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Affaires

Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 06:30

Alliot-Marie.jpg Semaine après semaine, les révélations par la presse sur les vacances de la ministre des affaires étrangères en pleine révolution tunisienne, n'en finissent plus d'alimenter le débat médiatique.

Après la polémique de l'avion privé, tous frais payé par un homme proche du pouvoir Ben Ali, voilà qu'on apprend que les parents de la ministre, âgés de 92 et 94 ans, auraient racheté des parts appartenant à ce même homme d'affaires dans une société civile immobilière le 30 décembre dernier, en plein voyage controversé de la ministre en Tunisie. On touche le fond !

Cette comédie n'a que trop duré. Que Michèle Alliot Marie cesse de prendre les Français-e-s pour des imbéciles. Si MAM avait un minimum de dignité, elle tirerait elle-même les conclusions qui s'imposent ! Le débat public mérite autre chose que ce torrent de boue continu.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 06:30

La presse belge épingle, samedi 5 février, le déplacement de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat s'est rendu vendredi à Bruxelles pour un sommet européen. Et, selon les quotiodiens belges, il a chosi de faire les 300 kilomètres qui séparent les deux capitales avec... deux avions.

Outre l'avion présidentiel, le fameux A330, en service depuis 2010 et rebaptisé "Air Sarko One" par ses détracteurs, la présidence française avait également affrêté un Falcon Tx,  plus petit. La télévision belge a filmé les deux appareils :

 


L'achat et la mise en service de l'A330 présidentiel avaient déjà donné lieu à une polémique sur le coût de l'appareil et de sa transformation pour répondre aux besoins du chef de l'Etat : 176 millions d'euros au total. Celui-ci communique depuis sur l'économie réalisée en vendant les deux appareils précédents. Il a également précisé à quelques reprises que cet avion serait moins polluant que les deux petits A 319 utilisés précédemment. L'argument ne fonctionnera pas pour le voyage Paris-Bruxelles.

20 000 EUROS L'HEURE DE VOL

Le mensuel Terra Eco avait déjà épinglé la présidence, estimant, en novembre 2010, que Nicolas Sarkozy était le 6e plus grand émetteur de CO2 parmi les chefs d'Etat et de gouvernement. "S'il avait voyagé avec Air Sarko One dès cette année (2010), il aurait multiplié par 2,5 ses émissions de CO2. Ce qui l'aurait ramené en deuxième position de ce classement", jugeait le magazine.

Nicolas Sarkozy avait par ailleurs fait valider par Matignon, à l'été 2010, une note demandant aux ministres d'éviter autant que possible les déplacements en avion s'ils pouvaient les remplacer par le train. Note qui ne concernait visiblement pas l'Elysée. Le voyage entre Paris et Bruxelles en TGV Thalys dure en moyenne une heure et vingt minutes. Une heure de vol de l'A330 présidentiel revient environ à 20 000 euros ; celle d'un Falcon TX revient à 7700 euros.


Source : Le Monde.fr
Dimanche 06 février 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 10:30

logo AnticorLa commission d'autorisation du médicament : 30 membres, 28 liés à des labos !

Face aux très graves révélations, notamment celles du journal Médiapart sur la composition de la commission d'autorisation du médicament mettant en exergue les conflits d'intérêts existants entre experts, politiques, laboratoires pharmaceutiques et leurs terribles conséquences sur la santé, ANTICOR demande l'interdiction du cumul des fonctions, du pantouflage et des pratiques d'influence, c'est à dire du lobbying en santé sous peine de sanctions pénales.

Au-delà même de cet aspect, nous rappelons un principe essentiel pour éviter la confusion des pouvoirs : il ne suffit pas de déclarer les conflits d'intérêts : il faut les interdire !

Rappelons qu’Anticor, signataire de la plateforme ALTER EU préconisant de manière plus large l'interdiction du lobbying dans les secteurs d'intérêt général, considère qu'il est nécessaire de renforcer les moyens de contrôle judiciaire et citoyen pour permettre notamment via des actions en nom collectif (class action) d'engager la responsabilité financière des acteurs incriminés, au delà de la seule responsabilité pénale des groupes d'intérêts à but lucratif.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 06:30

Mediator-2.jpgDès 2009, un rapport commandité par Jacques Servier confirmait les liens entre le benfluorex – le principe actif du Médiator – et les atteintes aux valves cardiaques des patients. Pourtant le laboratoire n’a pas fait retirer le médicament du marché. Circonstance aggravante, ces jours-ci, l’industriel pharmaceutique cherche à minimiser le nombre de cas mortels. Si les récents propos outrageux de Jacques Servier certifient que le Mediator n’a fait « que 3 morts », ils sont mensongers et méprisants à l’égard des victimes et de leur famille.

