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Culture

Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 06:24
David Noël, Adjoint au Maire délégué à la Culture, était vendredi soir dans les salons d'honneurs de l'Hôtel de Ville pour le vernissage du 65ème Salon d'automne des Amis des Beaux Arts.

Bernard Dhaisne, président des Amis des Beaux Arts, ne cachait pas sa satisfaction au moment d'inaugurer l'exposition aux côtés de Gérard Dalongeville, Maire d'Hénin-Beaumont, de Jean-Pierre Corbisez, Président de la Communauté d'Agglomération d'Hénin-Carvin, d'Edouard Magnaval, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lens, de David Noël et de Gladys Froissart, Conseillère Municipale déléguée à la Culture, accompagnés de nombreux élus dont Claudine Policante, Annick Genty, Jean-Marc Legrand et Claude Duberger, Adjoints au Maire, Yves Martel, Chantal Sabato et Micheline Rudi, conseillers municipaux délégués  Jean-Pierre Wirtgen, vice-président de la CAHC, ou encore Daniel Duquenne, conseiller municipal.

Parmi les nombreux tableaux et sculptures des 23 artistes représentés à découvrir toute cette semaine, on admirera particulièrement la fresque des pirates de Bernard Dhaisne et ses quelques pages de l'histoire de France, déjà exposées dans la cour de l'école Fallières lors de la célébration du centenaire de l'école, mais on s'arrêtera aussi sur les oeuvres de Pierre Delforge, d'Henri Claverie, de Jérémie Gallo, de Lucette Meurice, de René Ternaux ou encore de Jean-Marc Meyfroidt qui nous fait réfléchir à l'acrylique sur nos sociétés sous contrôle à l'heure du fichier Edvige.

Bernard Dhaisne a remercié la municipalité d'Hénin-Beaumont pour son soutien avant de passer la parole à Gérard Dalongeville qui a félicité tous les artistes.

Les Amis des Beaux Arts réalisent un travail remarquable et cette année encore, les enfants des écoles primaires de la ville d'Hénin-Beaumont pourront en profiter, en visitant une exposition qui leur donnera peut-être l'envie, à leur tour de devenir artistes.

Après avoir lui aussi félicité Bernard Dhaisne et les artistes des Amis des Beaux Arts, Jean-Pierre Corbisez a tenu à rappeler à quel point des soirées comme celle de vendredi étaient importantes dans notre agglomération. Au moment où les fermetures d'entreprises et le désengagement de l'Etat frappent notre territoire de plein fouet, la vitalité des associations culturelles et artistiques, démontre tout le potentiel de notre bassin minier.

La soirée s'est achevée en musique sur un air de Mozart, joué, pour notre plus grand plaisir, par Jean-Marc Papajak, Directeur de l'école municipale de musique, et ses élèves.

Le Salon d'automne des Amis des Beaux Arts restera visible tous les jours de la semaine jusqu'au dimanche 19 octobre de 9h à 12h et de 14h à 18h.
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 06:26
J’avais rencontré il y a deux ou trois semaines Anna Morello, de La Voix du Nord, qui réalisait un reportage sur le paysage culturel de l’agglomération. Son article est paru jeudi et appelle quelques commentaires.

La journaliste de La Voix du Nord veut voir dans la plaquette commune des Scènes Associées un cache-misère bien commode qui permettrait à l’Escapade de cacher la pauvreté de sa saison culturelle, imputable en particulier aux difficultés financières de la ville.

Je conteste absolument cette vision des choses, que semble partager Patrick Piret sur son blog, mais qui fait peu de cas du travail fourni par l’équipe de l’Escapade. Je me demande d’ailleurs ce qu’aurait écrit Patrick Piret si j’avais répondu : « Oui, Madame Morello, vous avez raison, le programme culturel 2008-2009 est pauvre en raison d’une baisse attendue de la subvention municipale que l’on m’impose ! ».

Remettons les choses au clair.

