
Le gouvernement a
levé le voile sur la décidément bien mal nommée « offre valable d’emploi ». En résumé, il s’agit de contraindre les chômeurs à accepter n’importe quel emploi au bout d’un an.
En plus d’avoir un emploi qu’il ne souhaite pas pour un salaire de misère, le chômeur verra sa formation, son parcours et donc son identité professionnelle dévalorisée. Les conséquences de ce
projet pervers sont gravissimes pour le monde du travail tout entier. Les patrons disposeront en effet d’une réserve de main d’oeuvre bradée et surqualifiée qu’ils pourront exploiter en toute
impunité.
Défendre aujourd’hui le droit des chômeurs revient à défendre les droits de tous les salariés. Le PCF refuse cette double peine infligée aux chômeurs et appelle à la plus grande mobilisation pour
contraindre le gouvernement à reculer, notamment lors des journées nationales d’action des 15 et 22 juin.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Paris, le 5 mai 2008.
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