Face à l’attitude insultante du laboratoire à l’origine de ce scandale, le PCF exige la vérité sur les conséquences du Mediator.

Les processus de décision en matière de santé publique, doivent être mises hors de la zone d’influence des grandes firmes pharmaceutiques. L’industrie pharmaceutique ne peut plus être laissé sans garde fou réellement indépendant des pouvoirs de l’argent.

Le PCF propose un pôle public du médicament et de la recherche indépendant financièrement des sociétés pharmaceutiques et placé sous le contrôle démocratique des scientifiques, des représentants de salariés et des usagers.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 10:30

Sarkozy-Bongo.jpgSelon une note de l'ambassade américaine au Cameroun datée de juillet 2009, le président gabonais Omar Bongo aurait détourné près de 30 millions d'euros de la Banque des Etats d'Afrique Centrale (BEAC) à son profit, arrosant tous les partis politiques français, surtout la droite, notamment Chirac et Sarkozy.

Selon des notes diplomatiques révélées par le site Wikileaks et accessibles sur le site du journal El Pais, près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le président gabonais Omar Bongo et auraient surtout profité à des partis politiques français.

L’information datée du 7 juillet 2009 a été transmise quelques jours après la mort de Bongo en juin 2009 par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine à Yaounde explique le journal espagnol.

Note-Wikileaks-Bongo-Chirac.jpg« Les hauts fonctionnaires du Gabon à la Banque des États d'Afrique centrale (BEAC) se sont entendus pour détourner plus de 18,3 milliards de francs CFA (environ 28 millions d’euros) de la mise en commun réserves des six États de la Communauté économique d'Afrique centrale et monétaire (CEMAC) au cours des cinq dernières années, selon un contact principal ambassade à la banque » précise la note.

Selon la source citée « les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, surtout à droite notamment en soutien de Jacques Chirac et du président Nicolas Sarkozy ».

Le câble révèle, par ailleurs, que le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale. Un placement non autorisé.

Signée de l'ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey, la note conclut que « l’ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié de ces détournement de fonds ».


Source : Marianne 2
Mercredi 29 décembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 10:30

Sarkozy-6.jpgL’actuel président a travaillé pour le laboratoire pendant plusieurs années et il a décoré de la Légion d’honneur son fondateur en 2009.

Par GRÉGOIRE BISEAU

Opération déminage. Hier, à l’occasion du Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres «la transparence la plus totale» sur l’affaire du Mediator. «Avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, le président de la République est extrêmement attentif à ce sujet», a assuré François Baroin, le porte-parole du gouvernement. Et pour cause : Jacques Servier, le fondateur et PDG du deuxième laboratoire français, est une très bonne connaissance de Nicolas Sarkozy. Mieux, un proche du chef de l’Etat reconnaît même que Servier a été «un client historique» quand l’actuel président était encore avocat d’affaires.

En 1983, Sarkozy entre au cabinet de Guy Danet, bâtonnier. Très vite, il travaille pour le compte de Servier, à l’époque un tout petit labo français. Quand il quitte son cabinet en 1987 avec Arnaud Claude et Michel Leibovici (aujourd’hui décédé), le jeune avocat d’affaires emmène dans ses bagages le laboratoire Servier. Le nouveau cabinet de Sarkozy devient le conseil du laboratoire en matière de droit des sociétés et de droit immobilier. Il a fort à faire. Le groupe Servier est alors composé d’un entrelacs d’une centaine de structures juridiques différentes, rien qu’en France. «Le but, c’était d’éviter de payer des impôts», assure un ancien cadre (lire ci-dessus).

Fin des années 90, début 2000, Jacques Servier vient consulter Sarkozy au sujet de son projet de fondation. L’idée est la suivante : au lieu de faire hériter ses enfants, son groupe deviendra la propriété d’une fondation de droit néerlandais et donc protégé de toute menace d’OPA. Pourquoi les Pays-Bas ? Le pays bénéficie d’un droit particulièrement favorable pour le statut des fondations, notamment en matière fiscale. Le groupe a d’ailleurs toujours refusé de communiquer ses bénéfices.

Raymond Soubie, alors patron du cabinet de conseil en ressources humaines Altedia, travaille lui aussi sur le dossier. «On a été consulté sur la possibilité, qui finalement ne verra pas le jour, de créer un fonds d’actionnariat salarié pour les employés français», confie à Libération celui qui deviendra le conseiller social de l’Elysée entre 2007 et novembre 2010.