Le budget 2007 de l’Escapade, approuvé en juin par le Conseil d'Administration s’élevait à 970 851 €, contre 778 658,83 € en 2006, 584 342,93 € en 2005 et 581 278,95 € en 2004.

Si le budget de l’Escapade est ainsi en augmentation constante depuis 2004, c’est d’abord grâce à l’engagement de la ville d’Hénin-Beaumont qui est, et de très loin, le premier partenaire de l’Escapade avec en 2008, une subvention votée au budget primitif de 518 000 € (495 000 € + 23 000 € liés à des actions développées dans le cadre du CUCS). La subvention de la ville d’Hénin-Beaumont, qui a constamment augmenté depuis 2004 représentait en 2008 53 % du budget de l’Escapade.

De son côté, la région accompagne l’Escapade avec une subvention de 55 000 €, le département avec une subvention de 59 000 € et l’agglomération avec une subvention de 17 000 € dans le cadre du 60 centimes d’euro par habitant.

Sur les quatre années écoulées, il n’y a donc aucun procès à faire à la ville d’Hénin-Beaumont et la recherche d’une stabilisation ou d’une petite baisse conjoncturelle ne me paraît pas quelque chose d’absolument aberrant pour peu qu’elle soit pensée sur plusieurs années ; je ne ferai pas d'une petite baisse conjoncturelle intervenant dans une baisse structurelle programmée un casus belli avec le reste de la majorité. Par contre, le service culturel et l'Escapade vont travailler sur une nouvelle convention-cadre qui devrait nous mettre à l'abri des à-coups et sécuriser l'Escapade sur plusieurs années.

Cette stabilisation est d’ailleurs recherchée par l’équipe de l’Escapade. Sur la saison 2007-2008, 97 spectacles ont été joués : concerts, petites formes dans les quartiers, pièces de théâtre, soirées slam, restitutions d’atelier... Sans les mois de juillet et août, on arrive à une moyenne d’un spectacle tous les trois jours.
Ce rythme élevé a des conséquences par exemple sur les pratiques amateurs : les participants des ateliers théâtre – dont je suis – n’ont pratiquement jamais pu répéter en plateau.

C’est bien évidemment sous cet angle qu’il fallait comprendre ma phrase « On était bien obligé de freiner. On ne pouvait pas continuer comme ça. » Je confirme à Patrick Piret qui m’accuse à nouveau d’on ne sait quelle trahison que tout le monde à l’Escapade, du directeur aux techniciens, convient qu’une petite baisse de régime est nécessaire pour que l'Escapade retrouve un rythme de croisière.

Venons-en aux Scènes Associées. Depuis la saison 2007-2008, l’Escapade est engagée, avec l’Arc-en-Ciel de Liévin, la MAC de Sallaumines et l’espace Ronny Coutteure de Grenay dans un réseau des scènes conventionnées du bassin minier. Les 4 Scènes Associées ont édité en 2007-2008 une plaquette commune pour le jeune public et co-produit ensemble plusieurs spectacles.

Les Scènes Associées nous renforcent, elles décuplent l’offre culturelle proposée aux habitants, elles créent de l’identité, elles créent un véritable territoire culturel à l’échelle du bassin minier. Pour les compagnies dont les spectacles sont co-produits, le réseau des scènes associées permet de multiplier les dates de spectacles, c’est un avantage évident qui sécurise les compagnies sur le plan financier comme sur le plan artistique.

En 2008-2009, les Scènes Associées vont plus loin en éditant deux plaquettes communes sur l’ensemble de leur programmation. La première plaquette couvre la première partie de la saison, de septembre à janvier.

Je suis absolument convaincu de la pertinence de la démarche des Scènes Associées, qui n’est pas, contrairement à ce que laisse entendre l’article qu’un simple moyen de « compter sur les voisins pour combler les trous ».

Anna Morello a mille fois raison d’écrire que la culture peut être aussi moteur pour le développement économique d’un territoire. Je partage absolument ce point de vue.

