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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

Encore un coup de massue pour les salariés de Vallourec et pour notre industrie française ! Le fabricant français de tubes vient d'annoncer un nouveau plan de suppressions d'emplois et d'activités dans le monde : au moins 1 000 postes, dont 350 en France. Plusieurs territoires sont menacés. Le coup le plus rude est porté à l'usine de Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), dont la fermeture est programmée, au prix de 190 emplois. Dans les Hauts-de-France, les sites d'Aulnoye-Aymeries (on parle d'une quarantaine de postes), Saint-Saulve et le site support de Valenciennes sont aussi visés.

Cela fait des semaines que les organisations syndicales et les parlementaires communistes, de Seine-Maritime et du Nord, alertent le ministre Bruno Le Maire. Il était au courant et aurait pu agir plus tôt, comme nous le demandions, pour sortir Vallourec des griffes de la finance.

Cette annonce intervient en effet alors que Vallourec est tenu de renégocier une dette colossale de 3,5 milliards d'euros, dont la moitié doit être remboursée d'ici février 2021.

La restructuration de cette dette, contractée auprès de créanciers français tels que BNP-Paribas, Natixis ou de fonds d'investissement étrangers. L'occasion pour des prédateurs financiers de faire main basse sur le groupe par une conversion en capital de leurs créances et d'exiger une plus grande rentabilité financière, par des suppressions d'emplois.

Cette dette est par ailleurs nourrie depuis des années par des intérêts qui vampirisent les comptes du groupe : 175 millions d'euros d'intérêts bancaires par an, soit plus que le montant des investissements productifs !

Le gouvernement ne peut pas laisser la finance tuer nos emplois et notre industrie, ses savoir-faire et ses compétences. D'autant que le groupe a déjà bénéficié, en 2016, d'une aide massive de l'Etat, concrétisée par l'entrée au capital de Bpi France, devenue actionnaire de référence.

Dans ce contexte, le PCF demande au gouvernement d'agir :

- en exigeant des établissements financiers français qu'ils renoncent aux intérêts prélevés sur les résultats du groupe Vallourec ;
- en imposant une participation plus élevée de la Bpi qui devrait alors assurer la protection des emplois et un développement des investissements permettant de répondre à la reprise de l'activité après la pandémie.

Cette intervention politique résolue doit faire reculer des appétits financiers qui ne cessent de porter atteinte à nos emplois et à notre souveraineté économique.

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