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JC & syndicalisme étudiant

Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 10:09
Est-ce le mouvement anti-CPE qui a accéléré les choses ? Toujours est-il que les organisations étudiantes sont actuellement en train de se recomposer.

L'UNEF vient de remporter les élections au CNESER - la plus haute instance de représentation de la communauté universitaire - avec 5 sièges sur 11 et un nombre de voix en progression. Ces élections ont lieu tous les deux ans au suffrage indirect : seuls les élus étudiants aux conseils centraux des universités votent. Sur quelques 2700 grands électeurs, un peu plus de 1900 élus étudiants ont voté.
L'UNEF a remporté 805 voix contre 717 il y a deux ans.
Les autres organisations représentatives comme la FAGE, l'UNI, la Confédération Etudiante et PDE arrivent loin derrière. Près de 400 voix d'écart séparent l'UNEF de la FAGE, arrivée seconde et qui obtient trois élus.

L'UNEF est sortie renforcée du mouvement anti-CPE. D'après le journal Le Monde, elle enregistrerait un taux élevé d'adhésions supplémentaires. Ce sentiment de puissance explique peut-être que la direction de l'UNEF soit actuellement en train de s'attaquer à son opposition interne, la TTE, une tendance proche des JCR dont 38 membres sont en passe d'être exclus de l'UNEF.

A droite de l'UNEF, la Confédération étudiante semble également se renforcer. Sa liste a obtenu 237 voix et un élu aux élections au CNESER, elle fait donc jeu égal avec l'UNI qui a obtenu 240 voix.
La Confédération étudiante compterait entre 3000 et 4000 adhérents. Il faut dire que Julie Coudry, sa présidente, a occupé le terrain médiatique durant tout le printemps aux côtés de Bruno Julliard, le président de l'UNEF (voir à ce sujet l'article du Plan B).

SUD Etudiant et la FSE avaient fait une liste commune au CNESER qui n'a obtenu que 68 voix contre 88 à SUD Etudiant et 50 à la FSE qui se présentaient séparément il y a deux ans. De nombreux votes auraient apparemment été invalidés.
Il reste que pour tout étudiant ayant un jour participé à une AG ou à une manifestation, ou tout simplement traversé le hall de Lille III, c'est une blague de voir la Confédération Etudiante devenir une organisation représentative (et bénéficier de la subvention allouée aux organisations représentatives) et pas SUD Etudiant.
Clairement, la représentativité réelle d'une organisation ne se limite pas à son nombre d'élus en conseils centraux qui ne mesure qu'une représentativité institutionnelle, elle se mesure aussi en terme de capacités à mobiliser les étudiants et à lutter.
Conscients de leur relative faiblesse institutionnelle et du handicap qu'elle représente pour mieux défendre les étudiants, SUD Etudiant et la FSE ont lancé il y a plusieurs mois un processus d'unification. D'après Wikipedia, SUD Etudiant compterait 600 adhérents et la FSE 150. Leur unification devrait leur permettre de mutualiser leurs forces pour construire enfin à la gauche de l'UNEF un puissant syndicat étudiant représentatif. 
Les militants de la TTE en passe d'être exclus de l'UNEF rejoindront-ils ce nouveau syndicat ? Pour l'heure, on ne le sait pas encore.

A l'heure où l'université est menacée par les restrictions budgétaires et la marchandisation (mais les restrictions budgétaires ne sont-elles pas sciemment pensées pour organiser la marchandisation et la privatisation de l'enseignement supérieur ?), les recompositions actuelles doivent permettre de clarifier le paysage politique et syndical pour que des organisations puissantes et combatives soient en mesure de faire échec ensemble à l'offensive libérale.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 08:25
Le gouvernement ne pouvait pas indéfiniment ignorer le coût exorbitant que représente la rentrée universitaire pour la grande majorité des étudiants.

Avec la hausse en moyenne de 4,9 % des frais d'inscription tous cycles confondus en septembre (des frais d'inscription qui avaient déjà augmenté de 4 % en septembre 2005...), les étudiants devront payer cette année 162 € pour s'inscrire en licence (+ 3,8 %),  211 € pour s'inscrire en master (+ 6 %) et 320 € pour s'inscrire en doctorat (+ 4,9 %).
Sans compter une hausse de 3 € de la cotisation obligatoire au régime étudiant de sécurité sociale (de 186 à 189 €), ainsi que l’augmentation à venir du prix du ticket restaurant universitaire (+ 5 centimes d’euro). Si les étudiants souscrivent en plus à une mutuelle complémentaire et prennent un abonnement SNCF, c'est en moyenne 600 € qu'il faut débourser dès la rentrée de septembre pour entrer à l'université.

Pour des familles aux revenus modestes ou moyens, c'est une somme très importante, qui grève lourdement le budget.

