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JC & syndicalisme étudiant

Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 07:30
Coudry-Julliard.jpg Bruno Julliard vient de démissionner de la présidence de l'UNEF pour "raisons personnelles". En fait, l'ancien président du syndicat étudiant devrait figurer sur les listes de Bertrand Delanoë aux élections municipales de mars prochain.

Il n'y a bien entendu rien de choquant à ce qu'un syndicaliste s'engage en politique, mais l'annonce de la démission de Bruno Julliard sonne comme une mauvaise farce.

D'abord parce que l'ancien président de l'UNEF a cédé, durant le conflit contre le CPE, aux sirènes des plateaux de télévision, jouant le jeu de la médiatisation avec Julie Coudry, la présidente de la Confédération Etudiante.

A la starification des responsables syndicaux étudiants à l'oeuvre au printemps 2006 s'opposent les critiques antilibérales d'étudiants radicaux nourris des analyses d'Acrimed et du Plan B.
Dans les AG de 2006 comme dans celles de cet automne, les étudiants en lutte ont refusé la personnalisation des luttes collectives, en mandatant plusieurs porte-paroles, en imposant la rotation des mandats.

Dans le numéro de mai-juin 2006, nos amis du Plan B analysaient les deux logiques concurrentes des syndicats étudiants représentatifs et des coordinations étudiantes :

"Deux logiques s'opposaient donc : celle, radicale, des coordinations étudiantes, soucieuses, pour ne pas personnaliser une lutte collective, de ne pas propulser des porte-parole dans les médias ; et celle, contestée par la base, des organisations étudiantes représentées par des « vedettes » d'autant plus appréciées des journalistes qu'elles acceptaient toutes les mises en scène.
Lauréate de la CPE-académie : Julie Coudry. La porte-parole de la Confédération étudiante (émanation de la CFDT) surclassa ses concurrents grâce à une trouvaille de marketing, une casquette en velours qu'elle refusait d'ôter même sous la canicule des projecteurs.
La personnalisation ouvre la voie à la récupération. Elle permet aux médias de transformer une contestation en comédie, avec ses héros dépolitisés, ses intrigues, ses jeunes premiers et ses cocus. « On va recevoir un étudiant qui en l'espace de deux mois est devenu une véritable coqueluche des médias », aboie Marc-Olivier Fogiel en accueillant le président de l'UNEF, Bruno Julliard. Sitôt que ce dernier esquisse un raisonnement politique, l'animateur exige qu'il dévoile « la part de perso qui se joue là-dedans ».
"

Bruno Julliard a joué le jeu des médias, pour le meilleur et pour le pire, obtenant au passage une légitimité médiatique en plus de la légitimité institutionnelle de l'UNEF. Rien d'étonnant à ce qu'il soit insulté par les lecteurs du Figaro qui le traitent d'apparatchik. En acceptant la personnalisation d'une lutte collective, Bruno Julliard a transformé son combat de responsable syndical en aventure individuelle.

Erigé en icône du mouvement étudiant et fort de sa légitimité médiatique, le président de l'UNEF a participé aux négociations, début juillet, sur la loi LRU et a obtenu un certain nombre de concessions.

L'UNEF est évidemment hostile à la loi LRU et à ce qui ressemble fort à une privatisation programmée des universités, mais comment traduire cette hostilité en actes, quand le président du premier syndicat étudiant se retrouve sous les feux des projecteurs à débattre avec tout ce que les plateaux de télévision comptent d'"experts" à la Jacques Marseille et consorts ?

Au fond, Bruno Julliard s'est laissé piéger par la respectabilité conférée par sa notoriété acquise lors du combat contre le CPE et c'est ce qui explique les atermoiements de l'UNEF, qui pendant tout le mouvement étudiant, s'est refusée à exiger l'abrogation de la loi LRU.

L'annonce de la démission de Bruno Julliard n'est qu'un nouvel épisode d'une capitulation en rase campagne qui s'est en réalité jouée bien avant, dès lors que le président de l'UNEF, dès 2006, avait délaissé les AG pour les lambris des palais de la République et les flashs des projecteurs.

Alors que le mouvement étudiant s'effiloche, c'est désormais la crédibilité de l'UNEF comme syndicat ancré dans les luttes qui est en question et il y a fort à parier que les étudiants les plus radicaux se tourneront de plus en plus vers SUD Etudiant, très actif durant tout le mouvement. 

