Copé (UMP) et Novelli (UMP) d’un côté,
Xavier Bertrand (UMP) de l’autre, débattent sur les 35 heures. L’enjeu est de taille : le candidat Sarkozy à l’élection de 2012 doit-il proposer la suppression des 35 heures ? Les premiers disent
« oui » ; « non » rétorque le second… Le suspense est à son comble.
Sans déconner ! Devant une farce de cette facture, il faut savoir s’incliner : chapeau les artistes ! Si, si, j’insiste : à ce niveau-là, ça force l’admiration. Depuis 2002, à l’approche de
chaque échéance électorale, l’UMP sort un débat bidon sur les 35 heures. Et v’là-t’y pas que devant la galerie amusée des analystes de tous poils, ça marche encore ! C’est comme au cirque, le
coup du clown qui se casse la gueule : on peut le voir dix fois, vingt fois, cent fois, on se bidonne toujours pareil.
Première question : qui est responsable de la réglementation du temps de travail en France ? La « loi Aubry » sur les 35 heures a été adoptée en juin 1998 (Loi n°98-461). En vertu de ce texte, le
passage aux 35 heures est échelonné entre janvier 2000 et janvier 2002. On se demande qui est au pouvoir en France de façon ininterrompue depuis juin 2002… Euh, tiens, c’est l’UMP. Conclusion :
la gauche a appliqué les 35 heures pendant six mois ; la droite pendant dix ans ! Si la réglementation sur le temps du travail est effectivement un torchon, on sait à qui on doit dire merci !
Deuxième question : quelle est la durée de travail d’un salarié en France ? Réponse : arrêtez de me poser des questions à la noix, vous n’avez pas compris que ça ne veut plus rien dire ! Bon,
puisque vous insistez, je vais vous lire le Code du travail, le vrai, pas celui dont parlent les médias, mais ça ne va pas vous faire plaisir. En cas de « circonstances exceptionnelles » la durée
hebdomadaire peut aller jusqu’à 60 heures, aujourd’hui, en France (12 heures par jour sur 5 jours, vous aviez fait les comptes). En temps normal, en revanche, la durée maximale du travail est de
48 heures (art. L 3121-35). Sur douze semaines consécutives, cependant, il ne faut pas dépasser une moyenne de 44 ou 46 heures, suivant les branches (art. L 3121-36). Ça choque son monde, pas
vrai ? Mais c’est ça la loi en France, et on vous parle de 35 heures…
Troisième question : combien bossent vraiment les gens ? Ah ben voilà, on y vient, enfin une question sensée : puisque la « durée légale » n’est pas la « durée maximale » du travail, combien
turbinent vraiment les travailleurs français ? Beh, on ne sait pas ça non plus : ça dépend de qui fait les statistiques ! Selon les chiffres officiels, les français travaillent en moyenne 41
heures par semaine, soit plus que les allemands, et la plupart des autres travailleurs de pays « développés » (c’est vrai que les grecs travaillent encore plus pour encore moins, et on leur
demande de se serrer la ceinture…) ! L’arnaque est de taille : à 35 heures par semaine, les travailleurs français bossent plus longtemps que les allemands à 37,5 heures hebdo ! Avec les lois UMP,
le temps est relatif ; ce qui explique d’ailleurs comment ses « ténors » arrivent à dire 35 heures d’âneries en cinq minutes (c’est un gain de productivité certain).
Quatrième question : mais comment est-ce possible ? C’est tout simple. Confortablement installée sur son trône, l’UMP-Medef a une idée en or (pour les patrons) : elle a laissé les mots « 35
heures » dans les textes, mais elle a décidé que la « durée légale du travail » n’était plus le temps réel de travail, laissant ce dernier à la « négociation ». La durée légale du travail est
donc devenue simplement une façon de calculer le salaire des travailleurs : les premières 35 heures bossées sont payées sur le salaire mensuel, les autres sont payées en heures supplémentaires.
Quand on bosse 40 heures par semaine (soit moins que la moyenne), on est payé cinq heures en sup’. Vous comprenez mieux l’arnaque ce coup-ci. Si on abandonne les 35 heures et on passe, mettons, à
38 heures, le copain qui trime 40 heures va continuer à travailler 40 heures. Sauf que, au lieu d’avoir 5 heures supplémentaires de payées, il en aura deux. Il travaillera pareil pour gagner
encore moins ! Et ce n’est que ça ! La manip’ de Copé et Novelli, pilotée par le Medef, n’est que ça ! Rien à voir avec le temps du travail : il s’agit « simplement » (enfin…) de payer encore
moins les travailleurs, alors que les français figurent déjà, selon l’OCDE, parmi les plus exploités d’Europe…
Cinquième question : puisqu’on a du temps libre, qu’est-ce qu’on attend ?
