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Crise économique

Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 06:30

logo-Dexia.jpgDexia, c'est d'abord le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière. Suite à la privatisation en 1987 de la Caisse d'aide à l'équipement de collectivités locales (CAECL), Dexia (ex Crédit local de France) s'est lancé dans une fuite en avant mortifère qui l'a conduit à vendre à de nombreux élus des emprunts toxiques pour leurs collectivités locales !

La re-nationalisation franco-belge partielle opérée après la crise financière de 2007-2008 ne s'est accompagné d'aucun changement des pratiques et critères de gestion et de crédit de Dexia. Aujourd'hui, un nouveau sauvetage d'urgence est envisagé. Il séparerait les actifs dangeureux de la banque et le portefeuille de prêts aux collectivités locales qui serait détenue par la Caisse des dépôts et la Banque postale.

Cette opération ne doit pas se traduire par un appel aux contribuables ou par un durcissement des conditions de prêt aux collectivités territoriales. Au contraire, le nouvel ensemble doit intégrer un pôle public financier ayant en charge le développement d'un nouveau crédit incitatif au développement de l'emploi et de la formation avec les équipement et les infrastructures nécessaires.

Dans l'immédiat, l'heure est à la renégociation des dettes des collectivités intoxiquées impliquant non seulement Dexia, ou ce qu'il en restera, mais aussi toutes les banques ayant placé des emprunts toxiques.

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 06:30

YES-or.jpegLes choix faits depuis mai 2010 et, encore plus, lors du sommet de l'euro-groupe de juillet dernier, conjuguent surenchères dans les politiques d'austérité, graves reculs de la démocratie et de la souveraineté populaire.

C’est un véritable une fuite en avant au service de la domination des marchés financiers.

Ces choix débouchent sur un énorme fiasco du point de vue même de l’objectif qu'ils prétendent viser: le recul de l'endettement public. La fragilisation de l'Europe qu'engendre l'aveuglement des dirigeants de la zone euro et dont se réjouissent les fonds spéculatifs, anglo-américains notamment, va conduire au désastre : freinage de la croissance, augmentation du chômage, rationnement des services publics et étouffement des revenus salariaux.

Il faut rompre avec cette logique folle qui assassine les Grecs, et qui prépare l'éclatement de la zone euro au risque d'une confrontation fratricide entre Européens à coup de dévaluations compétitives.

La gauche, en France, a une responsabilité immense. Il ne suffit pas de se proclamer pour une opposition à la « règle d'or » en évoquant le caractère spécieux de l'initiative de Sarkozy. Il faut appeler les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes à une grande mobilisation exigeant un changement de logique avec une autre utilisation de l'euro et de la création monétaire de la la BCE :

- Une grande expansion concertée des services publics, rompant avec les orientations des pactes de stabilité et de l'euro plus, et posant la nécessité de  choix budgétaires de relance sociale pour 2010;

- Une maitrise populaire du crédit et des banques pour sécuriser l'emploi, la formation, les revenus salariaux, de conserve avec une répression systématique de la spéculation.

 Rejetons toute tentation d'union sacrée derrière les marchés financiers. Cessons de diaboliser, comme la droite et l'extrême droite, les déficits et les dettes publiques. Décrétons l'état d'urgence pour imposer une réorientation des pratiques des banques et des grands groupes en exigeant des droits et pouvoirs d'intervention des salariés, des citoyens et des élus sur l'utilisation de l'argent des profits, des fonds publics et du crédit.

Les institutions bancaires et de crédits doivent redevenir du domaine public et fonctionner selon une logique anti-spéculative et de soutien à la relance sociale et économique, aux salaires, emplois, aux investissements socialement utiles et générateurs de croissance.


Yves Dimicoli
Economiste, membre du Conseil National et de la commission économie-social-finance du PCF.

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 06:30

logoFSU3 Face à la crise économique et financière, le gouvernement cherche à convaincre qu’il n’y a pas d’autres choix que ceux de la rigueur. A vouloir rassurer les marchés financiers et les agences de notation, il ne s’attaque pas aux causes structurelles de la crise.
En revenant modestement sur les niches fiscales, la défiscalisation des heures supplémentaires et en taxant de manière marginale et provisoire les hauts revenus, le gouvernement reconnaît l’échec de sa politique menée jusqu’ici.
Mais les mesures annoncées s’inscrivent toujours dans une politique d’austérité pénalisant essentiellement les salariés, mettant peu à contribution les hauts revenus (200 millions sur un plan de 11 milliards), ne remettant pas en cause la réforme de l’ISF (2 milliards de recettes fiscales en moins). Elles hypothèquent ainsi toute sortie réelle de la crise et s’inscrivent dans des orientations européennes qui fragilisent encore plus la situation des pays de l’UE.