Pour pouvoir payer leur rentrée universitaire ou pour pouvoir louer un logement dans une résidence universitaire ou ailleurs en ville, tant les places manquent en résidence universitaire, de nombreux étudiants sont obligés de travailler pendant leurs années d'études.

Près de 800 000 étudiants travaillent pour payer leurs études et 100 000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté.

Autant dire que l'annonce de la création d'une allocation de rentrée universitaire de 150 à 200 € qui serait versée à 500 000 étudiants, sur le modèle de l'allocation de rentrée scolaire, est une bonne nouvelle, mais qu'elle ne répond pas totalement aux enjeux.

Depuis longtemps, nos amis de l'UNEF et de SUD Etudiant réclament ce qu'ils appellent une "allocation d'autonomie" ou un "salaire social étudiant".

Le Parti Communiste est favorable à ce type de mesure.
Aujourd'hui, seuls 3 % de fils d'ouvriers et d'employés accèdent au Master 2 (les anciens DEA et DESS). Dans ces conditions, il est clair que l'autonomie financière des étudiants conditionne toute réelle démocratisation de l'enseignement supérieur.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Samedi 8 juillet 2006 6 08 /07 /Juil /2006 10:31
Les résultats du baccalauréat sont parus. Cette année encore, des dizaines de jeunes héninois et héninoises intègreront une des universités de la région.

Sur les chaînes d'inscription, entre les stands des banques, des mutuelles étudiantes et de la SNCF, les nouveaux étudiants rencontreront souvent pour la première fois de jeunes syndicalistes.
Au lycée, les syndicats de lycéens comme l'UNL ou la FIDL sont embryonnaires et ne rassemblent bien souvent que des délégués au conseil d'administration.

Harassés par la chaleur et l'attente sur les chaînes d'inscription, beaucoup de jeunes étudiants ne prendront pas la peine d'écouter les jeunes syndicalistes étudiants qui leur présenteront leurs organisations respectives.

C'est un tort ! Il faut savoir qu'à l'université, tous les étudiants ont leur mot à dire. Tous les deux ans pour les étudiants, tous les quatre ans pour les personnels enseignants et Aitos, des élections renouvellent la composition du conseil d'administration (CA), du conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) et du conseil scientifique (CS) de l'université.

A Lille III, le conseil d'administration de l'université compte 48 membres élus (13 professeurs des universités pour le collège A, 13 maîtres de conférence et professeurs agrégés pour le collège B, 8 membres du personnel administratif et technique pour le collège Aitos et 14 élus étudiants). La répartition des sièges est sensiblement la même dans les autres conseils centraux comme dans chacun des conseils d'UFR.

Les élus étudiants sont donc minoritaires dans ces conseils, mais ils ont néanmoins leur mot à dire sur toutes les grandes questions, qu'il s'agisse du calendrier de l'année scolaire et des examens, ou de la répartition des budgets. 14 élus sur 48 peuvent faire basculer une majorité.
C'est aux élus étudiants de Lille III (notamment ceux de l'UNEF et de SUD Etudiant) que les étudiants doivent la victoire contre l'OFUP dont notre blog a fait état hier.

Dans chaque UFR, il existe des associations de filières (Association des Etudiants en Histoire, en psycho, en lettres, en philo, etc...) qui se présentent seules aux élections du conseil d'UFR et dans une liste d'union des associations de filières aux élections aux conseils centraux.
Ces associations de filières se veulent apolitiques. Elles appartiennent généralement à une fédération d'associations de filières (par exemple, la fédération française des associations d'étudiants en histoire) qui appartient elle même à une fédération de fédérations comme la FAGE ou PDE.
La FAGE est aujourd'hui la principale organisation étudiante par le nombre de ses adhérents. Elle est proche du centre droit. Plusieurs responsables nationaux de la FAGE ont figuré sur des listes UDF dans différentes élections. Les étudiants membres d'une association de filière se rendent dans le local de leur "asso" pour acheter des annales, emprunter un magazine, prendre un café ou demander des renseignements sur les cours, les professeurs... La plupart d'entre eux ignorent jusqu'à l'existence de la FAGE.

Les étudiants qui souhaitent s'engager doivent plutôt privilégier le militantisme dans les syndicats étudiants.

