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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Faut-il annuler la braderie du centre-ville d'Hénin-Beaumont ?

La braderie du centre-ville et de la gare d'Hénin-Beaumont, prévue le 11 septembre, est la plus grosse braderie de l'année dans notre ville. Elle s'étend dans tout le centre-ville et le quartier de la gare et accueille chaque année des centaines d'exposants, de nombreux commerçants et des milliers de visiteurs.

Elle s'accompagne depuis plusieurs années d'un village associatif et d'animations en tout genre avec notamment de nombreuses associations sportives. La braderie de rentrée fait ainsi figure de "forum des associations" pour les associations sportives locales qui peuvent se présenter, effectuer des démonstrations et attirer les jeunes sportifs en herbe qui ne savent pas encore quelle activité pratiquer quelques jours après la rentrée des classes.

En outre, sur le plan politique, la braderie constitue la rentrée politique pour les formations politiques locales qui ont l'habitude d'y distribuer leur tract de rentrée. Depuis plusieurs années, Marine Le Pen y effectue sa rentrée politique, couverte par de nombreux médias.

Après l'annulation de la braderie de Lille, et, plus près de chez nous, l'annulation du grand marché aux puces du bois de Courrières, qui devait se tenir le 15 août, et celle des puces du Dahomey à Montigny-en-Gohelle qui devaient se tenir le 10 septembre, la question du maintien ou de l'annulation de la braderie d'Hénin-Beaumont se pose inévitablement.

Au lendemain des attentats parisiens du 13 novembre, plusieurs tribunes convaincantes parues dans la presse appelaient à ne pas céder à la psychose, à continuer d'aller dans des salles de concert et à continuer d'aller boire un verre aux terrasses des cafés.

Depuis l'attentat de Nice ou le drame de Saint-Etienne-du-Rouvray, commis non pas par des commandos terroristes organisés, mais par des individus isolés, on sait que rien ni personne n'est à l'abri. Comme aux Etats-Unis où un fou peut tirer à la mitraillette dans un lycée, un fou peut frapper n'importe où, à Hénin-Beaumont comme ailleurs.

Nos services de renseignement, DCRI en tête, qui, on l'imagine, surveillent, infiltrent et démantèlent des réseaux terroristes, ne peuvent pas être dans la tête d'un malade ou d'un exalté subitement pris d'un accès de folie...

D'après nos informations, Steeve Briois doit s'entretenir avec la préfecture au sujet de la braderie.

Le risque zéro n'existe pas. Empêcher tout mouvement de panique dans des rues parfois étroites empruntées par une foule dense un jour de braderie relève de la gageure.

Mais annuler la braderie, c'est céder à la psychose et capituler devant les terroristes. Ce serait un coup porté au tissu associatif local ainsi qu'aux commerçants du centre-ville, cafetiers ou marchands de frites qui réalisent un chiffre d'affaires non négligeable ce jour-là.

Tous les paramètres doivent être pris en compte.

Dans tous les cas, la décision de maintien ou d'annulation de la braderie pourra se comprendre et sera sans nul doute critiquée.

Le maintien de l'ordre relève de l'Etat. Les commissaires de police, les agents de la DCRI font remonter des renseignements et des analyses aux préfets. De notre point de vue, Steeve Briois n'a qu'une chose à faire : demander clairement aux autorités préfectorales s'il y a un risque ou pas et annuler la braderie s'il y a le moindre risque.

Si tel était le cas, il faudrait non seulement rembourser les places déjà réservées, mais surtout, rapidement, organiser dans un lieu plus adapté un forum des associations pour la rentrée sportive et éditer un guide des associations.

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