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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

STX : La navale française n'est pas à vendre

Au terme de longs mois d'incertitudes, seul l'italien Fincantieri s'est manifesté pour racheter le chantier naval STX de Saint-Nazaire.

Nous payons aujourd'hui des années d'inactions de l'état français plus préoccupé par expérimenter à STX un accord de « compétitivité » au détriment des salariés qu'à construire la filière industrielle navale Française dont notre siècle a besoin.

Les capacités de productions italiennes et françaises sont concurrentes plus que complémentaires. Le partenariat de Fincantieri avec le chinois CSSC fait peser de réelles craintes sur les transferts de compétences. Alors que l'état italien est actionnaire majoritaire de Fincantieri, peut-on imaginer que l'outil central de la filière navale française passe sous la souveraineté d'un état voisin ?

Le secrétaire d'état à l'industrie annonce un déplacement à Saint-Nazaire dans les prochains jours.

Il doit entendre ce qu'expriment les salariés, leurs organisations syndicales, les forces politiques et les élu(e)s qui exigent d'autres choix pour la navale française.

L'Etat a toutes les cartes en mains pour s'opposer à la prise de contrôle italienne. Il n'est pas trop tard pour mettre en œuvre une solution nationale utile au pays en renforçant la participation de l'Etat au capital du chantier, en y associant ses partenaires historiques mais aussi des industriels nationaux. Les besoins en matière de construction navale sont connus au-delà des paquebots (Ferries, câbliers, gaziers....). Avec le chantier de Saint-Nazaire, la navale française dispose de tous les atouts pour y répondre.

La navale française n'est pas à vendre.

Les communistes seront de toutes les mobilisations pour s'opposer à une nouvelle opération capitalistique contraires aux intérêts des salariés et de notre territoire.

Aymeric Seassau,
Secrétaire départemental de la Fédération PCF de Loire-Atlantique
Adjoint au maire de Nantes

Paris, le 2 janvier 2017.

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