Le plus ancien d'entre eux, l'UNEF, compte 30 000 adhérents. A l'origine, l'UNEF était une fédération d'associations d'étudiants comme l'est aujourd'hui la FAGE. Dans les années 50, des hommes de droite et même d'extrême droite ont appartenu à l'UNEF. Dans les années 50-60, l'UNEF a pris des positions (contre la guerre d'Algérie) qui ont entraîné le départ des étudiants apolitiques et des étudiants de droite. L'UNEF a ensuite explosé dans les années 70, s'est recomposée dans les années 80 autour de l'UNEF-ID (proche du Parti Socialiste) et de l'UNEF-SE (proche du PCF) avant de se réunifier en 2001.
L'UNEF est un syndicat étudiant engagé à gauche, qui partage nombre des idées du PC et de la gauche du PS et qui est présent dans toutes les universités françaises. Dans les intersyndicales, l'UNEF travaille généralement avec la CGT et la FSU, mais elle entretient aussi de bons rapports avec l'UNSA.
Sur le terrain, l'UNEF collabore aussi sans problèmes avec SUD Etudiant et la CNT.

Depuis 2003, il existe une organisation étudiante proche de la CFDT : la Confédération Etudiante. La est née d'une scission de l'UNEF au moment de la réforme des retraites. Les militants de la étaient favorables à la réforme des retraites comme ils ont appelé à voter oui au TCE. La Cé compte quelques milliers d'adhérents et dispose de gros moyens grâce à son partenariat avec la CFDT.

SUD Etudiant compte quelques centaines d'adhérents au plan national. Le syndicat est membre de l'Union syndicale Solidaires. Il compte dans ses rangs des militants libertaires, comme des militants écologistes et altermondialistes. SUD Etudiant Lille est assez actif.

Du côté des libertaires, la CNT est elle aussi assez active dans les universités lilloises.

Pour l'instant, ni la FSE (un syndicat étudiant plutôt marxiste-léniniste qui compte une dizaine de sections), ni le CVSE (le syndicat étudiant du Parti des Travailleurs) ne sont présents dans les universités de la région.

Adhérer à un syndicat étudiant, c'est donner les moyens à des étudiants proches de vous de vous défendre, c'est contribuer à changer l'université, c'est aussi apprendre, sur le tas, à militer, suivant son rythme. Au contraire des associations de filières et de leur pseudo-apolitisme, les syndicats étudiants se veulent ouvert sur le monde et engagés dans la société.
N'hésitez pas à rejoindre le syndicat étudiant qui vous convient !
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /Juil /2006 10:52
C'est une grande victoire pour les syndicats étudiants lillois, qui s'étaient mobilisés contre la présence de l'OFUP sur les chaînes d'inscription à l'université Lille III.

L'OFUP, qui propose aux étudiants des abonnements à différents journaux et magazines n'aura plus accès aux locaux de Lille III et devra désormais s'installer à la sortie du métro Pont de Bois, comme nous le confirme La Voix du Nord d'hier.

Il faut dire que la présence de l'OFUP au sein de l'université était devenue un véritable scandale ; les jeunes vendeurs de l'OFUP, véritablement exploités, étaient payés à la commission et  pratiquaient bien souvent de la vente forcée : les nouveaux étudiants qui, le baccalauréat en poche, venaient s'inscrire à l'université, se voyaient proposer des abonnements à des magazines présentés comme "indispensables" pour réussir leur scolarité.

Les étudiants qui souscrivaient à des abonnements à Newsweek ou à l'Express se rendaient rapidement compte de la supercherie... Mais sur le moment, au milieu des stands institutionnels de l'université ou de la SNCF, beaucoup d'étudiants se laissaient convaincre par les arguments trompeurs des vendeurs de l'OFUP.

Pour plus de renseignements sur la nature et les agissements de l'OFUP, nous reproduisons ci-dessous un article paru sur le site internet de la Fédération Syndicale Etudiante.

Le scandale OFUP / Firstream : Appel aux présidents d’université
Pourquoi la présence de l’OFUP dans les universités n’est pas admissible

En 2005, au moins 12 universités (Aix Marseille I, Grenoble I et II, Le Mans, Montpellier I, II, III, Nantes, Paris IV, Poitiers, Rennes I et II), ainsi que des dizaines de lycées ont exclu purement et simplement l’OFUP de leurs locaux. D’autres, comme Paris I (http://oxygenefse.free.fr/jour/juillet2005/ofup-communique-7juillet.htm) ont limité les activités de l’OFUP. Toutefois, alors que des émissaires de lOFUP se livrent à un lobbying intense auprès des universités pour regagner le terrain perdu, nous sommes déterminés à poursuivre notre campagne jusqu’à l’interdiction totale de l’OFUP dans les universités.

La FSE (Fédération syndicale étudiante), qui enquête depuis un an sur les agissements de l’OFUP et de sa maison-mère Firstream, a rassemblé un très grand nombre de documents, articles, et témoignages sur ce sujet. Fruit de cette enquête marathon, cette synthèse interpelle les instances universitaires et explique pourquoi l’Office ‘Universitaire’ de Presse n’a pas sa place dans les établissements d’enseignement.

