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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Steeve Briois et sa majorité avaient convoqué le conseil municipal d'Hénin-Beaumont ce jeudi 31 mars, jour de grève nationale contre la loi El Khomri, à 16h, en même temps que la manifestation régionale de Lille. Rien n'arrête l'extrême drotie dans son soutien à la casse du Code du Travail... Ennemis des salariés, les frontistes doivent sans doute ignorer que les jours de manifestations, la grande manifestation régionale est toujours programmée à 14h30, porte de Paris à Lille ; pour le savoir, encore faut-il s'intéresser aux travailleurs...

Le groupe d'opposition était néanmoins présent - sans Sandrine Rogé, absente pour raisons de santé - pour un conseil municipal consacré au Débat d'Orientation Budgétaire.

Le Conseil municipal a été long, très long. Si les premières délibérations portant sur les affaires scolaires présentées par Maryse Poulain ont été adoptées à l'unanimité, le conseil municipal votant pour la création d'un poste d'enseignant à l'école élémentaire Jean-Jacques Rousseau et contre la suppression d'un poste à la maternelle Fallières-Kennedy, les délibérations sur les affaires juridiques ont été nettement moins consensuelles. La première était consacrée à la plainte de la municipalité contre la Voix du Nord. C'est Bruno Bilde, surexcité, qui s'est lancé dans une diatribe contre la presse, qualifiant les journalistes de la Voix du Nord de "pignoufs" aux "méthodes de voyous" et traitant la Voix du Nord de "torchon".

Pour humilier les journalistes du quotidien nordiste, la majorité frontiste avait supprimé la table de presse où les journalistes ont l'habitude de travailler, reléguant Christophe Le Couteux dans le public.

Au nom du groupe d'opposition, je suis intervenu pour dénoncer une plainte scandaleuse payée par le contribuable. Marine Tondelier puis Stéphane Filipovitch sont également intervenus dans le même sens. N'appréciant pas nos remarques, Steeve Briois, refusant de donner la parole à Stéphane Filipovitch, coupant les micros, a prétendu procéder au vote sous nos protestations alors que nous demandions encore la parole et a prétendu que nous n'avions pas pris part au vote alors que notre groupe a évidemment voté contre cette délibération. Nous serons attentifs au compte-rendu de la prochaine séance afin que notre vote contre, répété à de multiples reprises ne se transforme pas par la magie de la rédaction du compte-rendu en non participation au vote comme la majorité a pour habitude de le faire...

Bruno Bilde a ensuite évoqué d'autres affaires judiciaires, notamment une victoire de Georges Bouquillon dans une plainte en diffamation contre Christine Coget sous la précédente mandature. Cible du FN depuis de nombreuses années, Christine Coget a été accusée de manière scandaleuse par Bruno Bilde d'avoir détourné les fonds de la coopérative scolaire de son école avant que Bruno Bilde n'accuse l'ancien DGS, Philippe Thibault, d'avoir fait débrancher les caméras de vidéosurveillance de la mairie afin de voler lui-même des documents confidentiels dans les archives municipales.

Ces accusations malveillantes relèvent de la calomnie pure et simple. On reconnaît bien là la méthode Bilde qui consiste à salir, à colporter des rumeurs, comme le sinistre adjoint l'avait fait en septembre 2014 en présentant l'honnête et rigoureux Eugène Binaisse comme un magouilleur truqueur de marchés publics qui aurait à répondre devant la justice. Un an et demi plus tard, aucune des pseudo-accusations de l'adjoint frontiste n'était vraie... 

Bruno Bilde m'a ensuite accusé d'avoir cautionné la présence de caméras (dont j'ignorais totalement l'existence) en mairie à l'époque de Dalongeville. Ce n'est un mystère pour personne, j'ai toujours été contre la vidéosurveillance. Il faut avoir un sacré culot pour prétendre le contraire ! 

