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F-Haine

Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 08:30
Quelle surprise ! Le FN est hostile au Front républicain ! C'est Steeve Briois qui l'a révélé sur son blog il y a deux jours dans un article débordant de haine envers le PCF et ses partenaires d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont.

Contrairement à ce qu'il espérait, nous nous sommes désistés entre les deux tours par discipline républicaine. Frustré de ne pas avoir gagné, le FN tente maladroitement de nous pousser à la faute en nous incitant à ne plus pratiquer la discipline républicaine et en nous traitant de "neuneus".  La ficelle est grosse...

Au PCF, la discipline républicaine n'est pas un vain mot et on comprend la fureur de Briois et Bilde qui parlent systématiquement de "front ripoublicain", des propos injurieux et qui montrent le vrai visage de Briois, Bilde et leurs séides qui détestent la République. Décidément, non, le Front National n'est pas un parti républicain !

La réalité, c'est que la discipline républicaine entre partis de gauche est un principe sur lequel on ne peut pas transiger et qui est au coeur des valeurs de la gauche depuis la fin du XIXe siècle : après l'Affaire Dreyfus, les socialistes et les radicaux qui n'avaient ni les mêmes valeurs, ni le même programme se retrouvent côte à côte dans un gouvernement de défense républicaine face aux ligues antisémites qui rêvaient d'un coup d'Etat et de l'instauration d'un régime plébiscitaire. C'est que les socialistes et les radicaux se reconnaissaient dans le camp de la République et du progrès social. Aux élections au suffrage uninominal, on se désiste alors pour le candidat de gauche le mieux placé. Aux élections qui ont lieu au scrutin de liste, on fusionne les listes au second tour pour faire barrage à la droite et à l'extrême droite. La discipline républicaine repose sur le principe du désistement réciproque ; elle a permis au Bloc des Gauches d'arriver au pouvoir en 1902.

On peut faire la même démonstration pour le Front Populaire : c'est la discipline républicaine et le désistement réciproque entre communistes, socialistes et radicaux aux législatives de 1936 qui permet au gouvernement Blum d'arriver au pouvoir après que les ligues aient tenté le 6 février 34 un coup de force contre le parlement pour instaurer un régime plébiscitaire d'inspiration fasciste.

Le PCF a toujours accepté la discipline républicaine. Aux législatives de 1993, alors qu'une seule voix séparait Yves Coquelle d'Albert Facon, le PCF s'est désisté en faveur du PS pour battre Jean Urbaniak, candidat de la droite.

Dans les années 80, le FN a espéré un temps pouvoir pratiquer les désistements réciproques avec le RPR et l'UDF sauf que les partis de droite, après un temps de flottement ont refusé : le FN n'est pas un parti républicain, il ne pouvait pas y avoir de désistement réciproque ou de fusion de liste avec les frontistes.

Cette position de la droite est parfaitement juste. En France, les concepts de "gauche" et de "droite" sont apparus avec la Révolution française de 1789. A droite, les conservateurs qui acceptaient la révolution politique, mais voulaient conserver l'ordre social, à gauche, les progressistes qui voulaient aller à une révolution sociale qui parachève la révolution politique.
De l'Action Française au début du XXe siècle au Front National aujourd'hui, le FN s'inscrit dans une tradition contre-révolutionnaire qui a mis en application ses idées sous le régime de Vichy. Le FN n'est donc pas un parti républicain et la droite est parfaitement fondée à refuser la pratique du désistement réciproque.

Isolés et furieux, les frontistes parlent donc systématiquement de "front ripoublicain" contre eux, une formule qui vise à salir leurs adversaires et ne convaincra que les convaincus. A qui Briois veut-il faire croire que Daniel Duquenne, Régine Calzia, Pierre Ferrari, Christine Coget ou David Noël seraient des ripoux ? Personne ne croit Briois lorsqu'il balance ce genre de formule qui le ridiculise plus qu'autre chose.

A Hénin-Beaumont, le PCF a plaidé, avec ses partenaires d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont pour une fusion des listes républicaines au soir du premier tour. Au scrutin de liste, la discipline républicaine se traduit habituellement par une fusion des listes dans un front républicain et chacun s'engage à la réciprocité.
En refusant, l'Alliance Républicaine nous a contraint à nous désister parce qu'un maintien au second tour aurait provoqué une triangulaire et fait gagner le FN. Même si l'Alliance Républicaine en aurait été la seule responsable, par son sectarisme, dans ce cas de figure, c'est toujours la liste arrivée derrière qui est accusée de tous les maux. Le désistement était donc devenu la seule solution.

Nous avons été littéralement piégés par l'Alliance Républicaine dont le sectarisme est d'autant plus choquant que tout montre que dans le scénario inverse, il n'y aurait eu aucune réciprocité et que l'AR, poussée par ses extrémistes fanatiques, aurait maintenu sa liste au second tour.