1972-2000 : Rappel sur l’histoire de l’OFUP et sa revente à Firstream

Depuis sa création en juillet 1972 par Jacques Stril et Alain Stoll, l’ESM (European Student Marketing) qui prendra en 1975 le nom d’Office Universitaire de Presse, a su s’imposer comme un acteur majeur de la vie étudiante avec une croissance spectaculaire de son chiffre d’affaire : 22 000 abonnements en 1972, 42 000 un an plus tard, 65 000 en 1975, pour se stabiliser ensuite à 400 000 abonnements (soit 20 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel). Les créateurs de l’OFUP ont réussi une vraie prouesse : monter une entreprise commerciale extrêmement rentable au sein des locaux de l’Education nationale. La marque OFUP, connue par tous les étudiants, a bénéficié d’un statut d’exception dans la totalité des universités françaises. Depuis 1985, les lycées ont également ouvert leurs portes aux célèbres « courtiers ». Jusqu’en 2000, toute la communication de l’OFUP a consisté à donner une image institutionnelle, celle d’un quasi-service public. Des partenariats habiles (comme celui noué avec la CAMIF en 1992) ont entretenu ce mythe.

Ce succès économique va être mené jusqu’à son terme par les créateurs de l’OFUP, c’est-à-dire jusqu’à la revente. Non seulement les profits sont au rendez-vous pendant de longues années, mais les créateurs de l’OFUP vont réussir un joli coup en revendant à prix d’or leur entreprise. Cette revente s’est faite en coulisse, sans en avertir les instances universitaires. Au mépris de toute considération éthique et en l’absence de toute transparence, l’OFUP sera cédée, comme une entreprise lambda, au plus offrant (un certain Jean-Christophe Chopin) pour la bagatelle de 35 millions d’euros ! Cette opération financière juteuse, qui n’a évidemment pas profité aux finances des universités, va permettre la rencontre improbable de deux univers que tout – en principe – devrait opposer : celui des campus universitaires et le monde des start-up. En effet, M. Chopin est le PDG d’une mystérieuse holding nommée Firstream…

Les origines financières de Firstream

Firstream est une structure opaque de dimension internationale, basée à Genève et détenue pour partie par des milliardaires états-uniens (comme Lou Gonda, actionnaire principal de l'OFUP, classé parmi les plus grosses fortunes de son pays). Son président créateur, M. Chopin, a fait fortune en spéculant sur le marché des nouvelles technologies lors de la période faste de la bulle Internet. Des plus-values boursières, comme lors du rachat et de la revente de la licence E-trade (un site marchand en ligne), lui ont permis des gains gigantesques (voir par exemple http://www.journaldunet.com/0205/020522firstream.shtml). M. Chopin n’en était d’ailleurs pas à son premier coup d’éclat dans le monde étudiant : il s’était précédemment illustré en profitant des montages financiers de la MNEF, quand il était le tout jeune animateur du groupe privé Figeris (http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/mnef/dossier.asp?ida=112349).

C’est dans cette euphorie spéculative que Firstream rachète, en plus de l’OFUP, de nombreuses marques et entreprises liées à Internet (comme le fournisseur d’accès Orêka ou Assuronline). Toutes ces entreprises, aujourd’hui mourantes ou décédées, ont été rachetées par Firstream dans un seul but : vendre des produits à forte marge dans les universités et les lycées par le réseau étudiant OFUP. Cette stratégie vise à la commercialisation du « Firstream Pass », un module de paiement sécurité sur Internet (voir le site de Firstream : https://fr.firstream.com/Firstream/FirstreamPass.aspx). Bref, il est à peu près aussi crédible de penser que le rachat de l’OFUP par Firstream était mû par la vocation de faire découvrir, par des conseils avisés, la presse aux étudiants, que de penser que ce même groupe a choisi la Suisse comme pays d’accueil de son siège social, par passion pour les chants tyroliens et les grands espaces !

Les golden boys de Firstream vont pendant des années, et en toute impunité, jouer aux apprentis sorciers du e-business sur les campus français. Il est incroyable qu’aucune direction d’université n’ait encore exigé un audit des pratiques de la nébuleuse Firstream qui, derrière l’opacité de la fiscalité suisse, a brassé des dizaines, voire des centaines de millions d’euros. En effet, cette manne financière, loin de bénéficier aux étudiants, sera dilapidée, via les cadres dirigeants de l’OFUP, dans des opérations commerciales grotesques.

Des pieds nickelés de la vente en ligne à l’assaut du monde étudiant

Conformément à la stratégie de Firstream, le réseau OFUP a commercialisé, sans la moindre autorisation, des produits « hors presse » et notamment des produits liés aux télécommunications : packs Universal Music Mobile (2001), accès Internet Orêka (2002), abonnements dont le partenariat est négocié en 2004, qui sera ensuite bombardé PDG de l’OFUP après le départ de son compère Jean-Christophe Chopin.

