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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 10:30
christine-lagarde-3.jpgLa Cour de justice de la République (CJR) a décidé d'ouvrir une instruction contre Christine Lagarde, l'ancienne ministre de l’Économie et désormais directrice générale du FMI. Parmi les charges retenues figurent notamment la complicité de faux et le détournement de fonds publics.

Cette décision de la CJR est tout sauf une surprise.

Les conditions dans lesquelles Bernard Tapie s'est vu indemnisé de façon si stupéfiante, à coups de centaine de millions d'euros, avaient à l'époque suscité un tollé général. Sachant cela, Nicolas Sarkozy a fait le forcing pour l'imposer à la tête du FMI. Cette décision présidentielle dénote d'un singulier sens de l’État, celui qui fait des intérêts particuliers l'alpha et l'oméga d'une politique nationale.

Le peuple grec dont l'économie nationale, exsangue, est livrée en pâture aux marchés financiers n'a pas bénéficié, lui, de la même mansuétude que Bernard Tapie de la part de la désormais patronne du FMI.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 06:30

Sarkozy-Kadhafi.jpgLe site Mediapart met en cause le ministre de l'Intérieur et le présente comme la cheville ouvrière des deals financiers passés entre la France et la Libye par l'intermédiaire de Ziad Takieddine.

Selon un article de "Mediapart", publié jeudi 28 juillet, Claude Guéant a été, alors qu'il était directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, puis secrétaire général de l'Elysée, l'un des "pivots des deals financiers" entre la France et la Libye de 2005 à 2007. A partir d'une masse de documents, dont plusieurs notes confidentielles, liée à Ziad Takieddine, intermédiaire franco-libanais en vente d'armes et suspect dans le volet financier de l'affaire Karachi, le site d'investigation révèle les liens étroits entre l'homme d'affaires et la place Beauvau.

"Ziad Takieddine a obtenu en avril 2007, en pleine campagne présidentielle, des commissions occultes sur un marché de livraisons de matériel de guerre électronique vendu [...] à la Libye", écrivent les journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske. Et la personne à l'origine de ce rapprochement entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi ne serait autre que Claude Guéant, aujourd'hui ministre de l'Intérieur. "Ce genre de collusion" entre un haut fonctionnaire et un intermédiaire de l'armement "relève du jamais-vu", notent-ils.

Contrôle total des marchés libyens

Selon les documents produits par Mediapart, Ziad Takieddine "aurait promis un contrôle total" sur les futurs marchés signés en Libye. Le site raconte que les relations entre les deux hommes ont débuté en 2003 lors du projet de vente avorté du système de surveillance des frontières de l'Arabie Saoudite dont Ziad Takieddine était l'intermédiaire.

En 2005, alors que la Libye est devenue fréquentable, l'homme d'affaires organise les visites à Tripoli de Claude Guéant, de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux. Les relations entre la France et la Libye se réchauffent. La même année, Ziad Takieddine liste les marchés qui intéressent la Libye : fabrication de passeports et cartes d'identité biométriques, modernisation et rénovation de l'aviation militaire (Mirage et Sukhoi), protection des frontières et des ports... des domaines qui relèvent du ministère de la défense et non de l'Intérieur, précise Mediapart. L'homme devient l'intermédiaire privilégié de l'Elysée à la fin de l'été 2005, toujours selon le site d'investigation.

Photocopie d'enveloppe à l'appui, les journalistes expliquent que les échanges entre Claude Guéant et Ziad Takieddine deviennent directs et "formels". Ziad Takieddine donne des conseils mais organise aussi des rencontres officielles entre Nicolas Sarkozy et ses homologues libyens dont les objets officieux concernent des contrats d'armement.

Infirmières bulgares

L'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 ouvre de nouvelles perspectives à Ziad Takieddine. Mediapart confirme qu'il y a bien eu des contreparties en échange de la libération des infirmieres bulgares, ce que Claude Guéant a démenti devant la Commission d'enquête parlementaire sur les conditions de la libération des infirmières bulgares.