A cet égard, l’arrivée prochaine du Louvre-Lens est une chance pour notre secteur et un défi pour nos centres culturels. Nous rêvons tous d’un « effet Bilbao » ; en se constituant en réseau, l’Escapade et les scènes associées anticipent l’arrivée du Louvre-Lens et préparent les conditions d’un travail en commun fructueux, dans le respect des spécificités et des identités de nos centres culturels.  

Qui répondra à ce défi ? Etranglées financièrement par les dettes et les fermetures d’entreprises, les communes et les agglomérations sont désarmées et ne peuvent suppléer au désengagement de l’Etat au moment même où le département et la région demandent aux communautés d’agglomérations de s’engager en signant des conventions avec les centres culturels.

Sur le secteur d’Hénin-Carvin, la communauté d’agglomération a pris la compétence optionnelle en matière de culture, mais la situation économique lui interdit dans l’immédiat tout engagement financier plus important. Malgré d’importantes économies sur la culture et le sport (on est passé de 1 € par habitant à 60 centimes d’euro), la part CAHC de la taxe foncière a bondi de 173 %.  

Les DRAC ont de moins en moins de moyens, les subventions CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale) ont été réduites de 50 à 25 % sur la plupart des projets culture, jeunesse et citoyenneté et on annonce un nouveau mode de calcul de la Dotation de Solidarité Urbaine qui ne prendra plus en compte le nombre de logements sociaux. Pour une commune comme Hénin-Beaumont, la DSU pourrait accuser une baisse de 15 ou 20 %, une véritable catastrophe.

Faut-il accuser Gérard Dalongeville et Jean-Pierre Corbisez ? Si c’est la voie choisie par Patrick Piret, ce n’est pas la mienne !

Je partage en tout point l’analyse de Bernard Czerwinski interrogé hier matin dans La Voix du Nord et qui appelle à mettre la pression sur l’Etat. « On a intérêt à être beaucoup plus offensif à l’agglo par rapport à la solidarité nationale. On vit dans une région où on a une tradition de lutte et j’ai l’impression qu’on est actuellement à la traîne là-dessus. Il faut associer la population et interpeller officiellement le Président de la République, le Premier ministre, aller à Paris, sortir les banderoles… »

Je suis prêt à le faire. Visiblement, ce n'est pas encore le cas de Patrick Piret, qui a choisi, une fois de plus de me mettre personnellement en cause. Dommage. 
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 06:34
Dimanche, Gérard Dalongeville, Maire d'Hénin-Beaumont, David Noël, Adjoint au Maire délégué à la Culture, Guy Creuze, Nadine Tavernier et Brigitte Bombeke, adjoints au Maire et Chantal Sabato conseillère municipale déléguée aux relations publiques se sont rendus dans les salons d'honneur de la Mairie d'Hénin-Beaumont où avait lieu le 44ème festival régional de poésie, sous l'égide de la Société des Poètes et Artistes de France.

Partenaire de ce festival régional, la section d'Hénin-Carvin de la Ligue des Droits de l'Homme avait fourni une très belle exposition franco-allemande sur le thème "Poèmes de Jeunes contre le racisme et pour l'égalité". C'est Alain Pruvot, président de la section d'Hénin-Carvin et délégué régional de la LDH qui a commenté l'exposition, qui a reçu un vif succès.

Gérard Dalongeville a chaleureusement remercié la Ligue des Droits de l'Homme pour son engagement civique et pédagogique aux côtés des jeunes, avant de céder la parole à Henri Claverie, Marguerite Nonque, déléguée régionale de la SPAF et Janine Soyez, présidente du jury des moins de 20 ans. 

Henri Claverie a longuement félicité les élèves présents avec leur famille, parfois venus de loin pour recevoir un prix de poésie. Pour les élèves qui ont écrit leurs poésies il y a plusieurs mois, seuls ou dans le cadre d'un travail de classe, la remise d'un prix constitue une belle récompense.