De la même manière, le pôle « produits financiers » du programme OFUP profite de la présence du réseau de vente étudiant sur les universités pour vendre, en sous-main, des assurances et des produits bancaires (BNP, Covefi, ou Axa : voir le dossier détaillé de l’opération Axa Banques sur le site Internet de la FSE Paris 1 : http://oxygenefse.free.fr/jour/decembre2005/axa.htm)

Cette logique de marchandisation de l’université est poussée à son comble lors de la vente de campagnes d’affichages pour le compte d’entreprises privées comme Gillette ou L’Oréal (cf. par exemple http://oxygenefse.free.fr/jour/juin2005/ofup-complements.htm). Firstream, par le réseau des afficheurs OFUP (les « diffuseurs locaux »), vend les murs des universités françaises comme un simple espace publicitaire (40 000 euros par vague d’affichage). On pourrait multiplier la liste des produits « hors presse » vendus illégalement par l’OFUP : en 2000, promotion du site marchand icicampus ; début 2004, vente du service en ligne « FirstUp » ; toujours en 2004, la collecte du Firstream Pass auprès des lycéens et étudiants ; depuis 2003, des campagnes à répétition d’abonnements à Canal +, etc.

Une politique salariale basée sur la sur-exploitation des étudiants et l’enrichissement des cadres dirigeants

De nombreux responsables universitaires pourraient hésiter à exclure l’OFUP par peur de priver leurs étudiants d’emplois saisonniers attractifs. Les directeurs régionaux OFUP–Firstream, lors de leurs actions de lobbying, culpabilisent les présidents d’université sur le thème : « Si vous nous interdisez la présence sur les chaînes d’inscription, vous mettrez des étudiants au chômage ». Cet argumentaire est écoeurant : des dirigeants d’entreprise sans scrupule cherchent à exploiter les réelles difficultés financières des étudiants pour faire accepter l’inacceptable. Heureusement, ce type d’argumentaire – ou plutôt de chantage – a ses limites : les étudiants l’ont montré en balayant le CPE.

Tout le système de rémunération OFUP–Firstream est une gigantesque arnaque : alors que les étudiants saisonniers, rémunérés exclusivement à la commission, sont sous-payés (cf. par exemple un témoignage d’étudiant : http://oxygenefse.free.fr/jour/juin2005/temoignage-ofup-x.htm), les cadres commerciaux bénéficient de salaires et d’avantages considérables. En clair, pendant que les petits « courtiers » triment pour toucher un salaire de misère, des opportunistes se partagent les millions versés par MM. Chopin et Gonda.

Grâce à la collecte de nouveaux témoignages d’étudiants, la FSE va très bientôt publier un article complet sur cette politique de rémunération. Pour enrichir cette enquête, MM. Yann Sougey (directeur du réseau depuis 2004), Philippe Charaix (PDG depuis 2005), et Sean Farrell (directeur marketing, le consultant attitré de Lou Gonda), pourront, s’ils le souhaitent, rendre public leurs bulletins de paie et leur avis d’imposition, et ainsi faire connaître leurs salaires et avantages aux étudiants et personnels de l’université. Cela permettra de faire une comparaison avec les jobs étudiants OFUP, et également de prouver « l’amour de la presse » et la philanthropie qui animent les dirigeants actuels de l’OFUP–Firstream. Le nouveau slogan « L’OFUP : la presse au service des étudiants » ne devrait-il pas être légèrement amendé : « l’OFUP : tous les moyens sont bons pour nous engraisser sur le dos des étudiants » ?

Le marché de dupe passé avec les universités

Les universités apportent un environnement exceptionnel pour les ventes de l’OFUP : des espaces d’affichage réservés, des salles pour organiser des réunions commerciales, des tables et des chaises de l’université pour monter les stands de vente, etc. Au-delà de ces avantages matériels, la présence des vendeurs à l’intérieur même des chaînes d’inscription légitime leur discours aux yeux des clients potentiels (les étudiants). En autorisant les ventes de l’OFUP au sein de leurs locaux, les directions d’université apportent une caution morale et une image institutionnelle à cette entreprise. Très souvent, les autorisations de présence dans les facultés sont formalisées contractuellement par des conventions assorties d’un accord d’exclusivité au bénéfice de l’OFUP. Des conventions, tacitement reconductibles, que l’OFUP a bafouées maintes et maintes fois.

