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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Die-Linke.png L'Allemagne nous montre-t-elle la voie ?

Le congrès de fusion entre le Linkspartei.PDS (héritier du SED, le parti communiste de RDA) et le WASG (créé par des syndicalistes, d'anciens militants du SPD déçus du virage social-libéral de Schröder et des altermondialistes) a lieu ce weekend et un certain nombre de personnalités politiques de la gauche radicale française s'y sont rendus.

Il faut dire que Die Linke, le nouveau parti de gauche allemand a remporté 8,7 % des voix aux élections au Bundestag de 2005 et une cinquantaine de sièges. Die Linke est aujourd'hui crédité dans les derniers sondages de 11 à 12 % des voix, des scores qui font rêver les partisans français d'une alliance ou d'une union du PCF, de la LCR et des antilibéraux.

Jean-Luc Mélenchon évoque par exemple dans une interview à l'Humanité la possibilité pour les membres de son courant, PRS, de rejoindre à terme un Linkspartei à la française pour peu que le PCF veuille bien les accueillir.

Dimanche, avec le second tour des élections législatives, un cycle électoral s'achèvera. Laminée par les effets du mode de scrutin, la gauche risque de se retrouver très minoritaire à l'Assemblée nationale et le PCF n'est pas sûr de conserver un groupe parlementaire.

Les municipales de mars 2008 arriveront très vite. Dans l'intervalle, le PCF devrait tenir son congrès à l'automne.

La création de Die Linke s'explique essentiellement par la géographie politique allemande : le PDS, bien implanté dans les Länder de l'ex-Allemagne de l'Est n'a jamais percé à l'Ouest. A contrario, le WASG est né en Allemagne de l'Ouest autour d'anciens militants du SPD. Ce modèle me paraît difficilement transposable en France.

"Là où il y a une volonté, il y a un chemin", disait Lénine. J'avoue être quand même sceptique sur la volonté d'un certain nombre d'antilibéraux de s'unir avec le PCF ; la campagne de José Bové a montré quel pouvait être le jusqu'au-boutisme libertaire et anti-parti des gens qui soutenaient l'ancien leader de la Confédération paysanne.
Quant à l'aile gauche du Parti socialiste, ce n'est pas demain qu'elle quittera un PS devenu hégémonique à gauche ; les amis de Gérard Filoche ont été très clairs sur ce point et Jean-Luc Mélenchon a vraisemblablement lancé un simple ballon d'essai, sans doute avec l'accord de Laurent Fabius qui cherche à se repositionner.

A mon sens, le PCF a d'importantes réserves de voix et une marge de manoeuvre à condition qu'il se dote d'un programme clair et d'une direction nationale rajeunie et combative (comme la LCR a su le faire).

En tout état de cause, l'exemple allemand devra être scruté et il faudra débattre avec sérénité de l'avenir du Parti Communiste. Le débat est d'ores et déjà ouvert sur notre blog. A vos claviers !
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S
Pour qu'un linkspartei arrive à naître en France, il faudrait une intervention des éléments les plus conscients de la classe ouvrière. C'est ce qui est arrivé en Allemagne. Des syndicalistes ne se reconnaissant plus dans le SPD ont exigé la création d'un nouveau parti.Enfin comme tu le dis, la géographie politique allemande explique aussi la création de ce parti. Il était idiot d'avoir deux partis l'un à l'Est et l'autre à l'Ouest..
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M
, euh ne serait ce pas plutôt à mettre à l'actif de Lao Tseu ?
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D
J'ai cherché sur le net, la citation est généralement attribuée à Lénine ou à Jean Jaurès.