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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Patrice Bessac, porte-parole du PCF, était vendredi 22 février l'invité du grand débat d'Europe 1. Face à Jean-Marc Morandini, à François de Closets et à Rodolphe Wartel, rédacteur en chef du quotidien Sud Ouest, Patrice Bessac a appelé à la régularisation de tous les sans-papiers et est revenu sur la question de la laïcité et des sectes.
 
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D
D'accord c'est vous qui êtes sur le terrain, pas moi. Si vous pensez qu'l y a effectivemment un risque de mairie FN et que votre stratégie est la  meilleure dans ce contexte...je respecte votre choix...Ceci dit si la liste Dalongeville est élue vous n'êtes pas obligé d'entrer dans l'exécutif municipal..Gardez votre indépendance, à terme vous y gagnerez...Fraternité
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D
çà fait quelques jours que je ne suis pas venu sur ce blog mais je vois que le débat de fond bat son plein...D'accord pour faire barrage au FN au second tour si nécessaire (quitte à voter pour une chèvre) mais au premier tour, n'y avait t-il pas intérêt à présenter une liste "franchement communiste" (j'ai pas dit PCF tout seul)  pour aider à la reconstruction de repères pour l'électorat populaire...car, tout bien  réfléchi, c'est ce qui manque le plus en ce moment. Car, imagimons que la liste Dalongeville soit élu...il y aura des adjoints PCF...on va boire un verre à la victoire de la "gauche" et à la défaitedu FN...d'accord, d'accord...mais politiquement ...les idées de rupture avec le système capitaliste auront-elles avancées d'un iota...pas sûr. Pourtant, quand on est communiste c'est tout de même çà d'abord l'objectif , dans les luttes quotidiennes et lors des élections: faire avancer les idées révolutionnaires. En oubliant cela le PCF a plongé sous les 2%...Saura t-il un jour en tirer les enseignements?...j'en doute de plus en plus .
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D
Diablo, nous aurions pu nous permettre de proposer une liste franchement communiste si le rapport des forces n'avait pas été aussi serré. Si j'avais eu la conviction que Gérard Dalongeville était largement soutenu par la population, que le FN était surestimé, que Gérard Dalongeville serait au moins 10 ou 15 points devant le FN, oui, nous aurions pu présenter une liste anticapitaliste. J'étais, je suis toujours persuadé que les choses vont être très serrées, que ça va se jouer à 35/35 entre la liste FN et la liste d'union de la gauche. Si nous avions fait le choix de monter une liste anticapitaliste, nous aurions considérablement affaibli la liste d'union de la gauche.Dans ce cas de figure, le FN pourrait arriver en tête et la liste qui arrive en tête bénéficie d'une prime, d'une dynamique, le FN aurait rallié les suffrages des électeurs de l'UMP et ceux des électeurs de l'AR qui fait acutellement une campagne anti-Dalongeville. En nous alliant dès le premier tour avec le PS, le MRC, le PRG et les amis de Gérard Dalongeville, nous impulsons une dynamique, nous pouvons arriver en tête. C'est ce qui m'a décidé. Par ailleurs, le programme que nous avons rédigé avec Marie-Noëlle Lienemann est le fruit de nombreuses réunions de travail et est très à gauche. Que ce soit sur la culture, sur l'emploi, sur les services publics, sur l'environnement nous avons un programme antilibéral extrêmement ambitieux et nous nous battrons, si nous sommes élus, pour qu'il soit appliqué.
V
Cher David,Moi aussi, j'ai voté chirac en 2002, mais là je ne voterai pas dalongeville !Pourquoi toujours mettre l'AR et le FN dans le même sac ! Vous répétez toujours les mêmes choses ! cela est votre seule force pour discréditer l'AR ! Je les soutiens et je suis fière qu'ils ne se couchent pas, comme vous, face aux négociations crapuleuses ! Une chose est sure, Hénin Beaumont n'est pas raciste et les héninois ne voteront pas dalongeville ! Marre d'un maire qui n'a pas rempli son contrat tout simplement ! Vivement les résultats qu'enfin cessent ces discutions où l'on se fait une joie de prendre les héninois pour des imbéciles ! 
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P
Ben que le fait que certaines personnes hésitent entre Dalongeville et Briois te dépasse et te désole, je peux comprendre moi aussi, mais pas pour les mêmes raisons ! Entre un crapuleux qui ne sait pas gérer une ville et un FN qui en cache les défauts... Bref, on n'est pas dans la m****... Pourquoi ne pas avoir fait un front anti-Briois et anti-Dalongeville avec l'Alliance Républicaine ? Vous auriez mis tout le monde d'accord ! Parce que là, après avoir craché sur le maire et maintenant le soutenir, ça manque franchement de sérieux et de crédibilité ! Non ??