Ce scénario ne se répétera pas aux prochaines élections. Pour une simple et bonne raison : la prochaine fois, c'est nous qui serons en tête de la gauche. A l'AR d'en tirer les conséquences. Si elle ne le fait pas, elle en portera toute la responsabilité.
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 08:30
Le PCF accueille avec satisfaction la condamnation de Steeve BRIOIS pour diffamation. On se souvient que le leader local du FN avait violemment attaqué Corinne PEHAU, une journaliste de France 3 Nord-Pas-de-Calais à propos d'un reportage sur l'affaire de l'agression de Marine Le Pen sur la braderie d'Hénin-Beaumont, en septembre 2007.

Le PCF avait à l'époque condamné l'agression et condamné la récupération politicienne de l'agression par le FN.

Soupçonnant non sans raison une tentative de récupération politicienne pour mettre l'accent sur le thème de l'insécurité durant la campagne qui s'ouvrait, la journaliste de France 3 avait donné la parole au principal accusé, aujourd'hui condamné par la justice, pour lui permettre de s'expliquer.

Était-ce une raison pour écrire que Mme PEHAU n'avait « aucune règle éthique, professionnelle et humaine » et qualifier France 3 d'« organe de manipulation au service des délinquants récidivistes » ?

Le tribunal en a jugé autrement et vient de condamner Steeve BRIOIS à 6 000 euros d'amende et 5 000 euros de dommages et intérêts pour diffamation.

Bien sûr, le leader local du FN va faire appel, mais ce jugement du tribunal de Lille est une bonne nouvelle. C'est la première fois que M. BRIOIS, spécialiste en propos malsains et insultants, est condamné pour ses écrits qui franchissent trop souvent la ligne jaune.

Alors qu'il s'arroge le droit de qualifier ses adversaires de « minables » ou de « cloportes », Steeve BRIOIS est souvent le premier à menacer à tour de bras les blogueurs et la presse de procès en diffamation. On croit rêver !

La condamnation de M. BRIOIS est donc une bonne nouvelle. C'est un désaveu pour le chef frontiste qui voit ses propos en-dessous de la ceinture condamnés par la justice.

Décidément, Steeve BRIOIS n'est pas « tête haute et mains propres » comme il aime à le répéter. M. BRIOIS est un politicien professionnel, qui ne connaît rien aux attentes des classes populaires et qui vit de ses indemnités d'élu depuis plus de dix ans. Spécialiste des coups fourrés, des débats truqués et des rencontres nocturnes sur les parkings, adepte des insultes à l'encontre de ses adversaires politiques et des médias, M. BRIOIS est l'incarnation du politicien d'extrême droite.

Le PCF continuera de démasquer ses méthodes et de combattre ses idées !
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 06:30
"David Noël, le soir du second tour aux cotés de son ami et complice Dalongeville." En une seule phrase, le fourbe Steeve Briois montre l'étendue de sa mauvaise foi et son goût prononcé pour les mensonges.

A Hénin-Beaumont, il n'y a plus un Héninois qui ignore que je n'ai jamais été ami avec Gérard Dalongeville, que nos relations étaient exécrables, que je n'ai figuré sur la liste Dalongeville que parce que c'était le seul moyen d'infliger une défaite cinglante au FN et dans l'idée de constituer aux côtés de Marie-Noëlle Lienemann une opposition interne. De la même manière, il n'y a pas un Héninois qui ignore que je n'ai jamais fait partie des "complices de Dalongeville". Guy Mollet, Jean-Pierre Chruszez, Claude Chopin, Roger Lenfle ou Jean-Bernard Deshayes étaient des complices de Dalongeville. Depuis 2001, beaucoup d'entre eux ont dû voir passer des bons de commande toxiques quand ils ne les ont pas signés. Jean-Pierre Chruszez truquait les budgets.
Jamais je n'ai été un complice de Dalongeville, je l'ai toujours combattu. Soupçonnant ses malversations, j'étais déterminé à tout faire pour trouver des preuves et abattre le système Dalongeville. C'est parce que je m'opposais fermement à Dalongeville que j'ai été viré du Bureau Municipal dès le mois de septembre 2008 avant de perdre mon poste d'adjoint après avoir voté contre le budget truqué de Dalongeville et Chruszez en mars 2009.

Mais Steeve Briois est un menteur et un manipulateur, c'est sa marque de fabrique. Après avoir trahi Le Pen pour Mégret en 1999, Briois a trahi Mégret et est revenu dans le giron lepéniste pour une place de conseiller régional bien rémunérée en 2004. On se souvient que Mégret et ses comparses critiquaient il y a dix ans l'autoritarisme de Le Pen et une dérive clanique et familiale du Front National. Briois qui partageait les critiques mégrétistes en 1999 est devenu dix ans plus tard le bras droit de Marine Le Pen appelée à succéder à son père à la tête du FN. Bel exemple de dérive clanique et de népotisme, mais cette fois, Briois, attiré par les prébendes n'y trouve plus rien à redire...

