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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par UEC

ouvrier-specialise.jpg L’Union des étudiants communistes dénonce une nouvelle fois le projet de loi relatif aux libertés des universités. Les modifications de ces derniers jours ne changent en rien une logique globale dangereuse qui vise la confiscation et la marchandisation des savoirs et cela, nous ne pouvons l’accepter.

Le texte du projet est irrecevable sur trois points précis :
- La présidentialisation de la gouvernance des universités, avec un CA restreint, un président tout puissant, un CS et un CEVU relégués au rang d’instances consultatives.
- La casse du statut d’enseignant-chercheur, avec le droit de veto du président sur les affectations des personnels et la possibilité qu’il obtient de recruter des contractuels.
- Les attaques sur le service public, avec un système de pré-inscription qui pourrait mener à la sélection à l’entrée de l’université.

Nous réaffirmons la nécessité d’une véritable concertation pour clarifier avant tout la finalité et les missions de l’enseignement supérieur et cela doit faire l’objet du plus large débat. Pour l’UEC, il s’agit de construire un service public démocratisé visant notamment la formation à la citoyenneté, le partage et l’appropriation par tous des savoirs, la sécurisation des parcours, donnant à chaque étudiant les moyens de réussir ses études.

Nous estimons que les mesures du projet gouvernemental ne peuvent aboutir qu’a la casse du service public d’enseignement supérieur. L’autonomie financière donnée aux établissements, c’est à dire le transfert de la gestion de l’ensemble de leurs ressources aux universités et la possibilité d’un financement privé de grande ampleur, laisse craindre une privatisation du supérieur et l’instauration d’un système à deux vitesses. Il est ainsi probable qu’une des graves conséquences de l’application de ce projet soit, à moyen terme, l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants.

L’Union des étudiants communistes demande à nouveau le retrait de ce projet de loi et l’organisation d’assises de l’enseignement supérieur et de la recherche pour répondre aux enjeux de notre époque. Nous participerons à toutes les initiatives allant dans ce sens.
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makhno 13/11/2007 13:33

"En conclusion ce sont donc les ETUDIANTS LES PLUS DEMUNIS ET LES PLUS FAIBLES QUI SONT LE PLUS AFFECTES par les blocages des universités", je cite Xav.Je sais pas vous, mais moi quand je vois des gens de droite prendre la défense des "plus démunis et des plus faibles", ça m'émeut énormément.Je me permets quand même de rappeler à Xav qu'il y a des limites au "foutage de gueule", à mon humble avis, si il était tant que ça préoccupé du sort des "plus démunis et des plus faibles" (il n'en fait probablement pas partie je présume), il éviterait de prendre (sans vergogne) le parti de ceux qui veulent casser l'université et la livrer au bon vouloir de ceux qui possèdent le pouvoir de l'argent, pouvoir "démocratique" s'il en est comme nous le savons tous.Cordialement

Xav. 12/11/2007 11:49

Je prends ma plume pour vous parler d'un sujet qui me tient à coeur : les tentatives de blocages de nos universités par les organisations d'extrême gauche.     De quoi s'agit-il ? Il s'agit pour s'opposer à la réforme de l'université de bloquer l'accès de nos universités A TOUS LES ETUDIANTS.     Comment cela se passe-t-il ? En général, les syndicats étudiants d'extrême gauche (AGET, UNEF) organisent une Assemblée Générale dans un amphi quelconque puis convoquent tous leurs sympathisants respectifs. Le jour de l'AG, les responsables de ces organisations antidémocratiques "filtrent" l'accès à l'AG, en d'autres termes : ILS BLOQUENT L'ACCES A L'AG POUR LES ETUDIANTS QUI N'ADHERENT PAS A LEURS IDEES.     Comment est voté le blocage ? Malgré ça, au cas où une petite opposition subsiste, un VOTE A MAIN LEVEE de la motion proposée est organisé, quelque fois de la sorte (véridique) :(organisateur) - qui est contre la motion ?personne n'ose lever la main(organisateur) - qui s'abstient ?personne n'ose lever la main(organisateur) - la motion est adoptée à l'unanimité. Résultat : la semaine dernière, 500 gauchistes révolutionnaires ont voté le blocage de l'université du Mirail qui accueille environ 17 500 étudiants soit 35 FOIS le nombre total de votants.     Que se passe-t-il concrètement ? Une fois la motion votée, les extrémistes bloquent l'université avec souvent le concours d'une ADMINISTRATION UNIVERSITAIRE COMPLAISANTE. Les étudiants ne peuvent étudier, les cours sont reportés à des dates ultérieures, éventuellement, les examens sont reportés.     Qui est le plus affecté par les blocages ? Les étudiants qui travaillent pour financer leurs études sont souvent très affectés par ces blocages car leur emploi du temps serré ne leur permet pas par la suite d'absorber de grosses charges de cours et de travail en fin de semestre pour rattrapper le retard accumulé lors des blocages. Les étudiants résidant loin de leur lieu d'étude et particulièrement les étudiants des DOM des TOM ou Africains peuvent être amenés à ne pas se présenter si les examens sont décalés car ils ont souvent acheté bien à l'avance des billets d'avion qui ne sont pas toujours déplaçables. S'ils se présentent, ils peuvent en contre partie perdre leur seule occasion de l'année de rentrer voir leur famille. Il existe d'autres cas où un décalage d'examen peut provoquer une collision avec un stage à l'étranger ou autre problème difficile à résoudre. En conclusion ce sont donc les ETUDIANTS LES PLUS DEMUNIS ET LES PLUS FAIBLES QUI SONT LE PLUS AFFECTES par les blocages des universités. Pour toutes ces raisons puisque le blocage des universités est antidémocratique, qu'il ne sert que des intérêts politques et qu'il dessert les intérêts étudiants, qu'il accroit les inégalités entre les étudiants, je vous demande de signer comme moi les pétitions contre les blocages et de favoriser toute initiative permettant le libre accès à nos universités qui ne doivent pas devenir demain des zones de non droit. http://www.mesopinions.com/Contre-le-blocage-des-Universites--petition-petitions-9a82e3e2b534d0766c8f415ba1fb6afa.html#signer-petition 

David NOËL 12/11/2007 14:27

C'est l'argumentaire classique des étudiants de droite et des ultra-libéraux. Sans intérêt. A vous lire, vous n'avez pas dû aller dans beaucoup d'Assemblées Générales, parce que les débats y sont animés et que la démocratie y est respectée. Pour mémoire, la semaine dernière, à Lille I, le vote pour le blocage de l'université est passé avec 810 voix contre 800 voix. On ne peut pas vraiment dire qu'il n'y avait là que des "gauchistes". En réalité, la grève a pour but de défendre une université publique gratuite et accessible à tous. La loi LRU organise l'entrée du patronat à l'université, elle constitue un dénie de démocratie puisque les organisations syndicales verront leur représentation réduite dans des conseils restreints, elle renforce la présidentialisation des universités. Jusqu'en juillet, il y avait aussi dedans la sélection à l'entrée du master, soit à bac + 3 au lieu de bac + 4. Ce nivellement par le bas, heureusement repoussé par l'Unef en dit long sur la volonté de la droite de démolir l'université publique.

Rudi Dutschke 12/07/2007 10:52

Il faudra une mobilisation contre cette nouvelle attaque, qui augmenterait encore plus les inégalités entre universités, et surtout entre étudiants. Soit l'inverse de ce qu'il faudrait faire !