Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

 

Publié par PCF

Coup de force sur les OGM, assaut contre les 35 heures, confusion sur les institutions pêcheurs mécontents, ports bloqués, occupation de Gandrange, dangereuse réforme du CNRS, nouvelles grèves de travailleurs sans papiers... et des mouvements de fond qui s’enracinent et s’amplifient contre les franchises médicales, pour la défense des retraites, pour celle de l’école.

La situation sociale se dégrade à vitesse accélérée. Sur tous les dossiers, le gouvernement unit contre lui des pans de plus en plus larges de la population, des catégories de salariés, des citoyens de plus en plus divers. Mais il a toujours raison ou plus exactement son chef a toujours raison puisque cela semble être la seule devise utilisée par la droite pour justifier son acharnement.

Le malaise est maintenant évident jusque dans les rangs de la majorité où il devient de plus en plus difficile de faire respecter la discipline imposée par l’Elysée. Sur les OGM, les institutions ou les 35 heures, ça part dans tous les sens et parfois pour le pire ? Sarkozy et Fillon s’obstinent à maintenir le rythme fou d’un remodelage complet de la société française. Mais là où ils arrivaient encore il y a quelques mois à faire croire que cette cure drastique « moderniserait » notre pays, des Français de plus en plus nombreux comprennent aujourd’hui que l’alignement dans la concurrence à outrance de la mondialisation capitaliste que vise cette politique peut provoquer de véritables catastrophes.

Divisés contre la réforme des régimes spéciaux, tous les syndicats se sont retrouvés pour la journée d’action et de grève sur les retraites pour empêcher l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans. Qui pourrait prétendre à une retraite complète si ce projet était adopté ? Qui tiendrait le coup dans la société qu’on nous prépare quand par ailleurs le MEDEF et le gouvernement poussent partout les feux de la précarisation et tentent de remettre en question le principe même d’une durée légale du temps de travail ? Unis, les syndicats de l’éducation font face à une agression sans précédent contre l’école publique. Après deux démonstrations de force les 15 et 18 mai, la journée du 24 élargit encore la mobilisation.

Le gouvernement parie sur son inflexibilité pour décourager ces mouvements. Il s’enfonce dans une logique autoritaire où le fait du prince tient lieu de principal argument. Il théorise même ici ou là son isolement. La rengaine est systématique sur « les réformes dont notre pays ne pourrait plus se passer ». Seuls les courageux qui nous gouvernent oseraient changer. Or c’est là en vérité que le pouvoir est en difficulté. Les électeurs d’hier, qui sont les manifestants d’aujourd’hui, n’ont pas voté contre le changement mais pour – quels qu’aient été leurs votes d’ailleurs. Ce qu’ils entendent contrôler, discuter, négocier, c’est le sens du changement entrepris.

N’est ce pas l’essence même d’une démocratie que de tirer sa légitimité non d’un chef mais précisément du peuple ? Devant une politique qui ne prépare pas l’avenir mais le met en danger, l’intervention populaire sous toutes ses formes est amplement justifiée. Pour préserver les voies du progrès et unir la nation contre ceux qui veulent la diviser pour mieux la déchirer.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article