Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

 

Publié par David NOËL

borloo.gifSteeve Briois est pathétique dans son aveuglement. Le leader local du FN est tombé à pieds joints dans le piège tendu par Jean-Louis Borloo.
Mal à l'aise, il invoque la compétence du conseil régional en matière de formation professionnelle pour justifier le vote d’une aide exceptionnelle aux salariés de Sublistatic. Mais c’est justement le problème !

Les ex-Sublistatic n’auraient jamais dû se voir imposer un Contrat de transition professionnelle. Victimes d’un licenciement économique, ils avaient droit à des indemnités de chômage. Le CTP qui leur a été proposé les transforme en « stagiaires de la formation professionnelle » et permet par la même occasion à l’Etat de se défausser, en l'occurence sur la région qui a choisi de prendre les devants en finançant à hauteur de 50 % le CTP. Une manip' qui reçoit aujourd'hui la bénédiction du FN toujours au rendez-vous lorsqu'il faut saper les droits des chômeurs.
En tout état de cause, c’est tout bénéfice pour l’Etat qui peut par la même occasion truquer les chiffres du chômage tout en dédouanant les entreprises de leurs responsabilités.

Il faut savoir que le Contrat de transition professionnelle de Jean-Louis Borloo qui a été proposé aux salariés de Sublistatic est un dispositif de reclassement passé en force (c'est-à-dire à la dernière minute et sans concertation dans le cadre d'un projet de loi sans rapport direct avec la mesure) par le gouvernement en début d'année. Celui-ci consiste à verser 80 % du salaire brut pendant un an au bénéficiaire qui s'engage à chercher un emploi, suivre une formation ou faire preuve de mobilité, en échange d'un suivi renforcé. En dépit du rejet des partenaires sociaux et de l'UNEDIC, Jean-Louis Borloo compte progressivement substituer le CTP à la CRP (Convention de reclassement personnalisé), autre dispositif douteux déjà entré en vigueur depuis juin 2005.

Pour mémoire, le chômeur qui bénéficie d’une convention de reclassement personnalisé n'est plus considéré comme un chômeur, mais un stagiaire de la formation professionnelle. En glissant ainsi sous le tapis des stagiaires de la formation professionnelle, il échappe à la comptabilité des chiffres du chômage, à la grande satisfaction de l'Etat, tout en prenant sur son dos la responsabilité de son départ, ce qui a l'avantage de dédouaner l'entreprise pourtant à l'initiative du licenciement économique nouvelle formule.

Les indemnités perçues ne sont pas des indemnités de chômage mais une allocation spécifique de reclassement. C'est la flexibilité et l'insécurité pour les salariés. Mêmes droits, mêmes obligations que les chômeurs mais « moins » gratuit, puisque déductible du droit individuel à la formation. Les personnes optant pour cette formule et signataires de la convention de reclassement personnalisé « bénéficieront » d'entretiens individuels, de pré-bilan, de bilan de compétences, validation des acquis et de l'expérience, de soutien psychologique, éventuellement de formation… mais uniquement des formations pour accéder à des emplois dits « en tension ».

En fait, elles auront les mêmes droits que les chômeurs, les mêmes obligations sous peine des mêmes sanctions (signalement à la DDTEFP) sauf que pour elles, ce ne sera pas gratuit. Elles auront l'honneur et l'avantage de participer aux frais grâce aux fonds collectés dans le cadre du DIF (droit individuel à la formation) et à leurs indemnités de préavis, qu'elles n'effectueront pas, et que les employeurs reverseront aux Assedic.

Le Contrat de Transition Professionnelle, tout comme la Convention de reclassement personnalisé, n'offre rien de plus solide que le dispositif classique (PARE - Plan d'aide au retour à l'emploi), mais il a l'immense avantage de transformer le nouveau demandeur d'emploi en « salarié en transition » qui va le propulser directement en catégorie 4 - stagiaires de la formation professionnelle, non comptabilisés dans les statistiques du chômage. Ainsi, des dizaines de milliers de licenciés n'apparaissent pas dans les chiffres officiels.

Les élus communistes à la région ont été les seuls à se montrer conséquents en refusant, à juste titre, de cautionner un dispositif qui sape les droits des chômeurs et qui participe du désengagement de l’Etat.