Source : S.D. - Le Nouvel Observateur
Vendredi 29 juillet 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 10:30

Cope-Hortefeux-Takieddine.pngJean-François Copé, Brice Hortefeux, Thierry Gaubert, ancien secrétaire général de la mairie de Neuilly, puis chef adjoint de cabinet de Nicolas Sarkozy... Le site Mediapart publie une série de photos qui prouve sans équivoque les liens étroits qui lient plusieurs personnalités éminentes de l'entourage du chef de l'Etat avec Ziad Takieddine, l'un des protagonistes majeurs de l'affaire Karachi. Et promet d'autres révélations rapidement.

Suite à la publication de ces clichés, les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont réclamé, lundi 11 juillet, l'audition de MM. Copé et Hortefeux par la justice. Sur les photos publiées par Mediapart, qui les date de 2003 ou 2004, on peut voir MM. Copé et Hortefeux, ainsi que leurs épouses, poser, souriants, sur un bateau ou au bord d'une piscine, en compagnie de l'intermédiaire des ventes d'armes. Mediapart affirme également s'être procuré des notes qui prouvent des "relations suivies" entre Ziad Takieddine et Claude Guéant.

ZIAD TAKIEDDINE, PRINCIPAL SUSPECT DE L'AFFAIRE KARACHI

Franco-Libanais, M. Takieddine est présenté par nombre de témoins comme l'un des intermédiaires principaux de la vente de deux sous-marins au Pakistan, en 1994. Ce contrat, baptisé Agosta, accompagné de commissions - légales - versées aux intermédiaires, dont l'homme d'affaires, pourrait, selon les soupçons des juges Trévidic, Van Ruymbeke et Le Loire, avoir donné lieu à des rétrocommissions : une partie de l'argent serait revenue en France, et aurait pu servir à financer la campagne de M. Balladur en 1995.

Toujours selon les soupçons de la justice, l'arrêt du versement de ces commissions, ordonné par Jacques Chirac entre 1995 et 1996, pourrait avoir conduit à l'attentat de Karachi, qui provoqua la mort, en mai 2002, de 14 personnes dont onze employés français de la direction des constructions navales (DCN) qui travaillaient au Pakistan.

M. Takieddine nie avoir servi d'intermédiaire sur le contrat Agosta, mais il est nommémént désigné comme tel par plusieurs anciens membres de la DCN, qui ajoutent qu'il aurait été imposé à ce rôle par Edouard Balladur. Il reconnaît en revanche avoir participé à la vente de frégates à l'Arabie. Cet autre contrat, baptisé Sawari II est également pointé par la justice. Il aurait lui aussi donné lieu à des rétrocommissions, qui pourraient là encore avoir servi au financement de la campagne d'Edouard Balladur. Le Monde a également révélé les soupçons de la justice à propos d'un troisième contrat, appelé Miksa, qui aurait également donné lieu à des rétrocommissions.

Si l'ancien premier ministre dément tout financement illégal, le financement de sa campagne présente de graves irrégularités, dont un versement de 20 millions de francs en espèce, qui reste inexpliqué. Le Monde a récemment révélé les propos d'un témoin-clé, qui a expliqué que les fonds secrets dont disposait à l'époque Matignon n'avaient pas été utilisés pour la campagne de M. Balladur, ce qui tend à confirmer que cette somme provient d'une autre source.

"RELATIONS STRICTEMENT AMICALES"

Si M. Takieddine était connu comme un proche du chef de l'Etat, rien ne prouvait jusqu'ici ces liens. Les clichés que publie Mediapart les rendent irréfutables. Selon le site, Ziad Takieddine aurait en outre pris en charge les frais de voyage d'agrément de Jean-François Copé, à Londres, Venise, ou au Liban, alors que celui-ci était membre du gouvernement.

Durant ce dernier voyage, "qui comportait une partie officielle et une partie amicale", selon l'actuel patron de l'UMP, M. Takieddine et M. Copé ont été reçus par l'ambassadeur de France à Beyrouth.  M. Copé confirme avoir été invité, dans le cadre de "relations strictement amicales" avec M. Takieddine, de même que Brice Hortefeux.

