Commentaires

Recommander

Concours

Images aléatoires

  • logo FO
  • Kermesse 05-09-10
  • DSK de gauche

Culture

Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 06:30
Sortie dusine David Noël, secrétaire de la section d'Hénin-Beaumont du PCF et vice-président d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont en charge de la commission culture était samedi soir à l'Escapade pour assister au spectacle émouvant et engagé de Nicolas Bonneau.

Auteur et conteur, Nicolas Bonneau a amorcé en 2006 un collectage de paroles d’ouvriers dans la région Poitou-Charentes et plus particulièrement en Deux-Sèvres, dans un contexte rural.

Son spectacle « Sortie d’usine » est l’enquête d’un fils d’ouvrier qui cherche à comprendre pourquoi son père a arrêté l’usine au bout de 35 ans.

Pendant plusieurs mois, des ouvriers ont accepté de lui parler : des retraités, des actifs, des syndiqués de tous bords, hommes, femmes, militants, résistants, cheminots, infirmières, cadres, patrons...

D’autres ont refusé : « C’est déjà suffisamment pénible en ce moment, avec les licenciements, alors si en plus faut en parler le soir. »
Et des usines de différents secteurs se sont laissé approcher: métallurgie, pétrochimie, automobile, plasturgie, confection, chaîne du froid, laiterie, tuilerie, usines désaffectées...

Autour du monde ouvrier, la petite et la grande histoire se rencontrent, pour des récits puisés auprès de ceux qui les ont vécus.

Gilbert sort du lotissement qui le conduit chaque matin à l’usine. Un atelier d’usinage dans une usine de chimie lourde. Juste à côté, dans le marais, les tuileries ont presque toutes fermé. Sa femme travaille dans la confection. Sylvia trouve que le boulot de sa mère, « c’est vraiment l’enfer ».
Hier soir dimanche, veille du lundi matin et du boulot qui reprend, Marie-Claire a encore vomi. Chez VCI, il faut souder la cuve dans la poussière de chrome et de nickel. C'est le travail de Dédé, qui écoute Nostalgie à la radio.
Mais l’usine c’est la mort parfois... Parfois aussi, on rigole. Il y a des usines désaffectées, des montées à Paris pour la manif, des syndicats et des piquets de grèves, des coups de gueules et des coups à boire, des matins difficiles et des quotidiens qui ne demandent qu’à chanter.
Des mots comme une révolte, des histoires pour ne pas se laisser contaminer par le monde comme il va, des personnages en forme d’hommage à la classe ouvrière.

Difficile de rester insensible à l'émotion et à l'authenticité qui se dégage des paroles ouvrières racontées par Nicolas Bonneau, longuement applaudi samedi soir. A l'issue de la représentation, David Noël a pu échanger avec l'auteur et le féliciter pour son spectacle qui donne envie de lutter. Bravo à Nicolas Bonneau, mais aussi à Gilbert, Catherine, Dédé, Philippe, Marie-Claire et tous les autres personnages de « Sortie d’usine », figures d'une classe ouvrière digne et debout !
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 06:30
Kordian.jpg Beaucoup de monde, hier soir, pour assister au dernier spectacle de Kordian, "Mon violon s'appelle Raymond", mis en scène par Bernard Debreyne et co-produit par l'Escapade, le centre culturel Prévert de Harnes et le CMEM de Seclin.

Sans sa complice Elo, mais accompagné de "Jean-Claude" alias Pierre-Damien Fitzner au piano et de son violon Raymond, Kordian a mis une ambiance de folie à l'Escapade vendredi et samedi soir revisitant avec talent et humour chansons classiques ou chansons des années 80 au fil d'un spectacle hilarant du début à la fin. 

Tour à tour dompteur, prêtre, religieuse, parodiant André Rieu, Patrick Bruel ou Gilbert Montagné, Kordian était comme possédé par son violon, un violon qui parle, dont on assiste au mariage et à la mort.

Un pur moment de plaisir et une prestation musicale extraordinaire ! Dans ce spectacle intéractif, le public se lève, applaudit, fredonne des airs connus et rit aux éclats.

