Commentaires

Recommander

Concours

Images aléatoires

  • logo FO
  • Kermesse 05-09-10
  • DSK de gauche

Culture

Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 06:30
Les habitués de l'Escapade ont assisté, samedi soir, à un superbe concert de Kent et de Trois Roues Sous Un Parapluie, qui passait en première partie.

Trois Roues Sous Un Parapluie est un groupe lillois de chanson française "poétiquement engagé". Vainqueur du Tremplin Coup de Ressort 2008 organisé en partenariat avec l'Escapade et la Communauté d'Agglomération d'Hénin-Carvin, Trois Roues Sous Un Parapluie nous entraîne dans leur univers décalé où s'entremêlent joyeusement textes colorés, piano, guitare, clarinette, tuba et percussions.

Cyrielle, à la clarinette et au tuba, Jean-Baptiste à la guitare et au ukulele, Antoine au piano, au melodica et au glockenspiel et Nico à  la batterie ont mis de la joie et un grain de folie sur la scène de l'Escapade pour la plus grande joie du public qui s'est précipité durant l'entracte pour acheter l'album des Trois Roues, enregistré au Centre Henri Matisse de Noyelles-Godault avec la complicité d'ILTV.



Durant l'entracte, le marionettiste Jojo Golondrini, en résidence à l'Escapade, a pu montrer aux spectateurs un aperçu de son travail avant l'entrée en scène de Kent.

On ne présente plus Kent. Depuis ses débuts en 1977 dans le groupe Starshooter, Kent a notamment travaillé avec Johnny Hallyday, Enzo Enzo et Michel Fugain tout en poursuivant une carrière solo de dessinateur et de chanteur marquée par les tubes "J'aime un pays", "Les vraies gens" ou encore "A la campagne".

Accompagné de son complice Fred Pallem à la guitare, Kent était samedi soir à l'Escapade dans le cadre du Panorama Tour, sa tournée qui lui permet de revisiter son répertoire, depuis ses débuts avec Starshooter jusqu'à son dernier livre-disque, "L'Homme de Mars", qui est à la fois un disque de 17 titres et un très bel album de BD.

Emballés, les nombreux fans de Kent qui le suivent parfois depuis des années ont apprécié la simplicité et l'humour d'un artiste plein de talent aux textes ciselés, heureux d'être sur scène et proche de son public.

Loin des polémiques politiciennes, c'est tous les jours que l'Escapade prouve son utilité et la qualité de sa programmation. Samedi soir, l'Escapade a une nouvelle fois fait salle comble. Quel meilleur démenti à ceux qui attaquent le travail de toute une équipe et fustigent un élitisme qui n'existe que dans leur esprit ? 
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 06:30
J'ai été interpellé, lors du conseil municipal du 12 février dernier, par Laurent Brice, conseiller municipal Front National qui profitait d'une délibération relative aux subventions à la galerie d'exposition de l'Ecole Municipal d'Arts Plastiques pour intervenir au sujet de l'Escapade.

Les événements se sont accélérés et l'Escapade a déposé vendredi après-midi un dossier de redressement judiciaire devant le TGI de Béthune.
Avec une joie mauvaise, le Front National se réjouissait hier sur son blog de cette nouvelle et attaquait les bénévoles de l'association avec la haine qui caractérise le FN dès qu'il est question de culture. Jean-Luc Dubroecq et Monique Béjault sont des bénévoles et des militants associatifs exemplaires qui n'ont jamais compté leur énergie. Je sais que les attaques odieuses dont ils sont régulièrement l'objet de la part du FN ne font que renforcer leur détermination à oeuvrer pour apporter aux Héninois et aux Beaumontois une culture de qualité.

