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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

La visite de Nicolas Sarkozy sur le site de Metaleurop résonne comme une provocation.

Plus de cinq ans après la fermeture du site qui a laissé 830 salariés sur le carreau, le Président de la République continue de théoriser l’impuissance publique alors que des dizaines d’anciens salariés de Metaleurop n’ont toujours pas retrouvé d’emploi ou enchaînent les CDD.

En se rendant aujourd’hui à Noyelles-Godault, le Président de la République, en difficulté dans les sondages, veut faire de Metaleurop un symbole de la reconversion.

En réalité, la fermeture de Metaleurop symbolise la logique implacable du capitalisme financier. Les yeux rivés sur leur taux de profit, les actionnaires n’ont que faire des territoires et des travailleurs.

Interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, taxation des revenus financiers, renforcement des pouvoirs des comités d’entreprise, création d’un pôle public bancaire, sécurité emploi-formation sur le modèle de la sécurité sociale et financée par les cotisations des entreprises… Pour éviter d’autres Metaleurop, il faut une autre logique, qui rompe avec celle du capitalisme ultralibéral.   

Zélateur du marché, le Président de la République est bien mal placé pour venir à Metaleurop. C’est l’idéologie libérale qu’il défend qui cause, jour après jour, les drames sociaux de Metaleurop hier, de Gandrange et de Kléber-Michelin aujourd’hui.

Ami des patrons, ami des actionnaires, Nicolas Sarkozy récompense à Paris ce qu’il feint de dénoncer dans le Pas-de-Calais. Il a ainsi distribué l’été dernier 13 milliards d’euros de bouclier fiscal aux contribuables les plus fortunés. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les riches sont choyés : 2398 contribuables, parmi les plus aisés, ont touché chacun 50.000 euros en moyenne grâce au bouclier fiscal !

Les caisses ne sont décidément pas vides pour tout le monde…

En 20 ans, la part des salaires dans le PIB de la France a chuté de 8 %. Ces 8 % représentent plus de 130 milliards d’euros, confisqués par les capitalistes. Tout acquis aux intérêts du MEDEF, Nicolas Sarkozy défend les privilèges des riches, justifie les inégalités, théorise l’impuissance publique. Le 8 janvier dernier, il s’énervait lors de sa conférence de presse : « Attendez-vous que je vide des caisses déjà vides ? Que je donne des ordres à des entreprises ? »

Non, Monsieur Sarkozy. Plus personne n’attend rien de vous. Vous avez été élu pour défendre les intérêts des capitalistes et vous vous acquittez de votre tâche avec un zèle remarquable.

Mais les militants communistes continueront de combattre votre politique et de lutter pour une société plus juste et une autre répartition des richesses.
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