Depuis la création de leur compagnie en 2006, Elo et Kordian rencontrent un succès qui ne se dément pas et leur spectacle sur Beethoven se jouera à partir du mois d'avril tous les dimanches à 17h au théâtre des Blancs Manteaux, à Paris.

Pour ceux qui voudraient revoir Elo et Kordian en spectacle, le duo héninois se produira le 6 mars 2010 à  20h, à l'Hôtel de ville de Marles-les-mines, le 12 mars à 20h30 au centre culturel de Wattignies, le 27 mars 2010  à  20h au Kursaal à Hellemmes et le 23 avril à 20h à la MAC de Sallaumines.

Nous leur souhaitons tout le succès qu'ils méritent !
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 06:30
Sale temps pour les cinémas municipaux de proximité ! Après l'Arc-en-ciel de Liévin, après l'Espace Lumière chez nous, victime collatérale de la gestion insensée des finances publiques par Dalongeville que nous n'avons eu de cesse de dénoncer, le Majectic de Lille est dans la tourmente après la mise à pied de deux salariés.
Nous venons de recevoir cette pétition envoyée par les salariés du Majectic de Lille en lutte. C'est tout naturellement que le PCF d'Hénin-Beaumont, engagé pour la défense des cinémas de proximité et une culture accessible pour tous, la relaie sur son blog. 



Majectic Lille Les 16 et 21 décembre 2009, deux salariés du cinéma Le Majestic à Lille ont été mis à pied à titre conservatoire par la direction : Lydie, « chef de caisse », et Aurélien, « chef de cabine ».

Ils doivent passer prochainement en entretien préalable à licenciement, et ne connaissent toujours pas les faits qui leur sont reprochés.

Ces sanctions nous choquent par leur brutalité et leur caractère incompréhensible tant la compétence de Lydie et Aurélien, leur professionnalisme et leur amabilité sont reconnus.

Leurs départs subis et violents portent un coup aux conditions de travail du reste du personnel, à la qualité du service rendu au public et à la confiance envers la direction.

Ces méthodes viennent compléter une liste d’irrégularités graves relevées par l’Inspection du Travail : ports de charge lourde irréguliers, horaires extensibles, niveau sonore élevé, températures extrêmes suivant les saisons, personnel échangeable entre les différents cinémas du groupe, recours important aux CDD et aux heures supplémentaires, évolutions de poste inégales, absence de délégués du personnel ou de salle de pause, un dialogue social dégradé...

Nous n’attendions pas cela d’un cinéma comme le Majestic dont tant de films projetés prônent des valeurs à l’opposé de cette réalité.

- Parce que nous aimons le Majestic, sa programmation éclectique, l’ambiance qui y règne, la défense d’un cinéma à la fois exigeant et commercial qu’il représente en centre-ville ;
- Parce que les sanctions nous semblent injustifiées ;
- Parce que nous attendons d’un employeur le respect des réglementations sur les conditions de travail, et le respect de ses salariés ;

Nous, professionnels du cinéma, acteurs de la vie culturelle, spectateurs, soutenons l’équipe du Majestic mobilisée dans ses revendications :

- la réintégration de leurs deux collègues et l'arrêt des sanctions
- l'ouverture de négociations rapides par la direction sur les conditions de travail.

Lire-et-signer-la-petition.png
Vous pouvez aussi envoyer vos messages de soutien (qui seront transmis à la direction) : lemajestic.enlutte@gmail.com
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 06:30
Le président de la République a confirmé son souhait de transférer la dépouille de l’écrivain Albert Camus au Panthéon à l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort.

L’auteur de « La Peste » est un immense écrivain. Ses romans, ses articles, ses pièces de théâtre et ses essais philosophiques sont marqués par la révolte, le goût de la liberté, le combat pour l’Algérie. « L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est ainsi la révolte » écrit-il dans « Le Mythe de Sisyphe ».

Proche par certains aspects de l'existentialisme de Sartre, la philosophie de l'absurde de Camus est une ode à l'engagement dont la plus belle figure est le docteur Rieux, le héros de « La Peste », qui se bat sans relâche contre la peste, métaphore du fascisme et plus généralement du mal.