Pour justifier leurs privilèges, les cadres de l’OFUP–Firstream multiplient les promesses et les beaux discours : ils voudraient faire croire que la présence de l’OFUP est avantageuse pour le monde universitaire. La réalité est toute autre : en guise de « vente-conseil », les courtiers OFUP, qui se présentent comme « mandatés par l’Education Nationale », pratiquent une vente forcée de « packs », composés de 3 revues « obligatoires pour réussir à la fac ». Pour le détail de la technique de vente, on consultera le lien suivant : http://nantes.indymedia.org/article.php3?id_article=6222 ; sur les packs proposés en juillet 2005, on se reportera au lien suivant : http://oxygenefse.free.fr/jour/juin2005/ofup-complements-2.htm.

Les universités et les lycées ont-ils vocation à servir de faire valoir à ces méthodes honteuses ? Pendant combien de temps les universités françaises vont-elles continuer à donner un blanc-seing à ces individus ? Quelle image du monde universitaire est donnée aux nouveaux étudiants quand les vendeurs OFUP–Firstream distribuent des « packs ambition » à 150 euros, des produits Axa-Banques ou des abonnements 9-Telecom de M. Charaix ? Il appartient aux responsables de l’éducation nationale de sanctionner ceux qui sont responsables de ces agissements, c’est-à-dire la direction de l’OFUP–Firstream. Ce scandale n’a que trop duré : en mettant toutes nos informations à portée de qui veut savoir, il n’y a plus d’excuse valable pour prolonger le statut d’exception de l’OFUP dans les universités.

Les valeurs universitaires bafouées par l’OFUP–Firstream

« Les méthodes de l’OFUP ne sont pas compatibles avec le fonctionnement du service public, basé sur la transparence » : cette phrase de Pierre Merle, vice-président de Montpellier II (article du Midi Libre du 12 mai 2005), rappelle la nécessité d’une réaction forte face à l’abus de confiance dont a été victime le monde universitaire.

L’Université, lieu de culture et de savoir, s’est construire depuis ses origines sur des principes qui la protège des intérêts des marchands. Déjà dans la Grèce ancienne, l’Académie de Platon et le Lycée d’Aristote se sont construites en réaction et en opposition aux écoles de sophistique. Les sophistes y enseignaient la rhétorique (art de séduire par la parole) et la chrématistique (art de la vente et de l’acquisition des richesses). Les dirigeants de l’OFUP sont, de façon caricaturale, les successeurs des sophistes, prêts à utiliser toutes les ficelles marketing pour vendre leur camelote.

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Université, vous êtes les garants des valeurs de l’institution universitaire. Il est de votre devoir de demander des comptes et d’exiger un audit de ces pratiques. Le député Maxime Gremetz a récemment adressé une question écrite au ministre de l’Education nationale, M. De Robien, sur ce sujet (cf. http://oxygenefse.free.fr/jour/janvier2006/OFUP-gremetz.htm). Les présidents d’université ont évidemment leur rôle à jouer dans ce dossier en prenant la décision d’interdire la présence de l’OFUP sur leur université.

La FSE tient à disposition l’ensemble des documents internes et supports marketing de l’OFUP qui ont servi à la construction de ce dossier : demande à formuler à OXYGENE–FSE, 90 rue de Tolbiac, Centre Pierre Mendès France, Université Paris I, 75013 Paris, oxygenefse@free.fr ; par ailleurs, nous vous invitons à consulter l’éclairage que donne l’université de Nantes sur l’exclusion de l’OFUP :
http://www.univ-nantes.fr/servlet/com.univ.utils.LectureFichierJoint?CODE=1120831834161&LANGUE=0


On consultera avec profit l’intégralité de notre dossier public : http://oxygenefse.free.fr/ofup.htm

Sources qui ont permis la constitution de ce dossier

Documents internes confidentiels : Canal +, Axa-Banques, Techniques de vente, contrats de travail, notes de service internes

Supports de vente du réseau : plaquettes sur les produits « hors presse », packs « réussite » ou « ambition », support d’animation des réunions OFUP–Firstream

Témoignages d’étudiants vendeurs et clients

Articles de presse :

– L’Hebdo (Nantes) du 5 novembre 2004 : « OFUP, chronique d’une mort programmée »
– France 3 Ouest du 2 mars 2005 : reportage sur les pratiques de l’OFUP
– Ouest France (Nantes) du 17 mars 2005 : « Un marchand chassé de l’université »
– Les Echos du 1er avril 2005 : « Philippe Charaix : un pro des Telecoms pour l’OFUP »
– Ouest France (Caen) du 21 avril 2005 : « Les syndicats alertent la présidence sur des pratiques déplacées »
– Midi Libre (Montpellier) du 12 mai 2005 : « L’OFUP viré des universités »
– Le Progrès (Saint Etienne) du 1er septembre 2005 : « Polémique autour des abonnements de presse »
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 20:38

Contre le CPE/CNE, contre la généralisation de la précarité : n’attendons pas le 7 mars ! Rejoignons la grève à Lille 3 !

