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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

En période de crise majeure du pouvoir d’achat des Français, avec l’envolée des prix des carburants, de celle des produits alimentaires et la stagnation des salaires, une étude annuelle de l’Expansion sur les salaires des patrons du CAC 40 indique que, tout dispositif cumulé, les patrons des grands groupes ont été augmentés de 58 % en 2007.

Cette situation indécente n’est pas tolérable. L’évolution moyenne de leur salaire de base affiche + 5 %, ce qui est déjà mieux que l’inflation et bien supérieur à ce qui est accordé aux salariés, à quoi s’ajoutent le bonus, les dividendes, les jetons de présence pour rémunérer le fait qu’ils s’assoient confortablement dans les fauteuils d’autres conseils d’administration que le leur et les retraites complémentaires. Mais le jackpot reste les stocks-options, les gains tirés des ventes de ces actions ayant plus que triplés l’an dernier !

Les chiffres nous rappellent sans détour qu’aujourd’hui en France, il existe bien une classe sociale qui ne souffre aucunement de la crise économique et qui s’empiffre de sommes d’argent colossales alors que le reste des Français est appelé à se serrer la ceinture. Ces gros revenus profitent à plein de l’abaissement du bouclier fiscal à 50 % décidé l’été dernier.

Le comble de l’injustice et du mensonge, c’est quand l’Etat leur fait encaisser des chèques du Trésor public, alors que les caisses ont été déclarées vides ! Tous ces gens sont loin de représenter la « France qui travaille et qui se lève tôt ». Mais face à ce scandale, la droite propose, sans rire, de « veiller à ce que l’obligation annuelle de négocier sur les salaires dans les branches soit respectée » sous peine de confisquer quelques cadeaux fiscaux et sociaux ou encore de faire miroiter de la participation, ou en en distribuant d’autres. Cette politique n’est pas très sérieuse. Elle est très loin de la hauteur de l’enjeu.

C’est toute la logique de la redistribution des revenus dans l’entreprise qu’il faudrait changer, avec une répartition décidée en pleine transparence et souverainement par les salariés et leur représentants, en interdisant les stock-options ou encore en imposant les augmentations de salaires en fonction de l’inflation et des profits des entreprises.

Jean-Jacques CANDELIER, député du Nord.
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white-tiger 01/06/2008 15:52

Et les indemnitées des adjoints de la mairie,on n en parle plus,est ce depuis que le parti communiste mange dans la main au maire d hennin beaumont?

David NOËL 02/06/2008 07:09


Mon cher white-tiger, comme vous feignez de l'ignorer de manière démagogique, les indemnités d'adjoints sont dérisoires au regard du temps passé et des responsabilités d'un Maire-Adjoint. A moins
d'être Maire ou député, on ne vit pas d'une indemnité d'élu.

Par ailleurs, comme tous les élus communistes, je reverse chaque mois 60 % de mon indemnité à ma Fédération et c'est absolument normal. On ne fait pas de la politique pour avoir un complément de
salaire, on fait de la politique pour défendre ses concitoyens et faire avancer ses idées et croyez bien que c'est ce que je fais.

Je ne vois vraiment pas ce qu'il faudrait dire de plus... Par contre, je vois ce que votre remarque a de méprisant. Comme beaucoup de courageux commentateurs anonymes de l'AR ou du FN, vous prenez
un malin plaisir à cracher sur les partis de gauche, une fois le MJS, une autre fois le Parti Communiste. Continuez si ça peut vous faire plaisir, mais vous n'irez pas très loin avec ce genre de
propos ; en attendant, nous sommes les seuls à faire de la politique sur Hénin-Beaumont.

Depuis le début de l'année, j'ai fait toutes les grèves, j'ai perdu 4 ou 5 journées de salaire et je serai à nouveau en grève les 10 et 17 juin, j'irai comme je le fais toujours manifester à Lille.
Le PCF d'Hénin-Beaumont s'est engagé contre les délocalisations, contre la casse des retraites, contre les suppressions de postes. Nous, nous faisons de la politique !