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Altermondialisme

Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 06:30

piege-de-la-dette-publique.gif La dette repose sur un un mensonge : elle ne vient pas d’une orgie de dépenses publiques, mais de l’érosion organisée des recettes fiscales. Les niches et les cadeaux consentis aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises se sont multipliés à l’infini. En empruntant sur les marchés financiers pour financer ces déficits, les États se sont encore enfoncés davantage, puisqu’ils ont dû payer des taux d’intérêts souvent excessifs. Cette dette est donc largement illégitime.

La crise financière de 2008, la récession et le sauvetage des banques ont alourdi le boulet. Affolés par l’envolée des dettes publiques les marchés financiers se sont alors mis à spéculer contre les États qui les ont sauvés. Dans toute l’Europe, des plans d’austérité drastiques déferlent pour « rassurer les marchés ». Mais en voulant nous faire payer la crise financière, les gouvernements nous enfoncent dans la récession et sacrifient les investissements vitaux pour la reconversion écologique de l’économie. D’autres solutions sont possibles à condition de s’attaquer à la mainmise des marchés financiers. Il faudra replacer la création monétaire sous contrôle démocratique et promouvoir un autre partage des richesses, sans hésiter à dénoncer une partie de la dette. La manière dont sera traitée la dette publique dans les années qui viennent, loin d’être une question technique, déterminera en grande partie l’avenir de nos sociétés.

Par ATTAC - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : Les antilibéraux
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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 10:30
Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 06:30

Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 10:30

attacLiberté d’expression : 3 – Finance parallèle : 0


Trois jugements de la Cour de cassation du 3 février mettent un terme à une longue bataille judiciaire qui opposait la chambre de compensation internationale Clearstream au journaliste Denis Robert.

Dans son livre Révélation$ sorti en 2001, Denis Robert jetait un coup de projecteur sur cette firme au cœur du système financier international et révélait les contours d’une finance parallèle et opaque, avec de nombreux liens vers les paradis fiscaux.

Suite à la publication de son livre, près de soixante plaintes ont été déposées contre son éditeur, les chaînes qui ont diffusé ses films, de nombreux journaux… et bien sûr, contre Denis Robert. Parmi les plaignants, la Banque générale de Luxembourg, la Menatep, une banque russe, et Clearstream.

Cette stratégie judiciaire fondée sur le harcèlement et la mauvaise foi a échoué : les trois arrêts rendus le 3 février exonèrent aujourd’hui Denis Robert de toute faute : la Cour de cassation « autorise » les propos et les imputations contenus dans ses deux livres et son documentaire. Elle reconnaît explicitement « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de son enquête ».

L’acharnement judiciaire dont a fait preuve Clearstream n’est qu’une des nombreuses illustrations de la volonté de l’industrie financière de perpétuer ses pratiques opaques mais lucratives. Ni le G20, ni les gouvernements européens n’ont réellement tiré les leçons de la crise catastrophique causée par ces pratiques. La défaite juridique de Clearstream est peut-être de bon augure dans la perspective d’un véritable contrôle de la société sur le système financier. « Le combat pour mettre un peu de rationalité et de contrôle dans cette banque des banques sera encore long », indique néanmoins le journaliste.

Attac France félicite Denis Robert pour cette victoire. Il est plus que jamais nécessaire d’interdire les transactions financières avec les paradis fiscaux, de mettre en place de véritables mesures pour lutter contre l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, et pour un contrôle strict des flux financiers.


Attac France,
Paris, le 8 février 2011

Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 06:30
Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 10:30

attac L’accord de Cancún entérine l’ « accord » de Copenhague, qui n’était légalement qu’un texte parmi d’autres même s’il avait été proposé par les États-Unis et la Chine et soutenu par les grands pays. Il est désormais un texte des Nations-Unies et un pas de plus vers la fin du protocole de Kyoto. Si, comme le prévoit le protocole, une seconde période d’engagements contraignants pour des réductions d’émissions de gaz à effet de serre est notée, aucune date n’est retenue. Les pays seraient libres de choisir l’année de référence pour les calculs de leurs engagements et, pour tous ceux qui ne choisiraient pas l’année 1990 fixée à Kyoto, ils ne seraient pas soumis au cadre contraignant du protocole. En ce sens, l’accord de Cancun est le prolongement juridique du texte de Copenhague qui avait déjà ouvert cette possibilité.