Il est clair pour tout le monde que le Front National souhaite la mort de l'Escapade, qu'il considère comme une structure culturelle à abattre en raison d'une programmation jugée "gauchiste" et élitiste, une position qu'on retrouve exprimée sans ambages dans un article du blog de Steeve Briois daté du 7 février 2007 consacré à Serge Lama :
 "Serge Lama à Hénin, un grand moment culturel qui nous changera des navets et de la daube gauchiste de l’escapade, haut lieu de l’inculture et de la propagande anti-raciste. Un anti-racisme a sens unique. Les pièces jouées, que personne ne va voir, mettent en scène de pauvres immigrés moqués, insultés et humiliés par les méchants Français colonisateurs, fascistes, racistes, forcément débiles et horriblement chauvins. Il est ensuite question de « préférence nationale », vous devinez l’amalgame et où les scénaristes veulent nous emmener."

En fait, le Front National reproche aux spectacles joués à l'Escapade de diffuser un message qui ne lui convient pas, un message qu'il aurait été urgent de faire disparaître en faisant de l'Espace Lumière un théâtre populaire de 300 places (pour y passer du vaudeville) et de l'Escapade une salle restant dévolue à la musique (pour y passer de la variété française type Serge Lama).
C'est le droit du Front National de préférer les thés dansants, le théâtre de boulevard et la variété française estampillée "vue à la télé" à la création contemporaine et à l'aide aux compagnies régionales. Ce n'est pas le choix de l'Escapade ni celui de la municipalité d'Hénin-Beaumont qui accompagne cette association culturelle. Comme adjoint à la Culture, comme élu communiste et comme spectateur, je soutiens et partage totalement les choix de programmation de l'Escapade. 

Prenant prétexte des difficultés que traverse actuellement l'association, le Front National s'est efforcé jeudi soir en conseil municipal de mettre en opposition les "rares spectateurs de l'Escapade" (dont ils ne font assurément pas partie, les élus FN ne viennent jamais à aucun spectacle de l'Escapade !) aux contribuables. Il n'est apparemment pas venu à l'esprit de Laurent Brice et de Marine Le Pen que les contribuables peuvent être spectateurs de l'Escapade et en apprécier la programmation et pour cause ! Le FN ignore tout de l'Escapade et n'a aucune idée du dynamisme du lieu et de la richesse des activités qui y sont proposées...   

L'Escapade offre pourtant des activités socio-culturelles variées à de nombreux adhérents qui participent à des ateliers théâtre, danse ou tai chi, à des slams sessions, à des cours d'anglais, de guitare, de batterie ou de percussions.
Ces ateliers rencontrent un très grand succès. Edwin, qui est par ailleurs chanteur et guitariste est un professeur de guitare bourré de talent et reconnu bien au-delà d'Hénin-Beaumont. Les jeunes chanteurs et les groupes locaux qui répètent à l'Escapade pourraient dire bien mieux que moi toute la qualité de son travail.
En matière de jeune public, le travail de François est salué par tous. Les spectacles choisis variés et originaux, qui s'inscrivent chaque année dans une thématique particulière font l'enchantement des petits et des grands. Cette année, François a bâti une thématique autour du thème des "dépendances" avec des spectacles pour tous les âges que de nombreuses classes ont pu aller voir.

L'Escapade soutient trois compagnies locales en résidence : il s'agit de Farid'O pour la danse, BVZK et La Compagnie pour le théâtre. BVZK et La Compagnie ont toutes deux été selectionnées par la région et sont parties au festival d'Avignon, respectivement en 2007 et en 2008. Cette reconnaissance régionale et nationale de compagnies en résidence à l'Escapade qui y ont créé leurs spectacles valide les choix artistiques du directeur de l'Escapade, David Verkempinck et constitue une reconnaissance professionnelle pour des artistes qui animent les ateliers de pratique amateur ou font vivre le territoire : c'est BVZK qui est à l'origine de l'initiative Vivre les Livres, avec le soutien de l'agglomération, pour donner le goût de la lecture aux utilisateurs des bibliothèques de notre territoire. C'est La Compagnie de Saverio Maligno qui anime les ateliers théâtre enfants, adolescents et adultes de l'Escapade et proposait l'année dernière des poèmes de Baudelaire mis en musique dans les quartiers d'Hénin-Beaumont. Et que dire du John Mitone Show, dont les représentations de vendredi et samedi ont été un formidable succès populaire ?