Mediapart évoque aussi un "avoir de la famille Copé" dans les comptes de l'intermédiaire, où apparaîtrait également le nom de Pierre Charon, autre proche de Nicolas Sarkozy.

L'actuel chef de l'Etat, alors ministre de l'intérieur, avait négocié, en 2003, les suites du contrat Miksa de 1994, un gros marché d'armement à destination de l'Arabie Saoudite. Celui-ci avait donné lieu à une passe d'armes avec Jacques Chirac, qui avait bloqué la signature du contrat, d'une valeur de 7 milliards d'euros. Or, affirme Mediapart, cet accord était géré par Claude Guéant et Brice Hortefeux, qui le confirme, en étroite liaison avec Ziad Takieddine.

"FAIRE SAUTER LE GOUVERNEMENT"

Médiapart promet d'autres révélations : il affirme que Ziad Takieddine aurait perçu 91 millions d'euros pour le contrat Sawari II de vente de frégates, une somme dont Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, aurait autorisé le versement en 1994. Le contrat Sawari II lui aurait rapporté, toujours selon le site, plus de 200 millions de dollars. Autre information : M. Takieddine aurait reçu depuis 2003, 11,8 millions d'euros de "paiements secrets" en provenance de comptes offshore.

Mediapart évoque également une conversation téléphonique  datant de mars 2011, entre Ziad Takieddine et Thierry Gaubert, directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy à l'époque. L'homme d'affaires aurait menacé de "faire sauter le gouvernement". Lexpress.fr a révélé vendredi 8 juillet que le domicile de Thierry Gaubert a été perquisitionné par les juges Van Ruymbeke et Le Loire, qui cherchaient à en savoir plus sur le rôle joué par le Franco-Libanais.

Proche de Mouammar Kadhafi, M. Takieddine a été arrêté, le 7 mars, alors qu'il revenait de Libye en compagnie de deux journalistes du Journal du Dimanche. Il avait sur lui 1,5 millions d'euros en espèces. Placé en garde à vue, il a expliqué au Post.fr avoir "entrepris cela dans une démarche positive. C'était un acte nécessaire pour faire comprendre à tous la situation en Libye".


Source : Le Monde.fr
Mardi 12 juillet 2011
Photo : Mediapart

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 06:30

Balladur-Sarkozy.jpgUne perquisition a été conduite, mardi 5 juillet, chez Thierry Gaubert, un ancien collaborateur du président de la République lorsqu'il était maire de Neuilly et ministre du budget. Les enquêteurs s'intéressent à des liens éventuels avec un financier libanais très actif auprès du Premier ministre Balladur, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1995.

Les policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF) ont perquisitionné le 5 juillet au domicile de Thierry Gaubert, un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. Les juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke enquêtent sur l'éventuel financement de la campagne d'Edouard Balladur par des commissions liées à des ventes d'armes. Ils cherchent à déterminer le rôle exact joué dans de nombreux marchés par Ziad Takieddine, un intermédiaire libanais très introduit dans les milieux politiques français et internationaux. Les policiers veulent connaître la nature des liens de ce dernier avec Thierry Gaubert.

Ancien secrétaire général de la mairie de Neuilly, Thierry Gaubert a aussi occupé la fonction de chef adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget sous le gouvernement Balladur, avant de s'occuper de sa communication. Cette personnalité du tout-Paris mondain avait épousé en premières noces, Diane Barrière, ensuite remariée à Dominique Dessaigne. L'héritière du groupe Barriére est décédée des suites d'un accident d' hélicoptère. Thierry Gaubert a ensuite convolé avec la princesse Hélène de Yougoslavie. Il doit par ailleurs être jugé prochainement par le tribunal de Nanterre pour abus de biens sociaux et escroquerie: il est soupçonné d'avoir utilisé abusivement des fonds liés au 1% logement.

Les policiers s'intéressent aux relations qu'il entretiendrait avec Ziad Takieddine. Ce financier libanais parait en effet être au choeur des nombreux contrats passés à l'époque d'Edouard Balladur avec la Libye ou avec l'Arabie Saoudite. Ils enquêtent particulièrement sur le contrat Sawari II, concernant l'achat par l'Emirat à la France de trois frégates de combat. Un très important contrat qui aurait pu faire l'objet de rétro commissions. 


