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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

tlogoantifn.jpgSteeve Briois ne nous effraie pas. Malgré ses ambitions démesurées, le leader local du Front national n'est que le chef d'une formation d'extrême droite aux idées particulièrement abjectes et la parodie de discours anticapitaliste qu'il tient ce matin ne trompera personne : la mesure phare du FN est la suppression de l'ISF...

Steeve Briois revient aujourd'hui sur le vote d'une aide exceptionnelle de 840000 € aux salariés de Sublistatic qu'il se fait une gloire d'avoir votée.

Les salariés de Sublistatic savent bien que le Parti communiste a toujours été à leurs côtés. Nous avons été les seuls à demander que l'on donne plus de pouvoir aux comités d'entreprise et à exiger l'interdiction des licenciements et la mise en place d'une Sécurité Emploi Formation financée par les entreprises, des propositions soutenues par de nombreux salariés.

Sur la question de l'aide exceptionnelle aux salariés de Sublistatic, Alain Bruneel, maire de Lewarde et conseiller régional, nous confirme ce matin que les salariés de l'entreprise héninoise s'étaient vus en réalité proposer une Convention de Reclassement Personnalisé (CRP) pour obtenir 3 000 € de prime, plus 7 000 € s'ils décrochaient un CDI, un CDD ou une formation. Selon la loi, le financement des CRP relève de la responsabilité de l'Etat et des entreprises.
Or, l'exécutif régional a toujours refusé d'engager la bataille avec l'Etat sur ce sujet, ouvrant la voie au laxisme politique et au clientélisme. En se substituant à l'Etat, le Conseil Régional génère un traitement inégalitaire des différents territoires.
Seuls les conflits locaux médiatisés sont bénéficiaires de ces dispositifs volontaristes en laissant de nombreux salariés au bord du chemin.
La région a préféré opter pour un Contrat de Transition Professionnelle (CTP), un dispositif expérimental qui s'applique notamment dans le Valenciennois, qu'elle a financé à hauteur de 50 %...
Le CTP peut être un outil intéressant pour répondre à la question de l'insécurité sociale, mais son financement doit relever de la responsabilité de l'Etat et des entreprises.
L'institution régionale manque d'une véritable culture de négociation avec l'Etat et cette incapacité engendre une fébrilité politique tout en mettant en tension les finances publiques du Conseil régional.

Daniel Percheron, président de la région, l'a d'ailleurs reconnu à mots couverts. Son communiqué en date du 14 juin indique : "La politique de l'emploi est une politique qui relève de la compétence et de la responsabilité exclusives de l'Etat. [...] Il serait évidemment plus logique que l'Etat, en ces circonstances douloureuses pour les 168 salariés concernés, fasse son devoir, tout son devoir. Ce n'est manifestement pas le cas à Hénin-Beaumont."

Les élus communistes à la commission permanente du Conseil régional ont tenu, par un vote symbolique, à s'opposer au désengagement de l'Etat, un désengagement qui met à mal les finances du Conseil régional. Sur ces deux points, c'est le FN qui, en dernière analyse, a trahi les salariés de Sublistatic.
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