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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

La multinationale Sodexo, groupe dont le chiffre d’affaires est passé de 15 à 22 milliards d’euros entre 2015 et 2019, vient d'annoncer la suppression de 2299 emplois.

Comme nous en avons l'habitude maintenant, la crise sanitaire serait la cause de cette décision.

Ce serait vite oublier que le groupe avait antérieurement à la crise sanitaire dans ses tiroirs un plan de réduction d’emplois, sous l’habillage d’un « plan de mobilité ».

Sodexo est par ailleurs un groupe qui a réalisé 1,2 milliards de profits et distribué d’importants dividendes en 2019 (403 millions d’euros).

Durant la crise le groupe a bénéficié d'aide de l’état, après avoir engrangé durant plusieurs exercices le CICE, pour plus de 40 millions d’euros par an.

Sodexo n’est donc pas démuni pour affronter la crise sanitaire et ses conséquences économiques !

Le vrai problème n'est donc pas la covid, mais la logique de rentabilité qui préside aux décisions de l'entreprise.

L'Etat, les collectivités qui ont servi de base à Sodexo, sont en droit d'exiger le maintien de l'emploi.

La période de difficulté doit servir à développer la formation pour les salariés avec maintien des revenus.

Cette situation montre l'inanité des plans d'urgences du gouvernement pour l'emploi, qui ne pose aucunes conditions aux financements des grands groupes. Ces aides ne sont en fait qu'un soutien au capital.

Plus que jamais se pose la question de droits d'interventions et de gestion des salariés, à Sodexo comme dans les autres entreprises, comme celle du contrôle et de la critérisation des fonds publics accordés aux entreprises, particulièrement aux grands groupes.

Le parti communiste et ses élus apportent un soutien plein et entier aux salariés de Sodexo.

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