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F-Haine

Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 06:30

Le-Pen-Yasukuni.jpgJean-Marie Le Pen ne changera décidément jamais. Le leader du Front national, multi-récidiviste condamné pour ses propos négationnistes et pour avoir fait l'éloge de la modération de la Gestapo nous expliquait en avril dernier que le régime de Pétain avait protégé les juifs alors que c'est la police française qui a procédé à la rafle du Vel d'Hiv et que la législation antijuive du régime de Vichy n'a pas été imposée par les Allemands, mais résulte de la volonté politique de Pétain et des siens qui étaient maladivement antisémites. Marine Le Pen et Steeve Briois n'ont pas relevé... Menteur et tricheuse cautionnent les propos particulièrement graves de Jean-Marie Le Pen.

Rien ne l'arrêtant, Jean-Marie Le Pen s'est rendu au Japon en fin de semaine dernière à l'invitation du parti Issuikai, un groupuscule ultranationaliste qui nie entre autres l'ampleur des atrocités attribuées à l'armée impériale nippone avant et pendant la Seconde guerre mondiale, notamment le massacre de Nankin qui a fait 100 000 morts.

Accompagné de son bras droit Bruno Gollnisch et de tout le gratin de l'extrême droite internationale, du Vlaams Belang flamand aux hongrois de Jobbik, un parti xénophobe, raciste et antisémite dont l'aile paramilitaire, la garde hongroise, défile en uniforme et fait le salut du parti hitlérien de Szalasi, « Szebb jövöt ! » (un meilleur futur), Jean-Marie Le Pen s'est rendu au sanctuaire de Yasukuni, une nécropole où reposent les corps de près de 2,5 millions de soldats japonais morts depuis 1869 et qui symbolise le passé colonialiste du Japon. En particulier, depuis 1978, on y honore 14 criminels de guerre de classe A, dont le général Tojo et six autres dirigeants japonais condamnés à mort et exécutés par les Alliés après la capitulation du Japon. Interrogé par RFI sur cette visite controversée, le président du FN a répondu en citant le collaborationniste Robert Brasillach, directeur du journal antisémite "Je suis partout", financé par les nazis : « Je ne suis absolument pas gêné d’aller à Yasukuni [...]. Je fais mienne le vers de Brasillach, ‘le sang qui a coulé est toujours un sang pur’ ».

A Hénin-Beaumont, toujours aucun commentaire de Marine Le Pen et de Steeve Briois, pas plus que de Georges Bouquillon, leader de l'Alliance prétendument "Républicaine", l'acolyte de Steeve Briois spécialiste en débats télés truqués avec le FN et en recours électoraux préparés avec le FN qui déclarait récemment pour faire plaisir à ses copains frontistes que "le FN n'est pas un parti fasciste"...  Georges Bouquillon a donc sans doute une autre explication sur la visite de Jean-Marie Le Pen au sanctuaire de Yasukuni. On a hâte de l'entendre... Le PCF reviendra dans son prochain tract sur ce nouveau dérapage particulièrement abject du leader du Front national.

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 10:30

FN-Babouse.jpg Une fois de plus, le FN héninois a montré son visage le plus abject en consacrant hier un article aux victoires des Français aux championnats d'Europe d'athlétisme.

Quelques semaines après avoir reproduit sur leur blog la une de Minute et traité les footballeurs de l'équipe de France de racailles et de voyous, Steeve Briois et ses acolytes laissent leurs sympathisants se livrer à un étalage de propos racistes du style "Vive les victoires des sportifs blancs, les sportifs de couleur sont des racailles et pas des vrais Français".

Sur ce thème, un certain "Marc" écrit "Aujourd'hui nous avons le côté face (de craie) le vrai visage de la France gagnante", un certain "Père sil lave plus blanc" ajoute "Tain tout ce blanc, c'est éblouissant que ça m'en fait mal aux yeux" tandis qu'un troisième internaute frontiste dénommé "Figaro" se plaint : "En France, on ose même plus applaudir et acclamer nos sportifs quand ils sont blancs".

