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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Plantu-10-05-03.jpg L'offensive de la droite contre les retraites se poursuit. La semaine dernière, Nicolas Sarkozy était l'invité du MEDEF, dont la présidente, Laurence Parisot, réclame désormais que l'âge légal du départ à la retraite soit fixé à 62 ans.

Le Figaro, l'organe officiel de l'UMP nous apprenait un article plus loin qu'en Allemagne, le gouvernement SPD-CDU vient de porter à 67 ans l'âge légal de départ à la retraite. Il est déjà de 65 ans en Espagne et en Autriche, de 67 ans en Norvège. Le Royaume-Uni veut le porter à 68 ans. La feuille de route de François Fillon est tracée...

Sarkozy et Fillon sont aux ordres des patrons. Ils leur accordent des réductions d'impôts et de cotisations mirobolantes et sont décidés à détruire tous les droits sociaux : droit de grève, droit au logement, droit à la santé, à la sécurité sociale, à l'éducation, à la retraite. Avec la droite, tous nos droits sont menacés, les uns après les autres.

En 1993, Edouard Balladur a porté à 40 ans au lieu de 37,5 le nombre d'annuités pour pouvoir bénéficier de la retraite à taux plein dans le privé. 10 ans plus tard, François Fillon, alors ministre du Travail, était devenu amnésique et fustigeait les privilèges insupportables des fonctionnaires qui n'avaient pas encore été victimes des attaques gouvernementales.
Malgré la mobilisation de millions de salariés au printemps 2003, la droite est passée en force pour imposer aux fonctionnaires le passage aux 40 annuités de cotisations. Et demain, avec la loi Fillon, il faudra travailler 41 ans, 42 ans, voire 45 ans - c'est le rêve du MEDEF - pour bénéficier d'une retraite à taux plein...

Diviser pour mieux régner, c'est, depuis toujours, la devise de la droite qui a attaqué séparément les salariés du public et du privé pour empêcher l'émergence d'un vaste front de classe contre ses réformes antisociales. Aujourd'hui, c'est au tour des salariés des grandes entreprises publiques (SNCF, EDF-GDF, RATP) d'être sommés de renoncer à leurs "privilèges". Le journal La Tribune vient de révéler que le gouvernement préparait un décret visant à abroger les régimes spéciaux, une information confirmée par François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT.

Le Parti socialiste tombe dans le piège : à l'université d'été de La Rochelle, Arnaud Montebourg et Bertrand Delanoë sont revenus, tour à tour sur les régimes spéciaux de retraite qu'il faudrait remettre en cause. Et les dirigeants socialistes de reprendre les arguments de Sarkozy et Fillon sur la terrible injustice que constituent les régimes spéciaux...
Nous l'avons toujours dit sur ce blog, c'est une erreur politique monumentale que d'adhérer au discours de son adversaire et de lui emprunter son idéologie sous prétexte d'être "réaliste". Pour une raison simple : le contenu du "réalisme" a été, au préalable, défini par l'adversaire...

Les militants communistes luttent quotidiennement pour des idées, pour des valeurs : l'égalité, la solidarité, la justice sociale. Nous nous battrons contre les projets du gouvernement pour préserver les droits des salariés et conquérir de nouveaux droits.
Nous ne laisserons pas Sarkozy démanteler les services publics, remettre en cause le droit de grève et les droits des salariés, notamment en matière de retraite.
Les militants communistes participeront, avec les syndicats, à toutes les actions pour défendre les droits des salariés et faire échec à la politique libérale de Sarkozy et Fillon.
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