Sarkozy a donc cru bon réveiller ces doux souvenirs en juillet 2009 lors de la remise à Servier des insignes de la grand-croix de la Légion d’honneur. «Vous avez fait de votre groupe une fondation ; Raymond [Soubie] et moi y avons joué un rôle», s’est-il extasié, dithyrambique. Un an plus tard éclatait le scandale Mediator.


Source : Libération
Jeudi 23 décembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 10:30

Fax-Servier.jpgINFO LIBE - Selon un fax confidentiel, Servier a voulu «neutraliser» les experts médicaux trop critiques.

Par YANN PHILIPPIN, ERIC FAVEREAU

Comment Servier, les autorités et les politiques ont-ils laissé le Mediator faire, selon deux études scientifiques, entre 500 et 2 000 morts ? C’est la question à laquelle doit répondre l’Inspection générale des affaires sociales, dont le rapport est attendu mi-janvier. Commercialisé depuis 1976 et prescrit à près de 5 millions de Français, le Mediator a été vendu et présenté par Servier comme un antidiabétique, dont l’efficacité sera jugée «insuffisante» par les autorités de santé en 1999. Conseillé par certains médecins comme coupe-faim, le Mediator, dont Servier assure qu’il n’a pas dépassé les 0,7 % de son chiffre d’affaires hexagonal, va pourtant échapper mystérieusement à l’interdiction générale des coupe-faim amphétaminiques. Avant d’être totalement interdit à la vente en novembre 2009.

Petits cercueils. L’affaire devient troublante lorsque l’on sait que le fameux Mediator a eu deux cousins, le Pondéral et l’Isoméride, commercialisés plus tard mais interdits il y a treize ans après un premier scandale riche en coups tordus. Ces coupe-faim boulottés par les femmes pour maigrir ont fait la fortune de Servier dans les années 80 (70 millions de patients en ont pris). «C’est l’Isoméride qui a fait exploser l’entreprise économiquement», se souvient un ancien de Servier. Mais le labo s’est toujours gardé de dire qu’il s’agit de dérivés d’amphétamine, aux effets secondaires déjà connus à l’époque. Car dans les années 60, un autre coupe-faim amphétaminique avait provoqué une épidémie d’hypertension artérielle pulmonaire, maladie des poumons souvent mortelle.

L’équipe de pneumologie de François Brenot et Gérald Simonneau, à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart, est spécialisée dans cette pathologie rare. En 1993, ils démontrent que 20 % des nouveaux cas sont liés à l’Isoméride. Sur injonction de l’Agence du médicament (ancêtre de l’Afssaps, l’actuelle Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), Servier finance une étude, qu’il confie fin 1992 à l’épidémiologue français Lucien Abenhaim. En 1995, les résultats définitifs sont présentés à l’Agence, qui interdit toute prescription aux médecins de ville. C’est la mort économique des molécules… sauf aux Etats-Unis, où l’Isoméride est autorisée en 1996, et commercialisée par Wyeth. Jusqu’à son retrait fin 1997, après qu’une étude américaine a démontré qu’ils provoquent des dommages aux valves du cœur.

Servier ne cessera de nier la dangerosité de l’Isoméride. Il multiplie les recours en justice. Et contre-attaque en coulisses. Le 22 mars 1996, Madeleine Derôme-Tremblay, présidente de Servier Amérique (et actuelle épouse du patron, Jacques Servier), envoie un fax «confidentiel» à Wyeth. Dans ce document que Libération s’est procuré (voir ci-contre), elle estime que Lucien Abenhaim et son collègue américain Stuart Rich «font en quelque sorte "chanter" Servier», sous prétexte que le labo a financé leur étude ! Et demande à Wyeth de «préparer et de nous soumettre plusieurs plans d’action qui pourraient neutraliser ces messieurs, sans apparaître comme agressifs envers eux». Coïncidence : le professeur Abenhaim a, selon nos informations, reçu a cette époque des petits cercueils à son domicile.

Plusieurs acteurs du dossier subissent des pressions, toujours anonymes, mais sans que le moindre lien avec Servier ne soit démontré. Un haut responsable de l’Agence du médicament français nous a ainsi confié qu’il a été menacé de mort par téléphone. Un journaliste français qui travaillait sur l’Isoméride a été intimidé par des détectives qui ont enquêté sur sa vie privée. Et une avocate belge qui travaillait pour les victimes américaines a reçu une photo de sa fille en train de se rendre à l’école (1).