Ces propos parfaitement racistes soulèvent le coeur. Marine Le Pen, Steeve Briois, Bruno Bilde et leur clique opposent sciemment les sportifs de couleur qu'ils injurient aux sportifs blancs considérés comme les seuls vrais Français.

On attend avec impatience une réaction de Georges Bouquillon. On se souvient que le premier adjoint avait considéré que "le FN n'est pas un parti fasciste". Comment qualifier une formation extrémiste et haineuse qui distribue ses applaudissements en fonction de la couleur de peau des athlètes ?

Le PCF d'Hénin-Beaumont condamne ce nouveau dérapage de l'extrême droite fascisante, qui prouve à tous ceux qui font semblant d'en douter que le Front national est un parti xénophobe, raciste et antisémite qui n'a rien, mais décidément rien de républicain.

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 06:30

logo-BakchichMarine Le Pen a critiqué les Bleus, dont certains n’auraient pas "la nationalité de coeur" voire seraient vendus "au proxénétisme sur mineure". Question proxénétisme, son parrain en connaissait un rayon.

Bakchich s’est procuré le manuscrit, jamais publié, écrit en 1988 par Pierrette Le Pen, l’ex-femme de Jean-Marie Le Pen. Après 25 ans de vie commune, Pierrette Le Pen dresse le portrait intime du leader du Front national.

Un chapitre est consacré à "Monsieur Eric".

Henri Botey, dit "Monsieur Éric", fut l’un des empereurs des nuits de Pigalle dans les années 60 et 70. Proxénète, il sera condamné à plusieurs reprises et, par trois fois, pris pour cible par des hommes armés. Jean-Marie Le Pen et lui se lient d’amitié, au point que le fondateur du FN en fera le parrain de Marine.


Extraits :


« Éric fit très bien les choses. Le baptême eut lieu en grande pompe à l’église de la Madeleine. Pour ceux qui ne croient pas « aux signes », je ferai remarquer qu’il s’en présenta un, de taille ; l’aumônier Pohpot qui officiait, et déposa l’eau sur le front et le sel sur la langue de Marine. Pohpot était une célébrité. Connu de tous les hommes du « Milieu » es-qualité d’aumônier de la prison de Fresnes. (…)

Le baptême eut lieu le 25 avril 1969. Eric et Jean-Marie se fréquentant hors de la maison, je ne le voyais que rarement. Pourtant, lorsque des amis louèrent "L’Eryx II" (l’ancien bateau du comte de Vogüe), Eric fut de la croisière aux Caraïbes (…) Au retour, ils furent arrêtés pas la police. Dans un premier temps, Jean-Marie me dit :

C’était fatal ! Il gagne trop d’argent. Le fisc lui cherche des misères…

Quelques jours plus tard des journaux me tombèrent entre les mains. Je lus : Eric Bottey exerce un phénoménal proxénétisme hôtelier et Véronique (ndlr : sa compagne) dirige l’ancienne maison de Mme Claude rue de Boulainvilliers…

Jean-Marie refusa évidemment de m’expliquer et s’en tira par une dérobade : «  Laisse donc ! En attendant, j’interdis que Marine regarde la télé jusqu’à nouvel ordre ! » Marine était en effet très attachée à Éric Bottey. Avec elle, il débordait de gentillesse : un vrai parrain (…)

Eric Bottey, c’est la légende en noir et rouge comme les froufrous des danseuses de French Cancan, de Pigalle, la nuit et le sang dont il faut payer la puissance ! L’histoire de "Monsieur Eric", c’est celle, dans les années 50, d’un apprenti boulanger de vingt ans, assez fûté et habile pour ne pas passer sa vie dans le pétrin.
Sa rencontre avec Carmen, une ex-belle de nuit, va décider de son avenir. A partir d’un petit établissement, ils vont, morceau par morceau, bâtir leur empire au sein du "quartier chaud" de Paris. Une fortune colossale, en forme de holding ou de poupées russes, sans propriétaire identifié. La "Bohème", le "Yellow Dog", le "Tiffany", le "Sulky", le "Lautrec", sans compter des établissements hôteliers de prestige propres à redorer n’importe quel blason. (…)