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D
Non, pas du tout, je m'en suis déjà expliqué. Gérard Dalongeville est là, qu'on le veuille ou non. C'est le Maire sortant, il bénéficie d'une assise électorale non négligeable que MM. Bouquillon et Duquenne eux-mêmes reconnaissent. Cela veut dire que Gérard Dalongeville était incontournable dans un front anti-Briois. Sur l'Alliance Républicaine, là aussi, il faut être clair : M. Duquenne m'a convié à une rencontre au début du mois de septembre pour m'apprendre, par courtoisie, qu'après avoir tout tenté auprès de la fédération PS - et notamment après avoir prôné sans succès le parachutage de Marie-Noëlle Lienemann aux législatives de juin à la place d'Albert Facon - il s'était décidé à conclure un pacte avec l'UMP ! Je suis tombé des nues. Il est évident que la signature de ce pacte allait entraîner immédiatement la dissolution de la section PS qui l'avait conclu. Quand finalement Marie-Noëlle Lienemann est arrivée en novembre, Daniel Duquenne ne représentait plus que lui-même. Les seuls socialistes organisés étaient d'une part les supporters de Gérard Dalongeville, d'autre part, le groupe local MJS de Pierre Ferrari. Les choses auraient pu être différentes si Daniel Duquenne n'avait pas rompu avec le PS. Je suis un militant discipliné, un cadre du PCF 62, j'applique les stratégies définies par la Fédération. Nous avions un accord fédéral PS-PCF, les deux fédérations avaient la volonté d'aboutir à un accord sur une liste de rassemblement de la gauche à Hénin-Beaumont. Gérard Dalongeville n'est pas Jacques Mellick et en face, il y a le FN, nous sommes dans une élection à portée nationale... Il faut savoir être responsable.Quand il y a un accord, les choses sont claires, nous négocions avec les représentants officiels du PS. Jusqu'au mois de septembre, c'était Daniel Duquenne ; il s'est fait exclure après un accord contre-nature . En octobre-novembre, mandatés par la section et notre fédération, nous avons travaillé avec Pierre Ferrari, qui est secrétaire national du MJS et au bureau fédéral du PS 62. Jusqu'à nouvel ordre, c'était lui le représentant officiel du PS sur Hénin-Beaumont. A partir du mois de novembre, la fédération PS a investi Marie-Noëlle Lienemann et Annick Genty.Dans cette histoire, on ne peut rien me reprocher. C'est Daniel Duquenne lui-même qui s'est mis en dehors de l'union de la gauche.Tout ça, je m'en suis déjà expliqué...
A
Je suis assez d'accord avec David.Je n'ai pas lu d'attaques personnelles contrairement à ce que prétendent en choeur l'AR et le F-Haine. Maintenant, il est préférable de signer un tract durant une campagne et il aurait été préférable à mon avis de signer de façon humoristique ...Par exemple "les barbudos" de façon à tourner en dérision les insultes frontistes !!On peut rappeler que les articles des journaux satiriques ( PLP ou le Canard ) ne sont signés.....C'est vrai aussi que ces opposants ridicules et bien chatouilleux ( dès qu'on ose écratigner leurs stratégies politiques ) commencent vraiment à nous....barber avec leur petite morale à deux balles à sens unique!!
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D
Très franchement, je ne suis pas sûr du tout que Bessac soit le dirigeant qu'il faut pour un radical changement de cap salvateur au PCF vraiment très franchement....
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D
Je crois que Patrice Bessac a dû être le premier surpris quand Libération, qui faisait un article sur la succession de Marie-George Buffet, l'a opposé à Olivier Dartigolles en présentant Bessac comme un communiste proche de la vieille école qui serait opposé à un Dartigolles proche des liquidateurs. Libé a forcé le trait, mais il reste que Patrice Bessac est un porte-parole dynamique et talentueux, il est jeune, il a du punch, il passe bien dans les médias, il donne une image moderne du parti.Bien entendu, cette image doit aller de pair avec un effort redoublé en matière d'organisation. Les difficultés du PCF ne viennent pas de l'image de MGB, elles viennent de la complexité de notre programme et de nos mots d'ordre. L'absence d'un programme clair, d'une visée, d'une perspective, n'ont fait qu'accélérer la dilution de notre présence dans les classes populaires, une dilution qui s'explique avant tout par des raisons sociologiques.
P
Pourquoi les employés municipaux déposent-ils des tracts anonymes et vraiment poubelles non signés dans nos boîtes aux lettres ? Je suis indigné, vraiment... Votre équipe n'a pas besoin de cela : réagissez à ces méthodes indignes ! J'ai confiance en vous !
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D
J'ai reçu comme tout le monde le tract en question dans la boîte aux lettres. Au-delà du fait qu'il ne soit pas signé, je le trouve plutôt correct. Les propos du FN sur les "50 ans de mafia socialiste" sont lamentables quand on pense à tous ces militants socialistes - et aussi communistes - qui se sont dévoués, qui ont siégé au conseil municipal, qui ont transformé notre ville. Cette petite brève a d'ailleurs touché le FN qui reconnaît maintenant les qualités de Fernand Darchicourt et de Jacques Piette et qui ne parle plus que de "30 ans de mafia socialiste". Les frontistes sont toujours aussi insultants, mais ils ont circonscrit la portée de leurs insultes. Sur l'article sur l'Alliance Républicaine, je suis également au regret de dire que je suis d'accord avec ce qui est écrit. On n'est pas républicain quand on ne sait pas choisir entre l'union de la gauche et l'extrême droite fascisante. Ce n'est pas moi, ce n'est pas Gérard Dalongeville qui entretenons le doute, ce sont les dirigeants de l'AR eux-mêmes qui l'ont affirmé sur tous les toits. J'ai voté Chirac contre Le Pen en 2002 et si c'était à refaire, je le referai sans hésiter. Je me souviens du matin du 22 avril 2002, lorsque j'étais au local de l'UNEF en train de faire des affiches contre Le Pen. Nous étions tous sous le choc. Le local n'a pas désempli ce jour-là, l'université entière s'est mobilisée. Nous n'avons jamais hésité, voter Chirac pour battre Le Pen, c'était une évidence pour tout le monde, militants du PS, du PC ou des Verts, altermondialistes, syndicalistes étudiants de l'Unef ou de Sud, syndicalistes enseignants du Snesup ou de la CGT... C'était une évidence. Que Daniel Duquenne et Georges Bouquillon, des anciens responsables PS et MDC puissent hésiter entre Dalongeville et Briois s'ils avaient à choisir, ça me dépasse et ça me désole.