Ce mercredi 22 février, 300 étudiants réunis en assemblée générale à Lille 3 ont décidé de se mettre en grève le lendemain, le jeudi 23 février. L’occupation a été décidée pour la nuit du mercredi au jeudi. Il a aussi été décidé d’appeler à une nouvelle assemblée générale et à une manifestation ce même jeudi.

Les étudiants de Lille 3 ont aussi voté à la quasi-unanimité l’appel de la coordination de Rennes.

Les revendications de ces étudiants sont donc claires :

- Le retrait de la loi sur l’égalité des chances, dont le CPE fait partie (apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans…)
- Le retrait du CNE
- Un plan pluriannuel de création de postes à la hauteur des besoins dans l’éducation nationale


Le collectif des lycéens, étudiants, précaires et salariés en lutte sur la métropole lilloise soutenu par les syndicats étudiants CNT FAU, UNEF et SUD étudiant-e vous annonce donc les événements suivants pour le jeudi 23 février :

- Assemblée générale reconductible à partir du jeudi 23 février
à 12h30 à Lille 3, amphi A
- Manifestation 15 heures Porte de Paris à Lille
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant
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Mardi 15 juin 2004 2 15 /06 /Juin /2004 20:30
Le dernier numéro du Bretzel, le journal étudiant alternatif des universités lilloises vient de paraître avec un théma sur le paysage syndical français que j'ai coordonné. Le Bretzel sera en vente tout le mois dans le hall de Lille III et à nos tables de presse de Lille I.



Bretzel 20 "L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes"
(Karl Marx)

Devenu à la faveur des démissions de la gauche gouvernementale les premiers opposants à la politique de contre-réforme d'un gouvernement de réaction, les syndicats demeurent cependant divisés ("Un paysage syndical français morcelé"). Tentés par la collaboration de classes ("La CSL ou l'itinéraire d'un syndicat jaune"), plusieurs syndicats et non des moindres ont cessé de lutter pour l'émancipation des travailleurs. Ils justifient leur honteux ralliement en ne retenant des modèles étrangers que leur corporatisme et le soutien à la casse des services publics ("La DGB : modèle de confédération syndicale" ; "Algérie : quel avenir pour le travailleur ?").
Mais de nouveaux syndicats radicalement critiques ("La CFDT, de la CFTC à SUD, la deuxième voie du syndicalisme français") remettent en cause le monopole des grandes confédérations réformistes.
Chez les paysans, la FNSEA est fragilisée ("La FNSEA ou un syndicalisme dévoyé") et la Confédération Paysanne organise désormais les agriculteurs qui refusent la logique folle du capitalisme productiviste.
Les étudiants ne sont pas en reste ("Un syndicalisme problématique : le syndicalisme étudiant") et montrent à leur tour la voie d'un renouveau syndical oeuvrant à l'émancipation des travailleurs.
Mais le temps presse car derrière les fêtes et les célébrations oecuméniques ("L'entente cordiale et ses mystères"), c'est le néolibéralisme, défait le 28 mars dernier ("Une gauche transfigurée") qui s'impose aux peuples de l'Europe ("Vers l'Europe sociale ?"). Pour combien de temps ?
Au Bretzel, nous n'avons pas la réponse, mais il ne tient qu'à nous, il ne tient qu'à vous, de s'approprier la belle formule de Marx pour que l'émancipation des travailleurs devienne réalité.
Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 9 décembre 2003 2 09 /12 /Déc /2003 06:30

Elections Universitaires
9, 10 et 11 décembre 2003

Conseil d'Administration

Liste SUD Etudiant

- Arnaud Cogez
- Lucie Orange
- Simon Fournier
- Naïma Benbekhti
- Cécile Lesieur
- David Noël
- Vincent Kaleba
- Oriane Le Quéré
- Kahina Mazari
- Lucille Bergeret
- Christophe Vaniet
- Thomas Desvenain
- Julien Ente
- Anne-Charlotte Piau

Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire

Liste SUD Etudiant

- Christophe Vaniet
- Julien Ente
- Oriane Le Quéré
- Vincent Kaleba
- David Noël
- Kahina Mazari
- Lucille Bergeret
- Anne-Charlotte Piau
- Lucie Orange
- Rémy Panne
- Arnaud Cogez
- Naïma Benbekhti

Conseil d'UFR des Sciences historiques, artistiques et politiques

Liste SUD Etudiant

- Matthieu Vuattier
- Naïma Benbekhti
- Rémy Panne
- Thomas Piasecki
- David Noël
- Anne-Charlotte Piau
- Simon Fournier
- Lucille Bergeret
- Lucie Orange
- Arnaud Cogez
- Christophe Vaniet
- Julien Ente

Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Mardi 15 juillet 2003 2 15 /07 /Juil /2003 06:30

Le Monde Diplomatique salue l'excellent hors-série du Bretzel consacré à l'Amérique latine face à la ZLEA que nous vous invitons à acheter. L'article du Monde Diplo est à découvrir ici.

