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Crise économique

Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 06:30
Le Président de la République s’est livré ce mardi à un incroyable plaidoyer de son plan de relance, en décalage total avec les difficultés que vivent aujourd’hui les Français.

Alors que la crise est au plus fort et que le risque d’une rechute du système financier est évident, Nicolas Sarkozy s’enferme dans une autosatisfaction indécente de sa politique.

Jusqu’à quand protégera t-il ses amis du CAC 40 qui continuent à gaspiller les richesses créées par les salariés ?

Pierre Laurent,
Coordinateur national du PCF

Paris, le 1er décembre 2009.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 06:30
L’emprunt initié par la commission Juppé-Rocard est destiné avant tout à financer la poursuite de la même politique. Il s’agit d’aller puiser dans la poche des Français de quoi « compenser » les milliards débloqués au bénéfice exclusif des banques à l’automne dernier.

Certes, on promet d’allouer des ressources supplémentaires à des priorités au nom évocateur (enseignement supérieur, recherche, innovation, environnement...). Mais cet argent servira aux grands groupes et à la Bourse sans aucun contrôle de l’État sur son utilisation !

Pour le PCF il faut, au contraire, utiliser l’argent public des aides d’État versées aux entreprises (près de 70 milliards d’euros) pour réorienter le crédit aux entreprises, de façon sélective en faveur de la formation des travailleurs et de bons emplois, sous le contrôle des salariés et des citoyens.

Le PCF propose que plus aucune aide publique ne soit accordée sans de rigoureuses contreparties en termes d’emplois et de formations. Une relance des services publics est par ailleurs indispensable.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 06:30
La croissance américaine est donc apparemment de retour.

Au troisième trimestre de cette année, le PIB a, pour 
la première fois depuis décembre 2007, progressé de 3,5 %. Ce rebond confirme le début de reprise dans plusieurs pays capitalistes. 
Il ne permet cependant pas de penser que cela va se poursuivre durablement.

Un premier enseignement peut être tiré 
de ces signes de reprise : ils ne sont pas le fruit d’une autorégulation du marché, celui-ci n’a pas trouvé en lui-même la force pour se redresser, 
ils sont la consé­quence d’interventions publiques sans précédent, 787 milliards 
de dollars pour les seuls États-Unis ! En même temps, la plupart des économistes insistent sur la fragilité du phénomène. 
D’abord, parce que certains pays sont toujours au fond du trou. Ensuite, parce que, comme 
le notent les analystes de BNP Paribas à propos de la reprise américaine, cette amélioration 
est « en partie du fait de facteurs tempo­raires ».

Aux États-Unis, les abattements fiscaux ont permis de relancer les ventes de loge­ments 
et la prime à la casse celle des voi­tures. 
En septembre, suite de la suppres­sion 
de cette dernière, le marché automo­bile 
a de nouveau chuté. En Allemagne et en France, on peut constater également que le phénomène de reprise est impulsé principalement par différentes mesures budgétaires et fiscales. Enfin, dernière rai­son qui justifie que 
l’on jette un œil criti­que sur cette reprise : certains indicateurs montrent qu’il ne s’agit pas d’un mouve­ment vraiment franc du collier. Aux États-Unis, la consommation des ménages a baissé en septembre ; dans la zone euro, 
on enregistre pour le cinquième mois d’affilée 
un recul des prix en octobre, les ventes 
de détail en Allemagne sont toujours à la baisse en septembre. Un peu partout la hausse 
du chômage se poursuit.

Comment expliquer une telle incertitude ? Il y a plusieurs raisons et la nature 
des interventions publiques est l’une des plus importantes. Le soutien massif a été donné sans exigences en matière d’emploi et de formation 
et le plus souvent avec le seul souci de redresser la rentabilité des capi­taux. Ainsi, les aides 
aux banques leur ont servi pour partie à relancer la spéculation et à regonfler leurs marges. 
Cela explique que les débuts de reprise aient 
été précédés par un regain de croissance 
des marchés financiers et de la spéculation. Contrairement à ce qu’affirment certains, 
on ne repart pas comme avant la crise, 
on refait en pire. Parce que, après 
le pourris­sement des dettes privées, on risque d’as­sister à un pourrissement de l’endettement public.