Mais Bruno Julliard s'en moque et ne rendra pas de compte, Bertrand Delanoë lui a promis un poste d'adjoint...
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 18:50
Manif-JC.jpg Ce mardi 27 a été marqué par une nouvelle journée d’information, d’actions et de manifestations partout en France pour l’abrogation de la LRU. Et fait nouveau, depuis quelques jours la mobilisation des enseignants-chercheurs s’amplifie avec des AG dans nombre d’universités. Quant aux lycées, le mouvement continue de s’étendre partout en France.

Les premiers chiffres des manifestations que nous avons sont encourageants : 6 000 étudiants et lycéens à Lille, 5 000 à Paris, 3 000 à Rennes, 3 000 à Toulouse, 3 000 à Nantes, 2 000 à Lyon, 2 000 à Saint Etienne, 2 000 à Bordeaux, 2 000 à Rouen, 1 500 à Marseille...

Parallèlement, l'UNEF a rencontré Valérie Pécresse qui a fait un certain nombre d'annonces.

Pour l'Union des étudiants communistes (UEC), rien de nouveau ne ressort de la négociation du jour avec Valérie Pécresse (UMP).

L'augmentation de la dépense publique par étudiant avait déjà été annoncée de longue date et confirmée hier. Mais, pour Nicolas Sarkozy, les moyens devront être répartis aux résultats : mettez de l'essence dans un moteur inégalitaire et vous obtiendrez toujours plus d'inégalités !

Quant aux autres annonces - diplômes reconnus nationalement, pas sélection à l'entrée de l'université, pas d'augmentation des frais d'inscription, réussite en licence - ce ne sont que des promesses réitérées sans élément concret face à une loi qui elle est bien réelle et qui va mener à un enseignement supérieur à deux vitesses.

Pour toutes ces raisons, l'Union des étudiants communistes appelle à amplifier la mobilisation pour l'abrogation de la LRU et à participer en ce sens à la journée de manifestation du jeudi 29 novembre.

Paris, le 27 novembre 2007

Igor Zamichiei, Secrétaire national de l'UEC.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /Nov /2007 10:29
La mobilisation s'amplifie contre la loi LRU. Votée au coeur de l'été, la loi Pécresse dite LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) organise l'autonomie des universités. En clair, les universités pourront désormais solliciter des fonds privés en provenance des entreprises. C'est la porte ouverte à toute les dérives, d'autant plus que les représentants étudiants seront moins nombreux, dans un conseil d'adminisatration réduit et ouvert aux personnalités extérieures (notamment les patrons...).

A contrario, les présidents d'universités verront leurs pouvoirs renforcés. Ils disposeront d'un droit de veto sur les affectations de personnel enseignant et non-enseignant. En guise d'autonomie, c'est en fait une véritable présidentialisation des universités qui s'amorce.

A terme, c'est aussi la hausse des frais d'inscription qui se profile. Pour les libéraux, l'Etat n'a pas à financer les études supérieures qui doivent être sélectives et à la charge des étudiants. Les libéraux appellent aussi de leurs voeux des formations universitaires beaucoup plus professionalisantes et pensées en partenariat avec le monde de l'entreprise.

C'est toute cette philosophie qu'on retrouve dans la loi Pécresse, première étape d'une privatisation des universités. Face à cette attaque contre les droits des étudiants, la riposte doit être déterminée.
Depuis la rentrée, les syndicats étudiants (UNEF, SUD Etudiant, FSE, CNT) tiennent des tables, distribuent des tracts et informent les étudiants des dangers de la loi LRU. Les jeunes communistes sont partie prenante du mouvement étudiant.

Depuis plusieurs jours, la mobilisation s'est amplifiée avec la tenue d'Assemblées Générales dans les universités de Paris I Tolbiac, de Rouen (un millier de personnes en AG), d'Aix-Marseille (700 étudiants mobilisés) et de Toulouse Le Mirail (800 participants). La semaine dernière, une dizaine d'universités étaient touchées par le mouvement de contestation.

Cette semaine, c'est une trentaine d'universités qui sont touchées. La mobilisation étudiante contre la loi LRU s'organise aussi dans les universités de la région avec 300 étudiants en AG à Lille III et 500 manifestants dans les rues de Lille le 23 octobre dernier.

