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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Pouvoir d'achat, vie quotidienne : les journalistes de L'Humanité sont allés en reportage en Haute-Normandie pour interroger les Français sur ce qu'ils vivent. La vidéo du reportage est en ligne sur notre blog.

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E
Ok bon appétit et meilleurs voeux - à plus - EL DIABLO
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M
Mais je me fâche pas Diablo, je me fâche pas ..... j'explique.Et puis, on va pas passer le réveillon là dessus non plus, en réailté, sur l'essentiel nous sommes d'accord et c'est ça qui compte.Cordialement
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E
Mais mon camarade ne te fâche pas, nous ne sommes pas en désaccord  : relis mes commentaires...simplement je dis que la bataille du SALAIRE concerne les (vrais) communistes et qu'elle soit symbolisée aujourd'hui par le slogan "le SMIC à 1500 euros" ne me gène pas bien que je pense qu'il faudrait argumenter d'abord en partant des besoins vitaux pour être plus crédible aux yeux du plus grand nombre, mais c'est tout...le reste (35 heures, échelle mobile...) on est d'accord. A ce propos, n'est-ce pas sous le gouvernement Mauroy (avec des ministres PCF) que l'échelle mobile des salaires a été suppriméel...Salut et fraternité EL DIABLO   
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M
Peut-être bien que je suis sourd, mon cher Diablo, en tout cas je ne suis pas amnésique.Il y a encore quelques années, le grand "truc", la revendication incontournable, c'était les "35 heures".Eh ben, on les a eues les 35 heures et en prime toutes les mesures "d'assouplissement" (comme ils disent) et d'annualisaton qui allaient avec (et dont on ne nous avait jamais causé avant).Résultat, cette belle et juste conquète (qu'il faudra continuer de défendre par ailleurs), s'est transformée en usine à gaz dans laquelle beaucoup ont laissé des "plumes".Et moi le sourd, je te dis que parler des 1500 euros (net, tout de suite), sans parler de l'échelle mobile des salaires basée sur un indice objectif de l'augmentation du coût de la vie, c'est retomber inévitablement, "les choses étant ce qu'elles sont et le monde ce que nous savons", dans le même piège et prendre les gens pour des cons (ce qu'ils ne sont en général pas).Je m'étonne que quelqu'un comme toi, dont je fréquente assidûment le blog, ne puisse en convenir, ou alors, c'est que je m'exprime vraiment mal (c'est aussi possible).Cordialement
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E
Hé, ô, çà sent le dialogue de sourds notre affaire ...Aujourd'hui ,nous sommes dans le système capitaliste et pour en sortir il faudra que l'on inverse le rapport de forces et que "çà bouge dans les têtes" c'est évident et pas qu'un peu. Maintenant, il y a l'urgence: les mecs ils ne peuvent plus croûter avec ce que  les capitalistes acceptent de payer leur force de travail. Donc la lutte  immédiate  ANTICAPITALISTE  c'est aussi la lutte pour la hausse des salaires, et d'abord les plus bas en partant des besoins vitaux (moi, je ne fixe pas un montant précis (1500 euros?). C'est quand même clair et çà ne contredit pas ce que tu dis par ailleurs. Cette lutte c'est aussi le moyen de faire avancer les idées marxistes (salaires-prix-profits...)Voilà - EL DIABLO  
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M
Là, je m'excuse mon cher Diablo, mais j'ai l'impression que tu mélanges pas mal de trucs.Que la question des salaires (et plus largement de la défense du pouvir d'achat), soit un terrain favorable à la lutte, on est bien d'accord. Qu'il faille limiter ou résumer cette question à la revendication des 1500 euros, c'est déjà moins sûr. Que les Communistes (au moins dans leurs écrits officiels) jouent leur rôle idéologique en expliquant pourquoi ça ne suffira pas,  et comment on pourrait faire (échelle mobile des salaires etc...), pour que rapidement la "vérité qui est têtue" ne laisse place à la déception et au découragement, là, j'ai beau chercher, je trouve pas.Peut-être que tu pourras m'aider.Cordialement
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E