Le Bretzel

Journal étudiant « alternatif et indépendant », le Bretzel n’est pas un journal de professionnels. Il consacre deux numéros à l’Amérique latine face à la Zone de libre-échange des Amériques. A encourager.
(Hors série, n° 1, 1er semestre, prix non indiqué.)
Idées, Amérique latine

Site Internet : http://www.bretzel.ouvaton.org

Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 21 mars 2003 5 21 /03 /Mars /2003 06:30

logo Unef La mise en place de la réforme LMD dans l’UFR d’histoire inquiète à juste titre de très nombreux étudiants. Dès la rentrée 2004, tous les étudiants de l’UFR subiront les effets pervers d’une réforme à laquelle l’UNEF s’est vigoureusement opposée.

En effet, la logique purement gestionnaire qui anime le Ministère de l’Education Nationale se traduit par des restrictions budgétaires aux conséquences désastreuses.
C’est ainsi que le volume horaire affecté à l’UFR d’histoire sera vraisemblablement amputé de 05 %, alors même que l’application de la réforme LMD nécessite plus que jamais des moyens à la hauteur des enjeux.
   
- Le Ministère de l’Education Nationale s’était engagé à ne pas supprimer le DEUG et la Maîtrise, qui continueront d’être délivrés. Les élus étudiants de l’UNEF seront particulièrement vigilants sur ce point et veilleront à ce que le DEUG et la Maîtrise ne deviennent pas de simples « attestations de fin d’étude », mais restent de véritables diplômes.

- La disparition programmée de la session de septembre ne sera pas compensée par l’introduction de programmes de soutien qui interviendront à la fin de chaque semestre pour les étudiants en situation d’échec. Une fois de plus, ce sont les moyens qui font défaut.
Dans le même temps et pour permettre la mise en place de ces programmes de soutien, l’enseignement s’organisera désormais en semestres de douze semaines, au lieu de treize actuellement. Cette réduction des horaires se traduira nécessairement par un appauvrissement de l’enseignement, sans pour autant augurer du succès des nouveaux programmes de soutien.

- Depuis la mise en place de la semestrialisation par François Bayrou en 1994, le premier semestre du DEUG doit permettre à chaque étudiant de se réorienter s’il le souhaite par le biais des unités de découverte. Le risque est grand qu’il soit dorénavant largement consacré à des programmes de remise à niveau.
Or, sans les moyens budgétaires adéquats, ce sont les enseignements traditionnels qui pâtiront de la mise en place des nouvelles maquettes LMD, alors même que l’accueil des étudiants en première année souffre toujours de graves carences.

- La transformation de la Maîtrise et du DEA en master se traduira par la disparition pure et simple du mémoire de maîtrise ; l’année de maîtrise aura essentiellement pour fonction d’initier les étudiants qui le souhaitent à la recherche - repoussée en deuxième année de master – tout en préparant au mieux les étudiants qui choisiront de se tourner, une fois leur maîtrise obtenue, vers l’agrégation.
L’objectif est louable, mais il nécessite des moyens que le Ministère de l’Education Nationale ne semble pas prêt à nous donner aujourd’hui, dans la mesure où le volume horaire alloué à l’année de maîtrise restera inchangé.

Dans ces conditions, les militants de l’UNEF, soucieux avant tout des intérêts matériels et moraux des étudiants, ne s’associeront pas à un projet lourd de menaces pour l’ensemble des étudiants, à moins que de solides garanties ne leur soient accordées. Ils s’engagent à informer les étudiants, dont ils partagent les légitimes inquiétudes.
A cette fin, le texte de la présente contribution sera rendu public.

Fait à Villeneuve d’Ascq le 20 mars 2003.                       

Pour la liste UNEF,

Florence STIEVENART
Secrétaire générale de l’UNEF Lille, élue au CEVU de l’université Charles de Gaulle Lille III, élue au conseil d’UFR des sciences historiques, artistiques et politiques.

David NOËL            
Membre du bureau de l’UNEF Lille, élu au conseil d’UFR des sciences historiques, artistiques et politiques.

Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Jeudi 13 mars 2003 4 13 /03 /Mars /2003 06:30

 

Le conseil d'UFR aura lieu le :

Jeudi 13 mars 2003
à 16h
en salle Froissart

(Université Charles de Gaulle Lille III, UFR d'histoire)


Ordre du jour :

- Position de l'UFR relative à l'éventuel départ de la section Arts plastiques vers l'UFR Arts et culture
- Questions diverses

Par David NOËL - Publié dans : JC & syndicalisme étudiant - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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