Au plan municipal, Steeve Briois multiplie les coups tordus, c'est aussi une marque de fabrique. En 2001 déjà, il rencontrait secrètement Dalongeville, la nuit, sur le parking de Babou pour échanger des informations contre Darchicourt. Steeve Briois est un spécialiste des pactes de non-agression souterrains. Avec Dalongeville en 2001, avec l'Alliance Républicaine en 2008... En 2001, le pacte de non-agression de Briois et Dalongeville connu dans tout Hénin comme "l'affaire Babou" a permis aux deux complices d'abattre Darchicourt, victime de toutes les rumeurs et de toutes les calomnies et a servi objectivement les intérêts de Dalongeville. Quoi qu'il puisse dire aujourd'hui pour s'en défendre, c'est bien Briois qui a fait élire Dalongeville !

Devenu opposant à Dalongeville, Briois montrera pendant des années sa nullité, sa méchanceté et son absence totale de scrupules avec des tracts orduriers, mélangeant 80 % de rumeurs de caniveaux et 20 % de vraies affaires. Briois s'est même fait une spécialité bien peu glorieuse, celle d'injurier ses adversaires politiques avec des sobriquets tous plus abjects les uns que les autres. Il faudra la venue de Marine Le Pen en 2007 pour calmer la fureur de Steeve Briois.

Avec Marine Le Pen, ce sera les tracts en papier glacé et toujours les mêmes mensonges et coups tordus, spécialité de Briois et Bilde. C'est ainsi qu'après avoir fait élire un mafieux en 2001, Briois et Bilde ont conclu un pacte de non-agression avec l'Alliance Républicaine pour abattre Dalongeville. Au passage, on remarquera surtout les drôles de méthodes de Marine Le Pen et de son contact à l'Alliance Républicaine, Georges Bouquillon, qui n'ont pas hésité à truquer un débat télévisé en se mettant d'accord pour attaquer Marie-Noëlle Lienemann.

Briois & Le Pen, c'est menteur & tricheuse !

Battu sur le fil, le FN a désormais les yeux rivés sur 2014 et un adversaire privilégié, l'équipe d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont. C'est la raison de leurs attaques répétées contre nous. Malheureusement pour le FN, plus personne ne les croit. Les électeurs qui ont été abusés pendant la dernière campagne municipale et voté FN pour dire leur colère ont maintenant compris à quelle sorte de politiciens tordus ils avaient affaire. Apparatchik du Front National, le fourbe Briois est un professionnel de la politique, comme Marine Le Pen qui vit de ses indemnités d'élue et est obsédée par la présidentielle de 2012. Briois, Le Pen et leurs comparses tournent sur notre ville comme une nuée de vautours malfaisants.

Entachée par sa trahison de juin 2009, son sectarisme et surtout ses accords de non-agression passés avec le FN, l'Alliance Républicaine n'a plus la légitimité pour combattre le Front National et a montré sa légèreté au conseil municipal où on a vu les élus de l'AR voter les motions du FN.

Le PCF avec ses partenaires d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont continuera de mener sans faiblir le combat contre l'extrême droite fascisante, sa xénophobie, ses idées ultra-libérales, ses mensonges et ses manipulations !   
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 08:00
Steeve Briois prétend ce matin sur son blog que je serais "désavoué par les communistes", citant un article de La Riposte, une tendance interne du PCF en concurrence avec Faire vivre et renforcer le PCF, un autre réseau animé par André Gérin et qui luttent depuis le 34ème congrès pour le leadership de l'opposition de gauche à Marie-George Buffet.

Il n'est pas étonnant que les "tendances" minoritaires du PCF, qui ne sont pas aux prises avec la réalité locale, donnent des leçons de théorie politique dans la perspective du prochain congrès.

Le titre mensonger de Steeve Briois ne pourra pas occulter le fait que le PCF héninois s'est engagé complètement sur la liste Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont qui incarnait un profond renouvellement des pratiques politiques et un véritable espoir à gauche, avec l'approbation du comité de section (notre instance décisionnelle locale), et du comité fédéral (notre instance décisionnelle départementale) à l'unanimité, une stratégie soutenue par Marie-George Buffet en personne.

A partir de là, nous laissons aux tendances le soin de nous critiquer, mais nous, nous continuerons de nous battre et d'être dans l'action au quotidien pour résister à la politique de casse sociale du gouvernement et pour défendre les habitants d'Hénin-Beaumont.

Par charité, nous nous abstiendrons donc de citer les propos des amis de Carl Lang sur Steeve Briois et Marine Le Pen. Nous pourrions titrer nous aussi "Steeve Briois désavoué par les nationalistes..."

