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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

La première des trois rencontres nationales organisées dans le cadre de la préparation du prochain congrès du PCF en décembre vient de se tenir. Elle était consacrée à l’analyse de l’état du monde et de la mondialisation.
Une seconde traitant du projet politique de changement et de la conception du rassemblement aura lieu à Marseille ; puis à Tours les militants analyseront la conception du Parti communiste et les transformations à y apporter.

Avec ces trois rencontres, ni statutaires ni décisionnelles, la direction du PCF affiche la volonté de favoriser une réflexion en profondeur des communistes dont le parti traverse une « crise existentielle ». En décembre 2007, une « assemblée nationale extraordinaire de délégués de section » avait donné un mandat précis au PCF et à sa direction.

Il soulignait le « devoir d’invention » auquel les communistes devaient s’astreindre. Il appelait les communistes à affronter leurs opinions sans a priori et à ouvrir une phase de débat avant même l’ouverture statutaire de la procédure du congrès.

Pour Pierre Laurent, chargé d’en coordonner la préparation, la situation française reste « profondément ambivalente. Malgré le désaveu populaire qui grandit, Sarkozy tente d’exploiter à fond les divisions qui travaillent la société et l’absence d’alternative à sa politique ». Il note « la rapidité avec laquelle la contestation de la politique de la droite a repris le dessus », oppose « l’effervescence sociale », le « bouillonnement » dans la société, à une « situation politique qui paraît verrouillée. Le congrès sera réussi si nous formulons une offre politique lisible, accessible, qui permette de déverrouiller la situation ». Pour cela, il faut mieux comprendre l’état du monde, travailler la conception du projet des communistes et repenser l’avenir du parti.

Pour Marie-George Buffet, « nous avons besoin de nous repositionner, de nous donner une nouvelle ambition. Nous devons innover pour que beaucoup plus de communistes participent à la discussion et travaillent. Nous sommes pour le moment très peu nombreux à le faire ». Elle en appelle à « ouvrir le débat à des hommes et des femmes qui le souhaitent ».

Elle appelle également à « innover dans les comportements individuels et collectifs ». D’abord « en ne se payant pas de mots ». « Bien sûr qu’il faut être anticapitaliste, mais qu’est ce que ça veut dire aujourd’hui ? Quelle démarche est-ce que ça appelle ? Quelles sont les réformes nécessaires en France et en Europe pour contrer et dépasser la logique capitaliste ? Et être le Parti Communiste Français ? Je réponds oui pour ma part mais quel est le rôle de ce parti pour aller vers une majorité populaire et une majorité politique pour des changements ? »

La dirigeante demande un débat sans autocensure et sans peur et qui évite les comportements de clan : « Entre ne rien bouger et liquider le parti, peut-être qu’il y a des choses intéressantes à faire... »

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