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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

drapeaupcf.jpg Ce week-end se tiendra l’Assemblée extraordinaire du PCF, à la Grande Arche de la Défense (92). Les militants communistes de La Riposte participeront activement aux débats. Il y aura, dans l’Assemblée elle-même, des délégués communistes qui défendent nos idées marxistes.

L’affaiblissement de la base électorale du PCF – et de son influence en général, dans le mouvement ouvrier – suscite de profondes interrogations chez les militants communistes. Nous voulons rappeler ici, de façon synthétique, quelques unes des principales idées de La Riposte sur le parti et son programme.

1. Au lendemain du revers électoral de 2007, les éléments les plus droitiers de la direction du PCF ont intensifié leur campagne en faveur de la dissolution du parti. De nombreux dirigeants considèrent la « forme parti » comme dépassée et inutile. La Riposte est résolument hostile à cette tendance liquidationniste. Le parti est l’instrument indispensable à l’élaboration, à la défense et à la propagation de notre programme et de nos idées, ainsi qu’à l’organisation pratique de notre activité politique en général. Certes, l’existence du parti ne suffit pas. Il faut aussi que son programme, ses idées et sa stratégie soient corrects. Mais pour que ces questions soient discutées démocratiquement par les militants communistes, il faut une organisation – un parti.

2. Contrairement à une idée largement répandue, parmi les dirigeants du PCF, les causes de son déclin ne sont pas à chercher en dehors du parti – dans la situation objective ou dans de prétendues « mutations sociologiques ». Ces causes sont internes, et la principale tient dans le caractère réformiste du programme actuel du parti.

Le programme du parti a été progressivement vidé de toute mesure susceptible de remettre en cause la propriété capitaliste des banques, des grands groupes industriels et de l’économie en général. Il ne contient presque aucune nationalisation. Il se limite à des taxes, des prélèvements, des amendes, des augmentations de salaire, etc., mais ne propose aucune alternative au capitalisme. Ce réformisme « anti-libéral » constitue, en substance, un abandon du socialisme et un ralliement à l’économie de marché, c’est-à-dire au capitalisme.

3. L’expérience de la participation gouvernementale des dirigeants communistes – avec le blocage des salaires, les fermetures et la suppression de dizaines de milliers d’emplois dans les bassins industriels (sidérurgie, charbonnages) en 1983-84, puis les privatisations sous Jospin – a démoralisé et désorienté la base du PCF et miné sa position électorale. Elle a convaincu les travailleurs que la politique du PCF n’est pas fondamentalement différente de celle du PS. Ce que l’électorat socialiste tolère, en grinçant des dents, de la part des dirigeants du PS, l’électorat communiste ne le tolère pas de la part du PCF. Un parti « communiste » qui privatise ne sert à rien, si ce n’est à démoraliser son propre camp.

4. Le programme du PCF doit s’attaquer au cœur du capitalisme. Il faudrait mener une campagne vigoureuse pour faire comprendre la nécessité impérative de briser l’emprise des capitalistes sur l’industrie, le secteur bancaire, les assurances, l’agro-alimentaire et la grande distribution – c’est-à-dire de nationaliser cette infrastructure économique et de la placer sous le contrôle démocratique des salariés. Une campagne de ce genre aurait un impact important sur la conscience politique des millions de personnes qui sont aujourd’hui touchées de plein fouet par la politique de la droite et du patronat.

Cela ne signifie pas, bien évidemment, que le mouvement communiste ne doit pas présenter un programme de revendications « immédiates » dans les domaines économique et social. Bien au contraire : le PCF se doit d’être en première ligne de tous les combats pour l’extension des droits, la défense des acquis et l’amélioration des conditions de vie des salariés, de la jeunesse, des chômeurs et des retraités. La nécessité du socialisme doit être expliquée en la mettant en rapport avec ces luttes concrètes. Par la popularisation du programme et des idées du socialisme révolutionnaire, le PCF et le MJCF contribueraient grandement à l’éducation politique des travailleurs et des jeunes, leur donneraient un programme, un projet de société, un but, une alternative claire au capitalisme.

La Riposte
Vendredi 7 décembre 2007
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E
Je vous transmet le texte ci-dessous reçu ce matin sur ma messagerie de la part d'un de mes camarades:Alors que la majorité des assemblées de sections ont exprimé la volonté des communistes de rester communistes (les procès verbaux en témoignent : autour de 70 % ?), ce que l'on sait des débats comme le texte adopté par l'assemblée générale extraordinaire des 8 et 9 décembre sont loin de refléter cette volonté des adhérents. Comment cela est-il possible ? Concrètement, cela signifie que ni la majorité des délégués à l'AGE, ni la direction nationale du Parti, n'ont tenu compte de la volonté clairement exprimée des communistes à la base. Se pourra-t-il que celles et ceux qui viennent de se livrer à ce déni de démocratie, pris la main dans le sac, n'aient pas la dignité de démissionner ? Et s'ils veulent rester en place pour en finir avec toute force communiste organisée, les communistes vont-ils laisser faire ? Les communistes, c'est-à-dire chaque adhérent pris à part ? Pour ce qui me concerne, en soulignant que mon âge ne permet pas que l'on me suspecte d'ambition personnelle, je crois indispensable :- de dénoncer ce viol des communistes, notamment par cette contribution au débat ;- de demander la démission de celles et ceux qui, responsables de ce déni de démocratie, n'auraient pas l'honnêteté de démissionner de leurs responsabilités ;- de demander la tenue d'Assises du communisme ouvertes, sans préalable, à celles et ceux qui veulent se doter d'une organisation communiste du 21e siècle pour en finir avec le capitalisme.   Jean-François Autier, ajusteur mécanicien, adhérent du PCF depuis le 3-1-1963.
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B
Cher camarade, je t'invite à trouver ci dessous le point de vue de certains jeunes communistes du Nord, sur l'assemblée extraordinaire du PCF !http://mjcf.pevele-melantois.over-blog.fr/article-14447773.html
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A
Pour ceux qui sont intéressés d'abord et avant tout par l'avenir du communisme, il est nécessaire de rompre avec le cadre bureaucratique actuel, sinon on va encore se retrouver avec une réunion d'appareil pour perpétuer l'appareil... Il faut un bilan critique et clair, il faut une ouverture, et un nouveau cadre d'organisation, pleinement démocratique et transparent.
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