs sociaux et environnementaux novateurs.
 
Le programme du Front de gauche, jamais cité par « Le Monde », déclare précisément : « Nous proposons que la BCE finance par création monétaire un Fonds de développement social, solidaire et écologique européen ».
 
Le produit d'achats de titres de dette publique des différents États de la zone euro par la BCE serait, en effet, affecté, en alimentant ce Fonds, pour une expansion des services publics, différenciée suivant les besoins des divers pays, en vue d’une nouvelle croissance sociale, avec des coopérations de solidarité entre les services publics.
 
De même, il s’agirait de déployer une « nouvelle mission de service public du crédit … au service de l’emploi, de la formation, de la croissance réelle et de la préservation de l’environnement. » Cela concernerait une baisse sélective très forte des taux d’intérêts jusqu’à zéro (voire négatifs, avec une diminution des remboursements) pour un crédit long aux entreprises, avec des taux d’intérêts d’autant plus abaissés que sont programmés et vérifiés de bons emplois et formations, pour des investissements réels, matériels et de recherche et leur efficacité appuyée sur la combinaison des recherches et des formations hardies.
 
Ce nouveau crédit pourrait être organisé à plusieurs niveaux, local, national et européen, de façon diversifiée et coordonnée. Ainsi, au niveau local, nous proposons des Fonds régionaux publics pour la prise en charge, par des fonds publics, de tout ou partie des intérêts, pour des crédits favorisant l’emploi et la formation avec des investissements efficaces pour une nouvelle croissance réelle.
 
Au niveau national, nous proposons l’institution d’un Pôle financier public. Il viserait la mise en réseau des institutions publiques et mutualistes existantes (Caisse des dépôts, Banque Postale, Oseo, Caisses d'épargne, Banques mutualistes) ainsi que certaines nationalisations de banques, comme pour Dexia.
 
Ce pôle contribuerait à impulser des orientations nouvelles, y compris dans tout le secteur bancaire et financier, avec l’avancée de contrôles publics et de dispositions nouvelles, en liaison avec des soutiens publics possibles de recapitalisation des banques. Outre les incitations au nouveau type de crédit, les mesures porteraient notamment contre les activités spéculatives, y compris par la séparation des banques de dépôts et d’investissement, et elles viseraient à conjuguer croissance réelle efficace et progrès social, avec également des taxations dissuasives et incitatives.
 
On pourrait encore, pour renforcer le Pôle public et le soutien des baisses sélectives des taux d’intérêt, utiliser une partie des énormes fonds publics, gâchés et poussant aux bas salaires, comme ceux dévolus aux exonérations de cotisations sociales (28 milliards d'euros annuels).
 
Enfin et surtout, ce nouveau type de crédit pourrait s’appuyer sur un autre financement des banques par la BCE, tout particulièrement pour des crédits à long terme. Cela implique de nouvelles missions prioritaires pour la BCE, pour l’emploi et la croissance réelle, contre la priorité actuelle à l’opposition à l’inflation avec l’objectif principal dit de maintien de la stabilité des prix.
 
Alors que, déjà, la BCE a dû prêter à 1 % sur 3 ans plus de 1000 milliards d'euros aux banques, sans aucune condition de critères visant une relance de la croissance sociale, et alors qu'elle a du prendre 217 milliards d'euros de dette publique de pays européens, ce sont donc plusieurs centaines de milliards d'euros qui seraient rendus disponibles pour l'ensemble des pays européens dont la France.
 
Ces propositions ambitieuses et réalistes du programme du Front de gauche permettent d'aller au-delà des propositions de F. Hollande et du PS mettant en cause la finance, tout en précisant l'audace nécessaire.
 
Loin des exercices traditionnels de chiffrage, toujours faux car contredits par les réalités ultérieures, auxquels donnent lieu les élections et qui, aujourd'hui plus que jamais, visent à enfermer la réflexion des citoyens dans le fatalisme face aux contraintes réputées indépassables du capitalisme financier en crise, il s'agit de donner à voir la possibilité d'une autre logique.


Yves Dimicoli, Denis Durand, Frédéric Boccara, membres de la commission économie du PCF,


Paris, le 5 avril 2012.

Par PCF - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 10:30

Par David NOËL - Publié dans : Présidentielles - Communauté : Parti Communiste Français
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