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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Alain-Bocquet2.jpgDéclaration d’Alain BOCQUET, Porte-parole des Député-e-s Communistes et Républicains suite à la déclaration de politique générale du Premier Ministre.

Le ton ayant été donné par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, le discours de politique générale du Premier ministre n’a fait qu’entériner des choix élaborés ailleurs, et confirme toutes les craintes du mouvement social.

En écho aux revendications du MEDEF et des milieux financiers, gouvernement et majorité UMP renforcent une politique porteuse de difficultés accrues pour les Français, comme la nuée porte l’orage.

Si rupture il y a aujourd’hui, c’est donc celle que ces choix opèrent brutalement avec l’aspiration de notre peuple à une vie plus juste, plus sure et à un avenir meilleur.
 
En témoignent les nouveaux milliards d’euros que vont représenter dans la Loi de Finances 2008 les allègements de charges, les exonérations diverses et cadeaux fiscaux en tous genres consentis à l’actionnariat boursier, aux catégories les plus riches et aux plus gros patrimoines...

Le mépris opposé à la demande d’un vrai coup de pouce au SMIC, cyniquement porté le 1er juillet, de 8,27 euros à 8,44 euros (!), en dit long quand dans le même temps, l’addition des dix plus grandes fortunes personnelles françaises approche à elle seule les 80 milliards d’euros.

L’avant-projet de loi cadre pour un service minimum dans les transports suscite l’opposition des syndicats qui dénoncent l’attaque du droit de grève.

Le démantèlement de la carte scolaire, la direction donnée à la réforme des universités malgré certains reculs, la suppression de 10 000 postes dans l’Education nationale alors que progressent les inégalités scolaires et l’illettrisme, suscitent la réaction des enseignants et des personnels, des parents d’élèves et des étudiants attentifs aux mauvais coups susceptibles d’être encore portés au service public d’enseignement, au cœur même de l’été.

Le redécoupage de la carte judiciaire mobilise contre lui les professionnels du droit déjà largement hostiles à l’instauration des peines plancher.

L’annonce de suppression de 40 000 postes de fonctionnaires en 2008, après les 15 000 de 2007 et les 9 500 de 2006, rappelle la responsabilité écrasante de ce pouvoir liquidateur d’emplois, dans la casse du lien social et de l’ensemble de nos services publics.

La TVA, dite injustement « sociale », ne sera qu’une publicité mensongère qui veut fiscaliser le financement de la protection sociale et de la santé. Les franchises médicales annoncées pour janvier 2008 pèseront un peu plus encore sur le droit à la santé tandis que 80 milliards d’euros de placements financiers resteront exonérés de cotisation pour l’assurance maladie.

Enfin le refus de Nicolas SARKOZY, de soumettre le traité simplifié sur l’Europe à un vaste débat national et au référendum des 27 peuples de l’Union, finit de dévoiler la véritable nature, ultraconservatrice et réactionnaire, du gouvernement et de sa majorité.

Le Premier ministre a fait appel à la nécessité d « idées nouvelles ». Mais faire du neuf, ce n’est pas comme s’y est attaché François FILLON, promettre tous azimuts en se refusant d’avance à aller chercher l’argent là où il est. Le Premier ministre vient de prononcer un discours « touche à tout », où l’essentiel a été oublié.

L’utilité sociale de la richesse produite par le travail des hommes, c’est un engagement et un enjeu que le chef du gouvernement c’est bien gardé d’aborder, pleinement préoccupé d’affirmer au contraire sa volonté de faire payer toujours plus les citoyens, les usagers et les collectivités locales en commençant par les communes.

Face à l’arrogance et à la suffisance, l’heure est à la résistance et à l’espérance.

C’est pourquoi les député-e-s communistes et républicains qui ont bien évidemment voté contre les orientations annoncées par François Fillon, appellent au rassemblement de tous ceux qui refusent la liquidation des acquis sociaux de notre peuple, et qui veulent affirmer l’exigence immédiate de justice sociale et de progrès, et l’ambition de construire une société solidaire, plus fraternelle et plus humaine.

Les député-e-s communistes et républicains sont plus que jamais ouverts à cette espérance, engagés et présents au cœur de ce « commun combat ».
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