Si la croissance n’est pas au bout du bout de ce soutien massif apporté aux capitaux, les dettes publiques accumulées vont res­sembler à des bombes incendiaires.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 06:30
Elles ont replongé, dirait-on. Comme ces malades qui sortent d’une brève cure de désintoxication pendant laquelle ils ont juré leurs grands dieux que « jamais plus », et qui s’arrêtent aussitôt au bistrot du coin. Après les banques améri­caines, c’est, en France, la BNP qui s’apprête à verser 1 milliard d’euros de bonus à ses traders. Combien pour la Société générale, elle aussi bénéficiaire cette année ?

Combien de banques dans le monde, à Londres, à Singapour, à Francfort, à Zurich, gavées d’argent public il y a seulement quelques mois et qui vont de nouveau ouvrir les parachutes dorés, aligner les stock-options, payer avec des millions l’indifférence aux drames du monde des petits génies de l’informatique et des docteurs Frankenstein de la finance. Ils étaient deve­nus humbles. Ils avaient laissé leur Ferrari au garage. Ils craignaient pour leur avenir. On en a même vu qui faisaient leurs cartons avec aux yeux des larmes de dépit et parfois de repentir. Et combien de financiers de haut vol, d’affairis­tes notoires qui semblaient touchés par la grâce ? Combien de politiques, n’est-ce pas, stigmatisant la folie financière, la course à la spéculation, aux premiers rangs desquels Nicolas Sarkozy.

Les chiffres sont hallucinants. Aux États-Unis, des millions de familles ont perdu leur logement ou sont en passe de le perdre, plus de 1 000 milliards de dollars d’argent public sont venus soutenir les banques. Et ce sont celles-là même qui ont bénéficié des milliards de dollars de l’État, c’est-à-dire des contribuables, qui ont versé des milliards de dollars de primes à leurs cadres. Parce qu’elles les aiment et qu’ils sont méritants ? Non, mais parce que les reniements et le cynisme, ça se paye. En France, où des salariés jetés à la rue se battent pendant des semaines pour obtenir des primes de départ de quelques milliers d’euros, les bonus de la BNP représentent 59 000 euros par salarié. Ce n’est là évidemment qu’une moyenne derrière laquelle se retran­che le médiateur du crédit. On se souvient, il a été nommé pour que les ban­ques respectent un code de bonne conduite. « Si le milliard est réparti entre les salariés, je suis content pour chacun des salariés. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de savoir si on a de nouveau des errements de rémunération. » Il fait semblant de penser que 59 000 euros par salarié, c’est une petite somme. Mais c’est quatre années de SMIC ! Il sait bien que les « errements » dont il parle ne peuvent qu’exister. Mais il feint surtout d’oublier que, l’an passé, 5 milliards d’euros d’argent public ont été versés à la BNP ! De son côté ; la BNP assure, avec toute la candeur d’une sainte-nitouche des coffres-forts, qu’elle n’a fait que respecter scrupuleusement les règles établies par le G20.

S’il fallait une confirmation de ce que ce fameux sommet où Nicolas Sarkozy était devenu un Zorro de la moralisation du capitalisme n’avait décidé que de broutilles, c’est chose faite. C’est cela, la lutte mondiale contre les phénomé­nales fuites en avant financières qui ont déclenché la crise que payent et que n’ont pas fini de payer les peuples ? Une telle tartufferie, nationale et plané­taire, donne la nausée. Mais l’écœurement et l’indignation ne suffisent pas. Souvenons-nous de François Fillon, déclarant qu’il fallait aider les banques mais laisser ensuite les banquiers « faire leur métier ». Eh bien, ils le font. Ce n’est pas de l’addiction bien sûr, on l’a bien compris. C’est la logique du capi­talisme. Le gouvernement ne voulait pas aider les victimes de la crise, mais sauver ses responsables, pour repartir. Pour repartir même mieux qu’avant, en ayant au passage assoupli l’économie et l’échine des salariés, ouvert plus de champ encore aux capitaux dominants. Et déjà on sable le champagne dans certains conseils d’administration : « Vive la crise ! »
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 06:30
Le rapport de l’Irhes soulignant l’impact des conséquences des restructurations, fermetures d’usines et autres délocalisations sur la santé des travailleurs, ramène à de plus modestes proportions les protestations de la poignée de directeurs d’usines et cadres supérieurs retenus quelques heures dans l’entreprise par des salariés en colère au cours du printemps dernier.