Après avoir invoqué durant sa campagne la figure de Jean Jaurès et avoir essayé d’instrumentaliser la mémoire du jeune résistant communiste Guy Môquet, Nicolas Sarkozy continue de tenter de capter de grandes figures françaises à des fins de récupération politicienne.

Pas sûr qu’il y arrive. A l’heure des sinistres charters du ministre de l’immigration et de l’identité nationale renvoyant des Afghans dans leur pays en guerre, il lui sera difficile d’enrôler l’auteur de « L'étranger ».
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 08:30
Il ne peut être question d’accepter que notre patrimoine culturel soit confisqué, aliéné à terme par une logique de rentabilité financière. C’est pour nous un véritable enjeu de civilisation.

Dans quelques jours, le Ministre de la culture devrait intervenir sur le dossier de la numérisation de la bibliothèque nationale de France. Saura-t-il éviter le « véritable tête à queue » politique que dénonce à juste titre l’ancien Président de la BNF Jean Noël Jeanneney ? Pour le PCF l’urgence de l’heure consiste à donner à la BNF les moyens de la numérisation de son propre patrimoine. Celui-ci est un bien commun de l’humanité et la BNF, service public, se doit de garder la maîtrise totale de cette véritable mémoire du monde afin de la mettre gratuitement et sans conditions à la disposition de tous.

Il nous semble important également de souligner que ce droit d’accès ne suffit pas. Il faut créer les conditions d’une véritable appropriation populaire de ces œuvres. Le libre accès aux œuvres n’est pas en soi porteur de démocratie et de citoyenneté ; il doit s’accompagner d’action culturelle et d’éducation populaire susceptibles de créer les conditions d’une appropriation sociale des œuvres. C’est pourquoi, il ne peut en aucun cas s’accommoder de la régression de l’intervention publique, qu’il s’agisse de la RGPP qui démantèle le Ministre de la culture ou de la baisse massive des effectifs qui frappe l’Education Nationale ou encore de la faiblesse insigne de l’éducation artistique.

Dans l’immédiat, le PCF exige que le gouvernement donne à la BNF les moyens de poursuivre et de maitriser sa propre numérisation en renforçant le programme Gallica en cours. Il doit également être un acteur déterminé du développement du projet européen Europeana initié en 2008, seule alternative publique au monopole de Google.

Si nous ne sommes pas opposés à des coopérations et des partenariats avec des entreprises privées, nous pensons prioritaire de posséder un outil de service public, doté de moyens financiers et humains, garantissant la maîtrise des contenus de la numérisation et de leurs diffusions. Google, entreprise privée réclame, dans la proposition qu’elle fait à la BNF, l’exclusivité des droits. Il ne peut être question d’accepter que notre patrimoine culturel soit confisqué, aliéné à terme par une logique de rentabilité financière. C’est pour nous un véritable enjeu de civilisation.
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 06:30
Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF, Vice-président de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, résume le sens de la présence communiste à Avignon, où la création artistique, comme le débat d’idées, interpellent le monde et son devenir.

Communistes : Comment s’est manifestée la présence du PCF à Avignon ?

Alain Hayot : Par deux débats, l’un au Théâtre des Halles « L’identité nationale peut-elle fonder un projet culturel ? » avec Valérie de St Do, Alain Foix, Thierry Fabre, Pierre Laurent, moi-même et une centaine de participants, et portant sur l’analyse du projet culturel sarkozyste et les moyens de s’y opposer ; l’autre au Cloître St-Louis « 50 ans après, quelle politique publique de la culture ? » avec Hortense Archambault, co-directrice du Festival, Jean Michel Gremiller (SYNDEAC), Yves Fravegas (SYNAVI), Marc Slyper (CGT-Spectacle) et presque 200 participants, sur l’avenir des politiques publiques de la culture ; par la projection du dernier film du Palestinien Elias Soleyman au cinéma Utopia ; des débats à l’invitation de l’ANECR, de la CCAS ou encore du SYNAVI auxquels j’ai participé ; la distribution de plusieurs milliers d’exemplaires de « CIGALE », un huit pages de « démocratie culturelle ». Bref cette présence communiste a confirmé une fois de plus les liens historiques qui unissent les communistes à ce festival et au delà à la création artistique et au spectacle vivant. Il faut ajouter la venue de Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, deux jours durant lesquels il a participé à l’un des débats, salué au nom du PCF la veuve d’André Benedetto, vu quelques spectacles du In et du Off, rencontré longuement la direction du Festival et celle de la Maison Jean Vilar.

