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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Les résultats du premier tour des élections municipales ont surpris nombre de commentateurs qui n'imaginaient pas un aussi bon résultat de Gérard Dalongeville et de la liste de rassemblement de la gauche et qui craignaient un mano a mano serré avec le FN arbitré par une liste Alliance Républicaine bien décidée à se maintenir coûte que coûte.

Avec 15 points d'avance sur le Front National, la liste de rassemblement de la gauche réalise un excellent score et arrive en tête dans 17 des 18 bureaux de vote héninois.

Partout, en centre ville, à Beaumont et même dans les quartiers populaires comme la cité Darcy où le FN réalisait ses meilleurs scores, la liste de rassemblement de la gauche arrive largement en tête.

Pour le FN, c'est une lourde défaite. Steeve Briois et Marine Le Pen rêvaient d'arriver en tête au soir du premier tour, de dépasser les 35 % des suffrages. Ils ont perdu leur pari. A 28 %, ils sont largement dévancés par la liste d'union de la gauche. Steeve Briois et Marine Le Pen paient sans doute leur trop grande confiance en eux et une série de fautes politiques : la distribution d'un DVD de campagne émouvant, mais qui donnait une image déformée d'Hénin-Beaumont leur aura coûté cher. Hénin-Beaumont n'est pas Chicago ! Loin de rendre le FN sympathique, leur DVD de campagne les aura fait apparaître comme des manipulateurs prêts à tout.
Sur les marchés, les Héninois et Beaumontois ressentaient de la lassitude et parfois une franche colère à la vue de Marine Le Pen et des dizaines de caméras de télévision qui l'entouraient.

Les habitants de notre ville se sont massivement mobilisés pour retrouver la sérénité et ne plus être montrés du doigt.

Du côté de l'Alliance Républicaine, les scores sont conformes aux sondages. Allié au MODEM et depuis aujourd'hui à l'UMP, Daniel Duquenne n'est pas parvenu à convaincre qu'il incarnait une alternative à gauche. Son équipe est apparue, à tort ou à raison, comme un regroupement de revenchards désabusés. Son positionnement a fait fuir des électeurs de gauche horrifiés de voir l'Alliance Républicaine concentrer toutes ses attaques sur le Maire sortant sans réellement attaquer le FN.

Si la LCR réalise un score honorable pour une première bataille électorale, le score catastrophique de l'UMP témoigne de l'extrême faiblesse de la droite héninoise, en mal de leadership. Le choix de Laurent Bocquet comme tête de liste, la sous-utilisation de Nesredine Ramdani et de Romain Plichon, la présence de militants de l'UMP sur la liste de l'Alliance Républicaine ont affaibli l'UMP héninoise dans un contexte qui ne pouvait que laminer les petites listes.

L'excellent score de la liste de rassemblement de la gauche valide la stratégie adoptée par la section communiste d'Hénin-Beaumont. Avec près de 10 % des suffrages obtenus sur mon nom aux élections cantonales, le poids du PCF aura été déterminant et a contribué de façon décisive aux résultats de la liste d'union de la gauche aux élections municipales.
L'électorat communiste s'est mobilisé et nous a suivis, notamment dans les quartiers populaires.

Si nous abordons dorénavant le second tour avec confiance, rien n'est joué et il faudra se mobiliser massivement dimanche 16 mars pour amplifier le score de la liste de rassemblement de la gauche et écraser le FN. Nous devons démontrer à la France entière que la stratégie de dédiabolisation du FN engagée par Marine Le Pen et sa tentative d'implantation dans le bassin minier sont vouées à l'échec.
Le destin à la Gianfranco Fini - cet ancien néo-fasciste italien devenu ministre de Berlusconi - auquel rêve Marine Le Pen ne passera pas par Hénin-Beaumont, les électeurs Héninois et Beaumontois ne se laisseront pas instrumentaliser par le FN.

Le 9 mars, une dynamique est née autour de la liste d'union de la gauche. Elle ne doit pas d'arrêter et doit au contraire s'amplifier dimanche 16 mars et après, dans les partis qu'il faut rejoindre et renforcer, car la politique est l'affaire de tous et dans les luttes de demain.
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A
Une question tout de même... Il me semble que Mr Dalongeville a refusé le débat de l'entre-deux tours qu'il avait promis... D'ou vient cette reculade?(Je précise que j'aurais posé la même question si le représentent du FN ou de l'AR avait manqué à sa parole...)
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D
Aurélien, je n'avais pas pu valider votre commentaire en temps et en heure pour cause de fin de campagne officielle. Pour répondre à votre question, je pense que Gérard Dalongeville, comme Jacques Chirac en 2002, n'a pas voulu donner une légitimité à M. Briois. Accepter le débat, c'est reconnaître, ne serait-ce que par le dispositif, l'adversaire comme un interlocuteur légitime. Ce n'est pas le cas du FN... Si le débat avait eu lieu, Gérard Dalongeville l'aurait largement dominé. Sans vouloir offenser Steeve Briois et Daniel Duquenne, Gérard Dalongeville est un très bon orateur et un débatteur pugnace, il l'aurait sans doute emporté.
D
je suis d accord avec toi monsieur noel tous avec gerard dalongevile et non au fn
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