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


C’est le taux d’inflation hors tabac des ménages urbains, dont le
chef est ouvrier et employé, qui sert de référence pour l’éventuelle revalorisation du SMIC. A la fin du mois de juin, il s’établissait à 1,96 % au-dessus de son niveau de novembre dernier. La
revalorisation aurait été obligatoire s’il avait atteint 2 %. Le gouvernement en profite donc pour refuser toute augmentation alors que le taux d’inflation a atteint 2,1 % au mois de juin. Les
prix de l’alimentaire, de l’essence continuent eux d’augmenter.
Il y a bien longtemps que le défilé du 14 juillet a perdu sa raison d'être : celui de la rencontre d'un peuple et de son armée dans la célébration des valeurs de la République : Liberté,
Égalité, Fraternité. Le PCF regrette que la fête du 14 juillet ait perdu ses valeurs populaires et citoyennes. Sa conception est pour le moins à revoir.
En pleine hausse de l'essence
et pendant que des millions de Français s'apprêtent à partir en vacances, François Fillon a choisit son camp : celui du patron de Total, Christophe De Margerie qui a annoncé des hausses futurs
des prix du carburant à la pompe. Pour le Premier ministre, et maintenant VRP du groupe pétrolier français, les propositions visant à stabiliser les prix et taxer les super-profits sont «
démagogiques » et « sans aucun sens ». Les rendez-vous annoncés en grande pompe entre le Ministre Baroin et le PDG de Total ne sont donc que de la gesticulation visant à calmer une opinion
publique mécontente. Les Français sont de plus en plus las d'un gouvernement incapable d'imposer sa volonté aux puissants.
Christine Lagarde a finalement
été adoubée au poste de directeur général par ses pairs. Comme un symbole, la candidate des banques et des marchés financiers est promue le jour d'une grève générale du peuple grec. Une
population qui n'a de cesse de dénoncer la politique initiée par ce même FMI avec la complicité du Conseil Européen.
La justice a condamné
l'enseigne de grande distribution Carrefour à verser 3,66 millions d'euros d'amendes pour non-respect du Smic à environ 1 200 salariés en France. C'est une grande victoire pour les salariés et
leurs organisations syndicales, en lutte depuis de long mois. Dans la bataille contre la cupidité d'un patronat avide, prêt à tout pour amasser plus de profits, le camps des travailleurs a
remporté une manche importante. Ce succès va compter en premier lieu, pour les salariés eux-même victimes de Carrefour, mais aussi pour tous ceux qui subissent la morgue d'un patronat qui se
croit tout permis, encouragé par un gouvernement dont la proximité avec le monde des affaires n'est plus à démontrer.
30 500 suppressions de postes sont
annoncées au budget 2012 dans la Fonction publique. Au mépris des besoins de la population et des revendications des personnels qui voient leurs conditions de travail et l'offre de service public
se dégrader, en dépit du manque criant de professeurs, de policiers ou de personnels hospitaliers, le gouvernement continue sa saignée de l'emploi public.
Le secrétaire national de l'UMP a trouvé son crédo : la
chasse aux pauvres. Directement inspiré par les propositions du ministre Laurent Wauquiez qui aura servi de poisson pilote dans cette affaire, Jean-François Copé propose qu'une partie des
titulaires du RSA travaille gratuitement pour une collectivité territoriale. En somme le retour du Service du Travail Obligatoire de sinistre mémoire. Décidément du RSA au STO, on n'arrête pas le
progrès à l'UMP !
A chaque nouvelle journée sa nouvelle affaire.
Aujourd'hui, c'est Luc Ferry qui accuse de pédophilie un ancien ministre sans citer de nom. Luc Ferry en a dit trop ou pas assez. Ou ces affirmations sont sans fondements, sinon, comme quiconque
a connaissance d'actes criminels, il a le devoir d'en informer la justice. L'entre deux nourrit un climat délétère, loin du vrai débat politique dont notre pays a besoin. Si les faits sont
avérés, c'est un crime extrêmement grave et surtout épouvantable pour celles et ceux qui en sont les victimes. On aurait pu s'attendre, pour un ancien ministre de la République, à un peu plus d
'esprit de responsabilité. En préférant les lumières d'un plateau télévisé au bureau d'un magistrat, Monsieur Ferry participe à un abaissement, une crise politique et morale qui peut faire penser
au climat qu'a connu notre pays dans les années 30.
Commentaires