Communistes : La culture semble de plus en plus menacée ; comment cela s’est-il exprimé à Avignon ?

Alain Hayot : Une angoisse sourde en effet a traversé le Festival : plusieurs spectacles s’interrogent sur la violence du monde ; les artistes s’inquiètent pour leur avenir et se sont rassemblés en Assemblée générale dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, où ils ont décidé des actions communes avec la volonté, nouvelle, d’y associer les élus locaux et les forces politiques. Il apparaît clairement que la culture est très lourdement menacée : par son instrumentalisation à des fins de profits sous toutes les formes de la marchandisation : industrie du divertissement, mise au service du tourisme ou de la « compétitivité des territoires » pour reprendre une expression de la Commission européenne ; par le développement d’une vision populiste, bien partagée à droite mais aussi parfois à gauche, qui suggère de répondre à la « demande » ou de se contenter de fabriquer du « lien social » ou bien encore de se mettre au service de logiques clientèlistes. Dans tous les cas, c’est l’existence même des politiques publiques de la culture, d’un service public original, un bien commun de l’humanité, qui est en cause.

Communistes : L’art et la politique : quoi de neuf ?

Alain Hayot : La culture pour les communistes, pour toutes les forces de gauche et de transformation sociale doit constituer un puissant enjeu d’émancipation humaine et de développement durable de la civilisation et de la planète. On oublie trop souvent que le sensible, l’esthétique et le symbolique, l’art en somme, est tout aussi indispensable à la compréhension du réel, à la formation des êtres humains, à la rencontre de l’autre et au vivre ensemble que les sciences et les technologies. L’art et la culture ont largement contribué dans l’histoire à donner le sens de l’action collective et la construction d’un destin commun à l’humanité. C’est pourquoi il existe un lien étroit entre projet politique et projet culturel ; ce lien c’est l’utopie, le souffle de l’idée révolutionnaire, celle qui manque à la gauche d’aujourd’hui pour penser le dépassement du capitalisme financier et productiviste mais aussi pour construire une société et une civilisation qui permettent au genre humain de se libérer progressivement de toutes les dominations et de toutes les aliénations.

Communistes : Faudrait-il conditionner le combat culturel à l’élaboration et la mise en oeuvre d’un tel projet ?

Alain Hayot : Non, et pour deux raisons essentielles : d’abord parce que la résistance est urgente contre toutes les formes de marchandisation de la culture, contre la régression de l’intervention publique, la RGPP, qui démantèle le ministère de la culture, contre tous les populismes qui sous estiment l’enjeu culturel ; ensuite parce qu’il est évident que le combat culturel nourrit l’ambition et l’élaboration d’un tel projet de transformation.

Pour cela il faut d’urgence inscrire cette résistance dans la construction collective d’une autre ambition pour la culture à travers un combat qui rassemble : celui d’un projet de loi d’orientation et de programmation qui définirait précisément cette nouvelle ambition pour l’art et la culture et les moyens nécessaires à sa réalisation.

Communistes : Le ministère de la Culture a 50 ans ; comment envisager aujourd’hui une politique culturelle ?

Alain Hayot : Il s’agit de repenser l’action publique à travers désormais une compétence partagée entre l’État, garant de la création et de l’égalité entre les territoires et les collectivités locales qui assument aujourd’hui l’essentiel du financement public de la culture ; il s’agit enfin de construire un service public novateur, non étatiste, décentralisé au plus près de territoires, des populations et des activités eux-mêmes. Service public indispensable au développement croisé de la création artistique, de l’appropriation par tous des arts et des cultures, par l’enseignement, les pratiques amateurs et professionnelles, et l’éducation populaire et par la promotion de la diversité culturelle qui doit permettre l’ouverture à l’autre, l’ouverture au monde, la rencontre et le métissage. Il est urgent de remettre la culture au coeur de nos combats émancipateurs.