Parmi les lauréats, deux jeunes du collège de Frévent qui ont travaillé sur les nuages, mais aussi des élèves du lycée Guy Mollet d'Arras qui ont livré des poèmes très personnels et de nombreuses élèves du lycée Senez qui avaient travaillé, avec leur professeur de lettres, Mme Rimbaud et La Compagnie dirigée par Saverio Maligno sur un opéra industriel qui s'est concrétisé par une pièce de théâtre et la rédaction de poésies, sur le thème du travail et de l'industrie.

Dans son discours de clôture, Henri Claverie a invité les jeunes poètes à continuer d'écrire et à s'imposer de le faire en formes classiques. Notre historien local nous a alors lu un rondeau sur Lille et un lai consacré à Arras avant de passer la parole à Gérard Dalongeville qui a félicité les lauréats et les organisateurs de la journée.

A son tour, David Noël a félicité les jeunes poètes et les a remerciés, au nom de la municipalité, pour l'émotion qu'ils ont su nous transmettre en parlant, avec leurs mots à eux des valeurs de la République, mais aussi du travail, de l'industrie et des mineurs. Dans l'Hôtel de Ville d'Hénin-Beaumont, au coeur du bassin minier, on ne pouvait pas rêver plus bel hommage.
Félicitations aux organisateurs, aux professeurs et d'abord et avant tout aux jeunes poètes et rendez-vous à l'année prochaine !
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 23:07
N’imagine pas que les salauds ne sont pas là, qu’ils ne s’occupent pas de toi, moi, je sais qu’on les frôle, et tout à l’heure, moi-même, je me suis cassé la gueule, j’ai failli me faire avoir, sans méfiance comme toi, alors maintenant, je les vois partout, ils sont là, ils nous touchent, les pires des salauds que tu peux imaginer, et qui nous font la vie qu’on a : pour moi, je les croyais invisibles, cachés là-haut, au-dessus des patrons, au-dessus des ministres, au-dessus de tout, avec des gueules de tueurs, de violeurs, de détourneurs d’idées, avec des gueules qui ne sont pas de vraies gueules comme toi ou moi, et qui n’ont pas de nom : le clan des entubeurs, des tringleurs planqués, des vicieux impunis, froids, calculateurs, techniques, le petit clan des salauds techniques qui décident : l’usine et silence !, (et l’usine, moi, jamais !), l’usine et vos gueules ! (et si ma gueule, je l’ouvre ?), l’usine, vos gueules, et on a le dernier mot – et ils ont le dernier mot, le petit nombre de baiseurs qui décident pour nous, de là-haut, organisés entre eux, calculateurs entre eux, techniques à l’échelle internationale – l’échelle internationale ! 

Bernard-Marie KOLTES
La nuit juste avant les forêts

A voir au Festival d'Avignon Off
du 10 juillet au 02 août

18h
Théâtre du Vieux Balancier

Par la Compagnie Pourquoi
Tarif plein 15 € / Carte Off 11 €
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 13:45
Comment, pas assez émotif ? Qu'est-ce qu'il fallait que je fasse de plus, Maître Morin ? Que je me répande devant le juge ? Il fallait raconter les faits, j'ai raconté les faits... Le choix des mots... oui, j'avais révisé la feuille que vous m'aviez fournie, regardez, je l'ai sur moi : ... subit, terreur, contraint, agressé, menacé, tué, assassinat, fuir, s'enfuir, urgence, victime, guerre, dénonciateur, charnier, torture, peur, terreur, horreur, massacre... Vous voyez, j'ai mon dictionnaire de poche du réfugié politique. Ils ne m'ont pas trouvé crédible. Ce n'est pas mon genre d'implorer. Je crois que je mérite d'être un réfugié politique. Il me semble que j'ai tout ce qu'il faut pour être un réfugié politique. Moi, je me croiserais dans la rue, je dirais : "Tiens, un réfugié politique".