La majorité a voté contre la refonte des statuts de la SEM Territoires 62 avant de "présenter" un rapport de situation sur l'égalité hommes-femmes en mairie d'Hénin-Beaumont. Marine Tondelier a demandé des éclaircissements à Bruno Bilde qui nous a renvoyés à la lecture du rapport. Marine Tondelier a insisté et demandé à Bruno Bilde de présenter réellement le rapport au conseil municipal et au public. Rejoignant ma collègue écologiste traitée d'"hystéro-glandulaire" par l'adjoint FN, j'ai également demandé des éclaircissements et notamment le calcul du salaire médian des femmes et des hommes employés par la commune d'Hénin-Beaumont afin que l'on puisse mesurer les effets éventuels du temps partiel subi par les femmes. Bruno Bilde m'a accusé de vouloir fliquer les salariés et d'être de la STASI, évoquant "le régime cubain". Comprenne qui pourra...

Quand la majorité a évoqué l'absence de nos représentants en commission économique, je suis intervenu une nouvelle fois pour dénoncer l'absence de travail dans des commissions transformées en chambres d'enregistrement et les insultes subies par Geoffrey Gorillot et Stéphane Filipovitch sur la page facebook de Steeve Briois à ce propos. Les frontistes n'ont pas eu un mot de condamnation et m'ont accusé de "fliquer" leurs internautes orduriers et de vouloir les "fusiller". On nage en plein délire !

Il était 17h30 quand j'ai annoncé mon départ de la séance pour aller rejoindre la manifestation organisée par le groupe communiste devant la CAHC contre la Taxe sur l'Enlèvement des Ordures Ménagères. Bruno Bilde a essayé d'ironiser sur notre goupe divisé. Contrairement au FN, notre groupe Agissons Unis pour Hénin-Beaumont est respectueux des sensibilités de chacun.

Arrivé devant la CAHC, j'ai accompagné Jean Haja, maire de Rouvroy, Bernard Czerwinski, maire de Drocourt, Edmond Bruneel, conseiller municipal délégué de Montigny-en-Gohelle et Hervé Poly, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais du PCF en délégation pour nous entretenir avec Jean-Pierre Corbisez, président de la CAHC. Nous lui avons répété nos arguments contre la TEOM et l'avons invité à se battre contre la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités plutôt que de faire payer les ménages de notre territoire. Nous avons également répété à Jean-Pierre Corbisez notre opposition à la fusion de la CAHC et de la CALL dans un immense Pôle métropolitain et dénoncé une logique insensée de concurrence entre les collectivités.

Du côté d'Hénin-Beaumont, Eugène Binaisse et Marine Tondelier ont quitté le conseil municipal peu après moi pour rejoindre le conseil communautaire. Mes deux collègues sont ensuite revenus au conseil municipal en fin de soirée pour retrouver Bruno Bilde, toujours aussi excité. Stéphane Filipovitch, dans une intervention rigoureusement argumentée, a démontré la vacuité du DOB de la majorité frontiste présenté par Jean-Richard Sulzer.

Nous avons approuvé la renégociations des emprunts toxiques. Grâce au fond de soutien mis en place par le gouvernement, notre commune va pouvoir sortir des emprunts toxiques. En signant la proposition qui est faite à la ville, la majorité FN donne gain de cause à Eugène Binaisse qui avait privilégié la négociation aux aléas d'une procédure judiciaire. Bravo à Eugène Binaisse !

Les élus AUHB n'ont pas voté les conventions signées entre la ville et plusieurs associations et se sont abstenus, dénonçant la mise sous tutelle des associations par la municipalité frontiste.

Le conseil municipal s'est achevé avec les questions orales. Sur les quatre questions orales que nous avions déposées, seule celle de mon collègue Geoffrey Gorillot a été étudiée, les autres ayant été repoussées au prochain conseil. Tous les artifices juridiques sont bons pour brimer l'opposition et nous empêcher de nous exprimer, mais l'opposition municipale ne lâchera rien !

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