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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

undefined Création d’un « fonds de réindustrialisation », « moralisation » du capitalisme (après celle de l’Education nationale, de l’apprentissage de l’Histoire, des croyances mystiques et de la civilisation), « droit à un reclassement personnalisé » (comme à l’Imprimerie nationale de Douai ?), capitalisme « d’entrepreneurs, pas de spéculateurs » (comme à la Société Générale ?), ou encore appel à un capitalisme « intelligent ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nicolas Sarkozy n’a pas mégoté sur les annonces et formules chocs à l’occasion de sa visite sur le site de l’ex-usine METALEUROP de Noyelles-Godault !

Une remontée dans les sondages, croit-il, serait au prix d’une grande imposture de ce champion des allègements de cotisation et de la défiscalisation, de la dépénalisation du droit des affaires, et de l’instigateur du traité libéral européen de Lisbonne.

Petit rappel des faits : la maison mère METALEUROP S.A. vide les caisses de la fonderie de Noyelles-Godault, ferme brutalement ce site pourtant viable, licencie 830 personnes et laisse derrière elle le site le plus pollué de France. Charge ensuite à l’Etat et aux collectivités de mettre la main à la poche pour la dépollution et le coût social.

Après ARCELOR-MITTAL, c’est toujours la même logique qui est défendue par le Président de la République : celle de l’immunité pour les grands groupes bénéficiaires et celle du respect absolu de leurs profits colossaux nés du travail. Aux contribuables de se substituer à la responsabilité de l’employeur : ce sont nos impôts qui paient les profits, et Nicolas Sarkozy de s’en féliciter !

Il est grand temps que la démagogie d’Etat cesse ! Nicolas SARKOZY est bien le serviteur zélé de ce capitalisme sauvage sans foi ni loi qu’il prétend dénoncer.

Au contraire de cette logique, il faut en finir avec cette dictature en mettant les profits ainsi que les transactions financières spéculatives à contribution et en donnant des pouvoirs nouveaux aux salariés dans la gestion des entreprises, afin d’assurer une véritable sécurité de l’emploi et un développement industriel durable et respectueux de l’Humain.

Jean-Jacques CANDELIER, député du Nord.
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