Contrairement à ce que croit Steeve Briois, les ex-Sublistatic ne sont pas idiots et ont bien compris que le PCF était à leurs côtés dans cette affaire.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Rions un peu....Le blog de Steeve Briois déborde d'insultes et de haine mais savez-vous qu'on y trouve des perles dignes de figurer dans le Canard Enchaîné? Parlant de Kouchner qu'il appelle-c'est drôle, Koukouche panier- il nous dit:" Le voilà aujourd'hui le supplétif de Cécilia contre un marocain ministériel" !!!Monsieur Briois donne des leçons à tout le monde. Ses leçons politiques sont effrayantes de bêtise et de bassesse ( la dernière: "regardez ces méchants communistes qui ont lâché Sublistatic") et ses leçons d' humour consternantes. Restent les perles et les gaffes qui seules nous font vraiment rire....
Répondre
D
Steeve Briois radote... Il nous gratifie d'un nouvel article ce matin pour dénoncer le vote "scandaleux" des élus PC au conseil régional. Dans le même article, Briois parle bien d'un dispositif imparfait et d'un nécessaire bras de fer à engager avec l'Etat. Un bras de fer qu'il n'a pas engagé... L'Etat peut dormir tranquille : Sarkozy et Xavier Bertrand n'ont qu'à continuer l'oeuvre de Borloo et saper encore un peu plus les droits des chômeurs.En refusant de cautionner le dispositif de Borloo, nous avons mis l'Etat devant ses responsabilités, ce que n'a pas fait Briois malgré ses rodomontades. Si le vote de l'aide exceptionnelle de 840 000 € aux ex-salariés de Sublistatic n'avait pas été acquis d'avance, nos élus, malgré leurs réserves, l'auraient bien évidemment votée. 
D
Pour compléter un bon texte de notre camarade Ulrich Savary: LE PEN devient sarkozyste. Il aura finalement suffi de peu de choses pour faire du leader du FN un « toutou » du président. La perte de plus d’un million de voix et une rencontre à l’élysée. Et voilà que Jean-Marie Le Pen se met à louer le travail de Nicolas Sarkozy. Invité hier de RTL, le président du Front national a jugé que le chef de l’État tenait, pour le moment, « un certain nombre de ses promesses électorales ». « Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire ». Pourtant durant toute la campagne présidentielle, le FN n’avait pas ménagé le candidat de l’UMP. A plusieurs reprises, Jean-Marie Le Pen avait qualifiait Sarkozy « d’illusionniste », de « petit télégraphiste de Bruxelles » ou encore de « chef de la racaille politicienne ». Ses attaques se firent même de plus en plus virulentes au fur et à mesure que le leader frontiste sentait la qualification pour le second tour lui échapper. Ainsi, il avait brocardé les origines de Sarkozy : « C’est un candidat qui vient de l’immigration, moi je suis un candidat du terroir. C’est vrai qu’il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français », déclarait-il sur Europe 1 le 8 avril. Enfin dans un entretien accordé au quotidien israélien Maariv le 19 avril, il soulignait que le futur président « est juif par sa mère. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses sentiments de sympathie très particulière à l’égard d’Israël comme des États-Unis. » Alors pourquoi un tel revirement ? Peut-être que le vieux chef usé par la dernière campagne a compris que le salut de son parti (et de sa fille…) viendra d’un rapprochement avec l’UMP. En effet, le FN est sorti très affaibli des deux dernières élections. La présidentielle a vu la fuite d’une partie des électeurs frontistes pour l’UMP, et les législatives ont confirmé la chute électorale du FN. A ces mauvais résultats s’ajoutent des comptes exsangues et une perte importante de militants. Mais surtout, le FN est fragilisé aussi par son propre fonctionnement. Le parti est construit autour d’un chef charismatique et risque de ne pas se relever à la mort de celui-ci. Donc, il faut trouver et vite, une porte de sortie pour les cadres dirigeants du FN et pour Marine Le Pen. C’est digne d’un comportement de « racailles politiciennes » dont la propre survie importe plus que tout le reste. Pourtant une question reste en suspend. L’UMP pourra-t-elle recycler le FN ? Il faut dire que le jeu de séduction de l’UMP à l’égard du FN fonctionne. Et pour cause. Nicolas Sarkozy a pris une série d’engagement que le FN ne peut qu’approuver. La création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale ou encore la remise en cause du droit de grève. Tout cela va dans le bon sens pour le FN. C’est en quelque sorte le programme du FN qui est appliqué. En dehors de toute « tambouille politicarde », ce rapprochement de circonstance n’est pas sans un accord idéologique entre le FN et l’UMP, sur le fond. En effet, si le leader historique de l’extrême droite française voit en Nicolas Sarkozy « un type qui tient ses engagements » c’est bien que la politique du président est proche de ce que Le Pen aurait voulu faire, si il était à sa place. Cela montre en tout cas combien le « prince président » Nicolas Sarkozy est un homme dangereux. Ulrich Savary.
Répondre
D
Le FN défenseur des travailleurs.?On croit rêver......Il suffit d'aller sur leur site pour lire le programme économique: baisse des cotisations patronales, suppression de l'ISF, des 35 heures, de la taxe professionnelle, refonte du Code du travail....et contrôle des comptabilités des syndicats!!!! Un programme ultra libéral masqué par les discours de haine envers les migrants, les "gauchistes", les intellectuels et les jeunes....Bref le FN est le boutefeu de Sarkozy et du Capital qui en profitent pour rafler la mise....Quant à Steeve Briois toujours aussi arrogant, il a été refoulé par les ouvriers de Metaleurop et subira, nous ferons tout pour celà, le même sort aux municipales...Bon courage David pour ton travail exemplaire...
Répondre