Et que certains commentateurs de presse comme de la politique en mal de drama­tisation et de sensationnalisme n’hésitaient pas à nommer « séquestration ». La vio­lence capitaliste, celle qui s’exerce froide­ment depuis les conseils d’administration et fait monter les cours de Bourse, agit de manière plus sourde. Elle ruine la santé des salariés. Elle ne provoque pas « seule­ment » des dépressions, des crises de désespoir pouvant conduire au suicide, ce terrible sentiment d’incertitude et de fragi­lisation qui noue la gorge de certains employés dès l’entrée dans le bureau. Les spécialistes qui ont coordonné les résultats de leurs recherches à l’échelle européenne sont unanimes : l’anxiété, la surcharge de travail consentie par crainte de faire partie de la prochaine charrette, toute cette ten­sion constitue un mélange détonant qui ébranle la santé, augmente les risques d’accidents cardiovasculaires, d’épuise­ment qui affaiblit la résistance du corps.

La dégradation de la santé est la face immergée de l’iceberg, qu’on ne voit pas d’emblée dans les manifestations de tra­vailleurs pour le maintien de leur emploi. Elle peut affecter celui qui est viré et celui qui ne l’est pas. C’est le syndrome du res­capé, du « survivant » qui peut conduire à l’auto-exploitation du salarié. Une nou­velle expression fait son apparition : le « présentéisme », qui conduit l’ouvrier à continuer à travailler malgré la maladie, en dépit de la fièvre ou des troubles musculo-squelettiques que l’on ne soigne pas. C’est ainsi que des hommes et des femmes sont traités dans le paradis libéral de sainte Concurrence ! Les privatisations, c’est mauvais pour le social, et – la crise que nous traversons tend à le confirmer – c’est mauvais pour l’économie.

Tout cela nous le savions déjà. L’étude nous apprend aujourd’hui que dans les pays d’Europe centrale ou de l’ex-Union soviétique, où des plans de privatisations massives ont été menés, la mortalité moyenne des salariés des sociétés vendues au capital a notablement augmenté. L’état des lieux du paysage industriel ressemble en maints endroits à un champ de ruines. Les démolisseurs d’emplois aiment à tuer la concurrence par une politique de la terre brûlée. Au rythme où défilent dans toute l’Europe les plans de licenciements, qui affectent la santé des victimes et des sur­vivants, c’est une véritable pandémie qui menace.

On mesure alors combien il est vital pour le mouvement social, pour les forces de gauche, d’opposer une résistance massive contre les sabreurs d’emplois et les profi­teurs des licenciements boursiers. L’enjeu n’est pas mince : Peut-on accepter, en se contentant d’en amortir le choc, la pour­suite du déclin économique, qui fait souf­frir les salariés et fait la fortune de la caste de la finance ? La question de la réindus­trialisation est posée.

La Fête de l’Humanité sera la prochaine occasion pour le monde du travail de se rassembler, de débattre, de combattre. C’est bon pour la santé.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 06:30
À Versailles, le président de la République dévoilait une charrue. Une semaine plus tard, le premier ministre et son gouvernement remanié cherchaient en séminaire où mettre les bœufs.

C’est un peu l’impression que laisse cette affaire d’emprunt. « L’argent n’est pas encore là, mais ils se disputent déjà sur la façon de le dépenser », commente le Journal du dimanche, qui ne fait que para­phraser les services du Premier ministre : « Il faut d’abord savoir ce que nous allons financer avant de savoir combien ça coûte. » Certes.

Mais un emprunt sans doute, cela fait sérieux, cela donne l’im­pression que l’on va vraiment s’atteler à la relance, c’est censé souder la nation dans un grand effort collectif quand bien même les Français, semble-t-il, n’y croient pas trop. 17 % seulement envisageraient éven­tuellement de souscrire. 56 % d’entre eux sont opposés à son principe même. Ce qui renvoie sans doute à deux questions toutes simples : à qui va profiter l’emprunt et qui, au bout du compte, paiera les intérêts.

Pour la deuxième question, Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée, a déjà esquissé ses réponses. Par exemple, la fiscalisation des indemni­tés pour les accidents du travail, l’aug­mentation des cotisations de chômage des fonctionnaires, le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite… Jean-François Copé, il est vrai, n’est pas le Premier ministre. Mais ses idées lumineuses éclairent le chemin. Toujours moins de services publics, plus de pression sur les salariés. Voilà pour payer les intérêts. Mais à quoi va servir le principal ? À soutenir l’investissement dans des secteurs stratégiques...