C’est la gloire pour le couple. Ils ont la protection du Milieu, des frères Zemour, qui font régner la loi. Ils ont aussi, chuchote-t-on, d’importants et très haut placés appuis policiers et politiques. Avec cette double alliance, "Monsieur Eric" porte beau dans son somptueux manoir de Tracy-sur-Mer, dans le Calvados (…)


La chute


En 1978, son parcours royal connaît sa première embûche. Carmen, l’épouse, la complice, demande le divorce, saute d’humeur due aux trop nombreux coups de cœur de son époux pour l’une ou l’autre beauté de son "cheptel". On se quitte souvent amis et partenaires ! En guise de cadeau d’adieu, il lui offre un superbe hôtel particulier de la rue Boulainvilliers, dans le XVIe arrondissement : l’ex-maison de rendez-vous de Mme Claude ! Tout un symbole !

Le 11 juin 1982 va marquer le glas de l’impunité choquante d’Eric Bottey. Sur commission rogatoire du juge d’instruction Jean-Louis Debré, la brigade financière et les inspecteurs de la brigade du proxénétisme et des stupéfiants à l’époque dirigée par le commissaire divisionnaire Morin, un incorruptible, jettent un coup de pied dans la fourmillière. Voilà les bénéfices et les sociétés occultes de Monsieur Eric passés au crible. Il va être condamné à dix mois de prison, ainsi que son ex-épouse, et à une amende d’un bon milliard d’anciens francs dont il ne s’acquittera d’ailleurs que partiellement.

(…)

Il fut un temps où les voyous se précipitaient respectueusement vers Bottey pour lui porter sa mallette. "L’empereur" régnait en compagnie de son épouse Carmen Vallet, sur plusieurs bordels dont le Saint-Georges. Ils avaient sous leur coupe un véritable village de bars, dont la grand-rue était la rue Frochot, qui débouche sur la place Pigalle. (…) Les journalistes ne peuvent pas être au courant de tout. Ils ignoraient l’existence du "Café de France", rue Godot-de-Mauroy, une autre "affaire" d’Eric Bottey.

Pierre Durand, le seul ami survivant de Jean-Marie Le Pen son compagnon constant, ci-devant directeur du très catholique journal
Présent grand moralisateur devant l’Eternel en était bien étrangement le prête-nom.

Le même Pierre Durand qui dans son journal
Présent du 13 juin 1987, me consacra, après le coup d’éclat de Playboy, un éditorial intitulé "Les bornes de l’abjection sont franchies". Qu’ajouter ? »

Source : Bakchick.info
Vendredi 11 juin 2010
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 06:30

FN-Babouse.jpg Au FN, la campagne interne pour succéder à Jean-Marie Le Pen bat son plein. Marine Le Pen peut compter sur le site internet Nations Presse Info tenu par un de ses proches, Jacques Vassieux. Les "marinistes" qui se méfient de l'hebdomadaire Minute ont créé leur journal, Nations Presse Magazine.
Les partisans de Bruno Gollnisch ont créé eux aussi leur journal, intitulé Droite Ligne.  

Dans le dernier numéro de ce torchon, un certain Yvan Benedetti, élu municipal FN de Vénissieux et vice-secrétaire départemental du Front national s'exprime : "La politique d’immigration est le résultat de l’asservissement d’un système politique – dont la devise et l’idéologie dérivent de celles de la franc-maçonnerie – aux intérêts du gros capital et des financiers apatrides. Tout comme la suppression des frontières et des monnaies nationales, l’immigration massive et le métissage ont été annoncés dans un livre prémonitoire publié en 1905 : les Protocoles des sages de Sion."