Les actions de l'Escapade ont bien entendu un coût financier et les recettes provenant des subventions de la ville d'Hénin-Beaumont, de la CAHC, du département et de la région permettent à l'Escapade de mener une politique culturelle qui profite aux habitants de nos territoires. En ma qualité d'adjoint à la Culture et dans la période de difficultés que traversent la Ville d'Hénin-Beaumont et l'Escapade, je suis et je resterai aux côtés des personnels du centre culturel pour que l'Escapade puisse continuer d'apporter à nos populations une offre culturelle riche, variée et de qualité.    
Par David NOËL - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 12:00
Georges Bernier est mort le 10 janvier 2005 à 75 ans. Les quelques articles nécrologiques parus dans la presse française ont insisté sur le caractère scatologique de son humour et l'aspect provocateur du bonhomme. Personne ne rappelait l'essentiel, à savoir qu'avec lui, c'est non seulement l'un des grands patrons de la presse française qui disparaissait mais également un artiste à part entière, unique en son genre : le professeur Choron.

Le documentaire de Pierre Carles et Eric Martin qui est consacré à ce grand monsieur qu'était Choron est à l'affiche de l'Espace Lumière (dernière séance, pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, mardi à 18h).

Choron dernière est un film émouvant et polémique. Emouvant parce qu'il montre les derniers mois de la vie du Professeur Choron. Malade, oublié par l'équipe actuelle de Charlie Hebdo qui a relancé l'hebdomadaire bête et méchant en 1992 sous la direction de Philippe Val, Choron fait un pélerinage dans son village natal. On le voit sur son lit d'hôpital. Atteint d'un cancer, Choron a accepté de faire ce film pour laisser une trace. Il parle de la mort, de sa mort, avec l'humour et la classe qui caractérisaient le Professeur Choron.

Choron dernière est aussi un film polémique. Vedettes involontaires du film de Pierre Carles, Philippe Val, Cabu et Wolinski ont tenté de faire interdire la sortie du film en portant plainte contre la présence de leurs noms sur les affiches du film. C'est que, pour Pierre Carles et Eric Martin, Val, Cabu et Wolinski se sont embourgeoisés, ont transformé Charlie Hebdo et ont trahi l'esprit anar en paradant sur les plateaux de télévision aux côtés de Bernard-Henri Lévy et en faisant de Charlie Hebdo un hebdomadaire à peine social-démocrate Bon Chic Bon Genre.

Mais la scène la plus émouvante du film est sans doute celle de l'interview de François Cavanna. Contrairement à Val, Cavanna ne renie rien du Charlie Hebdo des années 60-70 et reste fidèle à vieil ami et complice Choron.  Il regrette que les jeunes dessinateurs de Charlie comme Charb, Luz ou Tignous aient "les griffes rentrées". "ça enregistre ? Alors, tant pis pour ma gueule !" lance Cavanna à la caméra.
Alors qu'on voit Val, Cabu et Wolinski tenter d'opposer un Choron scato, alcoolo et mauvais gestionnaire à un Cavanna créateur, Cavanna répète inlassablement que Choron et lui étaient liés comme les doigts de la main. Charlie Hebdo est leur bébé à tous les deux.
Cavanna a été le seul, en 2005, à saluer dans l'hebdomadaire satirique la mémoire de Choron. Pourquoi Charlie n'a pas fait un numéro spécial ? "J'aurais pu faire plus, j'aurais pu me battre pour qu'on fasse plus, mais je n'étais pas seul à décider". En disant cela, Cavanna a les yeux embués de larmes.

Loin d'une hagiographie de Choron, Choron dernière est un film émouvant sur un maître de l'humour français mais c'est aussi une réflexion sur l'intégrité en politique et dans la vie. Malgré tous ses excès, Choron a su rester intègre. Ceux qui ont imposé la ligne éditoriale actuelle de Charlie Hebdo pourront-ils en dire autant ?

Choron dernière
Documentaire - 1h38
Mardi 17 février
18h à l'Espace Lumière

Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 06:30
La Médiathèque d'Hénin-Beaumont organisait samedi après-midi un mini-concert pour la Saint-Valentin.