Hier après-midi, un millier d'étudiants étaient présents en AG et ont voté, après un débat, le blocage immédiat du site de Lille III.
L'université de Lille III sera bloquée jusqu'au 12 novembre : ce blocage sera sélectif et laissera l'accès aux locaux de l'université aux personnels administratifs et enseignants, aux usagers de la crèche et du Kino, aux étudiants préparant les concours nationaux, aux étudiants en master 2 professionnel, aux étudiants du DEFI. La bibliothèque universitaire centrale fonctionnera normalement. L'accès à la brasserie demeurera ouvert. Les travaux du bâtiment A suivront leur cours.
L'assemblée générale a décidé la tenue d'une consultation de tous les étudiants, organisée avec l'administration de l'université, sur présentation de la carte d'étudiant lundi 12 novembre.
Parallèlement, une Assemblée Générale est programmée ce mercredi à Lille I à 12h30 et à Arras à 14h. Une manifestation aura lieu demain, à Lille, Porte de Paris à 14h30.

La section communiste d'Hénin-Beaumont appelle ses adhérents et sympathisants concernés à participer aux assemblées générales et aux manifestations.

Le mouvement étudiant doit se poursuivre et converger avec la lutte des cheminots qui seront en grève reconductible à partir du 13 novembre et avec les fonctionnaires qui appellent à la grève le 20.

Tous ensemble, étudiants, cheminots, fonctionnaires, la victoire est possible !

_______________________________________________________________________________________________________

Durant toute la durée du mouvement, le site Indymedia Lille vous informera avec des compte-rendus des AG et de nombreux tracts en ligne. Vous pouvez également consulter le blog de l'UNEF Artois et le site internet de SUD Etudiant Lille.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 07:24
ouvrier-specialise.jpg L’Union des étudiants communistes dénonce une nouvelle fois le projet de loi relatif aux libertés des universités. Les modifications de ces derniers jours ne changent en rien une logique globale dangereuse qui vise la confiscation et la marchandisation des savoirs et cela, nous ne pouvons l’accepter.

Le texte du projet est irrecevable sur trois points précis :
- La présidentialisation de la gouvernance des universités, avec un CA restreint, un président tout puissant, un CS et un CEVU relégués au rang d’instances consultatives.
- La casse du statut d’enseignant-chercheur, avec le droit de veto du président sur les affectations des personnels et la possibilité qu’il obtient de recruter des contractuels.
- Les attaques sur le service public, avec un système de pré-inscription qui pourrait mener à la sélection à l’entrée de l’université.

Nous réaffirmons la nécessité d’une véritable concertation pour clarifier avant tout la finalité et les missions de l’enseignement supérieur et cela doit faire l’objet du plus large débat. Pour l’UEC, il s’agit de construire un service public démocratisé visant notamment la formation à la citoyenneté, le partage et l’appropriation par tous des savoirs, la sécurisation des parcours, donnant à chaque étudiant les moyens de réussir ses études.

Nous estimons que les mesures du projet gouvernemental ne peuvent aboutir qu’a la casse du service public d’enseignement supérieur. L’autonomie financière donnée aux établissements, c’est à dire le transfert de la gestion de l’ensemble de leurs ressources aux universités et la possibilité d’un financement privé de grande ampleur, laisse craindre une privatisation du supérieur et l’instauration d’un système à deux vitesses. Il est ainsi probable qu’une des graves conséquences de l’application de ce projet soit, à moyen terme, l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants.

L’Union des étudiants communistes demande à nouveau le retrait de ce projet de loi et l’organisation d’assises de l’enseignement supérieur et de la recherche pour répondre aux enjeux de notre époque. Nous participerons à toutes les initiatives allant dans ce sens.
Par UEC - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 20:50

Le Conseil Fédéral du MJC 31 (Haute-Garonne) a adopté la résolution suivante :

« Le Conseil Fédéral du MJCF 31 dénonce la tentative, de la part de nombreux dirigeants du PS, de préparer un gouvernement de coalition avec l’UDF. Nous rejetons catégoriquement toute alliance avec la droite. L’UDF est un parti capitaliste qui, sur toutes les questions essentielles, a soutenu la politique ultra-réactionnaire mise en œuvre depuis 2002.

Que la candidate du PS aux présidentielles ainsi que certains dirigeants socialistes laissent la porte ouverte à une alliance électorale avec ce parti et à la formation d’un gouvernement de coalition représente un pas de plus dans leur capitulation aux intérêts capitalistes.

De même que le MJCF, aux côtés de centaines de milliers de jeunes, s’est mobilisé contre Le Pen entre les deux tours, en 2002, nous appelons aujourd’hui la jeunesse, ainsi que les organisations syndicales et le PCF, à se tenir prêts à se mobiliser de nouveau dans le cas où, entre les deux tours ou au lendemain du deuxième tour des présidentielles, la direction du PS chercherait à conclure un pacte avec la droite. »

La section d'Hénin-Beaumont du PCF se félicite de cette prise de position et invite d’autres sections locales et fédérations du MJC à suivre cet exemple.

Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 09:28
Hier, les jeunes communistes héninois étaient aux portes du lycée Pasteur pour distribuer leur dernier tract.

De 7h30 à 8h, Gaétan et ses camarades ont distribué plus de 600 tracts, qui ont été bien accueillis par les lycéens de Pasteur.

La semaine prochaine, les jeunes communistes héninois seront aux portes du lycée Darchicourt pour un autre tractage matinal, aux côtés de Dominique Watrin.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/03/66/15/tract-jc-avril-2007.pdf
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 10:54
Marie-George Buffet était invitée vendredi à s'exprimer devant un millier de délégués rassemblés à Lille Grand Palais pour le 80ème congrès de l'UNEF.

Le premier syndicat étudiant a 100 ans.

Dans la région, l'UNEF est présente à Valenciennes, Arras et dans la métropole lilloise et revendique 960 adhérents.

Les autres syndicats étudiants sont plus petits : la Confédération Etudiante déclare 350 adhérents et SUD Etudiant, présent sur Lille et Arras, 40.

Marie-George Buffet a été chaleureusement applaudie par les militants de l'UNEF qui l'ont accueillie en chantant L'Internationale.

Le Parti communiste soutient la position de l'UNEF sur l'allocation d'autonomie. Il n'est pas admissible que des milliers d'étudiants issues des classes moyennes inférieures soient exclus du système de bourses et obligés de se salarier pour financer leurs études alors que le taux d'échec à l'université est supérieur de 40 % pour les étudiants qui travaillent par rapport à ceux qui ne travaillent pas.

L'UNEF propose depuis longtemps la refonte du système de bourses et la création d'une allocation d'autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans.
Pour Marie-George Buffet, il faut aller vers la création d’une allocation de formation individualisée de 900 €, mais également d’une carte santé jeunes et garantir la gratuité des études supérieures que la droite veut remettre en cause.

« La dépense par étudiant passera de 8 000 à 13 000 € », a-t-elle annoncé, avant de se prononcer pour le recrutement massif d’étudiants chercheurs.

Les propositions de Marie-George Buffet ont été bien applaudies par les militants de l'UNEF, qui devaient recevoir également Olivier Besancenot, Dominique Voynet et Ségolène Royal.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 07:36
L'assemblée du groupe local des Jeunes Communistes d'Hénin et environs aura lieu le :

Mercredi 28 mars 2007
à 18h30
au local de Montigny-en-Gohelle
(13 rue Uriane Sorriaux)

Ordre du jour :

- Organisation du groupe local
- Plan de travail
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 09:19
Les résultats des élections étudiantes qui avaient lieu jeudi 16 novembre à l'université de Lille I sont disponibles sur le site internet de l'université. Ils sont donnés à titre indicatif et ne seront officiels  qu'après validation et proclamation par la commission de contrôle académique.

Une fois de plus, il faut d'abord constater l'extrême faiblesse de la participation. Trop peu d'étudiants votent aux élections étudiantes et la représentativité des élus étudiants en souffre.
Pourtant, de plus en plus d'universités envoient les professions de foi au domicile des étudiants, mais rien n'y fait, de nombreux étudiants découvrent encore le jour même du vote qu'il y a une élection et lors des distributions de tracts, les militants étudiants s'entendent souvent répondre : "Moi, je ne lis pas les tracts, je ne comprends pas les différences entre les listes, je ne connais pas les candidats, alors je ne vote pas !"

Un manque de civisme évident, mais qui trouve son origine dans les carences démocratiques du système universitaire.
Nos camarades de SUD Etudiant Lille proposent par exemple que les conseils soient filmés et librement consultables sur le site de l'université. Ce n'est que par ce type de mesure que l'on rapprochera les étudiants de leurs élus et qu'on développera la participation étudiante à la vie de l'université.

Les résultats sont éclairants : ils montrent que l'UNEF reste la première force de l'université, devant les associatifs.
La Confédération Etudiante s'est bien implantée et se retrouve troisième. SUD Etudiant ne parvient pas à dépasser le seuil des 10 % des suffrages, mais gagne un élu au Conseil scientifique en plus de son élu au CA et de son élu au CEVU. L'AGEL-RS ne représente plus grand chose, mais conserve un élu au CA et un élu au CEVU.