Les priorités devraient être définies dans les trois prochains mois avec les élus et les partenaires sociaux, dont les syndicats. Bel affichage, mais qui laisse de côté à l’évidence la question cruciale d’une relance par la consommation, l’augmenta­tion des salaires et des minima sociaux.

Sous quelle forme, ensuite, ces soutiens à l’investissement ? Injecter de l’argent dans des secteurs porteurs ? Mettre en place de nouveaux allégements de charges et de cotisations pour certaines entrepri­ses.

Faciliter encore l’accès de groupes industriels ou bancaires à des liquidités. Relancer la machine, mais pour qui ? Les dividendes ou la nation ? François Fillon y a fortement insisté. Aucun euro ne sera dépensé inutilement. Voilà ce qui devrait rassurer les Français.

Mais, en clair, cela veut dire tout autre chose : rien ne répondra aux attentes des personnels de la santé, de l’éducation nationale, de la recherche et d’autres… Pour tous ces secteurs-là s’ouvre une nou­velle étape. Toujours plus de suppressions de postes, toujours moins de moyens, tou­jours plus de privatisation et de logiques d’entreprises.

L’emprunt est le masque et l’outil d’une nouvelle phase de la politi­que libérale du chef de l’État et de sa majorité. La preuve par les retraites, s’il en était besoin. Devant l’UMP, le premier ministre a été catégorique. Il n’y a pas d’autre chemin que l’allongement de la durée de cotisations et le report de l’âge du départ. Nicolas Sarkozy a parlé de consultations, avant une décision pour l’année prochaine, mais François Fillon sait déjà qu’il n’y a pas d’autre solution que celle-là ! Ce qui veut dire que sont déjà écartées toutes les autres, dont une réforme de l’assiette des cotisations incluant les revenus financiers.

L’emprunt n’est pas destiné à servir les Français et la nation, mais la remise en route de la machine capitaliste. L’impres­sion d’improvisation que l’on pourrait avoir est une illusion. Le chef de l’État et son Premier ministre savent très bien où ils vont et où ils veulent mettre les bœufs. Enfin, c’est une façon de parler.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 06:30
Où en sont les plans de relance gouvernementaux ?

Il faut en effet évoquer « les » plans, car il y en a plusieurs. Nicolas Sarkozy a multi­plié les annonces : plan de soutien aux banques, plan d’ensemble visant particu­lièrement à relancer l’investissement, plan pour l’emploi des jeunes, plan de soutien à l’automobile, fonds de modernisation des équipementiers automobiles…

Il est ques­tion aussi d’un plan d’aide aux entreprises de décolletage et d’un autre pour la filière bois… À cela s’ajoutent le fonds d’inves­tissement stratégique, le fonds d’investis­sement social et des mesures concernant le chômage partiel ou les dispositifs d’ac­compagnement des plans de licenciement.

Il y a là sans doute, pour une part, une volonté de faire illusion, de convaincre que l’on peut dompter le taureau de la crise. C’est certainement aussi, du côté des dominants, l’expression d’un désarroi face à l’inédit de la crise. Il n’y a pas que cela. Il y a probablement une prise de conscience partielle et contradictoire que dans une crise de cette nature, à une épo­que comme la nôtre, marquée par les bou­leversements de la révolution informa­tionnelle, on ne peut pas s’y prendre tout à fait comme avant, avec un bon gros plan où l’on coule du béton, même s’il faut le faire aussi.

Il s’agit d’être au plus près des réalités humaines. Si la société de la connaissance que l’on nous annonce ne peut s’épanouir qu’avec le développement des hommes et de leurs savoirs, il faut bien aller là où ils sont. D’ailleurs, l’Élysée, Matignon nom­ment des médiateurs du crédit, des com­missaires à la réindustrialisation qui sont expédiés dans les bassins d’emploi sinis­trés, les ministères somment les services de l’État d’aller voir en bas comment cela se passe, si l’argent parvient bien à ceux que l’on souhaite aider. On essaie, non sans arrière-pensée, d’associer les syndi­cats au projet.