Source : Jean-Marie Pontaut - L'Express.fr
Vendredi 08 juillet 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 10:30

logo AnticorAnticor prend acte de la décision du tribunal de suspendre le procès des emplois fictifs de la ville de Paris dans lequel M. Jacques Chirac, ancien Président de la République,figure parmi d’autres prévenus en acceptant de transmettre une Question Prioritaire de Constitutionnalité (Q.P.C.) à la Cour de cassation.

A cette annonce, s’ajoute la demande de Maître Veil, avocat de la défense, de repousser ce procès bien après la décision de la Cour de cassation ou celle du Conseil constitutionnel, soit après l’élection présidentielle de 2012. Cela démontre bien la stratégie dilatoire d’ensemble afin que ce procès ne puisse en fait jamais avoir lieu.

A ce stade, rappelons donc les éléments juridiques suivants :

1) Avec cette Q.P.C., ce n’est pas la loi mais la jurisprudence qui est en cause ; or une jurisprudence judiciaire  ne s’attaque pas devant le Conseil constitutionnel, mais devant la Cour de cassation, sauf à consacrer un troisième degré de juridiction. Anticor maintient son analyse juridique et regrette que le parquet ait tenu un discours plus politique que juridique.

2) Si jamais la Cour de cassation transmettait le dossier au Conseil constitutionnel, la question de son impartialité serait posée, au regard des principes de la Convention européenne des droits de l’Homme.

3) Si jamais le Conseil constitutionnel neutralisait la jurisprudence actuelle sur la prescription (selon laquelle le délai court à compter du moment où les faits sont connus), les conséquences seraient très préjudiciables, non seulement pour la poursuite des infractions économiques, mais aussi pour celles concernant l’environnement et la santé publique.

Les questions fondamentales qui se posent donc avec la conclusion de ces deux premiers jours du procès Chirac sont :

- Quel est l’avenir de notre système judiciaire ?

- Et plus loin de notre République ?

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 06:30

Siege-UMP.jpgLes juges d'instruction qui enquêtent sur un éventuel "financement illégal de parti politique" sont repartis avec la liste de tous les donateurs de l'UMP.

Le siège de l'UMP, rue de la Boétie à Paris, a été perquisitionné lundi matin par les juges d'instruction en charge de l'affaire Woerth, révèle Europe 1, mercredi 9 mars. Une information confirmée par une source proche de l'enquête.

Les trois magistrats de Bordeaux enquêtent sur un éventuel "trafic d'influence et financement illégal de parti politique".

Les juges et policiers de la brigade financière ont perquisitionné, dès 9h et pendant trois heures, les locaux de l'UMP sous l'oeil de trois membres de l'UMP désignés par le secrétaire général du parti, Jean-François Copé. Ils se sont d'abord rendus dans l'ancien bureau d'Eric Woerth, alors trésorier de l'UMP, puis aux archives, rapporte à Europe 1 l'entourage de Jean-François Copé.

"Ils ont demandé à consulter nos archives et des pièces comptables qu'ils ont emportées, et qui concernaient uniquement l'affaire Woerth-Bettencourt", a précisé l'entourage de Jean-François Copé à l'AFP.

La liste des donateurs de l'UMP

Les magistrats sont repartis avec la liste de tous les donateurs de l'UMP, "du plus petit au plus gros". D'après l'UMP, cette liste n'est pas secrète puisqu'elle a été communiqué à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Les différents dossiers de l'affaire Bettencourt ont été transférés le 17 novembre par la Cour de cassation du tribunal de Nanterre à celui de Bordeaux, et six juges ont été désignés le 17 décembre pour les instruire. Dans plusieurs de ces dossiers, l'ancien ministre, qui n'est pour l'heure pas judiciairement mis en cause, est soupçonné de conflits d'intérêts et de financement politique illégal.

