Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

 

Publié par David NOËL

medefsarkozy.jpgNicolas Sarkozy et son gouvernement réactionnaire sont déjà en ordre de bataille et les mauvais coups commencent à pleuvoir.

Dès le mois de juillet, sans tenir aucun compte des revendications des étudiants et des enseignants, le gouvernement entend renforcer l'autonomie des universités, en fait, transformer les présidents d'universités en véritables patrons. C'est la mort programmée de l'université telle que nous la connaissons : d'abord parce que le projet de loi instaure la sélection à l'issue de la licence, à Bac + 3.
Je m'étais battu, en 2003, avec mes camarades de l'UNEF et de SUD Etudiant contre la réforme LMD. Nous craignions à l'époque l'instauration de la sélection à l'entrée du master, à bac + 3 alors qu'elle se faisait auparavant après la maîtrise, à bac + 4. François Fillon, puis Gilles de Robien avaient promis que la première année du master resterait accessible à tous les étudiants sans sélection. Le projet de loi sur l'autonomie des universités revient sur cette promesse.
En matière de "gouvernance" des universités - le mot est à la mode - le projet de loi sur l'autonomie des universités constitue un grave recul démocratique : une université est dirigée par un conseil d'administration. Celui de l'université de Lille III, par exemple, compte 60 sièges : 26 élus enseignants, 14 élus étudiants et 8 élus du personnel technique et administratif. Avec le projet de loi de Valérie Pécresse, on passerait à des CA de seulement 20 membres. Parmi eux, seulement 3 étudiants. L'objectif de Sarkozy et de Pécresse est de briser les syndicats étudiants et enseignants, de transformer les présidents d'université en patrons et de faire plus de place aux entreprises.

A peine arrivé, le gouvernement Sarkozy-Fillon s'attaque aux fonctionnaires. Eric Woerth, ministre du budget et des comptes publics vient  d'annoncer que 30 000 à 40 000 fonctionnaires, sur les 70 000 qui partent en retraite en 2008, ne seront pas remplacés. C'est un recul du service public qui se traduira inévitablement par un recul des services rendus aux usagers, que ce soit à l'école ou à l'hôpital.
Ces 35 000 départs de fonctionnaires à la retraite non remplacés représentent une économie budgétaire de 1 milliard d’euros par an, une « économie » à rapporter aux 10 à 15 milliards d’euros par an de cadeaux fiscaux qui vont être distribués par Nicolas Sarkozy à quelques privilégiés (bouclier fiscal, défiscalisation, donation-succession...).

Pour briser toute contestation, Nicolas Sarkozy est bien décidé à réaliser le vieux rêve du patronat de limiter le droit de grève. Xavier Bertrand, ministre du Travail, a présenté hier aux syndicats un avant-projet de loi sur le service minimum particulièrement scandaleux, qui vise à opposer les français les uns aux autres, à pointer du doigt les grévistes et à compliquer l'exercice du droit de grève. Le MEDEF est enchanté...

Le mouvement social doit se tenir prêt à riposter aux attaques de la droite. On peut pronostiquer, sans risque de se tromper, des lendemains qui déchantent pour beaucoup de salariés dupés par la démagogie de l'UMP.
Dans leurs syndicats, dans leur parti, les militants du PCF d'Hénin-Beaumont mèneront le combat pour défendre les droits de tous les travailleurs.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article