Malgré cela, le bât blesse. Pour deux rai­sons au moins. D’abord, parce que l’on n’associe que pour intégrer, pas pour pren­dre un avis. On ne reconnaît pas aux sala­riés et à leurs représentants la possibilité de soumettre leurs propres propositions, par exemple, le droit de suspendre un plan de licenciements afin d’examiner d’autres solutions éventuelles. Ensuite, et surtout, parce que l’on pense que pour surmonter la crise, il faut avant tout restaurer la ren­tabilité financière des groupes. Sait-on qui pilote le fonds de modernisa­tion des équipementiers automobile ? L’État et les deux constructeurs automobi­les, PSA et Renault. Avec pareille équipe, le Pôle emploi – l’ANPE d’aujourd’hui – va avoir du travail.

Tous ceux qui, dans le mouvement social, parmi les forces de progrès, veulent com­battre la crise et le chômage ont ainsi inté­rêt à interpeller « en bas » les préfets, les commissaires, les dirigeants des fonds afin de réclamer que l’argent issu de leurs impôts ou de leur travail serve à relancer vraiment l’emploi, la formation, plutôt que les profits des caïds du CAC 40.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 06:30
La colère est encore plus vive lorsque les géants de l’industrie, des services ou de la finance annoncent des bénéfices considé­rables et distribuent plusieurs centaines de millions d’euros de dividendes à leurs actionnaires. PPR, le groupe de François Pinault, s’apprête à verser près de la moi­tié des 924 millions d’euros des bénéfices réalisés en 2008 à ses actionnaires et envi­sage en même temps de supprimer quel­que 1 900 emplois à La Redoute, à la FNAC et chez Conforama.

Nicolas Sar­kozy, de son côté s’expose à de vives criti­ques de l’opinion en prêtant de l’argent public aux deux grands constructeurs fran­çais sans exiger de véritables contreparties en matière d’emploi, de salaires et de for­mation. Renault et PSA ont ainsi empoché 6 milliards d’euros et maintenu les 4 450 suppressions d’emplois prévues par l’un et les 3 350 décidées par l’autre en France. « Il pleut toujours où c’est mouillé », dit-on, mais le beau temps c’est pour quand ?

Face à cette déferlante de licenciements, Marie-George Buffet propose un projet de loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui distribuent des dividendes. Quelle que soit l’entreprise, qu’elle soit généreuse ou pas avec ses actionnaires, le PCF, dans son programme, et la CGT, de son côté, demandent que, dans les plans sociaux, les institutions représentatives du personnel bénéficient d’un droit suspensif des licenciements, afin d’étudier toutes les alternatives et puissent mettre les action­naires, les dirigeants et les pouvoirs publics face à leurs responsabilités.

La conquête de nouveaux pouvoirs pour les salariés est décisive pour empêcher les mauvais coups qui le plus souvent accom­pagnent les restructurations et qui ne se limitent pas aux plans sociaux. La plus grande part des suppressions de postes dans les entreprises échappe au droit actuel de consultation des élus du person­nel et relève du seul privilège de gestion du patronat. En mars 2009, les inscriptions à Pôle emploi en raison d’un licenciement économique représentaient 4 % des entrées, celles pour une fin de CDD 24,7 %, celles pour fin de mission d’inté­rim 9,2 %. En l’espace d’un an l’emploi intérimaire a perdu près de 100 000 pos­tes.

Il faut dresser des barrages sur toutes les voies qui conduisent au chômage et s’atta­quer à la cause essentielle de cet acharne­ment contre l’emploi : la croissance finan­cière des capitaux, l’argent pour l’argent. Cela suppose donc que les salariés et les populations puissent disposer d’un pou­voir de contrôle et de décision au sein des réseaux de l’argent dans et hors des entre­prises, notamment dans les institutions financières et les banques afin d’orienter les ressources tout autrement. Avec l’ambition, à terme, d’éradiquer le chômage.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 06:30
On pourrait croire, au vu de la chute vertigineuse des indices boursiers et des capitalisations, des énormes pertes affichées, que la spéculation est en sommeil, malade de ses excès, allongée sur ses canapés de dollars, accablée par la « gueule de bois » des lendemains d’ivresse. C’est oublier que, si elle prospère sur les cimes du CAC 40 et du Dow Jones, elle peut aussi faire ses choux gras des malheurs du monde.