Depuis le transfert, les enquêteurs, sous la direction des magistrats bordelais, ont mené plusieurs auditions et perquisitions, dont celle du domicile d'Eric Woerth. L'ancien conseiller pour la Justice du président Sarkozy, Patrick Ouart, a également été interrogé comme témoin par la brigade financière.


Source : Nouvel Obs.com
Mercredi 09 mars 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 12:00

Arnaud-Montebourg.jpgA Marseille, après la plaidoirie assassine d‘Arnaud Montebourg contre la fédération locale dirigée d‘une main de fer par le clan Guérini, les langues ont du mal à se délier. Et la direction du PS semble peu pressée de remettre de l‘ordre.

Plus belle la vie des socialistes marseillais. L'histoire de la quatrième fédération française a des airs de soap opera. Depuis la révélation de l‘enquête sur les marchés publics présumés frauduleux de la communauté  urbaine, qui a mené Alexandre Guérini, le propre frère du président socialiste du conseil général Jean-Noël, en prison, pas une semaine sans un rebondissement, une révélation dans la presse.

Et voici que désormais l‘attaque vient de l‘intérieur du PS. Avec le fameux Rapport de constatation sur les pratiques de la fédération des Bouches-du-Rhône, dit “rapport Montebourg“, dévoilé la semaine dernière. Le court texte du candidat à la primaire socialiste dézingue à tout-va. Rédigé après un bref passage à Marseille, en juin 2010, la plaidoirie de l‘avocat énumère une longue liste de griefs. Clientélisme, chantages à la subvention envers les élus, intimidations physiques... Et un réquisitoire : la mise sous tutelle de la fédé, la destitution de ses dirigeants dont Jean-Noël Guérini.

L'homme fort de la région, que la rue de Solférino aimait courtiser, apparaît aujourd‘hui, déprimé. "Nono", surnom que Jean-Noël Guérini déteste, “a des coups de blues“, confesse un proche.

Même le voyage à Istanbul, fait pour lui changer les idées au moment des fêtes ne l‘a pas remis d‘aplomb. Il faisait, il est vrai, un peu frais.

L'arrestation de son frère Alexandre lui a mis un coup. Corruption, abus de biens sociaux et détournements de fonds publics. Les charges retenues contre son cadet, toujours membre du bureau fédéral du PS sont lourdes. La salve de Montebourg à l'encontre de la fédération et de Jean-Noël Guérini fait quasiment écho à ces accusations.

Selon le rapport, “le cabinet du conseil général a toujours considéré la fédération comme son apanage et son bien“.

"Toutes les décisions sont prises au 9e étage du conseil général, l'étage du président", confirme aux Inrocks un ancien permanent de la fédération. "D'ailleurs, l'actuel président de la communauté urbaine, Eugène Caselli, y avait son bureau quand il officiait comme premier secrétaire de la fédération."

Les multiples leviers de cette mainmise sont également évoqués par Montebourg. Emplois publics, distributions de subventions aux associations ou aux élus via le mirifique budget du conseil général ou encore intimidations physiques. Autant d‘éléments sur lesquels les gendarmes mandatés par le juge Charles Duchaine enquêtent actuellement dans le cadre de la procédure sur les marchés publics. Dans leurs viseurs précisément, une myriade d'associations subventionnées par le conseil général, logée à la même adresse que le QG de campagne de Jean-Noël Guérini lors des municipales de 2008.

Pas la peine d‘aller chercher jusque-là vous savez, note un vieux routier de la politique marseillaise. Il suffit de regarder comment ont été constituées les listes des dernières élections régionales. La majorité des gens était employée au conseil général."

Et encore, l‘enquête judiciaire a empêché Alexandre Guérini de se présenter sur les listes aux élections régionales de 2010…

Alexandre Guerini"Ce rapport Montebourg est en-deçà de la réalité"

Quant aux intimidations, une scène est fort bien décrite par Arnaud Montebourg : la réunion du groupe des élus socialistes au conseil municipal du 17 mars 2010. Jean-Noël Guérini, doctement, explique aux élus présents qu'il dispose d'écoutes les concernant, qu'il les soupçonne d'être à l'origine de l'enquête judiciaire ! “Je sais avec qui vous parlez, je sais quels journalistes vous voyez, j‘ai même le texte de vos SMS…“ “Cette réunion je m‘en rappelle, il y a même eu un enregistrement sonore on s‘y croirait“, rigole sur une terrasse du Vieux-Port un vieil élu socialiste. Avant d‘embrayer : "Franchement, ce rapport Montebourg est en deçà de la réalité et tout cela n'est pas neuf."