Les attaques de Steeve Briois témoignent surtout de l'agacement du leader frontiste, un homme particulièrement fourbe et manipulateur qui ne supporte pas que l'on rappelle que c'est lui qui rencontrait secrètement Dalongeville la nuit sur des parkings pour échanger des informations et que c'est donc lui le premier qui a fait élire Dalongeville en 2001.
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 12:00
Tête haute et mains propres... Le slogan préféré du FN ne s'applique décidément pas au leader de l'extrême droite locale, Steeve Briois qui est tout le contraire d'un homme propre, mais appartient plutôt à la catégorie des experts en manipulations.

Après avoir fait élire en 2001 Gérard Dalongeville, qu'il rencontrait secrètement la nuit sur le parking de Babou pour échanger des informations contre Darchicourt comme il l'a lui même révélé en 2002, Steeve Briois s'est métamorphosé en pourfendeur des petites manoeuvres dalongevilliennes... en faisant la même chose, en trichant et en magouillant.

C'est ainsi que Steeve Briois a conclu un pacte de non-agression avec l'Alliance "Républicaine", invitant chez lui, Georges Bouquillon et Christine Coget pour préparer le débat télévisé La Voix est libre sur France 3 en 2008. Au contraire de Christine Coget dont ce sera le motif de rupture avec l'Alliance "Républicaine", Georges Bouquillon ne reconnaîtra jamais les faits.

Par la suite, les manoeuvres souterraines continueront et c'est le FN par la plume de Bruno Bilde qui rédigera le recours en annulation des élections municipales 2008 déposé par l'AR au Tribunal Administratif, un coup de main intéressé destiné à sortir pendant la campagne municipale pour discréditer complètement l'Alliance "Républicaine" et qui n'aura pas eu l'impact espéré par le duo Briois-Bilde.

Aujourd'hui, l'expert en manoeuvres et en manipulations vient donner des leçons à l'équipe d'Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont sur le thème "pour réussir, il faut être propre !". Steeve Briois parle d'or, mais ce conseil, il devrait plutôt se l'appliquer à lui-même !

Les Héninois n'oublieront pas en tout cas que c'est bien le fourbe Steeve Briois et ses pitoyables manoeuvres souterraines qui ont porté au pouvoir Dalongeville et Duquenne !
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 06:30
Préposé aux compte-rendus de conseils municipaux et aux attaques contre le PCF, le frontiste Christophe Szczurek réserve ses attaques les plus virulentes contre les gens de sa propre famille politique essentiellement pour des raisons de boutique.

Florilège des réactions de Christophe Szczurek :

Après la démission d'Alain Soral du FN (9 février 2009, Source Nations Presse Info) :
« Marine ne t’a pas « tuer » politiquement, tu n’as jamais dépassé l’étape embryonnaire du long processus qui fait d’un homme un politique au sens noble.
Retourne maintenant à tes psychoses et tes fantasmes sur la main invisible sionisto-gay qui planerait au dessus du Front. Nous, on a des élections dans 4 mois…
»

A propos de Carl Lang, député européen FN (lu sur le blog de remy-morand-fn du 28 janvier) :
« Je résumerais les choses ainsi : Carl Lang ne participe qu'aux batailles sans risques, pour son confort et pour sa gloire, et sans enjeux aléatoires. Il est sur de gagner ? Il y va. Il n'a rien à perdre ? Il y va.
Il s'est constitué pour ça un clan dont les membres ne pouvaient que lui être inféodés puisqu'ils ne devaient leur salut qu'à la méritocratie « made in lang » : travail proscrit, léchage de bottes obligatoire. C'est ainsi que certains conseillers régionaux du Nord-Pas-de-Calais n'étaient pas cartés au moment de leur élection en 2004. Les mêmes qui osent parler d'un népotisme jamais prouvé. Lang avait déjà dressé une armée mexicaine de traîtres potentiels. De là à penser que tout était ourdi de longue date, il n'y a qu'un pas.
»

A propos de Jean Claude Martinez, député européen FN :
« Le cas Martinez n'est guère différent : Jean-Claude Martinez faisait partie de ces spécificités frontistes, un « intellectuel dissident » comme on dit aujourd'hui dans nos milieux, dont la folie et le génie faisaient tout le charme, et finissaient de vous convaincre que le FN n'était pas un parti comme les autres. Comme tous les surdoués, Martinez est un gosse capricieux qui ne supporte pas que l'on ne se pâme pas devant son absolu talent. Mais Martinez n'est pas un militant, j'oserais même dire qu'il n'est pas un homme politique, il a été avant tout un « think tank » plus ou moins performant . Et hors de question pour lui de participer à une bataille dont l'issue est incertaine. Finalement, là encore c'est une question de courage. »