Je travaille dans une (très) grosse entreprise du CAC 40 en région parisienne et qu'entends-je parmi les jeunes que j'encadre: "il nous faut plus d'argent pour vivre car avec le prix des loyers et les hausses de l'alimentaire on ne boucle plus les fins de mois...et au 15 on est à découvert à la banque". Voilà comme s'expriment les salariés de la boite, la plupart des jeunes. Une pétition CGT a été massivement signée et des actions grévistes sont prévues en janvier (débrayages d'une heure...). Alors la question du leurre des 1500 euros OK je veux bien mais il y a bien un terrain favorable à la lutte sur la question des salaires et ce terrain il faut l'occuper syndicalement parlant d'abord mais dans ce contexte les communistes (les vrais) ont leur rôle idéologique à jouer pour faire avancer leurs idées anti-capitalistes. bien à vous EL DIABLO   
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M
Ben, on est bien d'accord."Tout ou rien et tout de suite", ça aboutit finalement souvent à "moins que rien", mais faire croire qu'avec 1500 euros (brut ? net ? quand ?), on va faire vraiment avancer les choses, ça n'est pas crédible non plus."Tant que les clefs de l'économie (et donc du pouvoir) seront entre les mains des capitalistes", dis tu. En effet, mais comment agir dès aujourd'hui pour que ces fameuses clefs puissent  un jour changer de mains ? Encore une fois, je n'ai rien contre les 1500 euros, mais cette revendication simpliste à elle seule n'a pas beaucoup de sens (à mes yeux), j'ai expliqué pourquoi.Essayer de rendre "plus supportable" le néo libéralisme est un objectif que je ne méprise pas du tout, à condition que les perspectives de lutte ne s'arrêtent pas là.Le but final, c'est le socialisme, un des moyens pour avancer sur ce chemin (mais ce n'est pas le seul), c'est de se servir des contradictions que nous offre la démocratie bourgeoise pour affaiblir l'adversaire.Cet adversaire d'ailleurs ne s'y trompe pas qui vient de pondre un nouveau code du travail "simplifié" (et mon oeil), qui contient deux fois plus d'articles de lois que le précédent (drôle de simplification) et que le pouvoir en place s'apprête à faire passer par ordonnances.Si certains dans notre camp, feignent encore de l'ignorer, le patronat sait bien lui, où il faut frapper pour que ça fasse mal (et moi aussi).Cordialement
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B
De toute façon, les réformes immédiates améliorant le niveau de vie du plus grand nombre, même si ce n'est qu'un petit peu sont nécessaires !!!être révolutionnaire ce n'est pas penser uniquement à long terme. Mais ce n'est pas non plus s'arrêter aux revendications immédiates.Il est certain que tant que les secteurs clés de l'économie seront entre les mains des capitalistes, ils n'auront pas grand mal à augmenter les prix pour finalement reprendre dans leur poche l'argent de l'augmentation des salaires, et pire encore : l'argent publique dépensé pour l'augmentation des retraites, des minimas sociaux.. Les revendications légitimes de hausses des minimas sociaux sont à mettre en relation avec un projet arrachant le pouvoir des mains des capitalistes, en premier lieu le pouvoir économique !
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M
Mon cher Moustache.J'ai dû mal m'exprimer, aussi je vais essayer d'être plus clair.Loin de moi l'idée de prétendre que cette revendication n'est pas justifiée, je dis juste qu'elle n'est ni juste, ni efficace (au moins à moyen terme)Le SMIC à 1500 euros, ça n'est pas juste, c'est "égalitaire" et ce n'est pas du tout la même chose.1500 euros à Paris ou 1500 dans un village du Cantal, ça n'est pas du tout la même chose (dois je développer ?)Le SMIC à 1500 euros, c'est un "leurre".Ceux qui ont vécu 36 et ceux qui ont vécu 68 (et j'en fus), vous le diront, à peine quelques années plus tard, les prix avaient largement rattrapé (puis dépassé) les avantages acquis ui étaient pourtnt sans commune mesure avec la mesurette (surtout si c'est "brut" et à perte de vue) proposée.Au minimum, on devrait annoncer "en même temps", la création d'un indice des prix fiable et objectif et "l'échelle mobile des salaires" (au minimum, mais je n'en ai pas entendu parler).Ce genre de mesure me fait penser aux "économistes" que dénonçait en son temps Lénine."Aller chercher du pouvoir d'achat", travail oh combien nécessaire par les temps qui courent et qui voient la part  consacrée à la rémunération des "salaires" baissser constament par rapport à celle du capital, c'est le travail des syndicats, pas du parti.Le travail du parti, c'est de permettre que la démocatie entre là où elle n'a jamais eu droit de cité, dans les entreprises.Ca, c'est un travail politique, il a certes des limites en régime capitaliste, la démocratie bourgeoise permet quand même (c'est une de ses contradictions), à travers le code du travail en particulier de prendre des mesures susceptibles de rétablir (un peu), le rapport de force capital/travail.Est ce que je me suis fait mieux comprendre ?Cordialement
