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Le blog de la section d'Hénin-Beaumont
Bonne
nouvelle pour Jean-Luc Mélenchon, de retour de vacances : dans le sondage Ipsos pour "Le Monde", France Télévisions et Radio France, le candidat du Front de gauche progresse de 1,5 point
et frôle la barre symbolique des 10 % d'intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle.
Et visiblement, M. Mélenchon est rentré en forme de ses quelques jours de repos dans la Manche. Il a attaqué la dernière ligne droite avant la présidentielle par un passage certes tardif mais
remarqué, lundi 5 mars, dans l'émission "Parole de candidat" diffusée sur TF1. Retraite à 60ans, smic à 1700 euros, VIe République : après Marine Le Pen qui était invitée en "prime
time", le candidat du Front de gauche y a défendu son programme pendant plus d'une heure. Et même s'il a vertement critiqué le traitement que lui a réservé TF1, l'eurodéputé n'a pas annulé sa
venue.
Car ce "showman" sait tout le bénéfice qu'il peut tirer de ses passages télévisés. Plus de 3 millions de personnes avaient suivi sa prestation sur France 2 début janvier. Une émission qui avait
marqué un avant et un après pour Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche (PG). "Il faut être réaliste : il y a beaucoup de gens qui ne lisent aucune presse et qui ne savaient pas qui
était Jean-Luc Mélenchon, souligne-t-elle. Ça a créé une vraie rupture."
"LA DYNAMIQUE EST LÀ"
Autre signe qui ne trompe pas pour l'équipe du candidat : ses meetings font le plein. "On mobilise au-delà des cercles politisés", affirme M. Mélenchon, qui devait être mardi soir à
Rouen. "Sur le terrain, on sent que la dynamique est là", ajoute Olivier Dartigolles (PCF), son codirecteur de campagne. Notamment chez les militants communistes qui avaient pu se
montrer méfiants au début de la campagne.
"A 45 ans, je vis un moment que je n'ai jamais vécu dans ma vie politique, assure Marie-Pierre Vieu, membre de la direction nationale du PCF. A l'échelle des communistes, on a
l'impression qu'on est sorti de la peur de la présidentielle – en 2007, on avait fait moins de 2 %. On n'est plus dans ce traumatisme mais sur une mobilisation exceptionnelle."
Le prochain rendez-vous est fixé au 18 mars. Ce jour-là, le Front de gauche organise une marche sur la Bastille, qui partira de la place de la Nation et se conclura par un discours du candidat
sur le thème de la VIe République. "Plusieurs dizaines de milliers de personnes" sont attendues. "L'idée est d'en faire une démonstration de force qui montrera la dynamique créée
autour du Front de gauche", souligne Ian Brossat, un élu parisien du PCF.
"SEUIL DE CRÉDIBILITÉ"
Profitant de la faiblesse de l'extrême gauche – Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (LO) dépassent rarement les 2 % d'intentions de vote à eux deux –, M. Mélenchon se situe désormais entre
8 % et 9,5 % des intentions de vote dans les sondages. "Il y a une véritable progression dans la durée", note Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos. M. Mélenchon pourrait
également bénéficier de l'égalité stricte du temps de parole, qui débute le 20 mars.
Autant d'éléments qui pourraient aider l'eurodéputé à franchir les 10 % d'intentions de vote – un "seuil de crédibilité" pour M. Mélenchon. "Le regard porté sur vous n'est plus le
même, juge Alexis Corbière, secrétaire national du PG. Il y a une attente très forte de battre Sarkozy mais aussi d'une gauche à la hauteur des enjeux. Et dans cette campagne, les gens
veulent voter utile." Avec un candidat socialiste aujourd'hui donné autour de 30 % des intentions de vote, le spectre du 21 avril 2002 s'éloigne, ce qui pourrait faciliter un vote de
conviction, estime le Front de gauche.
De son côté, François Hollande regarde plutôt d'un bon œil la progression de M. Mélenchon dans les sondages, même s'il préférerait gagner des points sur son nom. "Il tire un bénéfice de la
campagne qui a été la sienne : après avoir été dans l'affrontement avec moi, il cherche l'affrontement direct avec l'extrême droite. Il a raison. Sa campagne est utile à la gauche quand il va
chercher des électeurs qui pourraient pencher du côté de l'extrême droite", analyse le candidat PS. Et d'ajouter : "Il a compris que c'était mieux si nous gagnons la présidentielle que
si nous la perdions."
"Hollande est sous la pression de la montée du Front de gauche", veut croire Alexis Corbière. Un score à deux chiffres modifierait le rapport de force avec le Parti socialiste pour le
report des voix au second tour de l'élection présidentielle mais également pour les élections législatives.