Le texte adopté est même en deçà : même si les travaux du GIEC sont évoqués, aucun objectif chiffré en matière de réduction des émissions n’y figure. La demande de nombre de pays africains, des états des petites îles, de nombreux pays du Sud, en accord avec les travaux scientifiques récents, de fixer l’objectif à 1,5°C n’a pas été retenue. Le fonds vert est certes créé, mais sans aucune garantie que les financements soient apportés et avec la Banque mondiale comme acteur essentiel. Quels financements pour l’adaptation, mise en avant par les pays les plus pauvres, alors que les capitaux s’orientent prioritairement vers les activités lucratives de l’économie verte ? Aucun financement public nouveau n’étant retenu, ni par le biais de la taxation du transport maritime, ni par le biais du transport aérien, ni bien sûr par le biais de taxes globales. Seuls 15 % des financements seraient publics, le reste étant fourni par les marchés du carbone et la contribution propre des pays du Sud. En revanche, le texte ouvre la porte à l’extension des marchés du carbone : c’est la carbonisation de la terre, des forêts, un « CO2lonialisme », selon l’expression des mouvements sociaux, le carbone devenant une sorte de monnaie d’échange universelle, gérée par la banque mondiale. Tout y est !

Autant dire que cette « victoire » est un recul par rapport à la conférence de Bali, qui, en 2007, avait fixé une feuille de route devant conduire à une nouvelle phase d’engagements contraignants ! Et on ne pourra pas ici invoquer l’attitude de la Chine, qui a clairement annoncé qu’elle était prête, comme pays émergent, à accepter des engagements contraignants.

Nous apportons notre soutien à la position exprimée par la délégation bolivienne, qui s’est battue jusqu’au bout pour faire valoir les droits des humains et des peuples et les propositions des mouvements sociaux ; elle a donné à cette conférence une tenue politique contre l’affairement des lobbies et la démission des États. La Bolivie a rappelé son refus sans appel du contenu de l’accord, qu’elle a souhaité voir notifier. Elle a montré son attachement au processus onusien et affirmé que le multilatéralisme, tant vanté par les puissants, ne saurait signifier alignement, chantage et soumission.

D’ici la prochaine étape à Durban, en Afrique du Sud, nous avons à construire, avec des coalitions comme CJN ! (Climate Justice Now !) à laquelle appartient ATTAC avec le fédération internationale des Amis de la Terre et l’internationale paysanne Via Campesina, les mobilisations et le rapport de force nécessaires pour sortir de l’impasse un processus qui, en l’état, ne répond pas aux défis de la crise climatique et de ses conséquences, sociales, écologiques, politiques.


Attac France,
Cancún, le 11 décembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 06:30

attac Suite à l’interview d’Eric Cantona à Presse-Océan, suggérant aux clients de retirer leur argent des banques pour faire s’écrouler leur système de domination, un "buzz" s’est constitué sur Internet. Un site "Bankrun" a été créé pour appeler à un retrait massif et simultané d’argent le 7 décembre prochain. Selon les initiateurs de ce site, il s’agit de dénoncer les ravages d’un "système financier mondialisé dérégulé et incontrôlable", et d’exiger "la création d’une banque citoyenne, au service des citoyens".

Cette initiative rencontre un écho certain auprès de citoyens atterrés de voir les plans d’austérité déferler sur l’Europe au motif qu’il faudrait "rassurer les marchés financiers" et sauver les banques. Nombreux sont ceux qui souhaitent agir ici et maintenant, pour montrer aux gouvernants qu’ils refusent ces politiques irresponsables.

Au stade actuel l’action citoyenne n’a que très peu de chance de déclencher un mouvement de retrait généralisé, susceptible de menacer les banques. Leur stabilité est d’ailleurs bien plus mise en danger par la folle vague de spéculation actuellement en cours contre l’euro... En outre les liens apparents sur le web de certains promoteurs de l’initiative "Bankrun" avec des secteurs de l’extrême-droite doivent inciter à la prudence.

Il n’en demeure pas moins que la mobilisation des citoyens doit se développer pour exiger la mise au pas des banques prédatrices. Les mouvements citoyens doivent en même temps favoriser l’émergence de banques alternatives, solidaires et écologiquement responsables, comme le proposent par exemple les Amis de la Terre, l’une des associations fondatrices d’Attac (voir http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/Guide_banques_VSite.pdf) : c’est alors que l’appel aux citoyens à transférer leurs comptes bancaires aura un sens.

L’écho important de la proposition d’Eric Cantona montre qu’une attente forte existe dans la société. Attac lutte depuis douze ans contre la domination de l’industrie financière. Nous nous engageons à renforcer dans la durée l’action citoyenne contre le pouvoir de la finance, pour l’émergence de banques alternatives et solidaires, et pour la socialisation du système bancaire. L’association continuera à s’y employer dans les mois à venir avec ses partenaires.