  Evelyne DE LA CHENELIERE
Bashir Lazhar

A voir au Festival d'Avignon Off
du 10 au 31 juillet

12h30
Présence Pasteur

Par La Compagnie
Tarif plein 10 € / Carte Off 7 €
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 22:46
Je ne connaissais pas ces gens ils me donnaient des affaires avant de monter dans le train ils étaient pressés de monter dans le train il y en avait d’autres qui leur disaient de monter dans le train et qu’il fallait qu’ils se dépêchent fallait qu’ils se dépêchent de monter à bord du train le train était tellement bondé tellement tellement bondé que je ne savais pas comment tout le monde allait entrer ils entraient tous pourtant je ne sais pas comment ils entraient tous dans le train et je ne saurai jamais comment ils faisaient ils le faisaient et puis c’est tout et puis les portes du train se refermaient et le train partait et on me laissait là avec toutes ces affaires qu’on m’avait données ça n’en finissait pas de se passer parce qu’il n’y avait pas qu’un seul train il y avait des tas de trains et c’était toujours pareil peut-être que c’était toujours le même train qui faisait l’aller-retour l’aller et puis le retour je ne sais pas où il allait seulement que les gens ne revenaient jamais

  Daniel KEENE
La pluie avant croquemitaine

A voir au Festival d'Avignon Off
du 10 juillet au 02 août

18h10
Présence Pasteur

Par la Plateforme Locus Solus
Tarif plein 12 € / Carte Off 10 €

Par David NOËL - Publié dans : Culture
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 22:09
Y a des nuits entières où je ne dors pas…
Des nuits entières où je ne dors pas, des nuits entières…
J’y arrive pas, je me retourne dans tous les sens, je remets de l’ordre dans mes idées. Point.
Y a des nuits entières où je ne dors pas… je dois pas être le seul…
mais j’y arrive pas…

*

Y a des jours entiers où je pense à toi.
Tu viens là comme un uppercut au plexus, me trouer, me transpercer, comme une rage de dents dedans la tête.
Tu sommeilles, tu somnoles, toi tranquille t’étirant, au fond de moi, t’écartant en moi.

Xavier DURRINGER
CHRONIQUES des jours entiers, des nuits entières

A voir au Festival d'Avignon Off
du 10 juillet au 02 août

14h15
Collège de la Salle

Par la compagnie Théâtre Terrain Vague
Tarif plein 14 € / Carte Off 10 €
Par David NOËL - Publié dans : Culture
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 20:39
HORN. – Alboury, j’étais moi-même ouvrier. Croyez-moi, je ne suis pas un maître par nature, vous savez. Lorsque je suis venu ici, je savais ce que c’était d’être un ouvrier ; et c’est pourquoi j’ai toujours traité mes ouvriers, blancs ou noirs, sans distinction, comme l’ouvrier que j’étais a été traité.
L’esprit dont je parle, c’est cela : savoir que, si l’on traite l’ouvrier comme une bête, il se vengera comme une bête. Voilà la différence. Maintenant, pour le reste, vous n’allez pas me reprocher à moi le fait que l’ouvrier soit malheureux, ici comme ailleurs ; c’est sa condition, je n’y peux fichtre rien. J’ai été payé pour la connaître. Par hasard, est-ce que vous croyez qu’un seul ouvrier au monde peut dire : je suis heureux ? D’ailleurs, croyez-vous qu’un seul homme au monde dira jamais : je suis heureux ?

ALBOURY. – Qu’importent aux ouvriers les sentiments des maîtres et aux Noirs les sentiments des Blancs ?

Bernard-Marie KOLTES
Combat de nègre et de chiens

A voir au Festival d'Avignon Off
du 10 juillet au 02 août

10h15
Fabrik'Théâtre

Par la Compagnie Ilot-Théâtre
Tarif plein 16 € / Carte Off 11 €
Par David NOËL - Publié dans : Culture
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 10:51
Le cinéma de proximité est-il condamné ? A Liévin, les membres de l’Association des spectateurs de l’Arc-en-Ciel se battent pour que ça ne soit pas le cas. Leur combat est notre combat.