Le guitariste Nicolas Rossi, un fidèle auditeur de la Médiathèque, était accompagné de Philippe Elis, un de ses élèves qui apprend la guitare depuis un an.

Avec l'aide technique de l'Escapade, un petit plateau avait été aménagé au coeur du secteur discothèque de la Médiathèque où les curieux et les habitués du lieu ont pu écouter, de 14h et 16h30, des accords de guitare sur les plus belles mélodies d'amour.

Nicolas Rossi a même poussé la chansonnette sur des tubes italiens, pour la plus grande joie du public, ravi de cette animation conviviale et chaleureuse au coeur de la Médiathèque.

A la fin du concert, David Noël, Adjoint au Maire délégué à la Culture, a félicité les artistes pour leur prestation et l'équipe du secteur Discothèque de la Médiathèque pour cette belle initiative qui aura enchanté les amoureux et qui pourrait être renouvelée régulièrement.
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 06:30
Après la fermeture du cinéma L'Arc en Ciel de Liévin, c'est au tour d'un autre cinéma emblématique de notre département, l’Alhambra de Calais, de connaître de sérieuses difficultés, dont la presse locale s’est fait l’écho.

Comme à Liévin, les autorités municipales laisseront-elles mourir cet outil du rayonnement de la Cité ou vont-elles réagir ?

Les Amis de l’Alhambra ont lancé une pétition avant qu’il ne soit trop tard, relayée par nos camarades de la section de Calais du PCF.

David NOËL, Adjoint au Maire délégué à la Culture et les élus et militants communistes soutiennent les cinémas de proximité. La culture ne doit pas trinquer, même en temps de crise, surtout en temps de crise ! Nous relayons donc bien volontiers cette pétition des Amis de l'Alhambra.



Le Cinéma Alhambra a rouvert ses portes en aout 2005.

Depuis 3 ans, il est pour les calaisiens :

• un cinéma de proximité ;
• un lieu où, à des tarifs accessibles à tous, il est possible de découvrir une programmation ouverte sur tous les cinémas du monde ;
• un espace de débat et de convivialité (soirées festives, soirées débat autour de thèmes de société…) ;
• un cinéma qui a su prendre toute sa place dans la vie culturelle, sociale, citoyenne calaisienne (actions menées en partenariat avec les structures culturelles, accueil d’associations et d’organisations…).

L’Alhambra est aussi un réel outil d’apprentissage à la disposition des plus jeunes : accueil des scolaires, éducation à l’image…
En d’autres termes, il forme les spectateurs avertis de demain.

Par ces actions, l’Alhambra est devenu indispensable à nos vies.

Notre cinéma est pourtant aujourd’hui en difficulté et ne pourra continuer d’exister et de se développer, qu’avec un accompagnement financier des collectivités.

Nous, calaisiennes et calaisiens, spectateurs et spectatrices, ne pouvant concevoir l’idée de sa disparition, sollicitons une intervention des institutions (Mairie, Communauté d’Agglomération, Conseil Général, Conseil Régional…), permettant à notre cinéma de sortir de cette mauvaise passe.

L’Alhambra a fait de nous des spectateurs comblés et privilégiés !
L’Alhambra est un outil culturel indispensable au développement de notre ville !
Que l’Alhambra dure mille ans !

L’Alhambra doit vivre pleinement !

Télécharger la pétition
Par David NOËL - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 06:30
27 octobre 1995. Nicole Castioni prête serment en tant que député du Grand conseil genevois. C'est le début de la pièce de la compagnie Tic Tac & Co que les spectateurs de l'Escapade ont pu voir vendredi après-midi en séance scolaire et vendredi soir en tout public.

Consécration sociale, l'élection de Nicole Castioni marque la fin d'une longue descente aux enfers qui a mené la petite Nicole à entrer dans la peau de Gilda, prostituée et accro à la cocaïne. Deux destins d'une seule et même personne prise dans l'engrenage infernal des violences sexuelles et d'une famille qui ferme les yeux. Deux destins qui ont conduit Nicole Castioni à témoigner dans une autobiographie poignante, "Le soleil au bout de la nuit", mise en scène par Jérôme Bigo avec son complice Stéphane Butruille à la création musicale.

