Mardi 8 juillet 2008
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Les politiques de l’Union
européenne prennent une part déterminante dans la vie quotidienne de nos concitoyen-nes. Traités, politiques communes et jurisprudences européennes sont aujourd’hui caractérisés, pour
l’essentiel, par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux, la déréglementation des services publics, une politique monétaire sans aucun contrôle démocratique, une politique
budgétaire restrictive, une politique agricole sacrifiant l’agriculture paysanne, des politiques sécuritaires notamment vis-à-vis de l’immigration, des traités bilatéraux de libre-échange
aggravant l’exploitation des pays du Sud, notamment en matière agricole, une politique extérieure et militaire alignée sur celle de l’OTAN et plus généralement un déficit démocratique. La «
concurrence libre et non faussée » joue contre l’emploi, le niveau de vie et les services publics, l’environnement et les ressources naturelles.
Face à ces attaques sans précédent, il s’agit de mettre en avant la primauté des droits pour toutes et tous, notamment sociaux, face à la concurrence. Il s’agit de nous opposer et de construire
des alternatives sociales, écologiques, féministes et démocratiques qui rompent avec les politiques néolibérales actuelles. Nous appelons à construire ensemble un cadre de débats et de
mobilisations, qui permette la construction de convergences entre des associations, syndicats, organisations politiques et réseaux qui partagent ces préoccupations et souhaitent travailler
ensemble dans le respect de l’indépendance et de la place spécifique de chacun.
La présidence française de l’Union européenne pendant le deuxième semestre 2008 sera une occasion de porter ces exigences et des propositions alternatives. L’ensemble de ces réflexions et ces
actions devra à la fois concerner la politique française dans l’Union Européenne et s’inscrire pleinement dans un cadre européen, notamment en lien avec le Forum social européen de Malmö en
septembre 2008 et les réseaux qui y sont liés.
Les signataires ci-dessous appellent à agir dans cet esprit, et tout d’abord pendant la Présidence française de l’Union européenne, durant laquelle ils mettront des propositions concrètes en
débat. Ils sont disponibles pour tout ce qui permettra, dans la longue durée, la convergence de celles et ceux qui considèrent qu’une autre Europe est possible.
Premiers signataires : Alter Ekolo, Attac, CGT-Finances, Confédération Paysanne, Coordination des collectifs unitaires, Fondation Copernic,
Forces Militantes, FSU, La Gauche Cactus, LCR, Les Alternatifs, Les Marches européennes contre le chômage, MARS-Gauche Républicaine, Mémoire des luttes, MRAP, PCOF, Pour la République Sociale,
Réseau Féministe « Ruptures », UFAL, Union syndicale Solidaires.
Par David NOËL
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Publié dans : Union européenne
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Puisqu'on parlait il n'y a pas si longtemps sur ce blog, d'en revenir aux "fondamentaux", il me semble bien que c'est Lénine lui même qui avait dénoncé (de son temps déjà), l'utopie européenne en système capitaliste.
Lénine n'a pas toujours eu raison (on est bien d'accord), mais bon, il n'a pas dit que des conneries non plus, la preuve.
On se lamente souvent en évoquant "l'Europe des marchands" (source d'une bonne partie des maux qui nous accablent), on lui oppose bien sûr "l'Europe des peuples" (c'te bonne blague !).
N'attendant on se garde bien de leur donner la paroles aux peuples en question et quand par hasard cela se produit, le résultat est à la mesure des mécontentements qu'elle provoque.
Certes, l'idée de départ (comme souvent), était belle, elle avait même de quoi entraîner l'adhésion de tous ceux (et ils sont nombreux), qui voyaient en elle une nouvelle assurance de paix (ce qui n'est pas rien), mais la "réalité têtue" n'en finit pas de nous en apporter chaque jour la preuve, "l'Europe des marchands", "l'Europe des capitalistes" se fiche pas mal des peuples (tout en affirmant bien entendu haut et fort le contraire).
C'est "quand qu'on va où ?" et qu'on commence à bâtir une vraie Europe des peuples, une Europe socialiste ?
Cordialement
"Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique lorsque nous avions des ministres communistes au gouvernement de la France, des dirigeants socialistes au gouvernement de la France, heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique. C'est aussi ça l'Europe." déclare Nicolas Sarkozy au palais de la Mutualité le samedi5 juillet 2008 . Et bizarrement aucune réaction des dirigeants PCF et PS d'ailleurs à propos de cette phrase par laquelle Sarkozy "casse le morceau" quant au rôle réel de "l'Europe" comme ils disent . Salut et fraternité EL DIABLO