Attac France,
Paris, le 3 décembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 06:30

attac Encore un mauvais dimanche pour les Ministres des finances européens. Ballotés au gré des humeurs des marchés financiers, ils ont bricolé le 28 novembre avec le FMI un nouveau plan de sauvetage des banques, rebaptisé « plan d’aide à l’Irlande ».

Le plan de 85 milliards d’euros mis en place par l’Union européenne et le FMI vise officiellement à sauver de la faillite les banques irlandaises. Il s’agit en fait d’un nouveau geste désespéré pour repousser le moment de vérité.

A la différence toutefois des épisodes précédents, il ne se trouve plus guère « d’experts » pour proclamer que cette fois-ci la crise est jugulée. Son aggravation est au contraire inéluctable, tant que les marchés financiers n’auront pas été désarmés.

La logique du plan annoncé est transparente : les créanciers des banques irlandaises - banques et fonds d’investissements européens et internationaux - ne veulent pas perdre un centime d’euro. Les autorités irlandaises nationalisent leurs banques pour pouvoir rembourser toutes les dettes et rassurer les milieux financiers. Dans l’espoir affiché de reprivatiser ultérieurement, quand l’orage sera passé.

Pour financer cette assurance tous-risques offerte aux banques internationales, l’Irlande après la Grèce impose à sa population des sacrifices considérables. Le Portugal est lui aussi sur la sellette . Les spéculateurs – à commencer par les grandes banques européennes elles-mêmes – ont déjà en ligne de mire la cible suivante : l’Espagne, ruinée comme l’Irlande par le krach immobilier.

Les rafistoleurs du dimanche vont bientôt être à court d’outils. Il leur faudra tôt ou tard se rendre à l’évidence : les dettes des États, provoquées par la récession et le sauvetage des banques, ne pourront pas être remboursées. Les résistances sociales qui montent en Europe ne permettront pas à l’industrie financière de faire payer toute la note par les populations. L’Allemagne a obtenu de ses partenaires que les créanciers pourraient être mis à contribution lors d’une prochaine crise, à partir de 2013, au cas par cas... et si 85 % d’entre eux sont d’accord. Pour enrayer l’effondrement en cours de la zone euro, il faudra aller bien au delà de ces bricolages :

- taxation et régulation stricte des transactions financières, à commencer par les transactions sur l’euro ; interdiction de la spéculation sur les dettes publiques ; fermeture des marchés de gré à gré

- mise en faillite des banques trop endettées, sans indemnisation des créanciers et actionnaires qui ont accumulé les profits en jouant avec le feu ;

- nationalisation des banques renflouées par les fonds publics ; ces banques devront rapidement être socialisées, c’est-à-dire placées sous le contrôle démocratique des salariés, des citoyens et des pouvoirs publics.

- interdiction aux banques de dépôts, qui gèrent l’épargne des particuliers, de prendre des positions spéculatives et d’avoir des filiales dans les paradis fiscaux

- restructuration de la dette, voire défaut partiel pour les États étranglés par la charge de la dette publique : la dette creusée par les cadeaux fiscaux aux riches, la crise financière et le renflouement des banques, est une dette illégitime.

- en complément, monétisation partielle de la dette publique, la BCE achetant directement aux États leurs obligations.

En l’absence de mesures de rupture avec la dictature de la finance, la zone euro et l’Union toute entière s’enfonceront dans un chaos annoncé, source de séismes politiques imprévisibles.


Attac France,
Paris, le 30 novembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 10:30

attac L’Irlande faisait figure, pour les marchés financiers, de bon élève de la zone euro, illustrant le triomphe d’une politique ultralibérale, basée sur des impôts réduits, des excédents budgétaires, ainsi que sur un secteur financier débridé. Pourtant le « tigre celtique » a fini par payer le prix de ses « vertus ». Après l’éclatement de la bulle de spéculation immobilière, les banques irlandaises se sont rapidement retrouvées au bord de la faillite.

Le gouvernement est alors passé à la caisse, et les excédents budgétaires se sont transformés en gouffre : 32% de déficit en 2010. Plus dure sera la chute, non pour les banques mais pour le peuple irlandais. En effet le plan de « sauvetage » lancé par l’Union européenne et le FMI vise avant tout à sauver les banques… étrangères, surtout allemandes, britanniques, françaises, italiennes, qui avaient prêté massivement aux banques irlandaises pour profiter du « miracle irlandais ».

En contrepartie des sommes débloquées pour refinancer le secteur bancaire, le peuple irlandais doit pour la seconde fois remettre le couvert de l’« austérité », de manière encore plus drastique : au programme, plus de 100.000 suppressions d’emplois publics, des coupes dans les allocations chômage et familiales, ainsi qu’une réduction du salaire minimum.