Propos recueillis par Gérard Streiff
Par PCF - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 06:30
Toute la famille de l'Escapade était réunie, dimanche, pour une journée de soutien au centre culturel héninois forte en rires et en émotion.

Autour de Jean-Luc Dubroecq, président de l'Escapade, Monique Béjault, trésorière et David Verkempinck, directeur, les salariés de l'Escapade étaient tous là, entourés de nombreux artistes qui avaient répondu présent à l'appel des initiateurs de la pétition pour sauver l'Escapade, lancée par Maxime Midière, intervenant vidéo.

Alors que les nombreux messages de soutien laissés par les internautes signataires de la pétition étaient affichés sur les murs de l'Escapade, les spectateurs pouvaient selon leurs envies écrire un mot de soutien sur un post-it et le coller sur le tableau installé pour l'occasion ou aller "buzzer" dans le vidéomaton et laisser un message de soutien. 

Dans l'après-midi, les enfants ont pu écouter le concert en plein air des Biskotos, dans le théâtre de verdure. Leurs textes pleins de poésie enfantine sur de la musique rock font toujours le bonheur des petits et des grands.
Un peu plus tard, c'est un spectacle du marionettiste Jojo Golondrini qui aura enchanté la foule venue nombreuse ce dimanche après-midi.

Saverio Maligno, directeur de La Compagnie et sa complice Christelle Moquet, comédienne et conteuse de La Compagnie, qui animent les ateliers théâtre de l'Escapade, ont fait visiter le centre culturel : bar, vestiaire, salle de danse, bureau du directeur, salle d'exposition où Valouchti, du Collectif des Trois Singes présentait ses collages... les participants de cette visite guidée un peu particulière auront eu droit aux commentaires pleins d'humour des comédiens sur le bar où "on avait l'habitude de fumer des bédos" ou encore le bureau du directeur où "on a trouvé un coffre rempli d'euros".

C'est que malgré l'ambiance bon enfant qui régnait dans le centre culturel, personne ne pouvait oublier l'épée de Damoclès qui pèse au-dessus de la tête de l'association culturelle héninoise en redressement judiciaire. En attendant le jugement du tribunal de commerce et on l'espère, la décision de poursuite d'activités, les habitants comme les responsables politiques et les acteurs du monde culturel craignent que la faillite de la municipalité héninoise se répercute, une fois de plus, sur ses équipements culturels. Les subventions pourront-elles être versées ? Tout le monde veut y croire.

Parmi les élus présents à 19h, à l'ouverture du concert de soutien, Jean-Pierre Corbisez, Maire de Oignies, vice-président du Conseil général et président de la CAHC et Christophe Pilch, Maire de Courrières et vice-président de la CAHC en charge de la culture sont venus, au nom de la CAHC, assurer l'Escapade de leur soutien. Les élus et militants héninois étaient bien sûr nombreux : Jean-Marc Legrand, Annick Genty et Guy Creuze adjoints au maire ainsi qu'Yves Martel et Gladys Froissart, conseillers municipaux délégués pour la municipalité, mais  aussi Georges Bouquillon et Daniel Duquenne pour l'Alliance Républicaine, Christine Coget et Patrick Piret pour le Modem, Pascal Wallerand pour Debout La République, Nesredine Ramdani pour l'UMP, Régine Calzia, Marie-Claude Duchateau, Jean-Marie Lemoine et Thierry Deneuville pour les Verts, Alain Alpern, conseiller régional PS, Pierre Ferrari accompagné de plusieurs militants MJS et de Jean-Pierre Policante, pour le MRC, Emmanuelle Boutillier, membre du CA de l'Escapade, David Noël pour le PCF. A l'exception du FN et du NPA, toutes les familles politiques locales avaient tenu à apporter leur soutien à l'Escapade.