Bref, contrairement à ce que l’on pourrait penser et en dépit des colères de théâtre de Nicolas Sarkozy, en pleine crise, la spéculation continue de frapper. Thomson, le groupe de l’audiovisuel, vient de l’illustrer. Aujourd’hui, au bord de la faillite, il doit, avant la fin avril, faire face à une dette de 2,1 milliards d’euros qu’il est incapable de rembourser. La liquidation du groupe risque cependant d’entraîner de lourdes pertes pour les banques créancières. Aussi, les spéculateurs - éventuellement les traders de ces mêmes banques - font-ils l’hypothèse que, plutôt que de demander la liquidation de Thomson, elles vont essayer de convertir la dette en capital, devenant ainsi propriétaires du groupe. Dès lors, ils se sont lancés dans une nouvelle opération : ils ont commencé à vendre leurs titres de dette de Thomson pour acheter des actions du groupe au plus bas prix en espérant qu’après la prise de contrôle, son cours augmentera.

Ils n’auront plus alors qu’à vendre. Pour favoriser l’opération, le groupe a annoncé son intention de céder des actifs et de réduire ses charges. Pour les vautours de l’argent, le marché de la dette des entreprises est, dans le contexte de crise actuel, particulièrement intéressant. Les besoins de financement de celles-ci sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Les groupes de l’automobile ou de la construction doivent ainsi assurer des primes de risque aux investisseurs et leur servir des taux d’intérêt très supérieurs à ceux du marché. Lafarge, le géant français du ciment, tente de tourner la difficulté en réalisant une augmentation de capital, mais il y a de fortes chances qu’il soit obligé de fixer un prix de souscription inférieur de 40 % au cours de Bourse. Là aussi, ces « primes de risque » ont pour contrepartie des cessions d’actifs et des réductions d’emplois.

Cette spéculation est encouragée par le type de relance engagée par les gouvernements des grands pays capitalistes. C’est ainsi que le plan du secrétaire d’État au Trésor des États-Unis, Timothy Geithner, apporte des garanties et des financements publics à tous les investisseurs désireux de réaliser une bonne affaire en acquérant à bon compte les actifs pourris des banques américaines afin de les revendre quand le marché reprendra, en réalisant au passage une plus-value. Les plans européens, le français notamment, engagés sans que soient établis des critères d’attribution des aides aux banques favorables à l’emploi et à la croissance, risquent de donner également de nouvelles munitions aux fauteurs de crise.
Par David NOËL - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 06:30
Le montant annuel de la taxe professionnelle payée par les entreprises aux collectivités locales, que Sarkozy s’apprête à rendre aux patrons dès 2010, s’élève à 29,132 milliards d’euros !

Pour “alléger” les charges et favoriser l’emploi. On remarquera d’abord que tous les allègements précédents de charges n’ont ni créé de l’emploi ni empêché les délo­calisations. Et surtout, on mesure l’in­quiétude des élus locaux, perceptible devant cette mesure, prise de façon uni­latérale et sans aucune consultation préa­lable. Il est des villes où cette taxe assure l’essentiel des recettes fiscales ; que vont-elles devenir ? La solution de rem­placement comme l’écotaxe n’est pas crédible. Tout se passe comme si le gou­vernement, n’ayant pu imposer d’auto­rité la réduction des services publics des collectivités locales, cherchait désormais à l’imposer par la voie budgétaire.

Non seulement les dotations compensa­toires de l’État vis-à-vis des collectivités sont aléatoires dans leur montant, mais le chef de l’État ne les a même pas évo­quées concernant la taxe profession­nelle. Ce qui laisse présager un affaiblis­sement important des budgets des col­lectivités. Les seules variables d’ajuste­ment resteraient donc la taxe d’habita­tion (impôt injuste car il ne tient pas compte des revenus) et la taxe foncière. Pour les élus communistes, il s’agit d’une mesure dangereuse. Seront remis en cause des pans entiers d’action publi­que qui protègent les habitants, confor­tent la solidarité envers les plus fragiles et permettent d’investir...

Les collectivités locales assurent une grande part de l’investissement public. Ainsi, les entreprises ont bel et bien une responsabilité sociale et territoriale et doivent contribuer à l’aménagement et aux services locaux dont elles profitent.

Si une réforme de la fiscalité locale, donc de la taxe professionnelle, est nécessaire, cette réforme doit viser au contraire à élargir son assiette aux actifs matériels et financiers à hauteur de 0,5 %, ce qui rapporterait 22 milliards d’euros.
Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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