Conseil d’Administration : 12 sièges
Inscrits : 15004
Votants : 2484
Blancs et nuls : 106
Participation : 16,56%

UNEF : 644
ASSO/BDE : 421
Cé : 417 
UNI : 341
Polytech/IAE : 253
SUD Etudiant : 215
AGEL/RS : 90

UNEF : 3 sièges
ASSO/BDE : 2 sièges
Cé : 2 sièges
UNI : 2 sièges
Polytech/IAE : 1 siège
SUD Etudiant : 1 siège
AGEL/RS : 1 siège

CEVU : 16 sièges
Inscrits : 15006
Votants : 2474
Blancs et nuls : 90
Participation : 16,49%

UNEF : 642
ASSO/BDE : 433
Cé : 402
UNI : 355   
Polytech/IAE : 232
SUD Etudiant : 214
AGEL/RS : 106

UNEF : 4 sièges
ASSO/BDE : 3 sièges
Cé : 3 sièges
UNI : 2 sièges
Polytech/IAE : 2 sièges
SUD Etudiant : 1 siège
AGEL/RS : 1 siège

Conseil scientifique : 4 sièges
Inscrits : 2332
Votants : 178
Blancs et nuls : 13
Participation : 7,63%

UNEF : 77
Cé : 34   
SUD Etudiant : 32
AGEL/RS : 22

UNEF : 2 sièges
Cé : 1 siège
SUD Etudiant: 1 siège
AGEL/RS : 0 siège
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 06:09
Les élections étudiantes auront lieu jeudi 16 novembre à l'université de Lille I, l'université des sciences et technologies de la métropole lilloise.

Tous les deux ans, tous les étudiants inscrits à l'université peuvent voter aux élections étudiantes et élire leurs représentants au Conseil d'Administration, au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire et au Conseil Scientifique (pour les étudiants de troisième cycle).

Ces élections concernent bien évidemment les jeunes héninois inscrits à l'université de Lille I, qui doivent se mobiliser et aller voter. C'est en renforçant le poids des élus étudiants, en faisant reculer l'abstention, traditionnellement massive pour ce genre d'élections, que les étudiants pourront se faire entendre.

A côté de l'UNI (franchement à droite) et des listes associatives des corporations, plusieurs syndicats se présentent aux élections.

L'Agel-RS est un syndicat très minoritaire, réputé proche de la Coordination Communiste du Nord-Pas-de-Calais et qui se mobilise surtout pour la défense des étudiants étrangers - en manifestant notamment aux côtés du CSP 59 (le comité des sans papiers) - et contre les guerres impérialistes en Palestine, en Afghanistan et en Irak. C'est l'ancienne section locale de l'UNEF-SE, qui a refusé de fusionner avec l'UNEF-ID (proche du PS) en 2001. L'Agel-RS n'est membre d'aucun syndicat étudiant national, même si elle est proche de la FSE-SE.

L'UNEF est le principal syndicat étudiant au plan national. Proche de l'aile gauche du PS, elle dispose de gros moyens financiers et réalise toujours de bons scores grâce à ses tracts en quadrichromie distribués par une armada de militants parisiens qui débarquent dans les universités pour les élections. Ses principales faiblesses tiennent au manque d'activisme de ses militants, souvent recrutés en septembre lors des chaînes d'inscription par des militants parisiens du Bureau National. De fait, l'UNEF est souvent accusée par ses détracteurs d'électoralisme. Les luttes d'influence entre tendances, qui recoupent les luttes d'influence au sein du PS peuvent également freiner l'action de l'UNEF.
L'UNEF est la principale force syndicale étudiante dans les universités lilloises, elle disposerait d'environ 200 adhérents.

La Confédération Etudiante s'est implantée dans les universités lilloises en utilisant les mêmes méthodes que l'UNEF. La Confédération Etudiante est issue de l'ancienne aile droite rocardienne de l'UNEF, qui a fait scission en 2003 avec l'appui de la CFDT pour soutenir la contre-réforme des retraites.

SUD Etudiant Lille est présent depuis 2003 sur les universités lilloises et a participé à toutes les mobilisations contre la réforme des retraites, contre la loi Fillon et contre le CPE. SUD Etudiant regroupe des étudiants altermondialistes, écologistes et libertaires.
Sa principale faiblesse tient à son absence de réelle politique de développement, due à sa méfiance envers des formes d'organisation qui rappelleraient trop celles de l'UNEF ou de la Confédération Etudiante.

Les étudiants communistes lillois qui militent au sein de l'UEC sont souvent membres d'un syndicat étudiant. La plupart du temps, ils sont à l'UNEF ou à SUD Etudiant.

Nous invitons les étudiants héninois concernés par les élections étudiantes à l'université de Lille I à voter et à faire voter pour les listes de SUD Etudiant ou de l'UNEF.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : Les antilibéraux
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