Des mesures d’autant plus drastiques que le gouvernement refuse d’envisager toute augmentation de la fiscalité sur les sociétés (12,5% contre 33% en France) ; Google, Microsoft et Intel, largement implantés en Irlande, l’avaient d’ailleurs menacé de représailles en cas contraire.

Injuste, cette politique d’austérité est de surcroit absurde, puisqu’elle aggrave la hausse du chômage et assèche la demande intérieure. Ainsi l’agence de notation financière Moody’s a-t-elle indiqué qu’elle allait probablement abaisser « de plusieurs crans » la note souveraine de l’Irlande, en raison des incertitudes économiques nourries par les nouvelles mesures d’austérité... prises pour « rassurer les marchés » !

Les actionnaires des banques irlandaises et européennes doivent payer le prix de leurs erreurs, pas les salariés et contribuables. Pour éponger leurs pertes, la BNP, la Société Générale, Deutsche Bank, HSBC... doivent immédiatement geler tout versement de dividendes.

Aujourd’hui, combattre cette politique globale d’austérité, et avancer de véritables alternatives en rupture avec le modèle néolibéral sont des enjeux essentiels. En Grèce, en France, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, maintenant en Irlande, un processus de mobilisations populaires de grande ampleur est engagé dans la durée. Attac France, avec les Attac d’Europe et le mouvement social européen, y contribuera dans toute la mesure du possible.

A ce titre, Attac France sera présente samedi 27 novembre à 15h devant le siège de l’Union européenne à Paris, en solidarité avec les manifestations qui se dérouleront en Irlande au même moment.


Attac France,
Paris, le 24 novembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 10:30

attac Contre un mouvement social d’une ampleur exceptionnelle et une opinion publique hostile, le Parlement a adopté hier la réforme Woerth-Sarkozy. Malgré le vote du Parlement, cette réforme est toujours aussi illégitime.

Illégitime, car le candidat Nicolas Sarkozy avait déclaré en 2007 ne pas vouloir toucher à l’âge de départ à la retraite, et n’a donc pas reçu mandat pour le faire. Illégitime, par l’affairisme de ses promoteurs, Eric Woerth et ses affinités avec la fortune Bettencourt, Guillaume Sarkozy, dirigeant de Malakoff-Médéric, qui profite de la réforme pour lancer un fonds de retraite par capitalisation. Illégitime, par le refus de toute négociation avec les syndicats. Illégitime, car cette réforme pénalise surtout les femmes, les jeunes, les ouvriers. Illégitime enfin, car elle signifie la soumission à la loi des marchés financiers et des agences de notation. Tout cela pour sauver la notation AAA de la France !

Le gouvernement et les parlementaires ont montré, à cette occasion, comment on peut allier l’injustice sociale à l’autoritarisme antidémocratique. Le Parlement a même aggravé le projet gouvernemental en prévoyant pour 2013 une ’réforme systémique’ (’retraite par points’ ou ’comptes notionnels’), synonyme de nouvelles régressions.

Un système par points, déjà en vigueur dans les régimes complémentaires de l’ARRCO et de l’AGIRC, est un système à cotisations définies qui permet d’ajuster par de simples mesures réglementaires le niveau du point, donc des pensions. Le système par comptes notionnels, quant à lui, sous une apparence de transparence, vise en réalité à accroître encore l’individualisation des droits, faisant dépendre le niveau de la pension du seul montant des cotisations versées par la personne. Il s’ajuste automatiquement, sans débat social, à mesure que l’espérance de vie augmente. Dans les deux systèmes, les ajustements étant permanents, le salarié ne peut pas connaître le taux de remplacement de son salaire avant la liquidation de sa retraite.

En janvier dernier, le Conseil d’orientation des retraites avait reconnu que ces systèmes sont incapables de faire face à un choc démographique ou économique, et que leur mise en application provoquerait à terme une nouvelle baisse des pensions d’environ 20 %.

Une autre réforme demeure plus que jamais nécessaire. Une réforme progressiste, qui passe au contraire par un rééquilibrage entre la rémunération du capital et celle du travail, qui a perdu près de 200 milliards d’euros actuels par an en 20 ans. Faire cotiser les profits permettra de restaurer la retraite à 60 ans à taux plein, tout en réduisant les inégalités entre retraité-e-s. Attac poursuit résolument son engagement dans le mouvement multiforme de la société pour empêcher la mise en oeuvre de la réforme Woerth-Sarkozy, et imposer une réforme conforme aux intérêts de la grande majorité.


Attac France,
Paris, le 28 octobre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : les anti-capitalistes
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