L’Arc-en-Ciel de Liévin ? Avec 25 000 entrées annuelles dont 70 % pour le grand écran, l’Arc-en-Ciel fait mieux que résister au géant Pathé. A l’Arc-en-Ciel, il faut compter 4,50 € pour une place adulte et le prix chute jusqu'à 2,30 € grâce à la carte Amitié, la place pour les films jeune public étant à 2,30 €. En face, les multiplexes vendent des places à 8 € en tarif plein et 6,20 € en tarif réduit.
A l’Arc-en-Ciel, la moyenne de fréquentation est de 22 spectateurs par séance, dont les deux tiers de public scolaire, et le budget cinéma correspond à 15 % de celui du centre culturel, selon les chiffres de la direction.

Dans les trois salles, classées art et essai, du centre culturel de Liévin, on pouvait voir il y a quelques semaines Into the wild, La graine et le mulet ou encore Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal en version originale.

Alors, quand les habitués de l’Arc-en-Ciel ont appris la nouvelle de la fermeture des salles de cinéma, l’incompréhension a cédé la place à la colère.
« L’Arc en ciel est le seul cinéma Art et essai pour plus de 200.000 habitants, il mène des projets avec des écoles primaires et les lycées, notamment Henri Darras, le seul du Pas-de-Calais à proposer une section cinéma. Il y a des enfants qui ne vont au cinéma qu'ici, et surtout qui n'ont qu'ici l’occasion d’avoir une culture à l’image très jeunes. Le bassin minier, qui n’était déjà pas très riche en offre culturelle, n’avait pas besoin de ça», déplore Valérie Fayt, présidente de l’Association des spectateurs de l’Arc-en-Ciel, interrogée par Haydée Sabéran pour Libé Lille.

Oui, mais voilà, selon la direction, la subvention du Centre national du cinéma a chuté de 30.000 à 8.000 euros en trois ans. Les deux salaires de contrats aidés dédiés au cinéma ne seront pas renouvelés, et enfin, la salle n'a «pas les moyens de passer au numérique», considéré comme une priorité par Hassan Amrani, directeur, et Hélène Flament, adjointe à la culture.
Des arguments repris par Jean-Pierre Kucheida, Député-Maire PS de Liévin, qui a donné la parole aux défenseurs du cinéma à l’ouverture de la séance du conseil municipal du 30 juin dernier :

« Depuis l’arrivée du cinéma Pathé, l’Arc-en-Ciel a reçu annuellement des subventions de la part du Centre National de la Cinématographie afin de financer sa nouvelle vocation de cinéma dit « Arts et Essais ». Ces subventions se sont avérées tout d’abord considérables à hauteur de 33 000 euros par an pour ensuite descendre depuis environs 4 ans à 9 000 euros par an. A partir de ce manque financier de l’ordre de 82 000 euros annuel que nous devions combler il a fallu trouver ensemble des solutions. […]
Considérant la faible rentabilité fiscale de la population liévinoise et entendu que nous possédons le budget le plus faible de France, nous ne pouvons pas nous permettre d’être trop exigeant envers le contribuable moyen qui, statistiquement, ne fréquente pas plus que cela les cinémas d’Arts et d’Essais […] De plus comme les spectateurs liévinois ne représentent que 30% des spectateurs, nous ne pouvons pas fiscalement subvenir à une augmentation de tarif alors que les autres villes fournissant les autres spectateurs peuvent éventuellement le faire. J’ai contacté le président du Conseil Régional afin qu’il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour nous aider puisque les 70 % de spectateurs restant viennent d’un peu partout de la Région Nord/Pas-de-Calais.
»

Pour les défenseurs des salles, la faible fréquentation du cinéma Arc-en-Ciel s’explique aussi par l’absence de volonté politique qui s’est traduite, année après année par un manque chronique de communication de la structure pour le 7ème art, notamment depuis l'ouverture du complexe cinématographique en 2001. Dans la ville, seul le Pathé est fléché, et sur le site municipal, quand on clique sur "cinéma", le lien pointe vers le site de Pathé.
On peut légitimement mettre en doute la sincérité de Jean-Pierre Kucheida qui a découvert ces dysfonctionnements le 30 juin dernier…

Du côté de l’association des spectateurs, on veut garder espoir : « Tant que la décision de fermeture du cinéma n'est pas entérinée lors d'une assemblée générale, nous gardons espoir », explique Valérie Fayt à La Voix du Nord.

L'augmentation du prix moyen des séances (passant de moins de 3 € à 4,50 €), et l'arrêt des places offertes (pour 8 achetées, la 9ème était jusqu'alors gratuite) permettraient de gagner 20 000 € de recettes supplémentaires.
S’il manque encore à ce jour 38 000 euros pour assurer la survie des trois salles, Jean-Pierre Kucheida s'est néanmoins engagé à tout tenter pour réunir cette somme durant l'été. La fermeture de l’Arc-en-Ciel ne semble plus être l'unique option.
 
Il reste que les procédures de licenciement du personnel se poursuivent, malgré la trêve estivale. Trois salariés sont concernées par le plan social, tandis qu'une seule a accepté le reclassement.

Ce qui arrive aujourd’hui à l’Arc-en-Ciel de Liévin pourrait arriver demain à l’Espace Lumière d'Hénin-Beaumont, au Familia d'Avion ou au Prévert de Harnes. Le combat des spectateurs de l’Arc-en-Ciel est notre combat.

Dans un contexte de désengagement de l’Etat sur les politiques culturelles, les Villes doivent avoir le courage politique de soutenir leurs cinémas de proximité. La mise en réseau et la mutualisation des ressources des cinémas de proximité du bassin minier peuvent être une solution.

David NOËL, Adjoint au Maire délégué à la Culture et tous les militants de la section d’Hénin-Beaumont du Parti Communiste, attachés à un cinéma de qualité et de proximité au service de nos populations, soutiennent le combat des spectateurs de l’Arc-en-Ciel.

Nous invitons tous nos adhérents et sympathisants à signer la pétition contre la fermeture du cinéma Arc-en-Ciel et à nous rejoindre dans notre combat pour la défense des cinémas de proximité.
Par David NOËL - Publié dans : Culture - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 10:45
David Noël, Adjoint au Maire délégué à la Culture, était ce week-end à Herne avec une délégation de sportifs français qui ont pris part aux jeux sportifs "Mission Olympique" organisés par la ville de Herne.

Les jeunes Héninois du club de natation et l'équipe de football des sapeurs-pompiers d'Hénin-Beaumont ont pu prendre part à quelques unes des activités proposées samedi et dimanche au Revierpark Gysenberg.

Samedi soir, la délégation française s'est rendue au restaurant en compagnie de Dorothea Schulte, 3ème Bürgermeisterin (Maire-Adjointe) de Herne.

Dimanche matin, un match de football amical a opposé les sapeurs-pompiers d'Hénin aux sapeurs-pompiers de Herne qui l'ont brillamment emporté 10 à 7. Si les Héninois n'ont pas pu venger la cruelle défaite de l'équipe de France éliminée de l'euro 2008, le match s'est déroulé dans une ambiance joyeuse et a vu les joueurs des deux équipes faire preuve d'un grand fair-play. 

En fin d'après-midi, après un repas avec Erika Wagner, 2ème Bürgermeisterin de Herne, la délégation héninoise a pu visiter la caserne des sapeurs-pompiers de Herne.

Ce week-end d'échanges a également permis de poser les jalons de futurs échanges culturels dans le cadre du choix d'Essen et de la Ruhr comme capitale européenne de la culture en 2010. De nombreuses manifestations auront lieu à Herne et une collaboration riche et fructueuse s'annonce entre Hénin-Beaumont et Herne.

Un grand bravo aux organisateurs, aux sportifs, aux services de la ville de Herne et au service des relations publiques qui ont chacun à leur façon contribué au succès de ce week-end d'échange franco-allemand.    
Par David NOËL - Publié dans : Culture
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