A propos de Martial Bild, conseiller régional FN d'Ile de France :
« Parmi eux, Martial Bild, l'ancien païen devenu tradi, ancien fidèle devenu traître, dont les candidatures-gadgets aux municipales de Paris ont été un gouffre financier sans fond. Tel un Jospin qui arrête la politique pour mieux y revenir, il a quitté le Bureau Politique « pour des raisons personnelles » pour aujourd'hui appartenir à un nouveau groupe à la région. »

A propos de Martine Lehideux, conseillère régionale FN d'Ile de France :
« Et enfin Martine Lehideux, présente depuis le début, à qui je me verrais mal reprocher quoique ce soit et dont je ne comprends pas le geste après tant d'années de combat. Martine, je vous dirai ce que vous aviez dit à votre frère il y a 15 ans au Conseil Régional « Souvenez vous ! Vous avez une histoire ! ». Vous souhaitiez peut être être réélue député européen, mais quel bilan retenir de vos mandats entre 1984 et 1994 ? »

Intarissable dans la polémique interne dès qu'il s'agit de brûler aujourd'hui ceux qu'il encensait hier, Christophe Szczurek est beaucoup plus silencieux sur d'autres affaires dérangeantes. J’aurais aimé avoir son point de vue acerbe sur une série d’autres personnages comme :

Daniel Féret, l'ex-leader du Front National belge inculpé pour de nombreuses malversations financières connues et dénoncées depuis des années et dont Jean Marie Le Pen voulait en 2007 qu’on dissocie son image du FN .

Charles Millon élu président de région en 1998 avec les voix du Front National et soupçonné en janvier 2009 de malversations au sein d'une entreprise de biocarburants qu'il dirigeait, après avoir déjà été condamné en 2003 à 50 000 euros d'amende pour avoir bénéficié illégalement d'un appartement et de personnel de maison durant ses dix ans à la tête de la région Rhône-Alpes.

Christophe Szczurek  pourrait également nous en dire plus sur la destitution de Philippe Bernard, ancien secrétaire départemental du FN, soupçonné de malversations financières avec plusieurs autres cadres du FN.

Et quel est l'avis de Christophe Szczurek à propos de Catherine Mégret, l'ex-maire de Vitrolles, et de Bruno Mégret, l'ex bras droit de Jean-Marie Le Pen au FN et fondateur du MNR auquel a appartenu Briois un temps avant de retourner capote ?
La cour d'appel d'Aix-en-Provence avait confirmé en 2007 la condamnation à une peine de huit mois de prison avec sursis, assortie d'une amende de 8 000 euros et d'une inéligibilité d'un an, de M. Mégret pour complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire des timbres-postes de Vitrolles ce qui n'a pas empêché Jean-Marie Le Pen d'en appeler à une « union des patriotes » avec le MNR de Mégret aux dernières présidentielles...

Comme le dit l'adage, « quand on monte au cocotier, il faut avoir le cul propre »...
Par Patrick HELLWICH - Publié dans : F-Haine - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 06:30
A HENIN-BEAUMONT, BARRONS LA ROUTE AU NATIONAL FRONT !

La faillite financière annoncée de la ville d’Hénin Beaumont ne doit pas entraîner la faillite politique qui ouvrirait un boulevard au Front National et à ses sbires dans la région. Le FN n’est pas un parti comme les autres, il masque une arrière-boutique peu reluisante pour la démocratie et la fraternité de classe !

Hénin-Beaumont ne doit pas devenir la vitrine municipale du FN dans le Nord à cause des malversations d’un Maire « ex PS » et de quelques individus, présumés coupables d’avoir tenté de s’enrichir sur le dos des contribuables. Là où il est arrivé au pouvoir, le FN l’a toujours pris dans un contexte de médiocrité du personnel politique local, quand ce n’était pas d’abandon total du terrain politique par les forces de progrès.

La populiste Le Pen, et son sous-fifre Briois (parti au MNR de Mégret puis revenu au FN) entendent se servir des « magouilles » d’une girouette arrivée au PS pour s’emparer de la Mairie.

Le FN prône l’intégrité et la morale alors que dans toutes les villes qui ont été gagnées à un moment par le FN, les élus ont souvent été mis en examen pour prise illégale d’intérêt, des élections ont été invalidées, des procès ont été gagnés contre leurs pratiques sexistes, racistes et homophobes.

Le Pen et Briois tentent une opération « main propre » et depuis plusieurs semaines, ils pratiquent la stratégie de la tension en s’attaquant à l’ensemble des élus municipaux qui envisagent de barrer la route au FN : ainsi les conseillers municipaux, Mme Lienemann et M. Noël, socialiste et communiste oppositionnels ont été vilipendés par les frontistes.

Ils le font alors que leur chef de file historique vient encore de déraper avec des propos infâmes sur les chambres à gaz, et alors qu’en mars le FN avait accueilli le « gratin nauséabond » des partis fascistes européens dans une salle municipale d’Arras.