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E
La revendication du SMIC à 1500 euros est légitime. Alors viens la fameuse question de la crédibilité: je  crois qu'il faudrait  faire  la démonstration de  cette légitimité  en partant des besoins  de bases : se nourrir, se loger, se vêtir, se distraire (s'instruire et se soigner devant être gratuit...) et poser la question ; combien d'argent faut-il pour simplement vivre simplement... En fait, faire de l'agit-prop intelligente et pas mettre la charrue avant les boeufs en faisant de la propagande de slogans (utile dans les manifs mais très insuffisante) Salut et fraternité.M.MOUSTACHE
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M
Bien sûr le SMIC à 1500 euros (pourquoi pas 2000 d'ailleurs ?), l'augmentation des minimas sociaux etc ...Il est bien évident que ce serait largement mérité, mais vous savez,  pour un ancien qui a vécu 68 et Grenelle, c'était quand même autre chose et pourtant quelques années plus tard, "on n'y voyait plus la place" (comme on dit) et l'inflation a rapidement mangé tout ce qui avait été conquis de haute lutte.Soyons clairs, les "gros", ils s'en fichent pas mal du SMIC à 1500, au passage, ils arriveront bien à décrocher encore quelques compensations sur les cotisations sociales (cf : les 35 heures), quant aux "moyens" et aux "petits" (capitalistes), pas sûr que leurs boutiques pourront supporter le choc, résultat, du chômage en plus, avouez que c'est pas vraiment le but recherché au départ.Je crois qu'il serait plus judicieux d'essayer de proposer des mesures permettant de ré équilibrer un peu (et même beaucoup) le rapport de force capital/travail (dont certain(e)s nient jusqu'à l'existence) .Droit de regard des organisations syndicales sur les vrais comptes de l'entreprise, droit de grève réévalué dans un sens favorable aux travailleurs, contrôle des licenciements  et des délocalisations etc...  Aux travailleurs ensuite, mieux protégés et mieux armés pour la lutte, d'aller chercher "l'argent là où il est".Un sondage récent a révélé que 40% des salaiés n'étaient pas syndiqués par peur des représailles, il faut que la peur change de camp.Le rôle politique d'un vrai parti communiste ne consiste pas (de mon point de vue), à faire "croire au père Noël" (même si c'est de saison), en promettant à tous "plus de beurre que de pain", mais à montrer un chemin crédible (ce qui n'est visiblement pas le cas des fameux 1500 euros, si l'on en croit les derniers résultats des élections).Un vrai parti communiste doit garder toujours à l'esprit que le socialisme reste le but  à atteindre et  qu'il ne sortira probablement pas des urnes un beau matin (ou un grand soir), comme par enchantement.Comme disait Jaurès, "c'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source". Sur ce chemin là, il n'y a pas de SMIC à 1500 euros (brut ?), il y a inévitablement des luttes sociales (pas forcément violentes), à nous de lutter pour que la classe ouvrière possède les armes indispensables pour les mener.Laissons la compassion à ceux qui en ont fait un métier, le métier des communistes et de leurs responsables en particulier, c'est d'organiser la lutte,  de la conduire et de faire en sorte que le plus possible, les conditions de cette lutte nous soient favorables (y compris en se servant des possibiltés qu'offre la démocratie bourgeoise).Cordialement
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D
bonjour, quelles sont vos idées pour lutter contre la baisse du pouvoir d'achat ?merci.
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D
Bonjour, nous avons dix pistes de propositions : http://www.pcf.fr/spip.php?article2212La première est l'augmentation du SMIC à 1500 € brut et l'augmentation des minima sociaux indexés sur le SMIC. Nous sommes également favorables à un blocage des loyers et à une diminution de la TVA sur les produits de première nécessité. En matière de retraite, nous pensons qu'il est possible d'augmenter les pensions, à condition de prendre l'argent là où il est, c'est-à-dire entre les mains des capitalistes qui augmentent leurs profits.