"HOLLANDRÉOU"
Pour Jean-Luc Mélenchon, sa progression dans les sondages a déjà commencé à produire des effets. Il en veut pour preuve la proposition de M. Hollande de taxer à 75 % les revenus supérieurs à un
million d'euros par an. "Ce n'est pas vrai qu'il gardait cette proposition dans sa musette : c'est parce qu'il craignait de se faire asphyxier par Sarkozy qu'il l'a dégainée", juge M.
Mélenchon.
En cas de victoire socialiste, un bon score du Front de gauche posera aussi la question d'une participation gouvernementale. Une hypothèse que M. Mélenchon n'envisage pas pour lui-même. Il l'a
redit lundi soir sur TF1 : il ne participera pas à un gouvernement "Hollandréou", en référence à l'ancien premier ministre grec Georges Papandréou qui a mis en œuvre des plans
d'austérité dans son pays.
Pour les communistes, l'approche est différente mais la réponse est la même. "Nous n'irons pas dans un gouvernement qui ne s'inscrit pas dans une politique de rupture", assure Olivier
Dartigolles, qui voit "trois verrous à faire sauter" : sur la politique européenne, sur une politique de redistribution des richesses (emploi, salaire et pouvoir d'achat) et sur une
réforme des institutions, avec une consultation des électeurs par référendum sur les sujets jugés cruciaux.
La situation pourrait se compliquer pour les socialistes si le Front de gauche réussit à renforcer son groupe à l'Assemblée nationale, adoptant alors "une attitude critique mais
responsable", comme le résume Roger Martelli, historien et ancien membre de la direction du PCF, qui a quitté le parti en 2010. "La question se pose alors ainsi : comment créer une
dynamique pour tirer au maximum le PS sur sa gauche tout en évitant les déconvenues des précédentes participations à des gouvernements socialistes", interroge-t-il.
Raphaëlle Besse Desmoulières et David Revault d'Allonnes
Légende photo : Jean-Luc Mélenchon, le 29 février au Salon de l'agriculture. Nacer Talel pour Le Monde
Source : Le Monde
Mardi 6 mars 2012
Un spectre
hante les principales capitales européennes, que les peuples puissent décider eux même de leur avenir. A peine François Hollande - qui a pourtant laissé passer le Mécanisme européen de stabilité
- évoque-t-il une possible renégociation du traité européen, que voici de retour la sainte alliance des chefs de gouvernements conservateurs qui se reconstitue pour soutenir Nicolas Sarkozy à la
présidentielle française. La panique gagne la droite européenne dès lors que la question démocratique est posée. Et pour cause! Le refus des politiques d'austérité est massif dans les pays
européens, personne ne veut de ce nouveau traité. En Irlande, le chef de gouvernement vient d'annoncer que les irlandais seront consulté. En Grèce, c'est la chancelière allemande qui fait
pression sur le gouvernement pour qu'il n'y ait pas d' élections législatives. Les magouilles d'Angela Merkel et de ses amis conservateurs ne pourront pas mettre le couvercle sur la légitime
aspiration des européens à décider de leur avenir.
En France, le Front de gauche à mis la nécessité de consulter les français sur le devant de la scène. Chacun des candidats devra se prononcer sur la nécessité d'un référendum. C'est aussi la
possibilité d'une politique de gauche en France qui est posée.
Olivier Dartigolles,
Co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon et Porte-parole du PCF
Jean-Luc
Mélenchon n'est pas content et le fait savoir. Sur son blog, dans une note publiée le vendredi 2 mars, le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle pousse un coup de gueule contre
l'émission "Parole de candidats" sur TF1, dont il est l'invité lundi soir. Dans cette émission, deux candidats se succèdent sur le plateau : ils répondent d'abord à 14 Français, issus de
reportages diffusés dans les journaux de TF1 et LCI, avant d'être confronté aux questions de journalistes. Lundi soir, Marine Le Pen sera en prime time, l'ancien socialiste n'intervenant qu'après
22 h 20.
Un déroulé que M. Mélenchon critique sur son blog. "TF1 me donne généreusement une demi-heure de temps de parole en soirée. Mais auparavant vous aurez dû subir une heure et demie de madame Le
Pen ! N’oubliez jamais, mes amis lecteurs, cette offense ! (...) Nous avons évidemment protesté, y compris auprès du CSA. Mais TF1 nous a expliqué que c’était comme ça ou rien. Il faut donc
subir. Comme on subit l’occupant privé d’une ancienne télé publique en lui résistant du mieux qu’on peut."