Présent dès 15h et jusque 22h, David Noël a pu rire des blagues de Saverio Maligno, admirer les danseurs de l'atelier hip-hop animé par la compagnie Farid'O, applaudir aux chansons de By.K et de Cactus in Love.

A la fin de cette belle journée placée sous le signe de l'éclectisme où toute la famille de l'Escapade a répondu présent pour apporter son soutien à une scène à nulle autre pareille, personne ne peut imaginer la fermeture de l'Escapade et le même cri est dans tous les coeurs : longue vie à l'Escapade !
Par David NOËL - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 06:30
Un élan de solidarité qui dépasse les limites d'Hénin-Beaumont se manifeste depuis plusieurs semaines pour soutenir L'Escapade, en redressement judiciaire et qui paie le désengagement de la ville d'Hénin-Beaumont.

Au Conseil d'Administration de décembre 2007, le DGA représentant le maire au CA promettait à l'Escapade une subvention ville de 595 000 € pour 2008. Un rapport de la CRC et un déficit de 12 millions d'euros plus tard, la subvention finalement versée n'aura été que de 418 000 €, mettant le centre culturel héninois, géré de manière exemplaire par son Conseil d'Administration, en déficit.

L'Escapade doit désormais compter sur les subventions exceptionnelles de la CAHC, du département et de la région pour sortir rapidement du redressement judiciaire.

La pétition lancée à l'initiative d'un intervenant de l'Escapade rencontre un très grand succès et a déjà reçu plus d'un millier de signatures en ligne et 3000 signatures papier.

Vous pouvez continuer à la signer à cette adresse :
http://unispourlescapade.no-ip.org

De nombreux artistes ont décidé de soutenir l'Escapade en participant à une journée festive de soutien qui aura lieu le dimanche 24 mai 2009.

Dès 15h30, l'Escapade sera ouverte au public jusqu'à 18h pour des visites et une présentation des différents ateliers. Les différents intervenants présenteront leur travail, à l'instar de Saverio Maligno pour La Compagnie. L'ambiance sera résolument familiale avec notamment le marionettiste Jojo Golondrini et les visiteurs pourront laisser messages et témoignages vidéo de soutien.     

A partir de 18h30, place au concert avec notamment Jef Kino, Kharo, Wild Karnivor ou encore Cactus In Love qui se produiront jusqu'à minuit pour un tarif unique de 5 €.

David Noël, conseiller municipal PCF et la section d'Hénin-Beaumont du PCF soutiennent cette initiative et appellent tous ceux qui ne veulent pas laisser mourir l'Escapade à participer à cette journée de soutien à l'Escapade dimanche. 
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 06:30
L'Escapade d'Hénin Beaumont va disparaitre !

De nombreux projets ont vu le jour grâce à l'énergie insufflée par l'équipe de l'Escapade d'Hénin-Beaumont, association culturelle active depuis une cinquantaine d'années. Sans David Verkempinck et son équipe, beaucoup seraient restés sans finalisation !

Aujourd'hui cette énergie est en passe de s'éteindre pour diverses raisons qu'il ne nous est pas tenu de juger. Politiques ou économiques, elles ont assené de violents coups à cette structure qui est à l'agonie.

Si nous laissons s'effondrer l'Escapade sans mot dire, d'autres structures s'effondreront à leur tour, victimes de la non-reconnaissance de leur utilité sociale !

C'est pourquoi il est hors de question de regarder mourir cette association sans réagir !

Sans l'Escapade la proposition culturelle d'Hénin-Beaumont sera considérablement réduite ! Laisser mourir l'Escapade c'est priver la population Héninoise de culture, de jugement, la soumettre aux dangers de l'extrémisme. C'est priver la ville de l'un de ses poumons...

Sans l'Escapade les centaines d'enfants qui profitent des ateliers artistiques retourneront s'occuper dans les rues !

Sans l'Escapade l'organisation de plusieurs réseaux culturels du bassin minier sera touchée, appauvrie ou déstabilisée !

Sans l'Escapade des troupes régionales et nationales verront leur possibilité de travailler au plus proche de la population s'évanouir un peu plus !