Les soap-operas font aussi dans la resucée… En novembre 2008, le Sénateur Yannick Bodin avait pondu un rapport cinglant sur les pratiques de vote dans la fédération des Bouches-du-Rhône lors du scrutin pour les motions du congrès de Reims. "L'agressivité" des élus de la fédération avait choqué les observateurs, Jean-Noël Guérini trouvant même "insultante" leur présence.

Les socialistes marseillais n'ont pas moufté après le rapport Montebourg. Ou anonymement. “C‘est une ambiance de guerre de tranchées, ils savent que s‘ils sortent la tête, ils se prennent une balle, analyse un proche des barons locaux. Jean-Noel Guérini contrôle les investitures, alors ils attendent que le fruit tombe, que la justice passe.

Eux, ce sont les barons du parti. Patrick Mennucci, qui guigne un siège de député en 2012, reste muet. Sylvie Andrieux ou le président Michel Vauzelle empêtrés dans l'affaire des subventions détournées du conseil régional, se taisent. Quant à Michel Pezet, autre figure historique du socialisme local, il refuse depuis vingt ans tout poste au sein de la fédération. Tous attendent que le premier rôle, Jean-Noël Guérini, quitte la scène, rattrapé par les affaires. “La réaction de Martine n'incite pas à réagir“, se justifie l'un d'eux.

Aubry coincée en pleine primaire

Aubry a demandé “à laisser faire la justice“ et pointé le manque de précision du rapport d'Arnaud Montebourg.

En pleine primaire, elle est bloquée par la puissance de Jean-Noël Guérini, résume un élu marseillais. 6000 cartes au moment de la désignation du candidat à la présidentielle, cela comptera.

Une porte ouverte à la contre-attaque. Jean-Noël Guérini et la fédération ont porté plainte en diffamation contre Montebourg, exigé une commission d‘enquêtes aux instances nationales. Accordée ! Selon Benoît Hamon, porte-parole du PS, la commission devrait remettre ses conclusions avant l‘été. Une façon de jouer la montre…

Petite victoire, la fédération va, au moins, appliquer les statuts du PS. Intronisé président de la fédération en 2010, poste qui n‘existe pas chez les socialistes, puis cumulard du poste de premier secrétaire fédéral et boss du département, double fonction interdite, Guérini va revenir à un peu d‘orthodoxie. Conformément à l‘article 9, le candidat à la présidence du conseil général sera nommé après un vote des militants, entériné par le conseil fédéral. Du cousu main pour le patron ? “Le scénario est écrit, se lamente un concurrent, ce sera lui“. A moins d‘un nouveau rebondissement, auquel croit l‘entourage d‘Arnaud Montebourg, persuadé que Jean-Noël Guérini ne pourra conserver son siège de président du conseil général.

Le sacre est prévu le 30 mars prochain à bord du vaisseau bleu de l‘hôtel du Département des Bouches-du-Rhône. Le 1er avril sera jugé en appel le maintien en détention de son frère Alexandre Guérini. Poisson d‘avril en vue dans le soap-opera marseillais ?

Xavier Monnier


Source : Les Inrocks
Lundi 07 mars 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 06:30

Jacques-Chirac-3-copie-1.jpg Le procès de Jacques Chirac est une nouvelle fois renvoyé aux calendes grecques. Et l'effet est désastreux. Ce report nourrit le sentiment, s'il en était encore besoin d'une inégalité de traitement devant la justice. « Selon que vous serez puissant ou misérable... » disait déjà en son temps, Jean De La Fontaine.