Au final, Wyeth a dû provisionner 21 milliards de dollars (16 milliards d’euros) pour indemniser les victimes américaines de l’Isoméride. En France, il n’y aura que deux condamnations et quelques dizaines d’indemnisations, financées par l’assureur de Servier.

Cardiologue. Ces mêmes valvulopathies frapperont à la fin des années 90 certains patients traités au Mediator. Selon des documents révélés par le Figaro, l’Afssaps avait été prévenue dès 1998 que le Mediator était de la même famille et avait le même mode d’action que l’Isoméride, ce qu’ont confirmé en 1999 des experts italiens. Servier conteste farouchement. Pourtant, en 1999, un premier cas de valvulopathie est détecté par le cardiologue marseillais George Chiche. Il reçoit alors un appel du labo le critiquant pour ses«approximations», et d’un maire adjoint de Marseille lui disant que cela ne se fait pas d’attaquer Servier.

Malgré plusieurs autres alertes, il faudra attendre novembre 2009 pour que le Mediator soit retiré de la vente, grâce à l’obstination de la pneumologue brestoise Irène Frachon et sur la foi de quatre études scientifiques. Mais Servier continue de clamer qu’il n’a jamais eu d’alerte avant 2009 et conteste l’estimation de 500 morts de l’étude réalisée par l’épidémiologiste Catherine Hill (Institut Gustave-Roussy). Bref, pour Servier, le Mediator est inoffensif. Comme il l’a toujours dit pour l’Isoméride.

(1) Exemple cité par Alicia Mundy dans son livre «Dispensing with the Truth», St Martin’s Press.


Source : Libération
Jeudi 23 décembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 06:30

Mediator-2.jpg Les dernières révélations sur le Médiator semble indiquer l’ampleur de la catastrophe. Le chiffre de 2000 morts est maintenant évoqué et les investigations ne font que commencer puisque, depuis sa mise en circulation (1976) jusqu’à sa récente interdiction, on estime de 2,5 à 5 millions le nombre de personnes qui auraient utilisé ce médicament. Nous sommes face à un scandale sanitaire d’une gravité exceptionnelle.

Le PCF demande que la lumière soit faite sur cette sombre affaire. Pourquoi l’agence du médicament a-t-elle été si longue à réagir malgré les multiples signalements depuis 1998 ? Quelle est la nature des relations entretenues entre le pouvoir et les trusts pharmaceutiques ? Rappelons que l’actuelle secrétaire d’État à la Santé, Nora Berra, a été médecin au sein des trois principaux groupes pharmaceutiques.

Ces liaisons dangereuses doivent être dénoncées et condamnées et les trusts pharmaceutiques doivent cesser d’agir en toute impunité. Plus que jamais, la proposition du PCF de créer un grand pôle public du médicament à l’échelle nationale et européenne est d’actualité et à toute sa raison d’être. La mission d’information obtenue par les sénateurs communistes et du parti de gauche commencera ses travaux en janvier. Elle doit faire avancer la vérité.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 06:30

liberation.gifL’ONG Anticor, dédiée à l’étude des phénomènes de corruption, a déposé plainte ce mercredi dans le volet financier du dossier Karachi. Cet après-midi, l’avocat d’Anticor, Jérôme Karsenti, s’est constitué partie civile entre les mains du juge Renaud Van Ruymbeke.

Dans un courriel transmis à «Libération», l’avocat estime que «les révélations de ce dossier mettent en évidence l’importance structurelle de la corruption dans le fonctionnement de l’Etat et ce jusqu’à son plus haut niveau. La gravité des faits dénoncés ne peut échapper à personne, tant elle démontre, que les plus hautes autorités de l’Etat ont utilisé les prérogatives du pouvoir qui leur étaient démocratiquement confiées par les citoyens, pour satisfaire contre l’intérêt général, contre l’intérêt économique, des intérêts partisans et personnels».

Une audience de la chambre de l’instruction consacrée au volet financier du dossier Karachi se déroulera le 10 janvier. Cette chambre chargée d’examiner le bien-fondé des procédures judiciaires devra se prononcera sur la recevabilité de l’instruction de Renaud Van Ruymbeke sur les soupçons de corruption entourant la vente de sous-marins Agosta, en 1994, au Pakistan. L’enquête menée pour l’heure par le magistrat est la conséquence d’une plainte des familles de victime de l’attentat de Karachi, pour entrave et pour corruption.

Le délit d’entrave vise la Direction des constructions navales (DCN), soupçonnée de ne pas avoir transmis à la justice tous les éléments permettant d’élucider l’affaire de l’attentat terroriste du 8 mai 2002 à Karachi, au cours duquel onze salariés ont péri.