C'est la comédienne Annette Lowcay, qui joue Nicole Costiani. Seule en scène pendant près d'une heure et demi, Annette Lowcay donne vie à Nicole et nous raconte sa longue descente aux enfers et sa remontée.

On la rencontre pour la première fois à 8 ans, elle vit en Suisse, dans une famille aisée. Son père est architecte, sa mère s'occupe du foyer et un drame se joue, que les parents de Nicole ne voient pas. Un ami de la famille vient régulièrement, il entre dans la chambre de Nicole et abuse d'elle.

A treize ans, alors qu'elle rêve d'être mannequin, les séances photos tournent au cauchemar, un cauchemar qui brise un peu plus ses barrières mentales.

Et puis vient la rencontre décisive, avec Jean-Michel, son grand amour qui l'embarque dans "la vie des magazines" dont elle avait toujours rêvé. Appartements luxueux, belles voitures, week-ends à Deauville, Marrakech ou Ibiza, rien n'est trop beau. Mais il y a ces parties de poker jusqu'au bout de la nuit où l'argent et les femmes changent souvent de main, des parties de poker au cours desquelles Nicole découvre la cocaïne.

Le jeu et la drogue obligent bientôt Jean-Michel à trouver toujours plus d'argent. Un jour, Nicole rencontre Fabienne, une amie de Jean-Michel, toujours si bien habillée : "Je suis pute" lui dit Fabienne. Fabienne, Jean-Michel et Mouche, sa mère, vont jeter Nicole dans l'enfer de la prostitution. Ils lui louent un petit studio dans lequel elle reçoit chaque jour des hommes.

Nicole est devenue Gilda : "Je laisse 20 000 francs par mois à un policier haut placé en échange de sa protection, mais je suis intouchable. Enfin... Si j'ose dire". Chaque mois, Nicole laisse 10 000 francs à Mouche pour payer le loyer du studio et Jean-Michel dépense le reste de l'argent de ses passes en rails de coke.

La spirale infernale est lancée : "Je fais 33 clients le premier jour", elle en vomit, mais doit continuer, pour ramener de l'argent à Jean-Michel, pour ne pas finir sur un trottoir, assassinée au pic à glace comme son amie qui avait voulu arrêter. Finalement, c'est la découverte d'une hépatite B qui sauvera Nicole. Le jour où Jean-Michel, complètement défoncé,  lui tire dessus et manque de la tuer, c'en est trop pour Nicole qui fait ses valises et rentre chez ses parents, à 28 ans, mais déjà si abîmée par la vie.

Pour Nicole Castioni, c'est le temps de la reconstruction. Nicole suit une cure de désintoxication, elle trouve un emploi de standardiste où elle gagne en un mois ce qu'elle gagnait en un jour sur le trottoir de la rue Saint-Denis,  elle suit des cours du soir de droit et de psychologie à l'université. Comme une boxeuse sur un ring, Nicole se bat et remonte la pente. Elle rencontre un homme, se marie, divorce, elle a des enfants, deux filles pour lesquelles elle se bat ; elle s'engage en politique, devient juge-assesseur, est élue conseillère municipale et finalement députée en 1995.

Le premier projet de loi qu'elle présentera sera, évidemment, un projet de loi contre les violences faites aux femmes. Le temps, la ténacité, la chance ont aidé Nicole à oublier Gilda et à se reconstruire. Aujourd'hui, Nicole Castioni a 50 ans et poursuit en parallèle sa carrière d'écrivain et sa carrière politique.

Sur scène, Annette Lowcay incarne une Nicole drôle et poignante dans une mise en scène impeccable. Au bout de la nuit est une pièce salutaire, qui a ému le public de l'Escapade vendredi soir.  A consommer sans modération.
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 06:30
En exclusivité sur notre blog, nous avons retrouvé sur Youtube une vidéo prise à la fin d'un enregistrement du John Mitone Show. La vidéo est très violente. On y voit des spectateurs et des participants à l'émission agresser le présentateur controversé de l'émission de télé-réalité qui devrait bientôt débouler à Hénin-Beaumont et le traiter de "connard".
Sans commentaire...

