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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

De retour de la Cour d'Appel de Paris

J'étais convoqué hier devant la Cour d'Appel de Paris, que je vais finir par connaître par cœur.

J'y étais allé une première fois, en 2014, pour un procès que m'intentait Marine Le Pen pour avoir cité un article du Canard Enchaîné qui lui était consacré. J'avais été relaxé en première instance devant la XVIIe Chambre du tribunal correctionnel de Paris, j'avais gagné en appel et j'ai remporté par la suite le pourvoi en cassation.

J'étais retourné devant la Cour d'Appel de Paris en 2017, pour un procès que m'intentaient cette fois Steeve Briois et Bruno Bilde pour avoir demandé leur démission à la suite des révélations sur l'affaire Jeanne et l'affaire des assistants parlementaires européens dans un communiqué qui était paru sur le site de l'Humanité. Là aussi, j'avais été relaxé en première instance, j'avais gagné en appel et j'ai à nouveau gagné devant la cour de cassation qui a rendu sa décision en juillet 2018.

Dans l'affaire pour laquelle j'étais convoqué hier, Steeve Briois avait porté plainte en 2015 à la suite de mon communiqué le qualifiant d'"héritier spirituel de Gérard Dalongeville". En première instance, j'avais amplement démontré qu'à aucun moment, je n'ai accusé Steeve Briois de corruption et que l'expression était une réponse aux attaques sempiternelles dont je fais l'objet depuis plus de dix ans sur ma supposée "complicité" avec Dalongeville qui n'existe que dans les articles venimeux et mensongers de Briois et de ses amis. J'avais logiquement été relaxé, le tribunal considérant que l'expression "héritier spirituel de Gérard Dalongeville" n'était nullement injurieuse et s'inscrivait dans un contexte politique polémique. Invité à m'exprimer à nouveau hier devant la Cour d'Appel, j'ai réexpliqué le contexte de mon communiqué (l'affaire Jeanne) et je suis revenu sur mon combat, depuis plus de dix ans, contre l'extrême droite locale et les attaques incessantes que je subis, qui relèvent du harcèlement judiciaire.

Le tribunal rendra son jugement le 21 février prochain. Je suis relativement serein...

Deux autres procès m'attendent dans les mois qui viennent, le premier contre Laurent Morel, le DGS de la mairie, qui me reproche de l'avoir qualifié de militant d'extrême droite servile dans mon explication de vote à la suite de sa demande de protection fonctionnelle pour porter plainte contre Marine Tondelier en juin 2017, et le second, d'Ivan Jarte, le responsable de la communication de la mairie à qui j'ai reproché d'avoir appliqué la censure de notre tribune dans le magazine municipal de juillet 2018.

Ces deux plaintes émanant de fonctionnaires arrivés en mairie pour travailler avec l'extrême droite sont évidemment des procès politiques qui participent de la stratégie de harcèlement judiciaire de l'extrême droite contre moi et j'espère que le tribunal de Béthune ne sera pas dupe.

Mme Le Pen, M. Briois, M. Bilde, M. Morel et M. Jarte ne m'empêcheront pas d'exercer mon mandat de conseiller municipal, de dénoncer le clientélisme en mairie, le harcèlement contre certains agents, les procès politiques, les attaques contre la presse et la censure dans le magazine municipal. 

Ces procès coûtent chers. L'extrême droite utilise le harcèlement judiciaire pour nous bâillonner, mais le Parti communiste ne cèdera pas. Je ne cèderai pas. En première ligne face à l'extrême droite, nous nous battrons, avec toutes les forces démocratiques d'Hénin-Beaumont, jusqu'à ce que notre ville soit débarrassée de la gangrène fasciste.

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rissoan 18/01/2019 15:36

Bravo pour ton courage camarade ! je t'admire sincèrement...