Marine Le Pen et Steeve Briois pourraient-ils signaler à leur ami Benedetti que l'ouvrage qu'il cite, "les Protocoles des sages de Sion" (le livre préféré des nazis), est un faux forgé à la fin du XIXe siècle par Mathieu Golovinski, un informateur de l'Okhrana, la police secrète tsariste ?

On attend avec impatience le commentaire de Georges Bouquillon, spécialiste des débats truqués et des recours rédigés avec le FN, théoricien de la "courtoisie" avec l'extrême droite, qui passe tout son temps à cracher sur Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont et qui expliquait récemment que "le FN n'est pas un parti fasciste"...

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 06:30

logo-BakchichLe FN rêve à l'après-2012

Au sein de l'état-major frontiste tendance Marine, les pronostics vont bon train. Et les espoirs aussi. Depuis que les sondages donnent à la fille de Jean-Marie Le Pen la troisième place derrière les candidats de droite et de gauche à la présidentielle, son entourage se prend à rêver. Récemment, son bras droit, Louis Aliot, conseiller régional de Midi-Pyrénées, a défini une stratégie devant quelques-uns de ses amis. En position d'arbitre, Marine Le Pen appellera au second tour ses électeurs à voter pour Nicolas Sarkozy, tournant ainsi le dos à la ligne édictée par son père, "ni gauche, ni droite". Ce qui permettrait au Front national de négocier son entrée au gouvernement. Un scénario à l'italienne. Et qui remplirait le mieux cette fonction de négociateur ? Louis Aliot, bien sûr.

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 06:30

apero-geant-saucisson-pinardUne invitation à un apéro géant « saucisson et pinard », vendredi 18 juin, dans le quartier de la Goutte d’Or (Paris 18ème) circule via divers réseaux sociaux depuis quelques jours.

Manœuvre grossière aux relents racistes, cette invitation est bien évidemment une provocation dans un quartier où le vivre ensemble, malgré les difficultés sociales, est devenu proverbial. Dans le but de dresser les communautés les unes contre les autres, cette écœurante plaisanterie cherche à exacerber des différences qui font la richesse du 18ème arrondissement.

Pour cette raison, le PCF apporte son soutien aux élus communistes du 18ème arrondissement de Paris pour dénoncer cette invitation et demander à la Préfecture de Police d’interdire ce rassemblement qui incite à la méfiance et au rejet de l’autre.

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 06:30

Histoire secrete Cinquieme Republique Le 27 septembre 2005, la Cour de cassation met un terme à la polémique déclenchée par le journal Le Monde sur l'implication de Jean-Marie Le Pen dans des actes de torture durant la guerre d'Algérie. En rejetant le pourvoi du dirigeant du Front national (FN) contre Jean-Marie Colombani, directeur du quotidien, et la journa­liste Florence Beaugé, la Cour confirme le jugement de première Instance et celui de la cour d'appel, qui avaient débouté Jean-Marie Le Pen de sa plainte en diffamation. Le fait que ces informations aient été publiées quarante-huit heures avant le second tour de l'élection présidentielle de 2002, où Jean-Marie Le Pen était le challenger de Jacques Chirac, n'y change rien.

Ce n'est pas la première fois que le passé de Jean-Marie Le Pen en Algérie est évoqué et donne lieu à des poursuites judiciaires. Vingt ans plus tôt, Libération et Le Canard enchaîné ont publié des enquêtes à ce sujet mais, au terme d'une intense bataille juridique, les deux journaux ont finalement été condamnés. Pourtant le leader du Front national, au lendemain des accords d'Évian de mars 1962 mettant fin à la guerre d'Algérie, revendiquait avoir participé à la « question » : « Je n'ai rien à cacher. J'ai torturé parce qu'il fallait le faire, déclare-t-il au journal Combat le 9 novembre 1962. Quand on amène quelqu'un qui vient de poser vingt bombes qui peuvent éclater d'un moment à l'autre et qui ne veut pas parler, il faut employer des moyens exceptionnels pour l'y contraindre. C'est celui qui s'y refuse qui est criminel, car il a sur les mains le sang de centaines de victimes dont la mort aurait pu être évitée. » Certes, le lendemain, Jean-Marie Le Pen démentait avoir tenu ces propos. Mais cette fois, le procès intenté par le leader du Front national au Monde va permettre aux journalistes d'apporter plus que des témoignages. Au tribunal, ils vont également présenter une preuve accablante.

En 1957, Jean-Marie Le Pen est, à vingt-huit ans, le benjamin de l'Assemblée nationale. Il appartient au groupe de Pierre Poujade (1920-2003, fondateur de l'Union de défense des commerçants et artisans) et a voté l'envoi du contingent en Algérie. Il décide alors de s'engager pour six mois par « solidarité avec ces jeunes hommes » (1). Intégré dans la Légion étrangère au 1" REP (régiment étranger de parachutistes), il arrive en janvier 1957 en Algérie. La bataille d'Alger fait rage. Sur décision du gouvernement de Guy Mollet, ce sont maintenant les parachutistes qui assurent le maintien de l'ordre et pourchassent les partisans du FLN. La torture et les exécutions sommaires sont, comme l'avoueront bien plus tard le général Jacques Massu puis le général Paul Aussaresses, largement pratiquées.

Jean-Marie Le Pen est chargé de missions de renseignement, et c'est le récit de l'une d'entre elles qui est au cœur du procès l'opposant au journal Le Monde. Le 2 mars 1957, vers 22 heures, un groupe d'une vingtaine de parachutistes dirigé par un grand lieutenant blond fait irruption au 7 rue des Abencérages, petite ruelle située dans la Casbah, chez Ahmed Moulay, quarante-deux ans, un militant du FLN. Toute la famille dort dans cette maison ordonnée autour d'un patio à ciel ouvert. La femme et les fils d'Ahmed Moulay n'auront aucun mal à reconnaître Jean-Marie Le Pen comme étant le chef de l'expédition : quelques semaines plus tard, sa photo fait la une des journaux algérois quand le général Massu lui remet la croix de guerre.

Ahmed Moulay est immédiatement frappé par les parachutistes, projeté dans l'escalier puis traîné dans le patio où ses vêtements sont arrachés. Attaché nu entre deux piliers, il est tout d'abord roué de coups. La séance de torture dont il va mourir a lieu devant sa femme et ses enfants. C'est son fils aîné Mohamed Chérif, alors âgé de dix ans, qui raconte à Florence Beaugé, quarante-cinq ans plus tard, ce qu'a subi son père : « On a continué de le bourrer de coups. Dans les testicules surtout. Ensuite, ils lui ont fait ingurgiter de l'eau. Une quantité phénoménale. [...] Son ventre est devenu énorme. Un para lui sautait dessus à pieds joints. [...] Mon père n'arrêtait pas de gémir et de crier. C'était horrible. À un moment, il a perdu connaissance. De temps en temps, Le Pen hurlait : "Donne-nous un nom et tu as ma parole de soldat que tu seras épargné". » (2) Mais il ne parle pas. Les militaires décident de passer à l'électricité.

Avec eux, ils ont amené un prisonnier, Rachid Bahriz, l'un des frères de la femme d'Ahmed Moulay, afin de le confronter aux membres de la famille. Lui aussi a été longuement torturé au quartier général des parachutistes. Il va être le seul à assister à la mort de son beau-frère. Celui-ci est emmené dans son atelier d'artisan électricien. Rachid Bahriz est au seuil de la pièce : « Ils ont repris la séance de torture, à l'électricité cette fois, raconte-t-il. À un certain moment, il y a eu un court-circuit. Tout d'un coup j'ai entendu un cri, puis plus rien. [...] L'un des militaires a crié : "Mon lieutenant, il est mort !" » (3) Les militaires le rhabillent, traînent son corps dans la rue et lui lâchent une rafale de mitraillette avant de s'évanouir dans la nuit. Officiellement, Ahmed Moulay a été abattu parce qu'il tentait de fuir.

Mais le lieutenant Le Pen a commis une faute. Le lendemain matin, Mohamed Chérif retrouve un ceinturon kaki auquel un poignard est attaché. Il le cache et quand les parachutistes reviennent à deux reprises pour fouiller la maison afin de le retrouver, il ne dit rien. Le Pen est furieux, car il s'agit de son arme. Celle-ci va rester dans le buffet familial jusqu'en 2003. Mohamed Chérif Moulay décide alors de la confier à Florence Beaugé en vue de son procès. Parvenir à le ramener à Paris sera une odyssée pour la journaliste mais, lors de l'audience, son apparition fera sensation. Il y a de quoi. Car il s'agit d'un couteau original, « en acier trempé long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres ». Un poignard des Jeunesses hitlériennes sur le fourreau duquel sont gravés ces mots : « JM Le Pen, 1er REP. »

 



1 Jean-Marie LE PEN, La France est de retour, Michel Lafon, Paris, 1985, cité par Florence BEAUGE, Algérie, une guerre sans gloire, Calmann-Lévy, Paris, 2005, p. 191.

2 Florence BEAUGE, Algérie, une guerre sans gloire, ibid., p. 195.

3 Ibid., p. 196.


Pour en savoir plus :

Florence Beaugé, Algérie, une guerre sans gloire. Histoire d'une enquête, Calmann-Lévy, Paris, 2005.

Gilles BRESSON et Christian LIONET, Le Pen. Biographie, Seuil, Paris, 1994.

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 21:36

Les adhérents du F-Haine nous envoient parfois des commentaires. Exemple ce soir avec le commentaire d'un certain "Greg Vienne" dont nous avons l'adresse IP... 

"vous etes que des incapables ! noel on va te niquer pour le pognon que tu as detourné sur henin ! ne traine pas sur un marché aux puces batard !"

Le commentaire est signé greg.vienne@laposte.net.

Sans commentaire...

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 06:30

sarkozylependerapage Steeve Briois est coincé et le masque tombe. Le chef de file du FN local, condamné pour diffamation, n'a pas supporté que nos blogs relaient l'information parue dimanche dans La Voix du Nord à propos de la double indemnité qu'il touche. Avec 4 800 € brut d'indemnités mensuelles, Briois s'est augmenté de 100 % comme on peut le voir sur le blog du MJS qui a mis en ligne hier la délibération du conseil régional.

Professionnel de la politique, inutile pour Hénin-Beaumont, le petit cheffaillon du FN local ignore tout du monde du travail, lui qui a travaillé six mois dans sa vie et vit confortablement de ses plantureuses indemnités d'élu.

Très prochainement, un tract reprendra ces révélations accablantes pour le leader de l'extrême droite, bien loin de l'image de "l'enfant du pays" qu'il donne de lui sur ses affiches de campagne.

Absent (comme toujours) des cérémonies de la journée de la déportation, Steeve Briois cautionne les propos de Jean-Marie Le Pen qui a loué l'action du régime de Vichy dimanche sur RTL. Cela aussi, les Héninois et les Beaumontois le sauront. Le leader de l'extrême droite méprise les résistants et les rescapés des camps de la mort. Sans doute un détail de l'histoire pour lui...

Plus haineux que jamais, Steeve Briois attaque Pierre Ferrari sur son blog et prend parti pour... Gérard Dalongeville, approuvant les licenciements politiques de l'ancien maire d'Hénin-Beaumont ! Il faut le voir pour le croire !

Rappel des faits : concepteur du site internet de la ville d'Hénin-Beaumont pour lequel il a obtenu trois arobases, Pierre Ferrari s'est engagé au MJS et s'est élevé contre Gérard Dalongeville. Placardisé, rétrogradé, Pierre Ferrari a refusé de signer le nouveau contrat qui lui était présenté par Dalongeville, qui s'est comporté comme d'habitude en la matière comme un véritable patron-voyou. Pierre Ferrari est allé devant les tribunaux pour faire reconnaître son licenciement de fait pour raisons politiques.

Pour se débarrasser de Pierre Ferrari, Dalongeville continuera pourtant de lui verser des salaires - alors qu'il ne travaillait plus à la ville d'Hénin-Beaumont - afin de le rendre inéligible. La manoeuvre sera dévoilée par la CRC qui mettra en cause dans son rapport le Directeur des Ressources Humaines, qui aurait produit des faux en écriture à la demande de l'ancien maire.

Steeve Briois, qui a multiplié les procès contre la ville d'Hénin-Beaumont reproche à Pierre Ferrari un procès contre la ville d'Hénin-Beaumont et prend le parti des faussaires. Savoureux...

Steeve Briois reproche également à Pierre Ferrari d'avoir fait campagne pour Gérard Dalongeville alors qu'il lui faisait un procès pour licenciement abusif. Et alors ? En 2002 aussi, Jacques Chirac était lourdement soupçonné, mais il était alors le seul rempart contre le FN. Il était de notoriété publique que Pierre Ferrari comme moi n'avions aucune confiance en Dalongeville et avions rejoint la liste d'union de la gauche derrière Marie-Noëlle Lienemann, pas derrière Dalongeville. Avec Pierre Ferrari, nous avons battu le FN qui aurait pu emporter la mairie en 2008 et nous en sommes fiers !

Moins de six mois après les élections de 2008, Gérard Dalongeville retirait la délégation de Pierre Ferrari pour opposition et j'étais le seul élu de la majorité à voter contre son retrait de fonction. Pierre Ferrari et moi avons combattu Dalongeville, voté contre son budget et permis de nouvelles élections et de ça aussi, nous en sommes fiers !

Les pseudos-révélations de Briois ont donc fait pschiitt, comme d'habitude, à l'image de ses "révélations" sur les deux prétendues filles d'Albert Facon embauchées à la région et en fait simples homonymes...

Ces attaques plus grotesques les unes que les autres témoignent de l'embarras de Steeve Briois dont la duplicité vient d'être démasquée et qui est incapable de se justifier. Obsédé par l'assiette au beurre et les indemnités, Briois est prêt à tous les mensonges et toutes les manipulations pour essayer de démolir l'équipe d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont.

Peine perdue, monsieur Briois, nous serons toujours là pour vous barrer la route et dénoncer vos mensonges...

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 06:30

jpg_steeve_briois-FN.jpg

Politicien professionnel, Steeve Briois a travaillé six mois dans sa vie avant de vivre de son mandat de conseiller régional à partir de 98 derrière son copain Carl Lang.

Payé 2 400 € par mois, Briois a mis 11 ans à découvrir que Carl Lang était un incapable et un fainéant, une révélation que le leader frontiste héninois fera au cours de la campagne des européennes, mais qui ne l'a jamais empêché d'empocher ses plantureuses indemnités de conseiller régional sur le dos des contribuables de la région, apparemment à ne rien faire.

En tout cas, Steeve Briois n'a pas fait avancer un dossier sur Hénin-Beaumont depuis douze ans qu'il siège à la région. 

Inutile pour Hénin-Beaumont, le mandat de Briois à la région lui a été personnellement très enrichissant. Mais pas encore assez !

Jaloux de Daniel Duquenne qui a augmenté ses indemnités de 22 %, Steeve Briois s'est augmenté de 100 % ! C'est La Voix du Nord d'hier qui nous l'apprend.

Cumularde, Marine Le Pen est arrivée au maximum d'indemnités et est en effet obligée de reverser les 2 400 € brut d'indemnités qu'elle touche à la région à un collègue de son choix. Marine Le Pen a choisi... Steeve Briois.

Une bonne affaire pour Briois qui double ainsi son pactole avec plus de 4 800 € brut (environ 4 000 € net) qui viennent s'ajouter à son salaire de permanent du FN. Au total, Steeve Briois gagne donc plus de 5 000 € net par mois. La politique, ça lui rapporte !

Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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