Si nous laissons l'Escapade disparaître dans le silence nous nous rendons coupables de son naufrage et nous mettons en danger le reste des structures culturelles, ces structures qui ne sont pas que des lieux de divertissement mais bel et bien des moteurs d'actions sociales, de rencontre et de partage, utiles à l'enrichissement intellectuel de tous, vecteurs d'une cohésion sociale déjà meurtrie.

Nous appelons donc toutes les personnes et structures de bonne volonté à s'unir contre une mort silencieuse !

Faites vous connaître, proposez votre aide, de quelque façon que ce soit !

Informez-vous régulièrement de la situation de l'Escapade en vous rendant sur place ! Un lieu vide est un lieu mort !

Concernez vos amis, collègues, parents. Chacun peut mobiliser au moins une personne autour de ce problème !

C'est en nombre que vos voix se feront entendre !

Signez la pétition ! Pour les habitants Héninois ! Pour la culture et ses acteurs dans toute la région Nord Pas-de-Calais et au niveau national ! Pour l'équipe méritante de l'Escapade !

Signez cette pétition aussi pour vous qui êtes concernés directement ! Merci à tous !

petition
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 06:30
Le Conseil d’Exploitation du cinéma municipal Espace Lumière s’est tenu mercredi 11 mars dernier, sous la présidence de Monique Béjault et en présence de Nadine Tavernier, Claudine Policante, David Noël et Gladys Froissart, représentant la municipalité d’Hénin-Beaumont.

L’Espace Lumière est un équipement municipal géré en régie par la Ville d’Hénin-Beaumont. Son budget figure en budget annexe et est équilibré à hauteur de 80 000 €. Les charges de personnel ne figurent pas dans ce budget, mais dans le budget principal de la ville : elles représentaient en 2008 un peu moins de 129 000 € pour le personnel titulaire et de 65 000 € pour le personnel contractuel.
En clair, avec 35 000 entrées annuelles, les recettes d’exploitation équilibrent les dépenses d’exploitation et ont même permis en 2008 un petit excédent alors même que le cinéma a fermé durant l’été, mais elles ne permettent pas d’équilibrer le budget quand on ajoute les charges de personnel.

Cette situation n’est pas nouvelle. Dans un contexte normal, une ville de la taille d’Hénin-Beaumont peut supporter le déficit de son cinéma municipal. Des efforts plus importants en matière de communication permettraient même d’augmenter la fréquentation et les recettes.

Cependant, de nouveaux éléments ont contraint le Conseil d’Exploitation de l’Espace Lumière à envisager une fermeture au tout public à compter du 27 mars.

De fait, la Ville d’Hénin-Beaumont a signifié au projectionniste non-titulaire et au programmateur art et essai et intervenant scolaire le non renouvellement de leur contrat qui s’arrête au 31 mars. Cette décision s’inscrit dans les exigences de la CRC de mettre un terme aux CDD municipaux. Elle permet une économie pour la ville de près de 65 000 €.

Je me suis opposé à cette décision que j’ai apprise par les deux employés en question. Scandalisé, j’ai immédiatement écrit à l’adjointe en charge des ressources humaines pour m’étonner qu’elle puisse prendre ce type de décision qui signe clairement la mort du cinéma Espace Lumière dans sa forme actuelle sans m'en référer et sans un accord du Bureau Municipal.

Le courrier que j’ai adressé à Nadine Tavernier se trouve ici.

Il faut comprendre que la suppression de poste du programmateur et Intervenant Scolaire stoppe le programme d’éducation à l’image, les évènements à thème, les dispositifs, les interventions dans les écoles et la programmation « Art et Essai » pour laquelle l’Espace Lumière bénéficie d’un label.

La suppression du poste du deuxième Projectionniste réduit de manière mécanique le nombre de films possibles d’être projetés par le titulaire, et a une incidence directe sur la billetterie en diminution de recette prévisible en 2009 due à la réduction de la programmation.