Il s'ajoute au climat des affaires, avec les vacances ministérielles, ou la bouillabaisse marseillaise des frères Guérini. Du « tous pourris » dans lequel le FN fait son miel.Ce procès doit avoir lieu. Le plus tôt possible. Il faut aussi profiter de cet épisode peu reluisant de notre vie politique pour en finir avec la constitution de la 5eme République qui fait du président peu ou prou un véritable monarque.


Olivier Dartigolles,
Porte parole du PCF

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 10:30

Balladur2.jpgLe financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, apparaît de plus en plus suspect. C'est en tout cas ce qui ressort de l'audition de l'ancien député et maire RPR du 15e arrondissement de Paris, René Galy-Dejean, entendu le 15 février, comme témoin assisté, par le juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke.

M. Galy-Dejean, âgé aujourd'hui de 79 ans, était le trésorier de la campagne de M. Balladur. Il ne s'explique pas le versement, en espèces, sur le compte de campagne de l'ancien premier ministre, d'une mystérieuse somme de 7 millions de francs (un peu plus d'un million d'euros) qu'il assure n'avoir jamais déposée, le 26 avril 1995. "Je n'ai déposé que les 3 millions de francs", assure M. Galy-Dejean au magistrat. "Je suis incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé", précise-t-il.

Le Conseil constitutionnel avait validé, en octobre 1995, les comptes de M. Balladur, contre l'avis des rapporteurs qui mettaient en relief, eux aussi, le dépôt d'une importante somme non justifiée.

ME MORICE COMPTE DEMANDER L'AUDITION DE M. LONGUET

Du coup, le juge Van Ruymbeke, qui enquête depuis le 14 décembre 2010, en marge des investigations liées directement à l'attentat de Karachi, sur des faits d'abus de biens sociaux apparus lors de la passation en 1994 des contrats d'armement Agosta et Sawari II, a obtenu, à la mi-février, que soit versée au dossier d'instruction la procédure dite du "Fondo", une affaire mettant en cause, en 1996, le financement du Parti républicain (PR), proche soutien de M. Balladur.

Les enquêteurs avaient cherché la provenance d'une somme de 5 millions de francs versée pour l'achat du siège du parti présidé, jusqu'en 1995, par Gérard Longuet, aujourd'hui ministre de la défense, sans jamais trouver de réponse satisfaisante.

Le juge Van Ruymbeke semble établir un lien entre ces deux affaires, il estime que des rétrocommissions ont pu être versées, en marge des contrats d'armement, à des décideurs politiques français proches du camp Balladur, et que cet argent a pu nourrir la campagne présidentielle du rival de Jacques Chirac.

L'avocat de plusieurs parties civiles, Me Olivier Morice, compte demander l'audition de M. Longuet, qui avait, par ailleurs été, poursuivi dans une affaire distincte de financement du PR, avant de bénéficier d'un non lieu, en 2010.

Gérard Davet


Source : Le Monde.fr
Mardi 1er mars 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 06:30

logo AnticorEncore une nouvelle positive côté justice, nous ne pouvons que nous en féliciter : le dossier des sondages de l’Elysée connaît un nouveau rebondissement. En effet,  après le classement sans suite en novembre dernier de notre plainte, une source judiciaire vient d’annoncer qu’une instruction, confiée au juge d’instruction du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, a été ouverte le 15 février.

Des associations de défense des contribuables dénoncent ces sondages attribués en 2007 sans appel d’offre au titre d’une convention à la société Publifact dirigée par le journaliste Patrick Buisson. L’information judiciaire fait suite au dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile pour «favoritisme» déposée en novembre, dans la foulée du classement sans suite concernant la plainte que nous avions déposée.

Comme le souligne Marianne, nous nous réjouissons de cette ouverture d’une instruction, tout en craignant  que le Parquet ne s’oppose à l’ouverture d’une enquête et ne saisisse la chambre de l’instruction de la Cour d’appel. Affaire à suivre, peut-être devant la Cour de cassation, le lieu idéal dit ce journal « pour se pencher sur le principe d’immunité du chef de l’Etat étendu à ses collaborateurs »...


Source : Anticor
23 février 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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