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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

EADS, SAFRAN, Dassault, les fleurons de l’industrie aéronautique française sont à nouveau les otages des politiques financières de leurs actionnaires qui n’hésitent pas à affaiblir leurs potentiels humain et technologique et à mettre en péril leur réputation d’excellence pour préserver leurs dividendes. Les menaces de délocalisation sont inacceptables !

Un constat en trompe l’oeil


Louis Gallois, PDG d’EADS, partant de la faiblesse du dollar par rapport à l’Euro - qui pénalise les productions réalisées en Europe - (productions payées en Euros, ventes libellées en dollars) annonce qu’il s’apprêterait à délocaliser des productions d’Airbus en zone dollar. Mais Louis Gallois comme Dassault de son côté, fait un constat en trompe l’oeil. En effet, le différentiel dollar/euro ne semble pas dans l’immédiat pénaliser les ventes d’Airbus dont les commandes enregistrées représentent une pleine charge des chaînes de montage pour les 7 ans à venir. 4 années pour Dassault et son Falcon. Le montant des salaires dans le prix des avions ne cessant lui de se réduire (Il se situe autour de 19% du prix d’un Airbus).


Le pacte des actionnaires contre l’emploi


Pour EADS, c’est peut-être dans la volonté d’aggraver le plan Power 8, qu’il faut chercher les raisons de cette dramatisation soudaine.

Power 8, un plan de suppression de 10 000 emplois, décidé après une série de graves fautes de gestion (dont sont principalement responsables les actionnaires Lagardère et Daimler-Benz) ces dernières années, peut-être doublées de délits d’initiés selon la note transmise par l’Autorité des marchés financiers au Parquet de Paris le 3 octobre dernier.

Et c’est une aubaine pour l’avionneur Dassault que EADS montre ainsi la voie dans laquelle il s’engouffre. Mais c’est bien le pacte des actionnaires qui une fois de plus relance la course aux dividendes contre l’emploi. En tout état de cause, si de telles décisions de délocalisations étaient prises, elles porteraient un nouveau et terrible coup à l’emploi et à notre industrie aéronautique.

Le Super-Sarko antidélocalisation est muet


Nicolas Sarkozy qui s’est auto-proclamé durant la campagne présidentielle, champion de la lutte contre les délocalisations est aujourd’hui au pied du mur. Il doit agir et agir vite.

Il lui faut agir pour contrer le dumping monétaire pratiqué par les Etats-Unis. Mais l’allégeance récemment réaffirmée du Président français envers son homologue américains laisse mal augurer de sa fermeté face aux Etats-Unis.

Pourtant les moyens existent pour y parvenir ! La Banque centrale européenne en a les capacités. Pour cela, il est temps de remettre en cause radicalement son statut et ses orientations afin qu’elle résiste face au dollar et s’engage dans une politique de soutien à l’emploi et au développement économique, comme le fait à sa manière et contre nous, la Réserve fédérale américaine.

C’est la responsabilité du Président de la République et de son gouvernement d’en prendre l’initiative dans les institutions de l’Union européenne.

Le Traité bis confirme l’impuissance européenne face au dollar


Nous gardons en mémoire que cette exigence fut un temps agitée à des fins de propagande électorale par le candidat Sarkozy. Il est insupportable que cette exigence soit aujourd’hui bafouée une nouvelle fois par le Traité européen bis qui réaffirme l’indépendance de la BCE.

Ce Traité, copie conforme du projet de Traité constitutionnel rejeté par plus de 55% des françaises et des français le 29 mai 2005, c’est la loi des marchés contre les peuples.

Sarkozy prétend le soustraire au vote des françaises et des français. Exigeons ensemble un référendum !

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