Par David NOËL - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 06:30
C'est une exclusivité de votre blog préféré. Selon nos informations, Hénin-Beaumont devrait accueillir dans les prochaines semaines le John Mitone Show, une sulfureuse émission de télé-réalité qui a fait scandale en Belgique où elle est diffusée sur le câble.

A mi-chemin entre "ça se discute", "Tout est possible" et "Y'a que la vérité qui compte", le John Mitone Show est fondé sur le principe du grand déballage et privilégie les sujets vendeurs : on y voit des homosexuels faire leur coming out, des transsexuels, des femmes battues...

John Mitone, le présentateur controversé du John Mitone Show, ne recule devant rien pour faire grimper l'audience, au risque d'humilier les malheureux participants de l'émission.

Le John Mitone Show aurait lieu les 13 et 14 février à Hénin-Beaumont. On parle d'une diffusion possible sur ILTV. La production de la sulfureuse émission aurait déjà pris contact avec l'Escapade pour y organiser un casting dans le courant du mois de janvier.

La venue de cette émission de télé-réalité à Hénin-Beaumont va à coup sûr provoquer des réactions...  
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 37 commentaires
Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 06:30
David Noël, Adjoint au Maire délégué à la Culture, a pu assister jeudi après-midi à l'inauguration de deux remarquables expositions.

A 15h, c'est dans le hall de l'Hôtel de Ville qu'avait lieu l'inauguration de l'exposition consacrée à Hénin-Liétard et Beaumont sous l'occupation allemande, pendant la Première Guerre Mondiale.
Gérard Dalongeville, Maire d'Hénin-Beaumont, était présent, avec de nombreux élus : Brigitte Bombeke, Guy Creuze, Richard Gonzalès, Claude Duberger et Claudine Policante, Adjoints au Maire, Chantal Sabato et Danièle Filipowicz, conseillères municipales déléguées.

Organisée en partenariat avec Hennium et le service des Archives Municipales, cette très belle exposition fait revivre notre ville sous la botte allemande avec de très nombreuses photos et des témoignages d'Héninois sur les bombardements alliés.

Présentée par Doriane Vivard, responsable du service des Archives et notre historien local Henri Claverie, cette passionnante exposition a enchanté les enfants de l'école Guy Mollet emmenés par leur directrice, Mme Kopaczewski. A peine revenus de Lorette, les jeunes élèves de CM2 auront pu revivre quelques instants l'arrivée des uhlans, le 3 octobre 1914, l'installation des allemands au château Gruyelle, les défilés militaires devant le Kronprinz, les baignades des soldats allemands dans la piscine en plein air installée en face de leur Quartier Général, ou encore les scènes de pillage lors de l'évacuation totale de la commune, le 27 avril 1917.

Le 11 novembre 1918 marque la fin de la guerre et le début de la reconstruction avec le retour des premiers réfugiés le 2 décembre 1918. Détruite à 90 %, Hénin-Liétard recevra la Croix de Guerre. C'est seulement avec la reconstruction de l'Hôtel de Ville par l'architecte Dufau en 1925 et la reconstruction de l'église Saint-Martin par l'architecte Boutterin en 1932 qu'Hénin-Liétard sortira véritablement de la Grande Guerre. Moins d'une décennie plus tard, notre ville allait subir une nouvelle occupation...

A 18h, David Noël s'est rendu au vernissage de l'exposition de Jacques Van Roy, à la galerie d'exposition de l'Ecole Municipale d'Arts Plastiques. Plusieurs élus étaient présents : Claudine Policante, Brigitte Bombeke et Guy Creuze, Adjoints au Maire, Gladys Froissart, conseillère municipale déléguée à la Culture, Alain Alpern, conseiller régional et Jean-Pierre Corbisez, Président de la Communauté d'Agglomération d'Hénin-Carvin.

