Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vidéos Hénin-Beaumont sous le FN

Archives

Publié par David NOËL

Elections présidentielles : les adhérents du Parti communiste ont tranché

A l'issue de leur consultation et après un débat parfois passionné, les militants communistes ont fait le choix majoritaire (53,6 %) d'une participation autonome, dans un cadre collectif et élargi à la campagne de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est pas le choix qu'avaient fait les communistes d'Hénin-Beaumont ni ceux du Pas-de-Calais. C'est néanmoins désormais le choix du Parti communiste et il s'applique à tous.
Les communistes, dans leur immense majorité, sont attachés à leur parti. Ils n'ont pas voté la dissolution de leur parti dans un mouvement populiste inspiré de Podemos dans lequel ils se transformeraient en simple "tendance", survivance du passé.
Les atermoiements de la direction nationale expliquent largement ce choix, contraint, d'un soutien à un partenaire qui a fait exploser le cadre collectif qui existait. Il était bien trop tard pour lancer une campagne autonome. Je le regrette.

Il faut désormais aller de l'avant. Nous voulons tous faire gagner les idées antilibérales. Les communistes prendront toute leur part dans ce combat, mais on ne nous imposera rien. Nous ne nous laisserons pas imposer des stratégies locales inadaptées ou sectaires. Avec ses milliers de camarades dévoués et combatifs, notre parti vivra.
Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée de la France insoumise doivent écouter les militants communistes et accepter un cadre collectif de campagne, parce que beaucoup de militants communistes refuseront de faire campagne si on leur impose de rallier des groupes d'appui de la France insoumise et de devenir des insoumis.
Pour ma part, je ne m'engagerai dans le combat que dans le cadre de ma section, de ma fédération et de mon parti.
La France insoumise devra clarifier son positionnement politique. Historiquement, la discipline républicaine réciproque à gauche a permis aux deux gauches, la gauche radicale et la gauche modérée, de se rassembler pour des majorités de progrès qui ont permis des avancées sociales et fait avancer les droits des travailleurs. L'abandon du principe de discipline républicaine réciproque à gauche permettrait peut-être à notre gauche, la gauche antilibérale, de dépasser et de supplanter la social-démocratie, mais conduirait avec certitude à la victoire de la droite la plus réactionnaire ou de l'extrême droite et la gauche, dans toutes ses composantes, serait balayée du parlement.
La France insoumise devra clarifier au plus vite son positionnement politique sur cette question. On se sera pas utiles au peuple sur un champ de ruines...

Pour l'avenir, j'appelle la direction du Parti communiste à retrouver la fierté d'être communiste et à mettre en avant de nouvelles personnalités.

En 2007, les partenaires antilibéraux du PCF contestaient la candidature de Marie-George Buffet. Certains communistes ont même fait campagne pour José Bové...

En 2012, le PCF a choisi Jean-Luc Mélenchon plutôt qu'André Chassaigne pour ne pas faire exploser le Front de Gauche.

En 2017, notre parti se range à nouveau derrière Jean-Luc Mélenchon. Soit. Mais le PCF a des milliers de militants et d'élus de talents qui pourront porter, dans les années à venir, la voix du camp antilibéral.

En 2022, je ne ferai pas à nouveau campagne, une troisième fois, pour Jean-Luc Mélenchon ou pour Alexis Corbière...

Commenter cet article