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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

Manif-31-juillet.jpgA l’issue d’un séminaire du gouvernement, le Premier ministre, François Fillon, a annoncé 22 700 départs de fonctionnaires, soit près de 11 000 «non-remplacements» de plus qu’en 2007.

Le candidat Sarkozy avait annoncé le «non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux», et le gouvernement revoit ce chiffre à la baisse. Selon une stratégie habituelle, le gouvernement simule un geste d’apaisement, entrainant la plus grande partie des commentateurs sur le chemin hypocrite du lâche soulagement. Le gouvernement ne se livre pourtant qu’à un grossier tour de passe-passe.

Comment ne pas voir pourtant que chaque fonctionnaire qui n’est pas remplacé, c’est un peu du service public qui disparaît. Depuis plusieurs années, le gouvernement n’a cessé d’utiliser les services publics comme bouc-émissaire. Démonstration en fut encore faite à propos du service minimum. Alors que 98% de la gêne causée aux usagers des transports vient de la détoriation des conditions de travail, du manque de personnels et d’investissements dans le matériel, le gouvernement s’attaque au droit de grève.

Loin d’infléchir sa politique, c’est un nouveau coup qui est porté à l’intérêt général et au bien commun. Toute modernisation est illlusoire si le gouvernement vide les services publics des fonctionnaires qui les mettent en oeuvre. Il écrit ainsi, un nouvel épisode de la grande braderie estivale.

Si l’on veut placer l’intérêt général et les besoins de la majorité des françaises et des français comme une priorité, il faut construire de grands services publics, élargis, modernisés et démocratisés. Les 80 rassemblements du 31 juillet, à l’initiative des organisations syndicales marquent la volonté de ne pas céder au diktat que le gouvernement déploie pendant la période estivale.
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