Le gouvernement utilise l’argument de la dette publique dont la hausse résulte pour l’essentiel des cadeaux fiscaux aux plus riches et des exonérations de charges pour des entreprises et poursuit dans sa logique de baisse des dépenses publiques. Ceci entraînera encore une baisse de l’activité et des recettes fiscales, tout en aggravant les inégalités. A cet effet, la FSU estime que la « règle d’or » serait néfaste pour notre économie et dangereuse pour notre démocratie sociale.

La FSU avait demandé au gouvernement d’intervenir sur les causes réelles de la crise en agissant sur l’emploi - l’Etat employeur devant montrer l’exemple en renonçant au "un sur 2" dans la Fonction publique et en créant les emplois nécessaires-, le pouvoir d’achat, la fiscalité (avec un autre partage des richesses produites) et les investissements productifs pour l’avenir prenant en compte les impératifs écologiques.

Où est l’équité, l’effort partagé dans les annonces faites ? D’un côté des mesures ponctuelles et réduites de taxation des hauts revenus de surcroît à partir d’un seuil trop élevé, de l’autre, réforme des retraites, suppressions massives d’emplois publics, RGPP et stagnation du pouvoir d’achat pour les salariés ! Plus des mesures présageant une mise à mal des dépenses de santé et des mutuelles qui entraîneraient une aggravation des difficultés d’accès au soin pour les plus modestes… La Fonction publique reste particulièrement impactée par les choix faits : 15 milliards d’économie avec la RGPP contre 200 millions d’euro par la contribution exceptionnelle des hauts revenus !
Pour la FSU, il faut cesser de considérer les services publics et la Fonction publique comme une charge. Ce sont bien des investissements productifs indispensables notamment l’éducation, la formation et la recherche.

En poursuivant dans cette impasse, le gouvernement ne change pas la donne et n’offre pas de perspective d’avenir aux générations futures.

La FSU invite les agents de la Fonction publique et les salariés à se saisir de ces débats et à s’engager massivement dans les actions et initiatives dès les prochaines semaines pour empêcher la mise en œuvre de ces mesures et imposer d’autres choix économiques et financiers garantissant davantage d’égalité, de justice sociale et de progrès pour tous. C’est en ce sens qu’elle participera à l’intersyndicale du 1er septembre prochain.


Les Lilas, le 25 août 2011

Par David NOËL - Publié dans : Crise économique - Communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 10:30

fillon-4.jpgEn pleine débâcle, François Fillon a commencé par accorder à la politique gouvernementale un insupportable satisfecit.

Alors que des millions de jeunes souffrent du chômage et de la précarité, il se réjouit de la destruction de 130 000 emplois publics, des 15 milliards de réduction des dépenses publiques réalisée grâce à la RGPP, de l'asphyxie des collectivités territoriales.

Fier de son bilan calamiteux, le Premier ministre annonce un nouveau plan de super austérité de 11 milliards d'euros. Une fois encore, il ne cherche qu'à satisfaire les marchés financiers et sacrifie l'avenir du pays. Il annonce par avance l'échec de sa politique en programmant un nouveau recul des prévisions de croissance en 2011 comme en 2012 et reconnaît que les politiques menées ces trois dernières années ont fait exploser les déficits.

Le plan d'austérité annoncé va encore aggraver l'injustice sociale. Le seuil de tolérance de cette politique injuste et inefficace est largement dépassé.

Personne n'est abusé, la « contribution exceptionnelle des hauts revenus » n'est qu'un pare-feu – ne représentant que 200 millions d'euros de recettes prévues – une goutte d'eau sur les 11 milliards d'économies qui vont être infligés.

Ce geste a des allures de charity-business plutôt abject puisqu'en contrepartie, la Sécurité sociale et les droits sociaux sont en ligne de mire, avec dans un premier temps l'augmentation de la taxation des conventions d'assurance qui coûtera 1,2 milliard aux assurés. L'augmentation de la taxation sur le tabac, l'alcool, les sodas ou encore les déremboursements nouveaux envisagés vont d'abord pénaliser les revenus les plus modestes.

Aucune des mesures annoncées ne restaurera la croissance ni l'équilibre des comptes publics !

En plaidant à nouveau pour l'inscription de la règle d'or dans la Constitution de notre pays, François Fillon en appelle à se plier à la dictature des marchés .