Par ailleurs, les textes réglementant la mise à disposition de personnel municipal dans des associations ou des équipements autonomes ont changé. Il a donc été demandé à l’Espace Lumière de comptabiliser la prise en charge du salaire du dernier projectionniste titulaire sur le compte d’exploitation annuel. Cela représente une somme de  plus de 31 000 € . Cette demande rend impossible l’objectif à atteindre pour la viabilité du Cinéma d’autant plus qu’a été évoquée l’hypothèse d’une suppression des séances scolaires, ce qui représente un manque à gagner de 20 000 € pour le cinéma.

L’hypothèse d’une suppression des deux postes de contractuels et d’un appel à la vacation en rapport au rythme de la programmation ne permet pas d’atteindre l’équilibre financier sauf à imaginer une forte augmentation du prix d’entrée contraire à la philosophie et aux objectifs des Cinémas de Proximité « Art et Essai ».

Dans ces conditions, le Conseil d’Exploitation n’a pas eu d’autre choix que d’acter l’impossibilité de poursuivre l’exploitation après le 31 mars. Comme le complexe cinématographique est géré en régie par la ville, le Conseil d’Exploitation ne peut qu’émettre un avis. C’est à la municipalité d’Hénin-Beaumont de trancher.

A l’heure actuelle, les arbitrages n’ont pas été rendus. Ils devraient l’être en bureau municipal et en réunion de groupe avant d’être soumis au Conseil Municipal comme l'a rappelé Gérard Dalongeville dans les colonnes de La Voix du Nord mardi 17 mars. 

L’avis du Conseil d’Exploitation ne signifie donc pas automatiquement la fin de l’Espace Lumière. Par ailleurs, nous avons bien pris soin en Conseil d’Exploitation de laisser une porte entrouverte en indiquant que jusqu’au mois de juin, les dispositifs contractuels « école au cinéma » et « lycéens au cinéma » se poursuivaient et que le Conseil d’Exploitation proposait la fermeture au tout public dans l’attente d’une réouverture en septembre sous une autre forme, soit par l’inscription dans un réseau qui prendrait en charge la programmation art et essai ou en régie municipale, en formant à l’interne un second projectionniste et un nouveau programmateur art et essai. Tout reste donc ouvert et c’est la raison pour laquelle mes collègues élues et notamment Gladys Froissart, conseillère municipale déléguée à la Culture et Claudine Policante, adjointe au Maire à la politique de la Ville n’ont pas voté littéralement la fermeture du cinéma. Je connais suffisamment Claudine et Gladys pour savoir qu’elles n’auraient jamais voté un avis du Conseil d’Exploitation qui n’aurait pas laissé une petite porte entrouverte.

Pour ma part, j’ai choisi de m’abstenir. J’ai été le seul membre du Conseil d’Exploitation de l’Espace Lumière à refuser de voter le texte sur lequel nous avions travaillé et à m’abstenir pour des raisons politiques de fond.
De fait, une fois de plus, un équipement culturel risque de payer les erreurs de gestion de la municipalité. Pour la population héninoise qui avait l’habitude de fréquenter l’Espace Lumière, une fermeture au public, même temporaire, de l’Espace Lumière serait un nouveau coup dur. Les enfants des écoles, les adhérents du Temps de Vivre sont nombreux à fréquenter et à apprécier notre cinéma de centre ville. 
Comme Adjoint à la Culture et comme élu communiste, je ne peux pas cautionner qu’on sacrifie la culture et je ne peux pas cautionner la mauvaise gestion de la municipalité qui place l’Espace Lumière dans une situation intenable.
Je l’ai affirmé publiquement en Conseil d’Exploitation.

J’ai toujours tenu un discours de vérité et je continuerai de le tenir.

En tout état de cause, rien n’est perdu pour l’Espace Lumière. Les arbitrages ne sont pas encore rendus et je continue à me battre, étant entendu qu’en tant qu’élu communiste, je n’accepterai aucune fermeture d’équipement culturel et aucune nouvelle augmentation d’impôts.
Par David NOËL - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Espace temps

Tendançologue

Wikio - Top des blogs - Politique

Bienvenue sur le blog de la section d'Hénin-Beaumont du PCF !
Il y a actuellement 15 personne(s) sur ce blog

Recherche

Archives

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés