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Médias

Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /Juil /2006 09:37
Le numéro 3 du Pl an B (http://www.leplanb.org/page.php?rubrique=accueil), le délicieux bimestriel de critique des médias et d'enquêtes sociales issu de la fusion de deux titres de la presse alternative, PLPL et Fakir, sort aujourd'hui.

C'est toujours un plaisir de retrouver le Plan B, ses analyses percutantes, son ironie mordante, sa dénonciation sans concession du "Parti de la Presse et de l'Argent" et ses enquêtes de terrain qui dévoilent l'envers du décor.

Pour un prix inchangé de 2 €, le Plan B de juillet-septembre est enrichi d'un supplément de l'association de critique radicale des médias ACRIMED !

Pour tous les militants du mouvement social, le Plan B est plus qu'un simple journal, c'est un outil politique à lire et à diffuser pour mieux comprendre l'univers médiatique et mieux combattre ses logiques les plus critiquables de personnalisation et de pipolisation de la vie politique.

On aimerait parfois qu'un certain nombre de militants de la gauche radicale qui passent un peu trop de temps sur les plateaux de télévision se plongent assidument dans la lecture du Plan B...

Au sommaire du numéro 3 (01/07/2006)

Devoirs de vacances (p. 3)
A en croire la presse, les vacances, désormais « démocratisées », ouvriraient à chacun l'accès à des loisirs de reve. En vérité, les inégalités se creusent en matière de doigts de pied en éventail.

Gloire éternelle à Edouard Michelin (p 4)
Quand le patron d'une entreprise de pneus se noie, la presse pleure à l'unisson. Pourtant, tous les salariés ne regretteront pas le patron adoré. En particulier les syndicalistes.

Le cimetière des éléphants (p. 5)
C'est le gag du siècle. Edouard de Rotschild, président de France Galop, expédie à l'équarissage son canasson Serge July, fondateur de Libération. Nouvelle preuve éclatante de l'indépendance de la presse française.

Le Plan B littéraire (p. 6)
Deux pépites pour notre rubrique « Livres » : la narration du septième entartage de BHL par son auteur, le terroriste pâtissier Noël Godin ; la première critique totalement objective de l'histoire de la critique littéraire, qui dissèque Le Défi du monde, signé Claude Allègre et Denis Jeambar.

Le sacre de François Pinault (p. 8-9)
En avril 2006, les médias nous invitaient à applaudir le sacre de Pinault. Le patron du groupe Pinault-Printemps-Redoute, installant sa fondation d'Art à Venise, démontrait par là même les archaïsmes d'une France bloquée, frileuse, et la nécessité des « réformes ». Les ouvrières de La Redoute relatent l'envers du décor.

La hutte des classes (p. 10-11)
« Chasseurs = gros cons », glapit Charlie Hebdo. Le Plan B a enfilé ses bottes et s'est rendu en baie de Somme pour vérifier.

Philippe Val s'écrase sur la Cordillère des Andes (p. 12-13)
L'omniscient directeur de Charlie Hebdo honore l'Amérique du sud de ses pénétrantes pensées, déjouant depuis Paris les complots ourdis par Evo Morales et Hugo Chavèz. Et la vérité, Philippe, dans tout ça ?

Les petits chaperons rouges de la LCR (p. 14)
La question des médias est une question politique. Mais que font les politiques ?
Le troisième volet de notre grande saga étudie l'idylle bouleversante nouée entre un parti révolutionnaire et la presse bourgeoise.

1946 : l'expropriation est une Libération (p. 15)
Les Résistants avaient eu le temps de réfléchir, dans le maquis. A la Libération, une chose était sûre : il fallait soustraire la presse à la domination de l'argent.

Le procès d'Arnaud Lagardère (p. 16)
« Acquitté ! » Découvrez l'habile système de défense d'un des plus gros patrons français, accusé de trafic d'influence. Pourtant, les pièces de l'accusation ne manquaient pas…

Et plein d'autres pépites à découvrir…
Par David NOËL - Publié dans : Médias
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Mercredi 14 juin 2006 3 14 /06 /Juin /2006 09:18
C'est un peu une page qui se tourne. Avec le départ programmé de son fondateur historique, Serge July, une phase d'incertitude s'ouvre pour Libération, le grand quotidien de la gauche réformiste.

Fondé en 1973 par Jean-Paul Sartre et Serge July, un jeune militant maoïste de la Gauche Prolétarienne, Libération fut un grand journal révolutionnaire qui se proposait de donner la parole au peuple.

Acculé à la faillite, le journal reparut en 1981 après quelques mois d'interruption. Cette nouvelle formule, toujours dirigée par Serge July se voulait proche de la deuxième gauche rocardienne et sociale-démocrate.

Laurent Joffrin qui fut journaliste économique à Libération avant de devenir directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, l'a reconnu sans ambages en 1993 : "Libération s'est transformé en un an en un journal de la rigueur. On a été les instruments de la victoire du capitalisme dans la gauche".

Depuis le début des années 80, la ligne libérale-libertaire de Libération n'a pas varié d'un iota : l'arbre des audaces sociétales de Libération a simplement caché la forêt de son impeccable conformisme économique.

De 1997 à 2002, Libération qui conspuait le Parti Communiste et les chevènementistes avait les yeux de Chimène pour les Verts érigés en apôtres de la modernité. Dans la même veine, Libération n'a jamais manqué une occasion d'opposer la CGT, forcément ringarde et la CFDT, forcément moderne.

Le comble aura été atteint en 2005 pendant la campagne référendaire avec des éditoriaux délirants de Serge July dénonçant pêle-mêle "les mensonges éhontés, l'épidémie de populisme, la xénophobie et le cynisme en acier trempé" de la gauche du non.

La conversion libérale de Libération s'est accompagnée de l'entrée dans le capital du quotidien d'investisseurs privés. Le dernier en date, Edouard de Rothschild, détient depuis 2005 38 % du capital de Libération. C'est lui qui vient d'exiger le départ de Serge July et de ses proches collaborateurs. 

C'est assurément la fin d'une époque et l'annonce d'une normalisation accélérée d'un titre de presse qui n'était plus que l'ombre de ce qu'il a été par le passé.
Une raison de plus pour les militants de la gauche radicale de poser la question de la presse et de son indépendance vis-à-vis des groupes capitalistes (Bouygues, Dassault, Lagardère...) qui dominent le secteur aujourd'hui.
Par David NOËL - Publié dans : Médias
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Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /Mai /2006 10:58
C'est le grand marché des transferts à la télévision depuis quelques jours.
Pour les militants du mouvement social, la question du paysage télévisuel n'est pas anecdotique dans la mesure où le journal télévisé, comme les émissions de divertissement sont regardés par de nombreux téléspectateurs et participent à la formation de la culture politique de chaque citoyen.

On ne s'arrêtera pas outre mesure sur le remplacement de Thomas Hugues par Harry Roselmack (venu de Canal + et d'I-télé) et de Laurence Ferrari par Anne-Sophie Lapix (venue de M6).
Encore que le téléspectateur est en droit de se poser des questions sur les raisons du débarquement du couple Hugues/Ferrari. Les deux présentateurs de 7 à 8 ont-ils payé pour avoir diffusé un reportage sur les violences policières en novembre dernier et pour avoir interviewé Nicolas Sarkozy de manière trop pugnace ?
Quoi qu'il en soit, c'est bel et bien le ministre de l'Intérieur qui a annoncé le premier à des journalistes l'arrivée sur TF1 d'un présentateur issu d'une "minorité visible", une annonce qui en dit long sur les rapports de connivence qui existent entre Nicolas Sarkozy et la chaîne du groupe Bouygues.

On ne pleurera pas la disparition sur Canal + du Vrai Journal de Karl Zéro, remplacé par une émission politique animée par Laurence Ferrari.
La réputation d'impertinence de Karl Zéro est largement infondée, comme le montre le film de Pierre Carles, Pas Vu Pas Pris, où l'on voit Karl Zéro refuser de diffuser un reportage dénonçant les connivences entre journalistes et hommes politiques.
Déjà sur le sellette l'année dernière, Karl Zéro n'avait dû son maintien à l'antenne qu'aux interventions de Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn en sa faveur.
Encore une fois, ces interventions en disent long sur les rapports de connivence qu'entretiennent hommes politiques et patrons de chaînes...

Les rumeurs d'annulation d'Arrêt Sur Images ou des Guignols de l'Info sont déjà plus inquiétantes, dans la mesure où ces deux émissions, chacune à leur manière et avec les limites qui sont les leurs manifestent un recul critique tout à fait louable.

Il reste que l'année prochaine, le paysage télévisuel risque fort d'être marqué, comme il l'est depuis plusieurs années, par la confusion des genres entre information et divertissement. Sur le service public, ce n'est pas l'éventuel remplacement de Thierry Ardisson par Stéphane Bern qui nous rassurera dans la mesure où tous deux incarnent la même confusion, la même "info-spectacle" qui décrédibilise le discours politique.

On peut saluer la prise de conscience tardive, mais salutaire du socialiste Arnaud Montebourg, qui a écumé tous les plateaux de télévision avant de se rendre compte que l'info-spectacle ridiculisait la politique et de jurer qu'on ne l'y reprendrait plus.

Les militants du mouvement social qui veulent produire et diffuser des idées réellement alternatives doivent commencer par cesser de se rendre dans ces émissions qui engraissent des animateurs-producteurs richissimes et des chroniqueurs dévoyés.

Comment un message de rupture avec l'ordre capitaliste qui nous désarme pourrait-il passer par ces vecteurs de renoncement que sont les émissions d'info-spectacle ?
Par David NOËL - Publié dans : Médias
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 15:30
Après 45 ans de mandat à la tête d'Auchan, Gérard Mulliez cède la place à son neveu Vianney. Les pages économie du Figaro et de La Croix mardi, celles de La Voix du Nord jeudi et vendredi nous disent tout sur la carrière de Gérard Mulliez et sur la formation de Vianney Mulliez.

Mais pour connaître l'envers du décor d'un hypermarché, il fallait lire le Plan B (http://www.leplanb.org), le bimestriel de critique des médias et d'enquêtes sociales né de la fusion de Fakir et de PLPL, dont le numéro 2 sort aujourd'hui.

Les journalistes du Plan B sont allés à la rencontre des caissières de plusieurs hypermarchés Carrefour, à Amiens, dans la région lyonnaise... Le constat est partout le même : salaires de misère, temps partiel imposé, temps de travail individualisé et segmenté (un moyen de briser les solidarités collectives), répression à l'encontre des syndicalistes, discours managerial inepte...

La logique du capitalisme néolibéral qui s'applique dans les hypermarchés détruit nos vies, elle détruit l'environnement, elle réduit nos droits en lambeaux.
Pour abattre cette logique et construire une société plus humaine, une seule solution : s'organiser et lutter, dans les syndicats comme dans les partis politiques.

Rejoignez le Parti Communiste !
http://www.pcf.fr/adherer.php
Par David NOËL - Publié dans : Médias
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 07:44
Les salariés de France Soir sont en grève depuis le 12 avril, date de l'annonce de la décision du tribunal de commerce de Lille qui avait à choisir entre le dossier d'Arcadi Gaydamak, milliardaire soupçonné de trafic d'armes dans l'affaire Elf et celui de Jean-Pierre Brunois et d'Olivier Rey.

Ce sont ces derniers qui ont été choisis par le tribunal de commerce de Lille. Contrairement à Arcadi Gaydamak, ils n'envisagent de garder que 65 salariés sur les 130 que comptait encore France Soir. Aussitôt la décision connue, les salariés de France Soir se sont mis en grève.
L'historique de la grève et les déclarations des principaux intéressés figurent sur le blog des salariés de France Soir en lutte : http://www.francesoirenlutte.com/.
Les salariés de France Soir redoutent que leur journal, privé de moyens humains, ne se transforme en tabloïd à l'anglo-saxonne. Les premières déclarations de Jean-Pierre Brunois et d'Olivier Rey sont, à cet égard, très inquiétantes.

Pour les communistes, l'information est un bien trop précieux pour qu'elle soit bradée à des industriels sans scrupule. Dès le 13 avril, Marie-George Buffet a d'ailleurs écrit aux salariés de France Soir pour leur faire part de son soutien dans leur lutte pour sauver leur journal.

Depuis longtemps, France Soir n'est plus un quotidien de "référence", selon la terminologie généralement utilisée lorsqu'on parle du Monde ou de Libération. France Soir ne peut pas être considéré comme un journal proche de nos idées, loin de là : chacun garde en mémoire des unes "anti-grève" violemment hostiles au mouvement social et aux salariés en lutte.

Pour autant, la disparition d'un titre phare de la presse écrite, qui vendait plus d'un million d'exemplaires par jour dans les années 60 (contre 35 000 actuellement...) ne peut nous réjouir.
France Soir est aujourd'hui devenu le journal symbole d'une presse écrite en crise.

Dans quelques jours, ce sont La Voix du Nord et Nord Eclair qui passeront au format tabloïd. Si La Voix du Nord va relativement bien, il n'en va pas de même pour Nord Eclair dont la survie est aujourd'hui posée. Après la disparition de Nord Matin et celle de Liberté et de la Croix du Nord comme quotidiens, ce serait à nouveau un terrible drame pour la diversité et le pluralisme de la presse dans notre région.

La fête de l'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais, Liberté 62, aura lieu comme chaque année à Harnes les 20 et 21 mai prochain. Notre fête devra aussi être l'occasion de réfléchir sur la place de la presse écrite et les moyens d'enrayer un déclin qui n'est pas inéluctable.
Les communistes demandent depuis longtemps que l'Etat revoie le dispositif d'aide aux quotidiens nationaux et régionaux et notamment les aides versées aux journaux à faibles ressources publicitaires.
Mais le meilleur moyen de garantir l'existence et le développement d'un journal, c'est encore de l'acheter ou de s'y abonner.

Pour un quotidien militant comme Liberté 62, l'abonnement est le seul moyen de nous permettre de continuer à vous offrir chaque vendredi une information de qualité !
Par David NOËL - Publié dans : Médias
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Dimanche 27 novembre 2005 7 27 /11 /Nov /2005 12:20

Les salariés de Libération viennent de reprendre le travail après trois jours de grève.
 Comment le journal de Jean-Paul Sartre est-il devenu une entreprise de presse capitaliste ?


Pour le comprendre, le collectif « Critique sociale du capitalisme » organise un Cours Public

Mardi 29 novembre, 19h

A la Condition Publique à Roubaix (14 place Faidherbe, Métro Eurotéléport)

« Libération : de Sartre à Rothschild » par Pierre RIMBERT.

Pierre RIMBERT est sociologue, auteur du livre paru fin octobre  « Libération : de Sartre à Rothschild » (éditions Raisons d’Agir). Il fait partie du collectif qui produit le journal critique des médias PLPL, complice du festival « Critique Sociale du Capitalisme ».

Par David NOËL - Publié dans : Médias - Communauté : Les antilibéraux
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