La mobilisation est plus que jamais nécessaire pour imposer des mesures qui prennent radicalement le contre-pied de ce plan d'austérité, en favorisant le pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires des Français, en taxant fortement la spéculation et les revenus du capital, en mettant réellement fin aux exonérations sociales et fiscales.

Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !


Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 06:30

Sommet-Merkel-Sarko.jpgNicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont rencontrés aujourd'hui à Paris pour travailler la « coordination» des politiques économiques européennes, autrement dit, comment faire avaler encore plus d'austérité aux peuples européens. En France, le bourrage de crâne a déjà commencé : il faut préparer l'opinion à l'austérité qui (de toute façon), serait appliquée (et cela) « quelle que soit la situation économique » selon Nicolas Sarkozy. L'UMP, qui craint la démocratie et le changement politique, tente de graver l'austérité dans la constitution et n'hésite pas à pousser vers un fédéralisme européen de plus en plus autoritaire avec la « nouvelle gouvernance économique », le pacte euro+ et l'idée d'un « conseil de stabilité ». Mais la France et l'Europe ne sortiront pas de la crise en continuant de se soumettre aux marchés financier et en tuant leur économie avec des politiques qui empêchent toute perspective de croissance.

Pour le PCF, deux priorités pour sortir de l'impasse : désarmer les spéculateurs et investir dans l'emploi et les services publics. Et un outil : la banque centrale européenne qui, au lieu de faire la leçon à l'Italie, devrait utiliser autrement son pouvoir de création monétaire.
- Elle peut prêter à taux zéro aux Etats en difficulté et racheter des titres de dette publique – non pas pour payer les créanciers à court terme – mais pour financer l'expansion des services publics, comme le proposent le PCF et le PGE avec l'idée de créer un fonds européen de développement social et solidaire.
- Elle peut également refinancer les banques sur la base de critères sociaux et environnementaux pour que la monnaie créée n'aille pas à la spéculation.

Quant à la dette, la vérité doit être dite sur les responsabilités des gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat français et qui, en bons libéraux, ont approfondi le déficit en refusant de faire contribuer les riches, en recapitalisant les banques et en empruntant sur les marchés financiers pour le combler. Cette part illégitime de la dette doit être annulée et de nouvelles recettes doivent être dégagées, notamment en taxant les profits. Aux responsables de payer la crise, pas à leurs victimes !    


Pierre Laurent,
secrétaire national du PCF,
Président du Parti de la Gauche Européenne

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 06:30

francois-baroin-2.jpgL'institut national de la statistique (INSEE) annonce une croissance nulle pour l'économie française  au deuxième trimestre. Pourtant et contre toute raison, le ministre de l'Économie François Baroin, devenu une espèce de témoin de Jéhovah de la croissance perdue, continue d'afficher sa confiance et maintient la prévision de croissance de 2 % pour 2011.

A la vérité, les principaux responsables du suicide de l'économie française sont aujourd'hui au gouvernement. Ce bilan est le leur. Il a pour origine tout l'argent public détourné vers les banques et le soutien gouvernemental invétéré aux gâchis provoqués par les marchés financiers, détournement assorti d'un plan d'austérité concocté à base de RGPP, de non-remplacement d'un retraité sur deux et de pression à la baisse constante sur le pouvoir d'achat. La croissance nulle de la France n'est pas le fruit du hasard mais bien la conséquence de choix politiques.

Face à la crise financière, l'exécutif annonce déjà un tour de vis supplémentaire pour satisfaire les agences de notation en voulant faire voter coûte que coûte la règle d'or. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, nul besoin d'être devin pour annoncer que la récession est au bout du chemin si le Congrès prenait une telle décision. Pas une voix à gauche ne doit manquer pour empêcher le sabordage de notre économie !

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 10:30

Jean-Claude-Trichet.jpgFace à l'ampleur de la crise financière et la soumissions des gouvernants, force est de constater qu'en Europe, la réalité du pouvoir est exercée par les banques et les spéculateurs.

Fini les simulacres de G20, les sommets européens tous plus laborieux les uns que les autres.

C'est maintenant Jean-Claude Trichet, le seigneur et maître de la Banque centrale européenne, qui distribue leur lettre de créance aux États de la zone Euro. Les Italiens et Espagnols en savent quelque chose, eux qui viennent d'être soumis, en « secret », au chantage du rachat de leur dette par la BCE contre l'engagement d'une politique renforcée d'austérité.

Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers, a avoué mercredi qu'il « va falloir s'habituer aux règles fixées par la BCE ».

Ce coup de force opéré en plein cœur de l'été spolie la souveraineté de 400 millions de citoyens européens.

Le PCF dénonce les plein-pouvoirs accordés à la BCE. Les principaux responsables de ce détournement démocratique et ceux qui le laissent faire, devront en rendre compte.

Le PCF avec le Front de gauche et ses partenaires seront de la bataille pour empêcher d'inscrire dans notre constitution la politique ultra-libérale que les marchés financiers imposent aux peuples, et pour chasser du pouvoir Sarkozy et les siens en 2012.

L'urgence, face à la crise, est une politique offensive de relance économique et sociale au service du pays et non des spéculateurs : taxer les flux financiers, reprendre le pouvoir sur les banques et reconstruire le pouvoir démocratique.

Par David NOËL - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 12:00

logo cgtLes marchés financiers sont de nouveau secoués. Cette fois-ci la cause en est la dégradation de la note par l’agence de notation Standard & Poor’s des obligations émises par l’Etat américain.

Après les mêmes pratiques récentes sur des Etats européens, une agence de notation se permet de risquer de fortes secousses avec des conséquences qui peuvent être lourdes sur l’économie réelle, la croissance, l’emploi, les salaires …

Une fois de plus, des officines privées se permettent de juger et de tenter de changer, par pressions des marchés financiers, la politique économique de pays (dont aujourd’hui celle des Etats-Unis, première économie mondiale) vers toujours plus d’austérité. Elles s’arrogent un rôle qui doit être celui des Etats sous contrôle démocratique de leurs citoyens. Pour le moment tétanisés par leur incapacité à réguler la finance, les Etats s’y soumettent, au lieu de s’appuyer sur les exigences des peuples.

Ce nouvel épisode met en évidence le bien-fondé d’une exigence forte qui prend partout dans le monde : il faut mettre fin à la dictature des marchés financiers pour dynamiser l’économie, créer des emplois stables, augmenter les salaires et soutenir l’investissement productif. Valérie Pécresse, ministre du Budget, annonce : « La France sera au rendez-vous de la réduction de son déficit cette année et l’année prochaine ».

De tels propos, visant à donner des gages aux marchés financiers, témoignent du fait que nos responsables politiques ne veulent pas admettre que les politiques de sauvetage des marchés financiers, mises en place depuis trois ans, sont contre-productives et en opposition à l’intérêt général.

Les programmes d’austérité exigés par les marchés financiers conduisent à la hausse du chômage et de la précarité, pèsent sur les salaires, les pensions et les minima sociaux, donc sur le pouvoir d’achat, et affaiblissent le potentiel de croissance économique.

On ne peut pas sortir de cette crise en donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers : les « plans de sauvetage » se multiplient et à chaque fois la somme d’argent nécessaire pour sauver les financiers augmente. Cet argent aurait pu, et doit, être mobilisé au service de l’emploi et de l’investissement productif.

Pour sortir de cette crise, il faut remonter à la source : il faut revaloriser le travail.

Il faut créer des emplois qualifiés et stables, augmenter les salaires, dynamiser l’investissement productif.

Il faut mettre fin aux programmes d’austérité. Au lieu de réduire les moyens des services publics et geler les traitements dans la fonction publique, ce que fait le gouvernement, il faut augmenter les dépenses utiles comme celles de l’éducation, de la santé et des infrastructures.

Il faut en revanche supprimer les niches fiscales et sociales inutiles, augmenter l’impôt sur les hauts revenus et taxer les transactions financières.

Il faut, enfin, stopper les capacités de manœuvre et de nuisances de la sphère financière et spéculative au profit d’une capacité de décisions de l’économie réelle sous contrôle démocratique.

La CGT porte ces exigences et appelle à porter d’autres choix pour une autre répartition des richesses par la mobilisation des salariés, retraités et privés d’emploi notamment par une journée d’action interprofessionnelle à la rentrée.


Montreuil, le 8 août 2011

Par David NOËL - Publié dans : Crise économique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 06:30

crise-boursiere.jpgIl faut impérativement cesser d'encourager les marchés financiers par la fuite en avant généralisée dans l'endettement public auprès d'eux, comme ne cessent de le faire les États-Unis et l'Union européenne aujourd'hui.

