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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Alors que Nicolas Sarkozy organise la valse des portefeuilles ministériels, où l’on voit revenir les Fillon, Juppé, Borloo et autres consorts du même bord, la bataille des législatives est désormais ouverte.

Le nouveau président de la République voudra amplifier sa victoire à l’Assemblée Nationale, par ailleurs déjà très importante (364 députés UMP sur 577). Il ne reculera devant aucune démagogie. Sarkozy l'ami des milliardaires est l'adversaire du monde du travail et il veut une majorité bleue horizon pour appliquer le programme du MEDEF. L'air réjoui de Laurence Parisot, la patronne des patrons, sortant du bureau de Sarkozy en dit plus long que bien des discours. Dans la XIVe circonscription, l'UMP et le MEDEF présentent Nesredine Ramdani.

Le Parti Socialiste, de son côté, appellera de nouveau au « vote utile » alors même que, dans ses rangs, certains prônent le rapprochement avec le centre, d’autres la création d’un nouveau parti, et que la plupart des éléphants roses visent la place de leader. On ne sait pas au juste quelles sont les idées d'Albert Facon. Chaud partisan de Ségolène Royal hier, sera-t-il demain derrière Strauss-Kahn ? Opportuniste, Albert Facon va entretenir le flou comme il entretient le flou sur son travail de député à l'Assemblée Nationale depuis dix ans. Que fait-il à l'Assemblée Nationale ? En l'absence d'une "lettre du député" régulière, bien malin qui pourrait le dire, même si on le voit régulièrement s'exclamer et s'énerver devant les caméras de France 3 pour les questions au gouvernement !

Ne parlons pas des Verts qui lorgnent vers Bayrou, ni des autres partis qui, de l’extrême gauche aux CNPT se sont inscrits uniquement pour récupérer de l’argent public pour les 5 ans à venir, et qui savent pertinemment qu’ils n’auront aucun député à l’Assemblée Nationale.

Reste le Front National qui a lourdement perdu ses voix et n’a plus lieu d’exister, son programme ultra-libéral et haineux ayant été largement repris par l’actuel président : création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, casse du droit de grève, suppression de l'ISF... Les idées de Le Pen sont déjà au pouvoir et les salariés dupés par le discours de Sarkozy risquent vite de déchanter. Dans la XIVe circonscription, Marine Le Pen ne reculera devant aucune démagogie pour se grimer en candidate du peuple ; elle n'est que la candidate des patrons et des naïfs qui croient encore que tous leurs problèmes viennent de leur voisin étranger au chômage, forcément "assisté"... Là encore, Sarkozy a repris le discours des Le Pen. Mais pendant que Marine Le Pen divise les classes populaires, elle épargne les patrons. La mesure phare du programme de FN est la suppression de l'Impôt Sur la Fortune !

Pour le Parti Communiste, l’enjeu est de taille : conserver un groupe à l’Assemblée Nationale pour faire entendre la voix du monde du travail. Et il est bon de rappeler l’importance de ce groupe composé de 22 parlementaires et qui a lutté, pied à pied, contre les projets de la droite et du MEDEF.

Dès 2002, quand le gouvernement Raffarin se met en tête de démolir les acquis de la gauche plurielle - trente cinq heures, loi SRU, loi Hue pour le contrôle des fonds publics aux entreprises et volet anti-licenciements de la loi de modernisation sociale - les députés communistes sont les premiers opposants à la politique de Chirac, Raffarin et Sarkozy.

En 2003, François Fillon, futur premier ministre de Sarkozy, s’attaque aux retraites. Les parlementaires communistes sont les seuls à lui opposer un contre projet progressiste s’appuyant sur une réforme profonde du financement et la taxation des profits financiers.

L’année suivante, c’est au tour de l’assurance maladie d’être la cible de la droite. Les parlementaires communistes siègent tout l’été pour combattre les mesures qui abaissent le droit aux soins et font la chasse aux assurés.

En 2005, c’est la campagne pour le NON. Au congrès de Versailles, le groupe communiste sera le seul groupe à voter contre la ratification de la constitution Européenne.

Puis, c’est le CNE de Dominique De Villepin imposé par ordonnance et le CPE en 2006 adopté par le 49/3 avant d’être retiré devant l’ampleur des manifestations.

N’oublions pas non plus la directive Bolkestein : là aussi les députés et sénateurs communistes étaient les seuls à dénoncer l'ultra-libéralisme de la commission de Bruxelles.

Nous pourrions multiplier les exemples du travail exemplaire de nos élus à l’Assemblée Nationale.

Alors pour continuer ce combat nécessaire, en toute connaissance de cause, le vote communiste le 10 juin, sera important et décisif.

Dans la XIVe circonscription, le vote pour vos intérêts, le vote pour défendre le monde du travail, pour défendre l'emploi et les services publics, c'est le vote pour Dominique Watrin et Véronique Buard.

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Davy 28/05/2007 10:02

ah oui, et a t' il raison aussi de detruire tout ce pour quoi ce jeune camarade s'est battu et est mort? la sécu, les droits sociaux et le progrès, Sarkozy n'en a cure! cet homme du patronat a fait preuve d'un cynisme ecoeurant en récupérant le nom de Guy Mocquet, dont le souvenir appartient au Peuple Français, comme leurre pour légitimer sa politique de déstruction sour un pale verni d'"union Nationale"

olivier 23/05/2007 11:31

Le président Sarkozy a eu raison de lire la lettre de Guy Moquet ...