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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Jour de grève et de manifestation contre la réforme des 35 heures, mardi, à Lille et dans toute la France.

Au moment où, au mépris de la parole donnée, le gouvernement, via un projet de loi discuté mardi à l’Assemblée nationale, s’apprêtait à mettre fin aux 35H en autorisant une déréglementation généralisée du droit du travail, près de 5 000 manifestants ont défilé dans les rues de Lille à l'appel de la CGT et de la CFDT, rejointes par FSU et Solidaires.

David Noël
et plusieurs de ses camarades étaient présents et ont défilé avec leurs organisations syndicales respectives, ou avec le PCF du Nord qui avait mobilisé de nombreux militants.

Parmi les élus présents, on notait la présence de Bernard Baude, Maire (PCF) de Méricourt et de Bernard Czerwinski, Maire (PCF) de Drocourt, mais également de Pierre Ferrari, Maire-Adjoint (MJS) à l'emploi et à la formation à Hénin-Beaumont.

Avec 500 000 manifestants dans toute la France, les manifestations de mardi n'ont pas rassemblé autant de monde que nous l'aurions souhaité, la faute à la division syndicale et à la succession de journées d'action sans lendemain, sans perspective d'une grève générale interprofessionnelle.

Cette mobilisation en demi-teinte ne nous fera pas reculer tant le projet gouvernemental est scandaleux.

Il faut savoir que parmi les dispositions du projet de loi figurent l’extension du travail au forfait, la possibilité de fixer unilatéralement par le patronat les horaires de travail d’une semaine sur l’autre. Leurs conséquences sont connues, c’est le temps partiel imposé, la précarité qui vont se généraliser pour des millions de salariés. C’est un formidable retour en arrière du droit social qui est ainsi programmé à très brève échéance pour le plus grand profit du patronat.

Le PCF a soutenu et participé aux mobilisations prévues pour combattre ces projets scélérats et appelle à la plus large participation de tous pour continuer la lutte. L’entreprise de démolition sociale de la droite doit être stoppée au plus tôt. Le XIXème siècle, celui des maîtres des forges, est révolu.
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M
Comme tu dis, Diablo : "grosso modo", nous sommes sur la même longueur d'ondes" et nous faisons (avec beaucoup d'autres), la même analyse de la situation.Qu'il faille en passer par des initiatives "d'étape" visant à redonner confiance (parce qu'on en est là), pourquoi pas et dans la mesure de mes moyens, bien entendu que j'y participerai.Du moment que l'on offre des "perspectives" et que ça débouche sur autre chose que les habituelles "journées d'action" (autrement dit : "chacun son tour"), entièrement d'accord.Salut et fraternité (comme tu dis)
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D

Je partage absolument votre analyse à tous les deux.


E
Finalement Makhno nous sommes grosso modo sur la même longueur d'ondes...Maintenant si je suis d'accord pour le "tous ensemble en même temps" je pense qu'il faut d'abord lancer des initiatives qui redonnent confiance aux travailleurs chez qui dominent deux sentiments contradictoires : colère et sentiment d'impuissance. C'est pour cela que je propose de grandes manifs régionales (dans 3 ou 4 villes par exemple) pour nous redonner conscience de notre force en quelque sorte et servir de tremplin à des actions plus fortes encore et grévistes cette fois. Mais je sais bien que ce n'est pas la panacée universelle simplement une idée parmi d'autres.Salut et fraternité EL DIABLO
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M
Mon cher Diablo, je crois bien que c'est surtout que "les gens" en ont marre de ces "journées d'action" qui n'offrent aucune perspective crédible et ne débouchent jamais sur rien (sauf à chaque fois, une journée perdue sur la fiche de paie)."Tous ensemble !" et "EN MEME TEMPS !".On me rétorquera bien sûr, qu'on ne déclenche pas une grève générale en appuyant sur un "bouton", tout en continuant d'appuyer sur le fameux "bouton" dix fois par an (minimum) pour provoquer des "journées d'action" dont le moins que l'on puisse dire, c'est que leur succès ne va pas croissant (et je suis gentil).Dans ce domaine là, comme dans beaucoup d'autres, on me dira, on me dira... Mais comme disait l'autre "La vérité est têtue" et aucune argutie ne peut la mettre en défaut durablement.Si vraiment, on ne peut plus appeler à la grève "inter pro reconductible" et que les "journées d'action" ne sont plus suivies, "Que faire ?" (disait le même).A force de se montrer tellement "raisonnables" (comme le remarque Sarko lui même), les syndicats (y compris la CGT), finiront par perdre le peu de confiance qu'ils avaient encore.A force de signer à tour de bras des accords dont on finit par se rendre compte ensuite qu'ils ne sont rien moins que des "capitulations en rase campagne",  on fait le jeu des partisans du pire et ça, je sais pas si c'est bien "raisonnable".Que chacun prenne bien ses responsabilités et que personne ne vienne "braire" ensuite sur les conséquences quand le temps des "comptes à rendre" sera venu.Cordialement
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E
En effet, la photo n'est pas "avantageuse". Par rapport à la mobilisation en demi-teinte, je crois qu'il faut réfléchir aux formes d'actions et à leur prise en compte dans les organisations de base  (les syndicats d'entreprises et les UL par exemple).Manifestement les journées nationales de grève ont du mal à convaincre: les travailleurs ont le sentiment de perdre leur journée et d'être dans le cas présent utilisés par les confédés pour des enjeux un peu obscurs...Ils ont peut-être tort mais quand même...Si l'on veut mettre un, eux ou trois millions de manifestants dans la rue organisons, de grandes manifs régionales un samedi ou un dimanche dès l'automne mais çà se prépare sur plusieurs mois! Salut et fraternité EL DIABLO
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R
D apres la photo ,ce n est pas tout a fait de la demi teinte !C est carrement palot !
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