Certes, l'intervention de la BCE, lundi, a permis, dans l'immédiat, d'éviter le krach que l'on prédisait après la dégradation, par une agence, de la notation de la dette fédérale des États-unis en écho au relèvement de son plafond pour que Washington puisse continuer de soutenir son effort de guerre, ses énormes dépenses de domination et de gâchis financiers grâce aux privilèges du dollar.

Cependant, le rachat par la BCE de titres de dettes souveraines de l'Italie et de l'Espagne, au delà de ceux de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal, ne vise qu'à maintenir la confiance des créanciers privés (banques, assurances, fonds spéculatifs...) le temps que les décisions prises au sommet européen extraordinaire du 21 juillet dernier soient ratifiées par les États de la zone euro.

Ce sera, alors, au Fonds européen de stabilité financière de prendre le relai en amplifiant l'endettement public de la zone euro sur les marchés mondiaux, en rivalité avec celui des États-Unis, avec, pour contrepartie, une casse accrue de l'emploi, des salaires, de la formation, des retraites et de services publics.

Il est urgent de rompre avec cette logique folle qui fait que, désormais, la dette publique mondiale approche les 40 billions (millions de milliards) de dollars, contre 29 500 fin 2007, tandis que la croissance pique à nouveau du nez et que le chômage redouble!

Il faut, au contraire, moyennant une création monétaire nouvelle massive des banques centrales et du FMI, faire reculer la domination des marchés financiers avec, au-delà du remboursement de dettes, un immense effort commun de promotion de l'emploi, de la formation, des salaires, de la protection sociale et des services publics en France, en Europe et dans le monde.

Il devient urgent, en effet, de faire prévaloir, dans les financements, des finalités sociales face aux difficultés considérables qui assaillent les populations, à l'explosion des gâchis financiers et des dépenses de surarmement qui préparent une crise mondiale d'une tout autre ampleur que celle de 2008-2009.

La BCE doit être profondément réorientée dans ce sens, à l'appui des luttes sociales qui, de partout, montent en Europe. Les peuples européens ont tout à gagner, en même temps, à un rapprochement avec les pays émergents et en développement pour contraindre les États-Unis à entrer dans une négociation internationale nouvelle, pour faire reculer le rôle du dollar en promouvant une monnaie commune mondiale, à partir des droits de tirage spéciaux du FMI, pour un co-développement pacifique de toute l'humanité.

C'est dire si, en France, il faut absolument refuser la prétendue « règle d'or » des finances publiques proposée par Sarkozy, mettre en cause les pactes de stabilité et de compétitivité et, avec un pôle financier public et des fonds publics régionaux, mobiliser un nouveau crédit sélectif pour sécuriser l'emploi, la formation, les salaires, les retraites et une croissance réelle durable. Aucune voix à gauche ne doit manquer pour faire barrage à la règle d'or.

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 10:30

Crise-economique-USA.jpgEn abaissant aussi vite la note sur la dette à long terme des Etats-Unis, l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) ne crée pas la surprise puisque les rumeurs allaient bon train pendant les pourparlers entre Républicains et Démocrates au Sénat américain. Il s'agit certes d'une première dans l'histoire des USA et la manœuvre vise aussi à accréditer l'idée qu'aucune nation, pas même une des premières puissances mondiales n'est à l'abri. C'est surtout la confirmation que ce sont les marchés financiers qui commandent.

La décision de S&P va aggraver les comptes publics américains et cela ne peut que renforcer une politique d'austérité budgétaire pour des Américains, dont les plus pauvres et les plus modestes ont déjà vu leurs conditions de vie se détériorer dramatiquement en quelques années. Les répercussions sur l'économie mondiale vont être terribles et ce n'est pas une réunion du G7 qui mettra un terme à cette danse macabre, car plus les gouvernements et les États se plient à la loi des marchés et plus ces derniers en exigent.

Il faut donc regarder ailleurs ! Vers une refonte complète des institutions financières internationales, une monnaie commune mondiale pour briser les reins de la spéculation financière, la taxation des transactions de capitaux et profits financiers et le pouvoir aux citoyens et pas aux marchés !

De Madrid à Tel-Aviv, en passant par Athènes, les peuples aujourd'hui s'élèvent contre la connivence de leurs dirigeants politiques et des banquiers et spéculateurs. L'avenir est sans conteste de leur côté. En France, Nicolas Sarkozy en fidèle serviteur de la grande finance projette d'imposer sa "règle d'or" dans la constitution pour rendre l'austérité des politiques publiques pérenne. Le Parti communiste français avec le Front de gauche contribueront à l'en empêcher et appellent, pour cela, toutes les voix de gauche à se rassembler dans cet objectif.

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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