Sans oublier tous les propos racistes, identitaires et xénophobes tenus… alors que la richesse de la région s’est bâtie avec la sueur et le sang de l’immigration belge, italienne, polonaise et africaine du nord… dans les mines, dans les filatures et dans les usines… !

Conséquences sur la vie citoyenne dans les différentes villes qui ont été tenues par le FN, ainsi :

Sur la vie sociale. Toutes ont subi des attaques sur les mêmes fronts : personnel communal, écoles, cantines scolaires, centres sociaux, subventions aux associations, politiques culturelles, fermeture des locaux syndicaux, mise en place de l’association Fraternité Française (néofasciste) au détriment de l’action communale, pourrissement de la vie des quartiers par abandon de services publics comme l’enlèvement des ordures ménagères ou le non entretien des espaces verts, fermeture de parcs au nom de l’insécurité, tentative de mise au pas des associations progressistes (suppression des subventions) et création de nouvelles associations (pro FN) avec soutien financier... le tout accompagné par une Police Municipale à la limite du paramilitaire.

Sur la vie culturelle. Elle est aussi en première ligne des attaques si elle ne se met pas au service de l’idéologie FN. Ainsi à Orange, le maire-adjoint à la culture avait supprimé des livres proposés par la bibliothécaire pour imposer ceux qui sont conformes à l’idéologie promue par le Front.

Sur les libertés.
Les libertés sont aussi restreintes, en particulier pour les étrangers ou leurs amis français : refus de signer les certificats d’hébergement demandés par les administrés, mariages binationaux bloqués. Ainsi sont déniés aux concitoyens de ces villes le droit de recevoir chez eux des amis étrangers ou la liberté d’épouser la personne de leur choix.

Sur les finances. Le bilan financier des villes qui ont été dirigées par le FN confirme que les promesses pré-électorales n’engageaient pas leurs auteurs : partout les impôts locaux et fonciers avaient été augmentés de plusieurs dizaines de pourcent, et de nombreux services municipaux avaient été externalisés.

FAISONS DU 8 MAI 2009, jour de la chute de la bête immonde nazie en 1945 UN MOMENT DE RESISTANCE AUX VISEES FASCISTES LOCALES et REGIONALES !

Le Comité « Libérez-les ! » appelle l’ensemble des forces progressistes de la région… politiques, associatives, syndicales, culturelles… à venir manifester pour faire face au Front National et empêcher qu’il s’empare de la ville d’Hénin-Beaumont. Une ville qui a été marquée par l’héroïque histoire de la Résistance au fascisme national-socialiste et de ses martyrs locaux comme les camarades Debarge et Politzer, Vasil Porik, héros soviétique et chef des FTP-MOI, assassinés par les SS.

RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 8 MAI A 14H30, DEVANT LA MAIRIE D’HENIN-BEAUMONT POUR UNE MANIFESTATION DES PROGRESSISTES ET DE LA RESISTANCE ANTIFASCISTE LOCALE, DEPARTEMENTALE ET REGIONALE !

Envoyez vos signatures sur liberez.les@gmail.com

1ers signataires : Citoyen(ne)s, Section d'Hénin-Beaumont du PCF, BCOPP, Comité de Vigilance Antifasciste d'Arras, Libérez-les !, Alliance Rouge et Noire, PRCF 59, PRCF 62, CFDT Santé-Social 62...
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 06:30
Dans le dernier numéro du torchon frontiste « Hénin-Beaumont Tissu de mensonges », Steeve Briois prétend avoir vu de ma part un « soutien sans faille » à la politique financière du maire jusqu’à ce je vote « subitement » contre le budget le 30 mars dernier.

Un certain Briois Steeve était d’un tout autre avis en septembre, après que j’aie signifié à Gérard Dalongeville et à Jean-Pierre Chruszez, dans le bureau du maire, que je ne retirais pas mes propos à France 3 sur leur responsabilité dans la hausse des impôts, que je ne croyais pas au prétendu soutien du PS dont ils se targuaient pour sanctionner Pierre Ferrari et que je restais solidaire du MJS, quitte à ce qu’on me retire ma délégation, ce que j’aurais considéré comme un casus belli à l’encontre du PCF.
 
« Ferrari s’est vu officiellement retiré sa délégation d’adjoint au maire. […] Selon nos informations, David Noël se serait vanté, en petit comité, d’être solidaire de son "camarade" ». (Blog FN, 19-09-08)

Deux semaines plus tard, alors que j’avais réitéré mes propos lors d’une réunion de bureau municipal et d’une réunion de groupe transformées en tribunal politique, je me suis rendu en bureau municipal sans y avoir été convié pour affronter mes accusateurs.
J’avais répondu un peu plus tôt dans l’après-midi à une interview de Stéphanie Maurice  parue sur le site de Libé Lille et qui a suscité la fureur de Gérard Dalongeville, qui en a été rapidement prévenu par quelqu’un de son cabinet.
Sortant du bureau municipal, Gérard Dalongeville est réapparu quelques minutes plus tard, ivre de rage, en brandissant l’article de Libé Lille. Il y était notamment écrit que :

« David Noël, communiste et adjoint à la culture, a la même position. Il pointe du doigt certaines dépenses excessives, comme, dit-il, "l'achat de 70 bacs à fleurs à 3 200 euros pièce". Et insiste : "Un accord d'union a été signé, je ferai entendre la voix des communistes, et des 10 % de la population qui a voté pour nous". » (Libé Lille, 30-09-08)

Le lendemain et le surlendemain, Briois Steeve, décidément en désaccord avec Steeve Briois à propos de mon « soutien sans faille » à Gérard Dalongeville, racontait l’anecdote sur son blog :

« David Noël, adjoint communiste au maire d’Hénin-Beaumont, a été démissionné de ses fonctions hier soir en bureau municipal. (Blog FN, 01-10-08) […]
David Noël est sorti KO de ce bureau municipal où il n’était pas convié ! Il s’est invité et à provoqué la fureur de plusieurs élus dont Duberger et Deshayes. (Blog FN, 02-10-08)
[…]
Au cours d’une soirée particulièrement tendue et haineuse, plusieurs adjoints ont exigé la tête du leader communiste. Gérard Dalongeville a retiré les délégations de David Noël en raison d’un article paru sur le blog de LibéLille. (Blog FN, 01-10-08)
[…]
A la suite d’un échange particulièrement vif, Gérard Dalongeville lui a signifié le retrait de sa délégation par oral. (Blog FN, 02-10-08) »

Steeve Briois aurait-il une double personnalité ? L’explication est sans doute plus prosaïque. En septembre et en octobre, le leader frontiste voulait prouver que l’alliance constituée autour de Gérard Dalongeville par réflexe antifasciste n’était en réalité qu’une union de façade prête à exploser, ce en quoi il avait d’ailleurs parfaitement raison, seul l’antifascisme explique notre alliance conjoncturelle avec les amis de Gérard Dalongeville.
 
Comprenant aujourd’hui que son plus grand risque réside dans la constitution d’un nouveau front républicain constitué de gens intègres et qui combattra à la fois le système Dalongeville et le Front National, Steeve Briois cible dorénavant les principales figures de cette union qu’il craint par-dessus tout sans se rendre compte que ses attaques d'aujourd'hui viennent contredire ses critiques d'hier.

De deux choses l'une, ou j'ai toujours manifesté un "soutien sans faille" à Gérard Dalongeville (et ce n'est évidemment pas le cas !) et dans ce cas, les articles de Steeve Briois étaient de mauvaise foi en septembre dernier, ou l'union de la gauche derrière Gérard Dalongeville était une union de façade et Steeve Briois, perspicace en septembre, est de mauvaise foi aujourd'hui.

Les Héninois et Beaumontois ne sont évidemment pas dupes de la stratégie assez transparente du leader local du FN. Nous nous attendons donc à ce que dans les semaines à venir, les attaques de l’extrême droite redoublent de mauvaise foi.
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 06:30
On n'avait plus entendu parler de lui depuis l'histoire du baptême de sa fille avec comme parrain Jean-Marie le Pen. Le silence n'aura pas duré bien longtemps : vendredi soir, Dieudonné, déjà condamné pour ses propos sur la mémoire de la Shoah, a décidément touché le fond.

On savait "l'humoriste" proche d'Alain Soral et du Front National - Jean-Marie Le Pen et son épouse étaient d'ailleurs présents dans la salle vendredi - mais Dieudonné a franchi un pas de plus dans l'ignoble en invitant sur scène le négationniste Robert Faurisson, à la fin de son spectacle au Zénith de Paris, vendredi soir.

Dieudonné a fait accueillir par une ovation  l'historien négationniste qui conteste depuis plus de 30 ans la réalité de l'Holocauste. Accueilli sur scène par une accolade, Faurisson s'est vu remettre un «prix de l'infréquentabilité et de l'insolence» par une personne déguisée en déporté juif.

«Vos applaudissements vont retentir assez loin [...]. Votre présence ici et notre poignée de main sont déjà un scandale en soi», a lancé Dieudonné, fier de lui, devant 5 000 spectateurs.

Robert Faurisson, souvent condamné pour négationnisme, fait l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire pour avoir qualifié l'Holocauste de «religion officielle» qui «continue d'abuser des millions de gens par des procédés grossiers».

La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel a fait part dimanche dans un communiqué de sa «consternation».

Trop souvent, la presse sociale-libérale a brandi l'accusation infamante d'antisémitisme contre des militants de la gauche radicale anti-sionistes et anti-impérialistes, l'affaire Siné n'en est que le dernier exemple en date.

Avec Dieudonné, c'est autre chose. Soutien de la liste Europalestine en 2004, Dieudonné a cultivé l'ambiguïté et a un temps tenté de se faire passer pour un paria victime du "politiquement correct", mais de dérapage en dérapage, Dieudonné a fini par toucher le fond. On ne peut qu'être consterné et atterré par ce nouveau dérapage inexcusable de Dieudonné.

Non, Dieudonné n'est pas le paria qu'il prétend être. Dieudonné ne nous fait plus rire. L'humoriste est devenu un militant d'extrême droite qui cautionne et propage en toute conscience des idées négationnistes. Triste spectacle... 
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 06:30
Gêné, le Front National, par la révélation vendredi, dans un article signé par Christophe Forcari, journaliste au service politique de Libération, du passé de Robert Ottaviani, ex-chanteur d’Ultime Assaut, un groupe de rock identitaire français (RIF) de la mouvance skinhead qui préside aujourd’hui l’association Energie Bleu Marine créée pour soutenir la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle de 2012.

D’après le journaliste de Libération, Robert Ottaviani aurait commis dans les années 90 des chansons à la gloire de la LVF, la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, dont les membres se sont engagés sous l’uniforme allemand durant la Seconde Guerre Mondiale avant d’être versés dans la division SS Charlemagne.

Robert Ottaviani dément et Christophe Szczurek, pour le Front National d’Hénin-Beaumont, s’est fendu d’un article hier pour attaquer Christophe Forcari sur son passé à la LCR - au passage, le militant frontiste confond le courant frankiste et le courant lambertiste, successivement incarné par l'OCI, le MPPT et le PT devenu POI - et l’affaire Rouillan. Le rapport avec l’article de Libé ? Aucun ! Mais c’est un grand classique du FN. Plutôt que de s’expliquer, les militants d’extrême droite préfèrent crier au complot, mettre en cause leurs interlocuteurs et jouer au petit jeu bien connu dans les cours de récréation du « C’est celui qui le dit qui y est ».

Ce faisant, Christophe Szczurek évite de répondre aux questions que soulève l’article de Christophe Forcari.

Le parcours prêté à M. Ottaviani est-il oui ou non emblématique des valeurs prônées par le Front National ? En d’autres termes, l’idéologie du Front National est-elle oui ou non imprégnée de fascisme ?

A l’évidence, la réponse est oui.

De fait, en politique, il ne suffit pas de tenir compte de ce que les membres d’un mouvement disent d’eux-mêmes ; les partis politiques s’inscrivent dans une histoire, ils naissent, meurent et laissent des héritages. Des pages très intéressantes ont été écrites sur les liens entre le PSF du colonel de La Rocque qui naît en 1936 et le RPF fondé par De Gaulle en 1947. De la même manière, le Front National n’est pas né sur une table rase, contrairement à ce que Steeve Briois et ses amis voudraient nous faire croire.

Je ne connais pas Christophe Szczurek, mais j’imagine que comme la plupart des militants du Front National, il ne se définirait pas comme « fasciste » ou « raciste ». On ne tranchera pas ici quelle est la part de sincérité et quelle est la part d'autocensure, mais le fait est que lorsqu’on interroge des militants du Front National, ils se définissent eux-mêmes comme « patriotes », ils se classent à droite. Il faut prendre acte de cette auto-définition et la passer au crible de la critique historique.

Parti de petits commerçants et artisans radicalisés par l'arrivée du PS au pouvoir, le Front National a connu ses premiers grands succès, au début des années 1980, à une époque où une partie de l’électorat de droite ne s’est plus reconnu dans un mouvement gaulliste qui avait largement perdu son assise populaire. Le programme du Front National met encore aujourd’hui l’accent sur le poids de la fiscalité. En matière de retraites ou de services publics, le FN a un programme parfaitement ultra-libéral. On reconnaît là les principaux éléments du poujadisme.

Pour autant, le Front National s’inscrit dans une histoire qui le classe incontestablement à l’extrême droite. Héritier du boulangisme, avec son culte de l’homme fort, héritier des ligues qui se constituent au moment de l’Affaire Dreyfus, le Front National emprunte une partie de ses thèmes, de ses références culturelles, historiques et politiques à l'Action Française, aux ligues des années 30, au régime de Vichy, aux partis collaborationnistes. L’admiration d’un certain nombre de militants d’extrême droite pour le régime de Vichy, pour la LVF ou la Waffen SS est un secret de polichinelle…

Aucune surprise, donc, lorsqu’on apprend dans Libé qu’un proche de Marine Le Pen admirait, dans sa jeunesse, la LVF.

Aucune surprise, mais plutôt la confirmation de ce qu’est réellement le FN. Si certains préfèrent soigneusement cacher cette vérité qui les dérange, le Parti Communiste continuera de jeter la lumière sur ce qu'est la vraie nature du Front National.
Par David NOËL - Publié dans : F-Haine
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