Plainte irrecevable ?

Le délit de corruption vise les décideurs politiques Français, soupçonnés d’avoir mis en place un système de corruption lors de la signature de ce contrat par le gouvernement Balladurien.

Selon l’analyse du parquet, la plainte des familles de victimes pour ce deuxième délit ne serait pas recevable, car il n’existerait pas de lien juridique entre leur préjudice (la perte d’un proche dans l’attentat de 2002) et les faits de corruption politique entachant le contrat (signé en 1994). C’est ce désaccord d’interprétation juridique qui devra être tranché le 10 janvier prochain par la chambre de l’instruction.

En outre, et contrairement aux déclarations d’hier de l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, les dernières réquisitions du parquet sur les contrats Agosta et Sawari II ne consisteraient pas à les disjoindre. Elles demanderaient davantage de les confier, ensemble, à un magistrat investi de ces dossiers.


Guillaume DASQUIE


Source : Libération
Mercredi 15 décembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 18:30

Alexandre-Guerini.jpgAlexandre Guérini, 53 ans, dirigeant d'entreprises de traitement de déchets et frère du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, a été mis en examen et écroué à la maison d'arrêt de Luynes, près d'Aix-en-Provence dans le cadre d'une enquête sur des marchés publics présumés frauduleux.

Alexandre Guérini a été mis en examen pour abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics, recel, corruption active, trafic d'influence et détention de munitions, indique son avocate. "Alexandre Guérini est combatif et tient à s'expliquer sur toutes les questions que le magistrat va lui poser, et non des fantasmes. Il est facile de le poursuivre pour une multitude de chefs répréhensibles, il est autre chose de les prouver", avait déclaré à l'AFP son avocate, Florence Rault, avant l'audition de son client. M. Guérini, frère de l'homme fort du PS dans le département, Jean-Noël Guérini, a tenu, par l'intermédiaire de ses avocats, à faire passer au juge avant son audition un mémo afin de s'expliquer.

Un de ses proches, Philippe Rapezzi, a également été mis en examen mercredi soir et écroué. Selon son avocat, Me Lucien Simon, son client n'a jamais fait autre chose que de faire fonctionner les décharges qu'il avait à gérer. Quant à l'attribution des marchés ou à la destination des fonds liés à leur fonctionnement, il n'en a jamais eu connaissance, a dit Me Simon.

Dans cette affaire, Daniel Pinna, ex-directeur général des services de l'agglomération d'Aubagne, a été mis en examen mercredi pour détournement de fonds publics et complicité, et laissé libre sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer les protagonistes du dossier. "Mon client a su fournir des explications aux faits qui lui sont reprochés. Le magistrat instructeur en a tenu compte en ne le privant pas de liberté", a dit son avocat, Me Yann Arnoux.

Quatre autres personnes avaient été mises en examen et remises en liberté dans la nuit de mardi à mercredi, avec placement sous contrôle judiciaire pour deux d'entre elles, a indiqué le procureur adjoint de la République Michel Raffin. Michel Karabadjakian, directeur général adjoint à la propreté de Marseille Provence Métropole (MPM), est poursuivi pour "trafic d'influence et corruption passive". Deux fonctionnaires de l'agglomération d'Aubagne, Michèle Duval et Christophe Bringuier, sont mis en examen l'un pour "soustraction et détournement de biens publics par une personne chargée d'une mission de service public", l'autre pour "complicité de détournement de fonds publics". Enfin la compagne d'Alexandre Guérini, Jeannie Peretti, a été mise en examen pour "recel d'abus de biens sociaux".

Parmi les personnes qui ont été confrontées à M. Guérini figure Stéphane Brunengo-Girard, écroué récemment dans une affaire parallèle de marchés publics frauduleux touchant à la Corse. Les enquêteurs soupçonnent ses sociétés d'avoir servi à blanchir de l'argent du grand banditisme.

L'enquête est menée dans le cadre de plusieurs informations judiciaires ouvertes contre X en avril 2009 à la suite de courriers anonymes, pour des fraudes présumées dans la passation de marchés publics, en particulier dans la filière des déchets. De source proche de l'enquête, les investigations se concentrent notamment sur les conditions d'attribution et fonctionnement d'une décharge de La Ciotat, qui recueille les déchets d'Aubagne ainsi que de certaines villes de la communauté urbaine de Marseille (MPM).


Source : Le Monde.fr
Jeudi 2 décembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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