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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Nous remercions les électrices et électeurs qui ont fait confiance aux candidates et candidats présentés par le Parti Communiste Français au premier tour de l'élection législative.

Nous constatons, que sur un fond d'abstention massive des couches populaires, nous perdons un point par rapport à 2002 mais redressons notre influence après l'effondrement que nous avons connu à l'élection présidentielle de 2007.

Ce redressement est confirmé avec une plus grande ampleur dans les municipalités communistes et là où nos candidats sont implantés, ils ont ainsi contribué à réduire l'effet du "vote utile".

En effet dans ce contexte de vote utile et de prime aux sortants, le PCF partait d'un handicap dans le Pas de Calais car il ne dispose d'aucun député pour être en mesure de battre la droite.

Celle-ci, malgré le maintien des scores enregistrés par la gauche, réalise une percée et sera présente au second tour dans 12 circonscriptions sur les 14 que compte notre département.

Quant au résultat de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, ville socialiste en crise, nous l'interprétons comme un "arbre qui cache la forêt" dans la mesure où le Front National est en chute libre partout ailleurs.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cet effondrement dans les circonscriptions du bassin minier et souligner, que dans la 14ème circonscription sur-médiatisée par le parachutage de Marine Le Pen, les candidats du PCF enregistrent avec 11,5% un meilleur score que lors des élections de 2002. Contrairement à certaines enquêtes parisiennes, l'électorat communiste résiste à la pression du F.N.

Pour ce qui concerne le second tour, aucun candidat communiste ne peut se maintenir, le Parti Socialiste sera une fois de plus, à gauche, le seul représentant de la population du Pas de calais à l'Assemblée nationale.

Certes, c'est regrettable, non seulement pour le pluralisme, mais aussi et surtout au regard du bilan de ces cinq dernières années où l'opposition socialiste a manqué de combativité et de résistance aux politiques menées par la droite .

Dans une période où l'électorat est très versatile, notre appel à faire barrage à la droite risque de ne pas être suffisant. Il appartient aux candidats socialistes de convaincre les forces de gauche et de progrès, les abstentionnistes, à se mobiliser au second tour par un message clair qui donne du sens et du contenu au slogan "Battre la droite", et ne pas semer la confusion avec des alliances avec le MODEM de François BAYROU.

A titre d'exemple, l'un des actes prioritaires du Président de la République consistera à faire adopter par le Parlement, dès juillet, le projet de Constitution européenne qui fut rejetée, rappelons-le, par 70% de notre population.

Quelle sera donc l'attitude des futurs députés socialistes ? Resteront-ils sur leur consensus de 2005 ou tiendront-ils compte du refus du libéralisme qui s'exprime massivement pour lutter contre les délocalisations, la dérèglementation du travail et la casse des services publics ?

Les électeurs de gauche ont le droit de connaître, dès maintenant, le positionnement du parti socialiste que Ségolène Royal a rendu flou et incompréhensible pour la majorité des salariés.

Lens, le 12 juin 2007
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