Photographe nordiste, Jacques Van Roy joue avec la cinétique. Ses oeuvres exposées dans la galerie d'exposition de l'Ecole d'Arts Plastiques sont la déclinaison sur différents supports de l'image d'un coucher de soleil sur la mer. Projeté au ralenti en 7.1 mm à l'aide de trois vidéoprojecteurs ou visible sur des collages de bandes de pellicules, cette image d'un coucher de soleil, à laquelle Jacques Van Roy a associé les poèmes de son ami François Raviez, est une belle invitation au voyage qui a fasciné le public qui assistait, jeudi soir au vernissage de l'exposition. 

L'exposition reste visible du 13 novembre au 20 décembre, du mardi au samedi, de 14h à 19h. Les visites seront commentées en continu pour le public pendant les heures d'ouverture et sur rendez-vous pour les groupes et les scolaires au 03.21.49.14.42.

Un grand bravo à l'artiste, à Marc Bernalicis, responsable du service culturel ainsi qu'à l'Ecole Municipale d'Arts Plastiques et à son directeur, Hubert Morelle pour leur travail.   
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 12:30
David Noël, Adjoint au Maire délégué à la culture, accompagné de Marc Bernalicis, responsable du service culturel de la Ville d'Hénin-Beaumont, s'est rendu samedi après-midi à la galerie d'art de l'Ecole Municipale d'Arts Plastiques qui exposait les oeuvres des élèves dans le cadre de l'initiative "Portes ouvertes des ateliers d'artistes", soutenue par le Conseil Général du Pas-de-Calais.

De nombreux artistes héninois ont participé à cette onzième édition de l'opération, qui recueille chaque année un succès croissant. Organisée dans le Pas-de-Calais, le Nord et la province de Flandre occidentale (région de Bruges, Courtrai, Gand, Ypres...) l'opération a mobilisé l'année dernière 2 800 artistes amateurs ou professionnels. Plus de 70 000 visiteurs ont défilé, durant les trois jours de l'opération dans les ateliers des artistes régionaux.

A Hénin-Beaumont, Hubert Morelle, directeur de l'Ecole Municipale d'Arts Plastiques, avait convié la plasticienne Kathryn Feldman et ses élèves du cours adulte à exposer leurs oeuvres. Les visiteurs auront pu admirer tout le weekend les travaux de Pierre Delforge, de Jérémie Gallo et des autres élèves de l'Ecole Municipale d'Arts Plastiques. Travaux sur les coquillages, sur les chaussures ou encore sur l'herbe, Kathryn Feldman et ses élèves débordent d'imagination et savent utiliser tous les supports.

David Noël s'est ensuite rendu au n°52 de la rue des roses, où amateurs d'art et visiteurs de passage pouvaient entrer dans l'atelier de Pascal Rumeaux, sculpteur qui utilise des matériaux de récupération (métal, phares de voiture...) pour façonner de drôles d'oiseaux métalliques qui peuplent son garage et son atelier.

Plus loin, au n°64 de la rue des roses, Jean-Marc Devermelle nous fait découvrir ses magnifiques dessins à l'encre, qu'il fait à la plume. Les dessins que Jean-Marc Devermelle a choisi d'exposer représentent des moulins du Nord et du Pas-de-Calais, mais aussi des vues de Douai et d'Hénin-Beaumont. D'une finesse et d'une précision remarquables, ses dessins sont une invitation au voyage. Son ami Bernard Leleux, qui partage son atelier, est quant à lui spécialisé dans les sculptures et les bas-reliefs. Après avoir été vitrailliste pendant dix-neuf ans, Bernard Leleux peint maintenant des nus élancés et crée des bas-reliefs de plâtre qu'il colore à l'aquarelle pour peindre les ogives et les arcades qui peuplent son univers en trois dimensions.

Un grand merci aux organisateurs et aux artistes pour leur talent et leur accueil chaleureux !
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Espace temps

Tendançologue

Wikio - Top des blogs - Politique

Bienvenue sur le blog de la section d'Hénin-Beaumont du PCF !
Il y a actuellement 15 personne(s) sur ce blog

Recherche

Archives

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés