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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

A la une de Regards (hiver 2018)

Le nouveau numéro du magazine Regards vient de paraître. Le trimestriel  évoque entre autres la gentrification à l’œuvre à Los Angeles avec de très belles photos, mais aussi la manière dont la gauche commence à s'emparer de la cause animale, Stéphane Bern et le "roman national" ou encore la question du décrochage scolaire.

Le dossier central est consacré à la crise des syndicats, avec une interview croisée de Karl Ghazi, secrétaire de la CGT commerce de Paris et de Leïla Chaibi, responsable de la France insoumise.

Après les propos de Jean-Luc Mélenchon reprochant aux organisations syndicales de n'avoir pas mené comme il le fallait le combat contre les ordonnances Macron en s'emparant de sa proposition de grande marche nationale sur les Champs Elysées à un million de manifestants le samedi, c'est la question de l'autonomie du syndicalisme par rapport aux forces politiques qui est posée par l'historien Roger Martelli dans le texte introductif du dossier.

On comprend que le co-directeur de Regards, favorable à la France insoumise, est plutôt d'accord avec Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, comme pour Leïla Chaibi, il ne faut pas "fétichiser la charte d'Amiens". La porte-parole de la France insoumise, fidèle à la ligne mélenchoniste, explique que "l'addition des forces militantes existantes ne suffit pas" et qu'il faut "être tourné vers l'extérieur, inclusif". Avec justesse, Karl Ghazi lui répond qu'"il ne s'agit pas d'addition, mais de dynamique. Donner des perspectives unitaires aux militants, ce n'est pas une condition suffisante, mais nécessaire !".

Dans ce débat, je suis plutôt en accord avec la position de Karl Ghazi. J'ai regretté les attaques de Jean-Luc Mélenchon contre les organisations syndicales et en particulier la CGT. Le mouvement syndical n'a pas à se soumettre aux injonctions et à la stratégie d'une organisation politique. La volonté de la France insoumise d'effacer les frontières entre le politique, l'associatif et le social dans un mouvement populiste déterminer à "fédérer le peuple", quand tout le reste - fronts syndicaux unitaires ou alliances politiques de partis de gauche - serait de la "tambouille" me laisse plus que circonspect et m'insupporte même franchement.

En tous les cas, le dossier de Regards fera réfléchir. Le trimestriel Regards est disponible en kiosque ou sur internet.  

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