"Manquement à l’équité"
Dans une précédente note, le 28 février, M. Mélenchon avait déjà critiqué la forme de cette émission, estimant que "ce genre de panel [les 14 Français sélectionnés par TF1] est un non-sens
absolu" et les douze thèmes possibles sur lequel le candidat du Front de gauche peut être interrogé. "Impossible d’y donner une vision d’ensemble qui explique votre angle d’entrée sur un
problème. On commence tout de suite par les 'détails' soit disant 'concrets'. (...) Je pense qu’il faut se préparer concrètement à avoir un avis concret sur la taille concrète des mailles des
filets de pêche à la berlue d’eau douce !"
Pour protester contre un "tel manquement à l’équité", Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, a de nouveau écrit le 1er mars au CSA. "Il s’agit pour nous clairement
d’un choix politique qui évidemment ne peut qu’influencer les électeurs. Il a une conséquence inédite : trois des quatre candidats à bénéficier de la case 'prime time' sont de droite ! Rien ne
justifie cette répartition", attaque M. Coquerel, qui dénonce également dans ce courrier "l’extrême concentration du temps de parole sur les deux candidats Nicolas Sarkozy et
François Hollande" et "le préjudice subi par Jean-Luc Mélenchon", en terme de temps de parole. Et M. Mélenchon de conclure : "Que va-t-il se passer ? Rien. Le monde va sa route.
Ces gens [du CSA] nous méprisent. Nous ne sommes rien à leurs yeux. Pleins de morgue et de suffisance ils ne comprennent peut-être même pas de quoi il est question."
Source : Le Monde.fr
Lundi 05 mars 2012
Le
Front de gauche attend plus de 20.000 personnes pour son grand meeting en plein air prévu le 18 mars place de la Bastille à Paris, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon, a-t-il indiqué mardi. La
date de ce meeting, qui démarrera par une marche entre Nation et Bastille, correspond à l'anniversaire de la Commune de Paris de 1871, l'occasion pour le Front de gauche de préparer "une
grande initiative autour de la VIe République" et de la question européenne.
"Plusieurs dizaines de milliers de personnes", "au moins 20.000" sont attendues à Paris pour cette "grand marche familiale", a affirmé lors d'un point-presse au siège
de campagne du FG aux Lilas, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Cinq trains et un "nombre incalculable" de bus ont été commandés pour faire converger sur la capitale les milliers
de sympathisants, a-t-il ajouté, estimant que la dynamique autour du Front de gauche est en train de "franchir une nouvelle étape".
Un appel a notamment été lancé pour que les gens viennent "en tenue de travail afin de voir les corporations et les métiers" des personnes présentes et que chacun vienne avec sa pancarte
ou ses banderoles pour "quelque chose de très vivant", a souligné M. Dartigolles. "Le 18 mars... reprenons la Bastille !", peut-on lire sur son site internet de campagne.
Source : Le JDD.fr
Mardi 28 février 2012
Par LILIAN ALEMAGNA
Pierre Laurent anticipe la victoire de la gauche. En cas d'alternance en mai, le patron des communistes veut voir François Hollande «prendre un engagement» : «consulter les Français
sur la question européenne. C'est ce que fera le Front de gauche», annonce le secrétaire national PCF dans un communiqué ce lundi.
Fâché d'entendre Nicolas Sarkozy, le matin sur RTL, exclure toute consultation populaire sur le traité européen de discipline budgétaire qui doit être adopté le 1er mars, Laurent s'en prend au
président de la République : «Les masques tombent sur la question européenne ! Quand il s'agit de choses sérieuses qui engagent la constitution nationale, Nicolas Sarkozy exclut de consulter
les Français.»
Pour le successeur de Marie-George Buffet, «il serait invraisemblable, si Nicolas Sarkozy était battu lors de l'élection présidentielle, qu'il puisse engager la signature de la France sans
que le peuple n'ait son mot à dire».
S'il l'emporte en mai, François Hollande a annoncé qu'il renégocierait ce traité, notamment avec la chancelière allemande Angela Merkel. Il souhaite que les objectifs de «croissance»
soient aussi pris en compte dans le texte européen. Mais le candidat socialiste n'a jamais parlé de voie référendaire pour le ratifier. Vu le cauchemar vécu par les socialistes, en 2005, au
moment du référendum sur le traité constitutionnel européen, on comprend que ce ne soit pas le choix préféré de Hollande...
Légende photo : Pierre Laurent, à Marseille, le 16 février 2011. (Photo Olivier Monge. MYOP)
Source : Libération
Lundi 27 février 2012
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